Le nom que personne ne connaît
« Ses yeux sont une flamme de feu ; sur sa tête il y a de nombreux diadèmes ; il porte un nom écrit que personne ne connaît sinon lui seul » (Apoc. 19 : 12).
Nous chantons dans un cantique : « Nom de Jésus que nul ne sonde… » (Hymnes & Cantiques n°. 158, str. 6) et nous savons qu’Il a reçu ce nom comme homme ; c’est le nom sous lequel Il apparaîtra en gloire. C’est aussi le nom qui, par dérision, a été mis au-dessus de sa tête. Ce Nom est infini. Mais il est donné à connaître, et nous sommes sur la terre pour en rendre témoignage. C’est en ce nom que les disciples faisaient des miracles, mais il reste le nom que personne ne sonde.
Dans cette scène de l’Apocalypse, nous voyons Jésus caché dans le ciel. Il est là avec l’appareil guerrier, comme le Juge suprême, comme le Roi glorifié, ayant sur sa tête plusieurs diadèmes, mais Il porte un nom que personne ne connaît.
Cela nous parle de l’intimité entre Dieu le Père et Dieu le Fils. Ce sont des choses que nous ne sommes pas admis à sonder à fond. Il appartient tout particulièrement aux rachetés de célébrer l’amour et l’abaissement de Jésus, jouissant de son amour.
Nous comprendrons ces choses et nous jouirons des beautés de sa Personne, mais Il reste Celui dont nous contemplerons la gloire. Le plaisir du Père dans le Fils n’est pas communiqué – « Personne ne connaît qui est le Fils, si ce n’est le Père » (Luc 10 : 22). La satisfaction trouvée par Dieu, en plénitude, dans l’Homme Dieu, reste du domaine des choses que nous nous ne pourrons jamais connaître à fond, et qui resteront à la gloire du Fils unique. Si hautes que doivent être les pensées de l’Épouse, de ses saints, il y a des choses qui nous confondent et pour lesquelles nous adorerons éternellement : c’est le Nom que personne ne sonde. « Il porte un nom écrit que personne ne connaît ».
Il y a dans les familles des petits noms qui n’ont de résonance que pour les intimes. Un enfant entend ce nom de la bouche de sa maman, mais ce nom n’a pas de sens pour un étranger – cet exemple n’étant qu’une faible image de ce que nous avons là.
Ce Nom que Lui seul connaît, c’est le Père lui-même qui le lui a donné.
Splendeur de Dieu, de Dieu parfaite image !
Fils éternel, des anges adoré !
Gloire à ton nom, ô toi qui, sans partage,
Seras par tous à jamais honoré !
Hymnes & Cantiques n°. 14, str. 1.
A. Gibert – L’Étivaz juillet 1974