L’œuvre du Seigneur – récompense (9)
« Vous donc, fortifiez-vous, et que vos mains ne faiblissent pas ; car il y a une récompense pour ce que vous ferez » (2 Chr. 15 : 7).
La fidélité dans le service sera récompensée
Le Maître qui donne les ordres, c’est le Seigneur lui-même. C’est à Lui que le serviteur doit répondre de ce qu’il fait ou ne fait pas. De cela ressort aussi clairement qui est « compétent » pour attribuer les récompenses ; c’est le Seigneur. Il s’occupe des résultats du travail et récompense la fidélité dans le service.
Lorsque Paul dit aux Corinthiens que leur travail n’est pas vain, il ajoute « dans le Seigneur » (1 Cor. 15 : 58). Chaque effort effectué dans son œuvre peut se faire dans la pleine certitude qu’il n’est pas vain, c'est-à-dire inutile ou sans valeur. Le Seigneur récompensera tout ce que nous aurons fait par amour pour Lui.
La récompense est une motivation dans le service du Seigneur. Il ne s’agit pas en premier lieu des résultats du travail accompli, mais de ce que le Seigneur nous donnera au tribunal de Christ comme reconnaissance de notre engagement. De même que l’exécution d’une tâche relève de notre responsabilité personnelle devant le Seigneur, de même la récompense sera personnelle. Paul écrit aux Corinthiens : « Chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail » (1 Cor. 3 : 8).
Ce ne sont ni l’importance supposée d’un service, ni le don de grâce qui seront récompensés, mais la fidélité avec laquelle nous aurons effectué notre travail. En Matthieu 10 : 42, Jésus Christ déclare : « Et quiconque aura donné à boire seulement un verre d’eau fraîche à l’un de ces petits, en qualité de disciple, en vérité, je vous dis : il ne perdra pas sa récompense ».
Le Seigneur voit ce qui est fait pour lui
Certaines tâches peuvent paraître insignifiantes aux yeux des hommes. Il se peut que personne ne remarque ce que tu es en train de faire pour le Seigneur. Mais Lui le voit et récompensera ce que tu accomplis fidèlement pour Lui. La parabole des esclaves à qui leur maître avait confié des talents ne laisse aucun doute à ce sujet : « Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en ce qui est peu, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître » (Matt. 25 : 21, 23). De ce texte de la Bible nous apprenons d’une part comment le Seigneur apprécie le service, et d’autre part comme Il le récompense. Nous ne sommes pas récompensés pour la tâche qu’Il nous donne, mais bien pour la fidélité avec laquelle nous l’accomplissons. Ce qui importe ce n’est pas tant la nature du service que le Seigneur nous confie, mais bien si nous l’exécutons et comment nous le faisons. La question est : sommes-nous de bons et fidèles esclaves ? Un bon esclave obéit à son maître, un esclave fidèle le sert avec dévouement. C’est le propre de la nature humaine que de rechercher de grandes missions. Mais quant à ce qui est « petit » ou « grand » aux yeux du Seigneur, laissons-Le en être le juge. Ce qui compte pour nous, c’est d’accomplir fidèlement et consciencieusement le service qu’Il nous confie. Le Seigneur récompensera un jour un tel travail, si insignifiant peut-il paraître aux yeux des hommes.
La récompense sera attribuée au tribunal de Christ
« Il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon les actions accomplies dans le corps, soit bien soit mal » (2 Cor. 5 : 10). Cette récompense ne sera cependant rendue visible que lors du règne millénaire du Seigneur Jésus.
Dans la parabole des mines en Luc 19, le Seigneur distingue aussi ses esclaves et leur attribue une récompense. Celle-ci consiste en la domination sur dix, respectivement cinq villes. Cela se réalisera durant le Millénium, lorsque nous régnerons avec Christ. Plus nous travaillons aujourd’hui fidèlement pour Lui, plus, en signe de récompense, notre responsabilité administrative sera grande sur la terre.
Quand bien même la récompense n’est pas la motivation principale du service, nous ne devrions pas pour autant la sous-estimer. Même un homme comme l’apôtre Jean attachait de l’importance à recevoir un jour un plein salaire : « Prenez garde à vous-mêmes, afin que nous ne perdions pas le fruit de notre travail, mais que nous recevions un plein salaire » (2 Jean 8). Si nous dédaignons la récompense, nous méprisons en fin de compte le Seigneur qui nous l’octroie. La récompense prend sa valeur toute particulière par la Personne qui l’attribue.
Nous voulons nous encourager mutuellement à nous mettre fidèlement à disposition de notre Seigneur jusqu’au moment de son retour. Cet instant n’est plus bien loin : « Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce que sera son œuvre » (Apoc. 22 : 12). C’est là notre vive attente.
E. A. Bremicker - « L’œuvre du Seigneur - un employeur, plusieurs collaborateurs » -
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À suivre (chaque lundi)