L’œuvre du Seigneur – les résultats (4)
Semer et moissonner
Des fruits découlant d’un travail diligent
Des résultats pas toujours visibles sur la terre
Chaque investissement aboutit à un résultat. Il n’en est pas autrement dans l’œuvre du Seigneur. Certes, nous « n’investissons » pas dans ce domaine en vue des résultats en premier lieu, mais par amour pour notre Seigneur. Néanmoins, la promesse du Seigneur qu’aucun effort dans son œuvre ne restera vain nous motive. Il s’agit bien ici du fruit du travail effectué, et non pas de la récompense que reçoit le serviteur.
« Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Gal. 6 : 7) Paul expose ici le principe général que la moisson dans son caractère correspond toujours à la semence répandue au départ. Bien que le contexte immédiat de ce passage soit un autre, nous pouvons appliquer cette pensée au service du Seigneur. Celui qui ne sème rien ne peut pas s’attendre à récolter quelque chose. Qui répand de la semence de mauvaise qualité ne fera pas une bonne moisson. Mais celui qui s’engage dans l’œuvre selon les directives du Seigneur peut s’attendre à des résultats positifs de ses efforts. Pensons seulement à l’affirmation déjà citée : « Il faut que le laboureur travaille premièrement, pour qu’il jouisse des fruits » (2 Tim. 2 : 6).
Des fruits découlant d’un travail diligent
« Ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche : elle ne reviendra pas à moi sans effet, mais fera ce qui est mon plaisir, et accomplira ce pour quoi je l’ai envoyée » (És. 55 : 11).
« Jette ton pain sur les eaux, car tu le trouveras après bien des jours... Le matin, sème ta semence, et, le soir, ne laisse pas reposer ta main ; car tu ne sais pas ce qui réussira, ceci ou cela, ou si tous les deux seront également bons » (Ecc. 11 : 1, 6). Il est frappant que ce dernier passage ne considère même pas la possibilité que rien ne pousse.
Le Nouveau Testament confirme ce principe. En 1 Corinthiens 3, Paul parle du travail effectué dans le champ de Dieu ; il écrit entre autres : « Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui a donné l’accroissement. Ainsi, ni celui qui plante n’a d’importance, ni celui qui arrose, mais Dieu qui donne l’accroissement » (v. 6-7). La responsabilité du laboureur est de semer et d’arroser. Mais c’est Dieu qui produit la croissance de la plante. Notre responsabilité, c’est donc de nous engager et de travailler. Mais les résultats de notre travail – la croissance –, nous les remettons à Dieu. Il produira des résultats, c’est certain. Mais nous laissons entre ses mains le « quand » et le « comment ».
Des résultats pas toujours visibles sur la terre
Il est possible que nous percevions assez vite des résultats de notre travail. Mais parfois cela prend du temps, voire même beaucoup de temps. Le Seigneur sait ce qui convient. En attendant, Il met notre patience à l’épreuve.
Il se peut même que nous ne voyions jamais de résultats sur cette terre. Mais une chose est sûre : au plus tard au tribunal de Christ - lorsque nous considérons notre vie du point de vue de Dieu -, les conséquences bénies de chaque service, de chaque effort consenti pour Lui seront rendues visibles. Paul écrit aux Philippiens : « Présentant la parole de vie, pour ma gloire au jour de Christ : ce sera la preuve que je n’ai pas couru en vain ni travaillé en vain » (Phil. 2 : 16). L’expression « jour de Christ » se réfère au tribunal de Christ et à son règne en puissance et en gloire qui suivra. En ce jour futur, nous aurons sûrement bien des surprises positives.
Souvent néanmoins, le Seigneur nous permet de voir des résultats de notre travail sur cette terre déjà, dans le but de nous encourager et de nous réjouir. Nous pouvons alors Le remercier, car c’est sa grâce qui a produit le fruit.
E. A. Bremicker - « L’œuvre du Seigneur - un employeur, plusieurs collaborateurs » -
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À suivre (chaque lundi)