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Pensées

Ces pensées, exprimées par différents serviteurs de Dieu, sont destinées à l'encouragement des lecteurs chrétiens.

Vieillesse - âge mûr

Même les petits efforts deviennent des fardeaux, « quand les deux battants de la porte se referment sur la rue… Quand aussi on craint ce qui est haut, et qu'on a peur sur le chemin… et que la sauterelle devient pesante » (Ecc. 12 : 4-5). Mais le Seigneur ne nous demande pas au delà de ce qu'Il nous a donné. Il dit : « Va avec cette force que tu as » ( Jug. 6 : 14).

La requête présentée par le psalmiste est touchante : « Ne me rejette pas au temps de ma vieillesse ; ne m'abandonne pas quand ma force est consumée » (Ps. 71 : 9). La réponse divine se trouve au chapitre 46 d'Esaïe : « Jusqu'à notre vieillesse je suis le Même, et jusqu'aux cheveux blancs, je vous porterai... et je délivrerai » (v. 4).

Dieu pourrait-il délaisser son serviteur lassé par un pèlerinage éprouvant ? C'est impossible (Ps. 37 : 25). Soyons prêts à encourager un frère âgé, affaibli, découragé peut-être en marchant sur les traces de notre Modèle (Luc 7 : 13).

Pour tout serviteur de Dieu, voir ses forces décliner est un moment difficile. La sollicitude affectueuse et respectueuse de ses frères plus jeunes peut l'atténuer (Lév. 19 : 32). Quelles que soient nos infirmités, ne baissons pas les bras. Dieu veut être notre force.

La Parole de Dieu abonde en exemples d'une vieillesse qui porte des fruits pour Dieu (Ps. 92: 14). Citons Caleb. Il peut s'écrier, à 85 ans : « Telle que ma force était alors (45 ans auparavant), telle ma force est maintenant, pour la guerre, et pour sortir et entrer » (Jos. 14 : 9-15). Citons aussi Barzillaï (2 Sam. 17 : 27-29 ; 19 : 19) et Anne (Luc 2 : 36-38).

Tous ceux qui avancent en âge peuvent prendre part à plus d'un service précieux. Tel celui cité au Psaume 71 : « annoncer ton bras à cette génération, ta puissance à ceux qui viendront » (v. 18). La louange aussi (v. 8, 14, 22-23). L'intercession ne connaît aucune limitation liée à l'âge. Paul nous a laissé un exemple bienfaisant d'une telle activité soutenue en faveur de ses frères.

« Jusqu'à votre vieillesse, je suis le Même, et jusqu'aux cheveux blancs, je vous porterai » (Es. 46 : 3). Vieillir, c'est accepter les rides du visage, la neige des cheveux, comme de chers présents qui veulent nous dire, en leur simple langage : « le déclin est venu ; sur toi, la nuit descend ». Vieillir, c'est constater la faiblesse croissante de nos corps lassés par de rudes travaux, notre oeil moins assuré, notre marche plus lente, et les moindres ennuis devenant des fardeaux. Vieillir, c'est aussi revenir en arrière, revivre le passé si riche en souvenirs, songer aux disparus, partis dans la lumière, vers laquelle, souvent, tendent tous nos désirs. Vieillir, c'est regarder la route parcourue, regretter nos erreurs, notre manque de foi, et bénir notre Dieu qui prépare l'issue de nos sombres tunnels, en calmant notre émoi. Vieillir, c'est par la foi, voir la porte entr'ouverte, que Dieu dans son amour révèle à notre c½ur ; c'est faire toujours plus l'heureuse découverte que ceux qui L'ont aimé possèdent le bonheur. Vieillir c'est avancer sans regrets, sans alarmes, en nous réjouissant des dernières clartés qui nous font oublier nos peines et nos larmes, répandant en nos c½urs paix et sérénité.