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Quatre motivations pour annoncer l’Évangile (1)


La crainte du Seigneur (2 Cor. 5 : 11)
L’amour du Christ (2 Cor. 5 : 14)

            Tout homme qui vient au Seigneur Jésus par la foi et la repentance sera sauvé. Mais pour que cela arrive, il est d’abord nécessaire que les hommes entendent l’Évangile. « Comment en entendront-ils sans quelqu’un qui prêche ? » (Rom. 10 : 14). Nous désirons considérer quatre points qui nous motivent pour transmettre l’Évangile.


La crainte du Seigneur (2 Cor. 5 : 11)

            C’est une chose solennelle que tous les hommes, sans exception, devront comparaître devant le tribunal de Christ.
            Tous ceux qui ont reçu le Seigneur Jésus comme Sauveur, et ont ainsi obtenu le pardon de leurs péchés (1 Jean 1 : 9 ; Éph. 1 : 7), n’ont plus rien à craindre, puisque « celui qui croit en lui n’est pas jugé » (Jean 3 : 18).
            Qu’adviendra-t-il de ceux qui durant leur vie ont refusé d’accepter Jésus Christ comme Seigneur et Sauveur ? Ils comparaîtront un jour comme pécheurs devant Christ, le juge. Lors d’une séance du grand trône blanc spécialement convoquée à leur intention (Apoc. 20 : 11-15), le Seigneur Jésus leur prouvera, se basant sur leurs œuvres, qu’ils ont mérité le juste jugement de Dieu. De plus, le fait que leur nom ne se trouve pas dans le livre de vie est déterminant. Leur châtiment sera immédiatement exécuté.
            La Bible nous renseigne en divers endroits sur le lieu où ces personnes se trouveront, et ce qu’il leur arrivera. C’est un lieu :
               - de honte infinie et d’horreur (Dan. 12 : 2), de destin funeste (Luc 12 : 4-5) ;
               - de souffrances indicibles, sans espoir d’adoucissement (Matt. 18 : 8-9 ; Luc 16 : 24-25 ; Apoc. 19 : 20 ; 20 : 10, 14-15 ; 21 : 8) ; la Bible parle d’un « feu inextinguible » (Marc 9 : 43-48), de souffrances incessantes, ressenties partout ; il est question aussi d’un « étang de feu » (Apoc. 20 : 10, 15) ;
              - d'’obscurité totale où il n’y a rien d’agréable à voir (Matt. 8 : 12 ; 22 : 13) ; en enfer, tout sera déprimant et désespéré ;
              - de pleurs et de grincements de dents (Luc 13 : 28) ; il y régnera le désespoir et la déception, la colère et l’amertume déchaînées, et on reconnaîtra sa propre culpabilité de s’y trouver ;
              - sans aucun repos (Apoc. 10-11) ;
              - sans Dieu ; tout ce dont les hommes peuvent encore jouir de la part de Dieu, sa miséricorde, son amour, sa bonté, sa grâce, sa consolation, rien de tout cela ne se trouvera dans ce lieu (2 Thes. 1 : 9).

            C’est là que se trouveront pour toujours ceux qui ont refusé de croire au Seigneur Jésus. Si sur la terre nous avons à passer par des moments difficiles, nous avons au moins l’espoir que tôt ou tard ils auront une fin. En enfer, une telle perspective n’existe pas. C’est un « état » que l’on ne peut plus quitter après y être entré.
            La Bible ne nous laisse pas dans le doute sur le sort de ceux qui ont refusé de croire au Seigneur Jésus. Tout être humain qui n’a pas été réconcilié avec Dieu va au-devant de ce jugement-là. « Sachant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes » (2 Cor. 5 : 11). Si Dieu qui est lumière se doit à lui-même d’exécuter ces jugements sur ceux qui n’ont pas voulu croire, Il ne veut cependant pas que le pécheur aille à la perdition. « Notre Dieu sauveur… veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2 : 4). En accord avec Lui, nous devons avertir les hommes et oser leur montrer comment ils peuvent être sauvés. Il nous faut agir vite, pour les convaincre (Act. 18 : 4), leur parler solennellement (Act. 13 : 43). Ce qui suppose beaucoup de peine, de persévérance et de patience.


L’amour du Christ (2 Cor. 5 : 14)

            Parce que Dieu est Lui-même amour et qu’Il nous aime, Il a envoyé le « Fils de son amour » (1 Jean 4 : 8 ; Col. 1 : 13 ; Jean 3 : 16), Lui qui est le « Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2 : 20). C’est cet « amour du Christ » qui nous pousse à faire connaître l’Évangile.
            Nous oublions malheureusement rapidement ce que nous étions par nature : des impies, des pécheurs, des ennemis de Dieu, étant sans force (Rom. 5 : 6-10), moralement morts dans nos fautes et nos péchés, séparés et éloignés de Dieu, fils de la désobéissance, enfants de colère, sans espérance, sans Dieu (Éph. 2 : 1-12). Sommes-nous conscients que nous avions mérité la colère de Dieu durant toute l’éternité ? Au lieu de cela, nous avons fait l’expérience de la pure grâce de Dieu et d’une manifestation d’amour imméritée.
            C’est une manifestation d’amour qui a fait descendre le Fils de Dieu de la gloire du ciel (2 Cor. 8 : 9), pour venir en tant qu’Homme sur une terre maudite (Gen. 3 : 17-18), vers des hommes qui ne l’ont pas reçu, ni voulu Le recevoir (Jean 1 : 10-11). Il a manifesté cet amour sur cette terre, faisant du bien et guérissant (Act. 10 : 38). Il y a rencontré la haine et le rejet de sa créature (Ps. 109 : 4-5). L’amour lui a fait supporter les souffrances de Golgotha (Matt. 16 : 21). Par amour, Il s’est laissé cracher dessus, battre, fouetter, couronner d’une couronne d’épines et clouer à une croix (Matt. 26 : 67 ; 27 : 25-35). L’amour l’a fait rester muet (És. 53 : 7), l’a empêché de prononcer un seul mot qui aurait montré sa puissance de Créateur, alors que des pécheurs eurent l’audace de l’insulter et de se moquer de Lui (Matt. 27 : 39-44). L’amour Lui a fait subir l’abandon de Dieu (Matt. 27 : 46 ; Ps. 22 : 2-3). Par amour, Celui qui était pur et saint, a enduré la colère de Dieu, pour expier le péché et la culpabilité des autres (1 Jean 2 : 2) afin que quiconque vient à Lui, dans la foi et la repentance (Act. 2 : 38 ; 4 : 12 ; 10 : 43 ; 16 : 31), soit délivré de sa culpabilité.
            Il a fait tout cela, sachant pour qui Il le faisait : pour toi et pour moi ! C’est « l’amour du Christ » qui, dans sa miséricorde se penche vers le pécheur pour lui accorder sa riche grâce. Nous connaissons et jouissons de cet amour. Il nous pousse à aller vers ceux qui sont tels que nous étions, pour leur apporter la bonne nouvelle de l’amour de Christ.


F. Werkshage - « Folge mir nach » 

À suivre (lundi prochain)