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L’œuvre du Seigneur – obstacles (7)


La paresse
La recherche de notre propre plaisir
Les ambitions personnelles
Les liens familiaux

« Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus »
(Matt. 6 : 33).
« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive : car celui qui voudra sauver sa vie la perdra ; et celui qui perdra sa propre vie à cause de moi et de l’évangile la sauvera » (Marc 8 : 34-35).

            Le service pour le Seigneur est d’une part un devoir. Le Seigneur Jésus a déclaré un jour à ses disciples : « Ainsi, vous aussi, quand vous aurez fait tout ce qui vous a été commandé, dites : Nous sommes des esclaves inutiles ; ce que nous étions obligés de faire, nous l’avons fait » (Luc 17 : 10).
            D’autre part, le Seigneur ne force personne à Le servir. Il attend que nous nous mettions volontairement et joyeusement à sa disposition. Malheureusement, beaucoup de choses peuvent nous empêcher de le faire.
            J’aimerais présenter ici quatre obstacles concrets :


La paresse

            Beaucoup rechignent devant l’effort et l’engagement qu’implique le travail dans la moisson du Seigneur. Bien sûr, la vie quotidienne demande déjà beaucoup de nous. Les exigences, soit en période de formation, soit dans le domaine professionnel, sont fortes et augmentent sans cesse. Le Seigneur attend de nous de la diligence dans l’accomplissement de nos tâches et de nos obligations (Rom. 12 :11). Il est aussi évident que nous avons besoin de périodes de repos et de détente.
            Il est néanmoins légitime de poser ici quelques questions. Nos soirées après le travail n’appartiennent-elles qu’à nous ? Les samedis et dimanches sont-ils exclusivement à notre libre disposition ? En période de vacances, contentons-nous de nous reposer ? Le Seigneur n’a-t-il pas également un droit sur notre temps libre ? Naturellement cela demande de l’élan et de l’énergie, après une journée de travail astreignante dans le cadre professionnel ou familial, de s’engager encore pour la cause du Seigneur (par exemple, faire une visite, collaborer à un cercle de maison, préparer une petite attention pour un malade, participer à l’apprentissage de cantiques ou tout simplement aller à la réunion de prière). Utiliser un samedi libre pour le Seigneur implique pour nous un renoncement. Mettre notre temps à sa disposition peut être un « sacrifice »..Sommes-nous prêts à le faire ?


La recherche de notre propre plaisir

            2 Timothée 3 : 4 nous parle d’hommes qui sont « amis des plaisirs plutôt qu’amis de Dieu ». Les personnes décrites dans ce passage sont des chrétiens professants qui n’ont pas la vie de Dieu.
            Malheureusement, dans la vie pratique de certains enfants de Dieu, les plaisirs passent également avant les intérêts du Seigneur. Nous vivons de nos jours dans une société qui valorise beaucoup la recherche du propre plaisir. Des secteurs économiques entiers vivent de cette envie qu’ont les gens de s’amuser et de se distraire. Nous devons prendre garde en tant que croyants de ne pas nous laisser prendre dans cette course effrénée aux divertissements. Si nous avons chaque samedi ou dimanche une distraction au programme, et que nos vacances ne sont là que pour notre détente, nous n’aurons plus de temps pour l’œuvre du Seigneur. Il nous faut donc revoir sans complaisance nos priorités dans ce domaine devant le Seigneur.


Les ambitions personnelles

            L’aspiration à une carrière brillante dans ce monde ou le désir de consolider notre position professionnelle peuvent également nous empêcher de nous engager dans l’œuvre du Seigneur. Le succès dans la vie professionnelle ne constitue cependant pas obligatoirement un obstacle au travail dans le royaume de Dieu. La Bible nous présente des hommes qui occupaient des postes élevés, tout en étant simultanément actifs pour Dieu. Daniel en est un exemple particulièrement frappant. Aussi bien sous l’Empire babylonien que sous celui des Mèdes et des Perses, il a exercé de très hautes fonctions, et cela pendant de nombreuses années. Et pourtant, il est resté fidèle à son Dieu et à sa cause. De tout temps, il y a eu des croyants très haut placés, qui ont néanmoins servi leur Seigneur avec fidélité et consécration.
            En Luc 14, le Seigneur raconte l’histoire d’un homme qui fait un grand souper et convie beaucoup de gens. L’un des invités refuse l’invitation en disant : « J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer ; je te prie, tiens-moi pour excusé » (v. 19). Bien que le sens immédiat de ce passage soit différent, nous pouvons quand même nous poser sérieusement la question : Ne tenons-nous pas parfois le même langage, lorsqu’il s’agit de faire quelque chose pour le Seigneur ? Manœuvrer cinq paires de bœufs requérait une grande habileté. Cet homme aurait mieux fait d’employer ses capacités pour la cause du Seigneur. Et nous ? Sommes-nous prêts à utiliser nos aptitudes pour le Seigneur, au lieu de les investir uniquement pour notre travail ?
            Nous ne voulons toutefois pas oublier qu’il faut d’abord faire ses preuves dans le monde professionnel avant de faire ses preuves dans l’œuvre du Seigneur. Il n’est pas bon, particulièrement dans nos jeunes années, de négliger notre travail pour avoir plus de temps pour le Seigneur.


Les liens familiaux

            Les liens familiaux peuvent également nous empêcher de servir le Seigneur. Si le Seigneur nous a donné une famille, cela entraîne sans aucun doute des responsabilités et des devoirs. Nous, les maris, sommes expressément exhortés à aimer notre épouse. Cela implique que nous lui consacrions du temps. Il en va de même envers nos enfants et dans certains cas envers nos parents également.
            Le Seigneur doit toutefois avoir la première place dans nos vies. Il y a parfois des situations où la famille pourrait nous retenir d’accomplir des tâches nécessaires dans l’œuvre du Seigneur. Le Seigneur Jésus a dit un jour à ses disciples : « Celui qui aime père ou mère plus que moi n’est pas digne de moi ; et celui qui aime fils ou fille plus que moi n’est pas digne de moi » (Matt. 10 : 37).

            Nous réalisons à partir des exemples mentionnés qu’il s’agit en définitive d’une question d’affection pour le Seigneur et de priorités. Pour les choses qui nous tiennent à cœur, nous savons trouver du temps libre et déployer de l’énergie. Si l’œuvre du Seigneur a de l’importance pour nous, nous trouverons aussi du temps et de l’énergie à lui consacrer.

E. A. Bremicker - « L’œuvre du Seigneur - un employeur, plusieurs collaborateurs » -

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