bible-notes.org

L’œuvre du Seigneur – modèle de l’athlète (12)


Une référence aux compétitions sportives
Trois questions à se poser devant le Seigneur
Accomplir fidèlement la volonté de notre Seigneur

Une référence aux compétitions sportives

            « De même, l’athlète n’est pas couronné s’il n’a pas lutté selon les règles » (2 Tim. 2 : 5).
            Ici, Paul nous présente un athlète. Les concours sportifs étaient à la fois répandus et appréciés dans la Grèce antique. Pensons seulement à l’origine des Jeux Olympiques. C’est pourquoi Paul fait souvent référence à ces compétitions dans ses épîtres pour expliquer des vérités spirituelles.
            Dans la Grèce antique, il y avait selon l’état de nos connaissances actuelles essentiellement trois principes à respecter pour pouvoir participer aux grandes épreuves sportives :
                  - Le participant devait être en état de fournir un certificat d’origine qui montrait clairement d’où il venait. En transposant cela au chrétien : un serviteur du Seigneur doit être passé par la nouvelle naissance pour pouvoir se mettre à son service.
                  - Le participant devait être prêt à se soumettre à un entraînement intensif de plusieurs mois et à renoncer à toute autre chose durant cette période. De même il est nécessaire de nous exercer dans le service du Seigneur. Nous devons nous montrer prêts à apprendre. Nous avons aussi à renoncer à ce qui plaît à notre chair (notre ancienne nature) : la propre gloire, le confort, l’égoïsme, etc.
                  - Le participant devait se conformer aux règles en vigueur, sous peine d’être disqualifié ou de se voir retirer sa couronne, si une entorse au règlement était constatée ultérieurement. Comme serviteurs du Seigneur, nous devons nous soumettre aux principes de la Parole de Dieu et ne pas agir de notre propre autorité.

            Notre passage biblique se réfère à ce troisième point. L’athlète est invité à lutter selon les règles, c’est-à-dire selon le règlement de la compétition. Celui qui ne respecte pas les directives en vigueur ne sera pas couronné.
            Il en est de même dans le service du Seigneur. Il n’y aura de récompense que dans la mesure où nous nous serons tenus à la Parole de Dieu dans notre travail.


Trois questions à se poser devant le Seigneur

            Au cours de notre service, nous devons sans cesse nous poser les trois questions suivantes :
                  - Que dois-je faire ? Lors de sa première rencontre décisive avec le Seigneur glorifié sur le chemin de Damas, Paul était travaillé par cette question. Il demanda : « Que dois-je faire, Seigneur ? » (Act. 22 : 10).
                  - Quand faut-il le faire ? Nous faisons parfois ce qui est juste, mais pas au bon moment. Cherchons donc à agir dans la dépendance du Seigneur sur ce point également.
                  - Comment dois-je le faire ? Il s’agit ici de la manière dont nous accomplissons notre service pour le Seigneur. En ce qui concerne ce troisième point, nous sommes exhortés, à l’instar du sportif, à « lutter selon les règles ».

            Dans le monde, on entend parfois dire : la fin justifie les moyens. - Ce qui revient à dire : peu importe la façon dont j’exécute mon travail, pourvu qu’il soit fait. - Cette maxime peut sembler convaincante de prime abord, mais elle n’est pas en accord avec les pensées de Dieu. Bien sûr, la nature et le timing de notre service ont de l’importance. Mais la manière est tout aussi importante. Les bonnes intentions ne suffisent pas. Dans le domaine du sport, il n'en est pas autrement aujourd’hui encore : celui qui ne se tient pas aux règles se retrouve disqualifié.


Accomplir fidèlement la volonté de notre Seigneur

            Dans l’œuvre du Seigneur, ce qui est primordial n’est pas tant d’obtenir des résultats spectaculaires que d’accomplir fidèlement la volonté de notre Seigneur, et cela de la manière qu’Il désire. Les êtres humains aiment en général à briller par des actes de bravoure – mais nous, cherchons plutôt à nous distinguer par notre fidélité et notre obéissance. Même en des jours de ruine et de déclin, respectons les « règles de jeu ». Les temps changent, les directives de Dieu demeurent.
            Là encore, notre grand exemple est notre Seigneur. Dans l’intensité du combat de Gethsémané, Il supplia son Père. Quel était le contenu de cette prière poignante ?
                  - Marc le rapporte de cette façon : « Non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! » (Marc 14 : 36). Le Seigneur voulait accomplir la volonté de son Père, non pas la sienne.
                  - Matthieu le transmet quant à lui ainsi : « Non pas comme moi je veux, mais comme toi tu veux » (Matt. 26 : 39). La requête concerne ici la manière dont l’œuvre devait être accomplie. Sur ce point également, le Seigneur voulait se trouver en plein accord avec Dieu.

E. A. Bremicker - « L’œuvre du Seigneur - un employeur, plusieurs collaborateurs » -

pour commande de l'ouvrage : www.labonnesemence.com

À suivre (chaque lundi)