Lettres aux jeunes croyants (1) - paix avec Dieu (b)
Écrites initialement pour apporter une aide à une personne récemment convertie, ces lettres de Edward Dennet s’adressent encore aujourd’hui à vous tous, jeunes amis croyants. Que leur lecture vous soit vraiment profitable afin que vous demeuriez bien établis dans la position chrétienne et répondiez à ce que Dieu attend de ses enfants.
Croire le témoignage de Dieu
Des explications données lundi dernier, il ressort que la seule question qui importe pour l’âme est celle-ci : Est-ce que je crois le témoignage de Dieu au sujet de son Fils et de l’œuvre qu’Il a accomplie ? - S’il y a quelque difficulté à répondre à cette question, aucun progrès ne peut être envisagé pour l’instant. Une simple question cependant aidera à découvrir la vérité : Sur quoi vous reposez-vous pour votre acceptation devant Dieu ?
- Est-ce sur vous-même, sur vos propres actes, vos propres mérites ou votre dignité ? S’il en est ainsi, vous ne pouvez vous reposer en même temps sur l’œuvre de Christ.
- Mais si vous reconnaissez que, par nature, vous êtes désespérément incapable et perdu, et si vous confessez que vous n’avez aucune espérance en dehors de Christ et de ce qu’Il a accompli, alors vous pouvez humblement dire : « Par la grâce de Dieu, je crois en Jésus Christ, le Seigneur ».
Si vous pouvez dire cela, soyez assurés que vous avez la paix avec Dieu ; rien ne pourra jamais vous en priver, aucun changement, aucune sorte d’expérience, car cette paix est votre propriété immuable, inaliénable. L’Écriture déclare : « Ayant donc été justifiés sur la base de la foi (et vous dites que vous croyez, n’est-ce pas ?), nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5 : 1). Chaque croyant – dès l’instant où il croit – est justifié, acquitté de toute charge de culpabilité et devient « justice de Dieu en Christ » (2 Cor. 5 : 21). Étant justifié, il a la paix – non la paix en lui-même, observez-le bien, mais la paix par notre Seigneur Jésus Christ. La paix qui nous appartient maintenant est la paix avec Dieu que Christ a faite par son sacrifice expiatoire. Et puisque c’est la paix qu’Il a faite, elle est en dehors de nous-même et ne peut jamais être altérée, ni subir de variation?; elle est aussi stable et aussi durable que le trône de Dieu?; car, comme nous l’avons vu, c’est une paix que Christ a faite par la croix?; et ce qu’Il a fait ne peut jamais être défait : en conséquence, cette paix est éternelle. Et cette paix immuable, assurée, éternelle, est la part de chaque croyant.
Dès lors, ce que vous voulez dire lorsque vous vous plaignez de ne pas avoir une paix stable, signifie simplement que vous ne goûtez pas une paix stable, que vos expériences sont changeantes. Il est bon de rechercher comment un croyant peut connaître dans son âme une paix constante. La réponse est très simple. C’est par la foi. Si je crois le témoignage de Dieu, que la paix est mienne par la foi au Seigneur Jésus, j’entrerai immédiatement dans sa possession.
Une illustration
On peut illustrer très simplement ce qui vient d‘être expliqué. Par la volonté d’un parent décédé, une personne est devenue propriétaire d’un riche héritage. L’effet que cette nouvelle produira sur elle dépendra entièrement du fait qu’elle croira ou non ce qui lui est communiqué. Si elle doute de la vérité de cette annonce, elle n’y répondra pas. Mais si, en revanche, la nouvelle étant pleinement attestée, elle la tient implicitement pour vraie, elle dira aussitôt : Cette propriété est mienne ! - Il en est également ainsi de la paix avec Dieu. Si vous croyez le témoignage de Dieu, que la paix a été faite par le sang de Christ, aucun abattement, aucun sentiment d’indignité, aucune circonstance quelconque ne pourra troubler votre assurance sur ce point, parce que vous verrez que tout dépend entièrement de ce qu’un autre a fait. Ce qui est nécessaire pour vraiment goûter une paix stable, c’est la confiance absolue dans la Parole de Dieu.
La cause de tant d’incertitudes sur ce sujet vient généralement de ce que l’on regarde au-dedans de soi, au lieu de regarder dehors, à Christ. On regarde en soi pour y découvrir la preuve qu’un réel travail de la grâce a commencé dans l’âme, au lieu de regarder dehors pour saisir que l’unique fondement sur lequel l’âme peut se reposer devant Dieu est le précieux sang de Christ. La conséquence en est que, constatant en elle le mal, la corruption de la chair, l’âme commence à se demander si, après tout, elle ne s’est pas trompée. Satan la trouble, la remplissant de doutes et de craintes, en vue de produire la méfiance vis-à-vis de Dieu, sinon un complet désespoir. Le moyen de faire échouer ses assauts est de recourir à la Parole écrite. Pour parer à ses suggestions malignes, nous devrions répondre comme le fit notre Seigneur béni lors de la tentation : « Il est écrit » (voir Matt. 4 : 1-10). Alors nous verrions bientôt que rien ne peut troubler notre joie de connaître cette paix avec Dieu, qui a été faite par le précieux sang de Christ, et qui est devenue nôtre dès que nous avons cru.
Cette question fondamentale étant réglée, à présent débarrassé de l’occupation du « moi », vous aurez toute liberté d’âme et d’esprit pour méditer sur la vérité telle qu’elle est révélée dans l’Écriture. Vous désirerez ardemment « comme des enfants nouveau-nés, le pur lait de la Parole, afin que vous croissiez par lui à salut » (1 Pi. 2 : 2). De plus, si vous étudiez la Parole sous le regard du Seigneur, vous serez conduits par elle dans une communion toujours plus intime avec Lui. Si vous contemplez ses perfections et ses gloires infinies, qui sont déployées devant nous par l’Esprit de Dieu, vos affections seront engagées avec une ferveur toujours plus grande, votre cœur enfin satisfait se répandra en adoration à ses pieds, et votre insatisfaction sera changée en un chant de louange.
D’après E. Dennett - « Quelques lettres aux jeunes croyants » (Messager évangélique – année 1973)
À suivre (chaque lundi)