Ambassadeurs pour Christ (3)
« Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ – Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen -, nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Corinthiens 5. 20).
Deux choix différents : Abraham et Lot
Quand Abraham a délivré les habitants de Sodome et de Gomorrhe, le roi de Sodome a voulu le récompenser. Abraham a refusé en disant qu’il ne prendrait rien de sa main, pas même « un fil » ou « une courroie de sandale ». Il ne voulait pas que ce roi puisse dire : « Moi, j’ai enrichi Abram (Abraham) ! » (Gen. 14. 21-24). Le patriarche ne voulait rien de ce qui a ruiné Lot. Il a conservé sa vie nomade et son témoignage. Il avait aussi d’autres ressources, beaucoup plus élevées. Dans les versets précédents nous voyons sa rencontre avec Melchisédec, une image du Seigneur Jésus (voir Héb. 7). Abraham trouvait sa joie et tout ce dont il avait besoin en Dieu, pas dans les choses de ce monde. Nous devrions suivre son exemple, nous éloigner de ce que le monde veut nous offrir et trouver ce qu’il nous faut en Celui qui est à la droite de Dieu ! Cela ne signifie pas qu’Abraham vivait comme un pauvre ermite. Dieu l’avait aussi béni matériellement. Mais Abraham ne courait pas après les richesses, il désirait suivre Celui qui l’avait appelé « des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pi. 2 : 9).
L’apôtre Paul
Et c’est exactement ce que l’apôtre Paul faisait ! Il avait laissé de côté tout ce qui était lié à son passé et, comme Abraham, il regardait en avant et en haut (voir Phil. 3. 7-14). Paul relie notre position d’ambassadeur à notre témoignage. Dans les deux versets en tête de cet article, il rattache en effet cet office avec ce que nous montrons - et ce qu’il a montré - à ce monde incrédule. Il écrit en effet : « Nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » et « Faites des supplications en faveur de tous les saints et pour moi, afin que, quand j’ouvrirai la bouche, la parole me soit donnée pour faire connaître avec hardiesse le mystère de l’évangile, pour lequel je suis un ambassadeur lié de chaînes, afin que j’aie la hardiesse d’en parler comme je le dois » (Éph. 6. 18-20). Ce dernier passage montre aussi clairement que Paul ne pouvait pas faire ce travail seul. Il avait besoin d’aide et c’est pour cela qu’il demandait qu’on prie pour lui. Il saisissait chaque occasion pour parler de son Sauveur, de Celui qui était venu à sa rencontre sur le chemin de Damas et avait changé sa vie.
Le défi que je désire placer devant toi (et devant moi aussi) est celui-ci : Est-ce que tu es (est-ce que je suis) un ambassadeur pour Christ dans ce monde ? Est-ce que je Le représente devant les hommes ? C’est une chose de vivre comme Abraham, de vivre pour le Seigneur et de rester loin des choses du monde, c’en est une autre de représenter Christ vis-à-vis des personnes autour de nous ! L’apôtre Paul exhortait Timothée à un être un témoin (et il nous y exhorte aussi) : « Prêche la parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et doctrine » (2 Tim. 4 : 2). Trop souvent, je prends comme excuse : Ce n’est pas le bon moment ! - Paul dit : « que l’occasion soit favorable ou non » ! Nous pouvons évangéliser les non-croyants (Paul le souligne au verset 5), mais aussi présenter la Parole de Dieu aux croyants (« convaincs, reprends, exhorte »). L’apôtre a donné l’exemple pour Timothée et pour nous. Il remplissait partout son rôle d’ambassadeur, même en prison et même à la cour de l’empereur (Phil. 1 : 4, 13,. 27). Il pouvait dire : « Pour moi, vivre, c’est Christ » (Phil. 1 : 21). Il a vécu et il est mort pour Celui dont il était l’ambassadeur. Et moi ? Et toi ?
D’après Paul Meijer - « L’explorateur chrétien » n° 10
À suivre (lundi prochain)