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JÉRÉMIE ET SA PROPHÉTIE (4)
(Brefs commentaires sur quelques passages du livre de Jérémie)

 

Le choix de Jérémie de rester avec les pauvres du pays

            Comme Jérémie l’avait prédit par la parole de l’Éternel, Jérusalem était tombée. La plupart de ses habitants avaient été emmenés captifs ; la ville avait été brûlée et sa muraille abattue. Les fils de Sédécias avaient été tués devant ses yeux, et ensuite ses propres yeux avaient été crevés. Qu’arriverait-il à Jérémie qui avait été aussi capturé ?
          Le roi Nebucadnetsar avait donné l’ordre explicite au chef des gardes d’avoir les yeux sur le prophète et de ne lui faire aucun mal. Il devait lui laisser le choix du lieu où il désirait vivre : soit à Babylone, soit parmi les plus pauvres du peuple qui étaient laissés pour cultiver le pays. Guedalia avait été désigné pour s’occuper d’eux.
            Mais avant que Jérémie puisse exprimer une préférence, le chef des gardes lui dit de rester avec Guedalia au milieu du peuple. « Le chef des gardes prit Jérémie, et lui dit : … Regarde, toute la terre est devant toi : va où il est bon et droit à tes yeux d’aller. Et comme il tardait à répondre, Nebuzaradan lui dit : Retourne-t’en vers Guedalia… que le roi de Babylone a établi sur les villes de Juda, et demeure avec lui au milieu du peuple, ou va partout où il sera bon à tes yeux d’aller… » (Jér. 40 : 2, 4-5).
          Jérémie accepte sans faire d’objection. Bien qu’il soit libre, il se soumet à l’autorité. « Et Jérémie vint vers Guedalia… et habita avec lui parmi le peuple qui avait été laissé dans le pays » (v. 6).
           
Le monde méchant et condamné à la destruction dans lequel nous vivons nous dit que nous avons des droits ici-bas. Dieu soit béni de ce qu’il s’occupe de nous et que dans sa bonté Il nous accorde encore beaucoup de privilèges. Dans les domaines variés de la vie, nous sommes appelés à faire des choix. Cependant, ces choix n’en ont souvent que le nom car, immédiatement après, on vous dit ce qu’on attend de vous. Nous soumettons-nous paisiblement, contents d’être parmi le peuple du Seigneur, les pauvres du pays, ou insistons-nous sur nos droits ? Que fit notre Seigneur lorsqu’Il était sur la terre ?
           L’apôtre Paul écrit aux Philippiens : « Que votre douceur soit connue de tous les hommes… J’ai appris à être content dans les situations où je me trouve. Je sais être dans le dénuement, je sais aussi être dans l’abondance » (Phil. 4 : 5, 11-12). 


Le refus de la parole de l’Éternel apportée par Jérémie

            Guedalia, gouverneur établi par Nebucadnetsar sur les villes de Juda, a été assassiné par traîtrise, en même temps que les Juifs et les hommes de guerre chaldéens présents avec lui à Mitspa (Jér. 41). La plupart des assassins se sont échappés vers les fils d’Ammon. Les quelques Juifs qui restent ont peur de la réaction possible de Nebucadnetsar et se préparent à fuir en Égypte. D’un commun accord, ils viennent alors auprès de Jérémie ; ils lui demandent de prier pour avoir la direction de l’Éternel. Ils promettent de faire tout ce qu’il dira. « Tous les chefs des forces… et tout le peuple… dirent à Jérémie le prophète : Que notre supplication soit reçue devant toi, et prie l’Éternel, ton Dieu, pour nous… que l’Éternel, ton Dieu, nous montre le chemin par lequel nous devons marcher, et ce que nous devons faire… Soit bien, soit mal, nous écouterons la voix de l’Éternel notre Dieu… afin qu’il nous arrive du bien, quand nous écouterons la voix de l’Éternel, notre Dieu » (Jér. 42 : 1-6).
            N’agissons-nous pas souvent de la même manière ? Nous nous inquiétons à propos d’un problème, nous décidons comment nous allons le résoudre, et alors seulement nous nous adressons au Seigneur pour Lui demander sa direction, en promettant d’agir selon ce qu’Il nous dira. N’est-ce pas faire les choses à l’envers ? Ne devrions-nous pas aller à lui d’abord, pour rechercher sa pensée ? Ses voies et ses pensées ne sont-elles pas bien au-dessus des nôtres (voir Ésaïe 55 : 9).
          Par ailleurs, quand nous avons décidé ce que nous allons faire, n’est-ce pas hypocrite de demander à Dieu sa direction, en promettant de Lui obéir ? Sommes-nous vraiment prêts à abandonner nos plans et à nous soumettre à sa volonté ? Ou bien s’agit-il seulement de paroles pieuses sans réalité comme cela s’est avéré pour ces Juifs qui avaient peur ?
        Jérémie leur apporte la réponse de l’Éternel : il les assure des compassions divines, s’ils restent dans le pays (v. 10-12) ; il les avertit aussi des conséquences terribles qu’ils subiront s’ils vont en Égypte (v. 13-22). Mais ils rejettent avec colère et une attitude de défi cette réponse de l’Éternel. Dans leur obstination, ils partent en Égypte (43 : 7). Prenons garde de ne pas suivre leur exemple !


Révolte de ceux qui sont descendus en Égypte

            Dans la première partie du chapitre 44 de Jérémie, Dieu fait prononcer par Jérémie le jugement qui va fondre sur le reste de Juda qui s’est enfui en Égypte ; dans ce pays, ces hommes et ces femmes ont persévéré dans leurs pratiques idolâtres. Durant des années, Dieu a interpellé son peuple en lui disant par ses prophètes de ne pas faire ces choses abominables qu’Il a en horreur. Il va maintenant faire tomber sur eux tous les châtiments qu’Il a fait venir sur Jérusalem ; seuls quelques-uns parmi ce reste du peuple, « un fort petit nombre » (v. 28), y échapperont pour retourner dans le pays de Juda.
           « Jérémie dit à tout le peuple et à toutes les femmes : Écoutez la parole de l’Éternel, vous, tout Juda, qui êtes dans le pays d’Égypte : Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël, disant : Vous et vos femmes, vous avez parlé de votre bouche, et vous avez accompli de vos mains, disant : Certainement nous accomplirons les vœux que nous avons faits, pour brûler de l’encens à la reine des cieux et lui faire des libations… C’est pourquoi, écoutez la parole de l’’Éternel... ils sauront, tout ce reste de Juda, ceux qui sont venus dans le pays d’Égypte pour y séjourner, de qui, de moi ou d’eux, la parole s’accomplira » (v. 24-26, 28). Les maris savaient que leurs femmes brûlaient de l’encens à d’autres dieux, entre autres à la « reine des cieux », mais toutes refusent délibérément de renoncer à leurs pratiques. En dépit des coutumes juives, elles répondent elles-mêmes, sans détour et avec révolte, qu’elles n’ont pas agi sans le consentement de leurs maris (v. 15-19). Les maris et les femmes se sont associés dans ces actions perverses et refusent de les abandonner. Dieu ne peut faire autrement que de prononcer un jugement solennel sur eux. Ses paroles vont s’accomplir, et non les leurs : « Que vous sachiez que mes paroles s’effectueront certainement contre vous en mal » (v. 29).
          Dans des temps de crise, les femmes pieuses ont souvent dû prendre une position bien nette pour l’Éternel, ce qui est tout à leur honneur. Mais lorsque des femmes s’arrogent avec détermination un rôle de commandement, comme c’est le cas ici, usant d’autorité sur leurs maris, le jugement n’est généralement pas éloigné. En fait, il avait déjà commencé ici, et Dieu les avertissait qu’il serait bientôt achevé.


Une parole d’encouragement adressée à Baruc

          Baruc, le scribe de Jérémie, avait écrit « de la bouche de Jérémie, sur un rouleau de livre, toutes les paroles de l’Éternel » (Jér. 36 : 4). Peu après, il a lu ce livre dans le temple «  aux oreilles de tout le peuple », puis devant tous les princes (v. 10, 15). Ceux-ci lui disent de se cacher, ainsi que Jérémie. Ensuite le livre est lu aux oreilles de Jehoïakim ; avec dédain, le roi jette au feu, page après page, et le brûle dans le brasier qui est devant lui (v. 23). Jehoïakim donne l’ordre d’arrêter Baruc et Jérémie ; « mais l’Éternel les cacha » (v. 26).
        Baruc a écrit le livre pendant la quatrième année du règne de Jehoïakim et en a fait la lecture à haute voix au neuvième mois de la cinquième année de ce règne. Dieu savait exactement à l’avance ce qui en résulterait. Peut-être Baruc avait-il une haute pensée de son service en écrivant sous la dictée du prophète. Il savait que Dieu désirait que le peuple tienne compte de ce qu’il avait écrit et se détourne de ses mauvaises voies. Or, plutôt que d’être honoré pour ce qu’il avait écrit avec si grand soin, il a été contraint d’aller se cacher.
        Mais Dieu, alors qu’Il allait renverser ce qu’Il avait Lui-même bâti, a prévenu Baruc de ne pas chercher de grandes choses pour lui-même. « Ainsi dit l’Éternel… à ton sujet, Baruc : Tu as dit : Malheur à moi ! car l’Éternel a ajouté le chagrin à ma douleur… Voici ce que j’avais bâti, je le renverse, et ce que j’avais planté, je l’arrache, - tout ce pays. Et toi, tu chercherais pour toi de grandes choses ? Ne les cherche pas ; car voici, je fais venir du mal sur tout être de chair… mais je te donnerai ta vie pour butin, dans tous les lieux où tu iras » (Jér. 45 : 2-5).
      N’avons-nous jamais souhaité recevoir de la considération ou une récompense de la part des hommes pour ce que nous faisons dans le service de Dieu ? Ne soyons pas assez insensés pour chercher de grandes choses pour nous-mêmes dans un monde qui est près de recevoir la juste colère de Dieu ! L’appréciation du Seigneur devrait suffire à faire vibrer nos cœurs et à les satisfaire : « Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en ce qui est peu… entre dans la joie de ton maître » (Matt. 25 : 23). Et tout comme Baruc, nous pouvons nous confier dans le Seigneur pour qu’Il nous garde en sécurité au travers de tous les dangers auxquels nous pouvons être exposés.


Jugements prononcés sur les nations

         « Ah ! épée de l’Éternel ! jusqu’à quand ne te tiendras-tu pas tranquille ? Rentre dans ton fourreau, donne-toi du repos, et tiens-toi tranquille. Comment te tiendrais-tu tranquille ? Car l’Éternel lui a donné un commandement… Maudit celui qui fera l’œuvre de l’Éternel avec négligence ! Maudit celui qui retiendra son épée loin du sang ! » (Jér. 47 : 6- 7 ; 48 : 10).
          La plus grande partie du ministère du prophète Jérémie s’exerçait en faveur de son propre peuple, Juda. La triste histoire de leur désobéissance continuelle s’est terminée par la conquête et la destruction de Jérusalem et du temple de Dieu qui s’y trouvait ; le peuple a été déporté et mené en captivité à Babylone. Le petit nombre qui restait dans le pays de Juda n’a pas tardé à aller se réfugier en Égypte ; agissant contre la volonté de Dieu, ces hommes ont contraint Jérémie et Baruc à partir avec eux. Ils ont poursuivi en Égypte leurs méchantes actions et leurs idolâtries. Jérémie a très probablement terminé son ministère et sa vie dans ce pays.
         Le regard de Dieu se posait également sur les nations qui environnaient Juda. Les derniers chapitres du livre de Jérémie rapportent le jugement final que Dieu a chargé son prophète de prononcer sur les pays voisins. L’un après l’autre, tous ces pays – l’Égypte, la Philistie, Moab, Ammon, Édom, Damas, Kédar, Hatsor, Elam, et pour terminer Babylone – reçoivent un message, certains en peu de mots, d’autres par chapitres entiers. Quelques prophéties sont datées ; d’autres ne le sont pas. Dans sa grâce, Dieu promet de détourner, à la fin des jours, le châtiment de dessus l’Égypte, Moab et Ammon. Chaque fois nous voyons comment le Dieu qui connaît les cœurs dévoile les pensées et les actions de ces nations, particulièrement leur idolâtrie et les mauvais traitements infligés à son peuple. De même aussi, à la fin de la grande tribulation, le Seigneur jugera les nations vivantes selon la manière dont elles auront traité ses frères (Matt. 25 : 40). Rien n’échappe à son regard pénétrant.
            À première vue, ces chapitres 46 à 51 peuvent sembler obscurs et n’avoir que peu d’intérêt pour nous aujourd’hui. Pourtant, ils nous montrent bien des principes et des détails instructifs concernant la manière dont Dieu se glorifie dans le jugement.


Jugements sur Babylone

          « Les desseins de l’Éternel contre Babylone s’accomplissent, pour réduire la terre de Babylone en désolation, de sorte qu’il n’y a pas d’habitant… Sortez du milieu d’elle, mon peuple ! et sauvez chacun son âme de l’ardeur de la colère de l’Éternel… Et Jérémie dit à Seraïa : Quand tu seras venu à Babylone, alors regarde et lis toutes ces paroles ; et tu diras : Éternel ! tu as parlé contre ce lieu pour le retrancher… qu’il soit des désolations perpétuelles… Ainsi Babylone s’enfoncera, et ne se relèvera pas… Jusqu’ici les paroles de Jérémie » (Jér. 51 : 29, 45, 61, 62, 64).
          « Les paroles de Jérémie » se terminent par deux longs chapitres adressés à Babylone. La majeure partie de ces versets se rapporte à la conquête et à la destruction de cette cité par les Mèdes et leurs alliés en 538 avant Jésus Christ. L’Esprit de Dieu tire de ces chapitres les citations faites en Apocalypse 17 et 18, lorsqu’il parle du destin funeste réservé au système religieux mauvais appelé « Babylone la grande ». Tous les livres de la Parole de Dieu sont intimement liés entre eux. Des événements du passé préfigurent souvent des événements futurs.
            Dieu avait porté un intérêt particulier à Babylone. Il s’était servi des armées babyloniennes pour châtier son peuple et leur avait permis de détruire son temple à Jérusalem. Le livre de Daniel expose comment Dieu a agi avec Nebucadnetsar, le fier monarque de Babylone, en l’abaissant au rang des animaux. Et lorsque son intelligence lui revient, Nebucadnetsar est amené à rendre justice à Dieu par ces paroles : « Je loue et j’exalte et je magnifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vérité, et les voies, jugement, et qui est puissant pour abaisser ceux qui marchent avec orgueil » (Daniel 4 : 34).
        Babylone a néanmoins continué dans son idolâtrie, son orgueil et sa haine envers Dieu et son peuple. Dieu connaissait leur comportement et savait quelle ligne de conduite ils adopteraient. Par son prophète, Il annonce les détails du jugement qu’Il fera tomber sur eux. Son peuple, qui autrefois devait prier pour la paix de la ville de ceux qui les avaient emmenés en captivité, est maintenant appelé à sortir du milieu d’elle et à fuir l’ardeur de la colère de l’Éternel. Le sentier de Dieu pour son peuple est toujours de se séparer de ce qu’il doit juger.
 

Le livre des Lamentations de Jérémie

            Nous avons probablement pensé que les Lamentations de Jérémie avaient été composées pour exprimer le chagrin relatif à la chute de Jérusalem. Mais la Parole de Dieu nous apprend quelle était la raison des lamentations de Jérémie et des chanteurs et chanteuses : c’était la mort de Josias. « Tout Juda et Jérusalem menèrent deuil sur Josias. Jérémie fit des lamentations sur Josias ; et tous les chanteurs et toutes les chanteuses ont parlé de Josias dans leurs lamentations jusqu’à aujourd’hui ; on l’a établi comme ordonnance pour Israël. Voici, cela est écrit dans les Lamentations » (2 Chr. 35 : 24-25).
        Leurs lamentations ont été écrites dans le livre que nous appelons « Lamentations de Jérémie ».
           Josias s’était humilié devant Dieu lorsque le livre de la Loi trouvé dans la maison de l’Éternel avait été lu devant lui (2 Chr. 34 : 14-19). Par la bouche de la prophétesse Hulda, l’Éternel avait alors dit deux choses (v. 24-28) :
                 - Il déverserait toute sa fureur sur Juda ;
              - Parce que Josias s’était humilié et avait pleuré devant l’Éternel, ces jugements ne seraient pas exécutés de son vivant.

          Or maintenant, Josias, âgé de 39 ans, s’était lancé dans une guerre qui ne le concernait pas vraiment et y avait trouvé la mort – une mort prématurée selon les critères humains ! Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le prophète Jérémie se soit lamenté ! Il avait bien conscience que le jugement de Dieu allait bientôt se déchaîner sur la nation coupable.
          Alors qu’il approchait de Jérusalem, Jésus pleura sur la ville, sachant bien qu’elle allait Le rejeter plus tard. Nous aussi, nous savons par plusieurs passages de la Parole de Dieu quel jugement attend ce monde méchant, dont les mains sont rouges du sang de Jésus Christ et du sang de la foule innombrable de ses témoins maltraités et même martyrisés jusqu’à la mort. Quelle est notre réaction ? Pleurons-nous et nous lamentons-nous ? Sommes-nous zélés pour répandre l’évangile alors que le temps de la grâce dure encore ?

     Les Lamentations de Jérémie sont constituées de cinq poèmes soigneusement composés. Ce livre exprime des lamentations à cause des jugements de Dieu sur Jérusalem et Juda, ressentis par Jérémie personnellement. Cependant, bien des expressions peuvent aussi évoquer des souffrances du Seigneur plus profondes. Mais il y a aussi des leçons pratiques pour les croyants de toutes les époques, comme dans ces versets du chapitre 3 : « Ce sont les bontés de l’Éternel que nous ne sommes pas consumés, car ses compassions ne cessent pas ; elles sont nouvelles chaque matin ; grande est ta fidélité ! L’Éternel est ma portion, dit mon âme ; c’est pourquoi j’espérerai en lui. L’Éternel est bon pour ceux qui s’attendent à lui, pour l’âme qui le cherche. C’est une chose bonne qu’on attende, et dans le silence, le salut de l’Éternel. Il est bon à l’homme de porter le joug dans sa jeunesse » (v. 22-27).
          Les jugements de Dieu sur son peule font partie de sa discipline parce qu’Il l’aime ; comprendre cela garde le croyant du désespoir. Pour nous chrétiens, qui connaissons Dieu comme notre Père, sa discipline actuelle « rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle » ; c’est pourquoi nous devrions redresser « les mains lassées et les genoux défaillants » et faire « des sentiers droits » à nos pieds (Héb. 12 : 11-13).
      En lisant le livre des Lamentations, nous trouvons à plusieurs reprises des preuves que Jérémie ressentait profondément dans son cœur la main de Dieu pesant en jugement sur son peuple. Mais il est évident que Jérémie avait une relation vivante avec l’Éternel. Il mettait sa confiance en Lui, dans sa bonté, ses grandes compassions, sa fidélité et son amour. Soyons aussi reconnaissants pour la manière dont Dieu s’approche de nous chaque fois que nous L’invoquons. Il nous dit : Ne crains pas !

 

D’après E. P. Vedder - « Le Seigneur est proche » – année 2014