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L’œuvre du Seigneur – le but : porter du fruit pour Dieu (3)


Que Dieu soit glorifié
Ne pas se mettre en avant, ni honorer le serviteur
 

Que Dieu soit glorifié

            « Si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme oracle de Dieu ; si quelqu’un sert, qu’il serve comme par la force que Dieu fournit, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ » (1 Pierre 4 : 11).
Il s’agit de l’œuvre du Seigneur, et par conséquent de sa moisson. Le but recherché ne saurait donc être autre chose que porter du fruit pour lui. Dans l’œuvre du Seigneur, il ne s’agit jamais de rechercher notre propre honneur. Les hommes ne doivent pas venir à nous, mais doivent être conduits au Seigneur.
            Paul avertit les anciens d’Éphèse qu’il se lèvera du milieu d’eux des hommes qui annonceront des doctrines perverses pour entraîner les disciples après eux (Act. 20 : 30). Le faux ouvrier entraîne les gens à sa suite et se place lui-même au centre.
            L’ouvrier fidèle dans l’œuvre du Seigneur amène les âmes à Jésus et s’efface autant que possible. Ce principe vaut tant pour le service de l’évangile que pour le service parmi les croyants. Jean le Baptiseur rendit pendant son ministère un puissant témoignage au Fils de Dieu : « Voilà l’Agneau de Dieu » (Jean 1 : 6-7, 29, 35). La conséquence de ses paroles fut que deux de ses disciples demeurèrent dès ce jour-là auprès du Seigneur Jésus et Le suivirent (v. 37). Jean n’essaya pas de les retenir auprès de lui.
            Dans l’œuvre du Seigneur, tout vient de Lui, et nous accomplissons toute chose par Lui. C’est pourquoi tout ce que nous faisons est également pour Lui. Personne ne travaille pour lui-même ou pour qui que ce soit d’autre, sinon pour le Seigneur seul. Les bons serviteurs dans l’œuvre du Seigneur ne travaillent jamais non plus l’un contre l’autre, mais l’un avec l’autre dans la poursuite d’un même but.
            L’ouvrier fidèle ne cherche pas son propre honneur. Au contraire, il veille à ce que son Maître soit glorifié. Là encore, Jean le Baptiseur nous est un exemple. Il a déclaré : « Il faut que lui croisse et que moi je diminue » (Jean 3 : 30). L’esclave se cache pour que son Seigneur soi vu. Le Seigneur Jésus a agi de même pendant son service ici-bas. L’évangile selon Marc – qui justement nous Le présente comme Serviteur et prophète de Dieu – nous montre à maintes reprises comment Jésus s’est retiré de la vue des gens et n’a pas attiré l’attention sur lui-même (Marc 1 : 38, 45). Il faisait ce que Dieu lui avait commandé, puis Il disparaissait.

Ne pas se mettre en avant, ni honorer le serviteur

            Lors de services publics, il n’est souvent pas possible d’éviter que le serviteur soit vu et se trouve peut-être même au centre de l’attention. Nous ne devons pas sous-estimer ce danger. Beaucoup de serviteurs ont fait naufrage contre cet écueil. Comment éviter cela ?
            - Le serviteur doit lui-même veiller à rendre tout l’honneur au Seigneur et à ne pas se mettre inutilement en avant. Paul pouvait dire en toute sincérité : « Nous n’avons pas cherché la gloire qui vient des hommes, ni de votre part, ni de la part des autres » (1 Thes. 2 : 6).
            - Les bénéficiaires d’un service ne doivent pas non plus commettre l’erreur d’attribuer l’honneur au serviteur au lieu de le rendre au Seigneur. Les Corinthiens avaient succombé à ce danger. Ils considéraient Paul et Apollos comme les chefs de file de certains groupes de croyants. C’est pourquoi l’apôtre leur écrit : « Qu’est-ce donc qu’Apollos ? Qu’est-ce que Paul ? Des serviteurs, par le moyen desquels vous avez cru, et selon ce que le Seigneur a donné à chacun d’eux » (1 Cor. 3 : 5). Paul donnait toute la gloire à son Seigneur. Cela n’exclut naturellement pas que nous puissions parfois donner un encouragement à un serviteur dans son travail. Mais « encourager » n’est pas « vénérer » ni « encenser ».

         E. A. Bremicker - « L’œuvre du Seigneur - un employeur, plusieurs collaborateurs » -

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