bible-notes.org

Quatre motivations pour annoncer l'Evangile (2)

 La conscience de notre responsabilité (2 Cor. 5 : 20 ; 1 Cor. 9 : 16)

            Dans ce chapitre, Paul cite encore une autre raison pour laquelle nous proclamons l’Évangile : Nous avons le devoir et la responsabilité de transmettre ce que Dieu nous a confié. Nous sommes « ambassadeurs pour Christ », afin d’attirer l’attention des incroyants sur la nécessité de se réconcilier avec Dieu.
            En 1 Corinthiens 9, l’apôtre appelle même ce témoignage une « nécessité ». Ainsi, à côté de la conscience du terrible avenir des incroyants et de l’amour qui nous motive, il y a aussi une conscience de la responsabilité d’être fidèle au commandement de Dieu.

Un salaire nous attend (Apoc. 22 : 12)

            Si nous avons « été achetés à prix », nous ne sommes plus à nous-mêmes (1 Cor. 6 : 19-20). Nous appartenons à notre Seigneur. Il a tous les droits sur nous. S’il nous donne des commandements et que nous les exécutons, nous n’avons pas à nous féliciter nous-mêmes. Notre attitude devrait être : « Nous sommes des esclaves inutiles ; ce que nous étions obligés de faire, nous l’avons fait » (Luc 17 : 10).
            Cependant nous n’avons pas affaire à un Maître dur qui ne fait qu’exiger et qui nous impose des devoirs. Il nous réserve une récompense pour tout ce que nous avons fait par fidélité et par amour pour lui. La récompense ne devrait pas être notre motif principal pour Le servir, mais nous ne devrions pas non plus la mépriser. Précisément en relation avec l’opprobre, la fatigue, le renoncement ou même la perte, nous pouvons aussi nous laisser motiver par elle pour annoncer l’Évangile. « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra ; et celui qui perdra sa propre vie pour l’amour de moi et de l’évangile la sauvera », nous dit le Seigneur en Marc 8 : 35 (comparer au v. 9 du ch. 10). « À cause de l’évangile » signifie non seulement de l’accepter, mais aussi de le transmettre. Les deux choses seront récompensées.

            Examinons quelques aspects de cette récompense :
                      - pour chaque perte que nous avons faite pour l’amour du royaume de Dieu, nous recevrons une compensation, actuelle et dans l’avenir (Luc 18 : 28-30 ; 1 Cor. 3 : 14) ;
                      - le Seigneur est Celui qui récompense ; c’est sa récompense (Apoc. 22 : 12) ;
                      - le salaire est personnel ; chacun recevra son propre salaire (1 Cor. 3 : 8) ;
                      - chacun reçoit un salaire, également ceux qui n’auront peut-être servi le Seigneur que brièvement (voir Matt. 20 : 1-16) ;
                      - le salaire est surtout futur et par conséquent encore invisible ; durant le millénium le Seigneur Jésus nous fera participer à sa domination comme récompense, et cela sera vu de tous ;
                      - même si nous ne sommes que les objets de la risée, honnis, haïs et calomniés parce que nous confessons notre Seigneur, nous recevrons une « grande récompense » (comp. Luc 6 : 23) ;
                      - cela ne dépend pas de « l’importance » de nos actes, mais de notre fidélité (Matt. 25 : 21, 23) ;
                      - de même, ce que nous tenons pour des « petites » choses, apparemment sans importance, seront récompensées (Matt. 10 : 42) ;
                      - le salaire que nous recevons, nous ne l’avons pas mérité ! C’est un acte de la souveraine grâce de Dieu (Matt. 20 : 1-16).

            Lorsque nous considérons particulièrement combien le Seigneur doit être craint et « l’amour du Christ », nous réalisons le « grand salut » qui nous a été acquis. Plus nous le méditerons, plus nous serons motivés pour répandre l’Évangile en reconnaissance de l’œuvre de Golgotha. Quelqu’un a dit : Avoir été sauvé suscite en nous un instinct de sauveteur. Le Gadarénien possédé en est un bon exemple (Marc 5), car le Seigneur l’avait libéré de beaucoup de démons. Après avoir été ainsi délivré, cet homme reçoit cet ordre du Seigneur : « Va…et raconte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et comment il a usé de miséricorde à ton égard » (v. 19).
            Est-ce aussi ce que nous voulons faire : proclamer ce que le Seigneur a fait pour nous ?

F. Werkshage - « Folge mir nach »