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L’œuvre du Seigneur – conclusion (14)


Des tâches multiples dans l’œuvre du Seigneur
Deux attitudes fréquentes parmi les chrétiens
L’exemple de t
rois personnes que Dieu a pu utiliser

Des tâches multiples dans l’œuvre du Seigneur

            « Suppliez donc le Seigneur de la moisson, en sorte qu’il pousse des ouvriers dans sa moisson » (Matt. 9 : 38).
            « Allez dans tout le monde, et prêchez l’évangile à toute la création » (Marc 16 : 15).
            Deux conclusions s’imposent à nous après la considération de notre sujet. Toutes deux ont été formulés par le Seigneur Jésus lui-même :
                  - Suppliez le Seigneur de la moisson qu’il envoie des ouvriers !
                  - Allez dans le monde entier !

            Nous ressentons clairement que les tâches à accomplir dans l’œuvre du Seigneur sont multiples.
            Nous constatons également que ceux qui s’y emploient d’une façon ou d’une autre sont relativement peu nombreux.
            Le Seigneur avait prévu cette situation. C’est pourquoi, en parlant de la grande moisson, Il a ajouté : « Suppliez donc le Seigneur de la moisson, en sorte qu’il pousse des ouvriers dans sa moisson ». Cela concerne :
                  - aussi bien l’œuvre à l’étranger que l’œuvre « sur place » ;
                  - aussi bien l’annonce de l’évangile que le service envers les croyants ;
                  - aussi bien le ministère public que le service dans un cadre privé.

            L’œuvre du Seigneur a besoin d’hommes et de femmes prêts à s’engager. C’est pourquoi il est de notre devoir, personnellement et collectivement, de supplier le Seigneur pour qu’il envoie des ouvriers dans sa moisson. Ne devons-nous pas reconnaître que nous prions trop peu pour cela ? Ne trouvons-nous pas là une raison du déclin de l’activité dans l’œuvre du Seigneur ?
            Il y a plus que cela. La deuxième conclusion est encore plus concrète et plus personnelle. Le Seigneur s’adresse à toi et à moi : « Allez ! » Toi et moi – nous sommes appelés à nous laisser utiliser par lui dans son œuvre. C’est lui qui envoie : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jean 20 : 21). Mais c’est nous qui sommes interpellés. Écoutons-nous son appel ? Sommes-nous prêts à aller et à travailler pour lui ? Notre responsabilité, c’est d’abonder en tout temps dans l’œuvre du Seigneur (1 Cor. 15 : 58). Il ne s’agit pas d’actions d’éclat où d’activisme mais d’une activité spirituelle, là où le Seigneur nous place, là où il désire nous utiliser.


Deux attitudes fréquentes parmi les chrétiens

            La première consiste à se réjouir de son salut et de s’en contenter. C’est malheureusement une attitude fréquemment rencontrée. Elle n’incitera probablement pas le croyant à s’engager dans le travail pour le Seigneur.
            La seconde consiste à considérer le travail pour le Seigneur comme une partie essentielle de la vie chrétienne. Cette conviction fera du croyant un moissonneur, qui se laisse volontiers employer par le Seigneur et qui s’engage pour sa cause.
            Laquelle de ces attitudes nous caractérise-t-elle ? Vivons-nous essentiellement pour nous-mêmes et nos propres intérêts ? Peut-être disons-nous : J’en suis incapable. Je suis trop jeune. Je suis trop vieux. Je suis trop occupé, je suis trop peu doué.
            Peut-être même pensons-nous : Cela ne vaut plus la peine, vu que nous vivons en des temps de déclin et de décadence.
            À ce propos, voici une illustration :
                Il y a plusieurs décennies, un fabricant de chaussures envoya deux représentants en Afrique. Ils avaient pour mission de faire une étude de marché, pour déterminer le potentiel de vente de chaussures sur ce continent.
                
Le premier représentant remarqua que beaucoup de gens marchaient pieds nus et envoya le télégramme suivant à son entreprise : « Vente de chaussures inutile. Presque personne ne porte des chaussures ici. »
                
Le second représentant observa ces mêmes gens qui se déplaçaient sans chaussures, mais en arriva à une conclusion diamétralement opposée. Il envoya un rapport enthousiaste à sa firme : « Marché fantastique. Envoyez immédiatement des chaussures en quantité. Presque personne ici n’en porte. Nous pouvons écouler ici une quantité gigantesque de marchandise. »
                
La même situation de départ, et pourtant deux conclusions complètement divergentes.

            Les besoins de nos semblables, qu’ils soient croyants ou incrédules, sont énormes. Avec quels yeux les regardons-nous ? Le Seigneur nous renouvelle sans cesse son exhortation : « Levez vos yeux et regardez les campagnes ; car elles sont déjà blanches pour la moisson » (Jean 4 : 35). Les excuses avancées sont nombreuses, mais peuvent-elles subsister devant le Seigneur ?
            Je répète : chacun peut et chacun doit collaborer : les enfants à l’école, les jeunes dans le cadre de leur formation, les adultes dans leur milieu professionnel. Chacun sait pour lui-même où il peut être un témoin pour le Seigneur : à la maison, dans les loisirs, lors d’une promenade, en vacances, en voyage, à l’hôpital, en maison de retraite.
            Ecclésiaste 11 : 1 : « Jette ton pain sur la face des eaux ». J’aimerais maintenant insister seulement sur le mot « ton ». Il s’agit de ton pain et du mien. Le Seigneur a placé quelque chose dans ta main comme dans la mienne. Ce n’est peut-être pas grand-chose. Mais ce n’est pas ce qui importe. L’essentiel, c’est de l’employer pour notre Seigneur.


L’exemple de trois personnes que Dieu a pu utiliser

            Elles avaient dans leur main quelque chose que Dieu a pu utiliser pour la bénédiction de leur entourage !
                  - Moïse a reçu dans le désert cette question de la part de l’Éternel : « Qu’est-ce que tu as dans ta main ? Et il dit : Une verge » (Ex. 4 : 2). Un bâton n’est rien de particulier. Mais Dieu a opéré des prodiges par ce moyen et libéré tout un peuple de l’esclavage de l’Égypte !
                  - Qu’avait dans sa main le petit garçon qu’André a conduit au Seigneur ? Cinq pains et deux poissons. Sceptique, André a posé la question : « Mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ? » (Jean 6 : 9). Il a bien été étonné : 5000 hommes en ont été rassasiés et il y a eu même beaucoup de restes !
                  - Que tenait dans sa main Éléazar, l’un des hommes forts de David ? Une simple épée. Qu’était-ce en face de toute la puissance des Philistins ? Et pourtant, il se leva avec hardiesse pour combattre les ennemis. Un seul homme avec une épée dans sa main contre une armée de Philistins. Lisons le récit biblique : « Il se leva, et frappa les Philistins, jusqu’à ce que sa main fut lasse et sa main demeura attachée à l’épée ; et l’Éternel opéra une grande délivrance ce jour-là ; et le peuple revint après Éléazar, seulement pour piller » (2 Sam. 23 : 10).

            Faites-les fructifier jusqu’à ce que je vienne » (Luc 19 : 13). Le Seigneur s’adresse à toi et à moi. Entrons donc dans sa moisson pour travailler pour Lui.


E. A. Bremicker - « L’œuvre du Seigneur - un employeur, plusieurs collaborateurs » -
pour commande de l'ouvrage : www.labonnesemence.com