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Ambassadeurs pour Christ (1)
 

       « Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ – Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen -, nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Cor. 5 : 20).
          « Priez par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit … faites des supplications en faveur de tous les saints et pour moi, afin que, quand j’ouvrirai la bouche, la parole me soit donnée pour faire connaître avec hardiesse le mystère de l’évangile, pour lequel je suis un ambassadeur lié de chaînes, afin que j’aie la hardiesse d’en parler comme je le dois » (Éph. 6 : 18-20).
            « Notre cité à nous  (notre citoyenneté) se trouve dans les cieux »
(Phil. 3 : 20).

Qu’est-ce qu’un ambassadeur ?

          Le dictionnaire (Le Petit Robert) dit : « représentant permanent d’un État auprès d’un État étranger ou d’un organisme international, rang le plus élevé dans la hiérarchie diplomatique ». Un ambassadeur habite donc dans un pays étranger et il y représente son pays ou son roi.
            Quand on cherche dans une concordance anglaise (Strong, par exemple) le sens du mot « ambassadeur » utilisé dans les versets cités ci-dessus, on voit que le mot grec correspondant signifie « agir comme un représentant ». D’après ce qu’exprime l’apôtre Paul dans ces passages, nous sommes tous des représentants de Christ. Celui qui croit au Seigneur Jésus n’est « plus du monde » (Jean 15 : 19 ; 17 : 6, 14), mais il est citoyen du ciel (Phil. 3 : 20). En quelque sorte, nous avons changé de nationalité. Bien que nous ne soyons plus du monde, nous y vivons encore. En tant que chrétiens, nous sommes donc des étrangers sur la terre.

L’exemple d’Abraham

            Abraham aussi réalisait cela : « Par la foi, [Abraham] vint séjourner dans la terre de la promesse comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes » (Héb. 11 : 9). Tous les patriarches ont « reconnu qu’ils étaient étrangers et de passage sur la terre » (v. 13).
        Cela avait des conséquences pratiques dans leurs vies : « Ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils recherchent une patrie ; en effet, s’ils s’étaient souvenus de celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner ; mais, en fait, ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste ; c’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’eux, d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité » (Héb. 11 : 14-16). Ils ne regardaient pas en arrière, au pays qu’ils avaient quitté, mais en avant, vers ce qui était encore à venir, et en haut, vers Dieu. Ils ont vécu ici-bas, dans ce monde, mais en réalité leurs pensées étaient tournées vers une patrie céleste et ils vivaient dans cette attente.
           Abraham se conduisait ainsi. Il n’hésitait pas à témoigner de son caractère d’étranger devant ceux qui étaient autour de lui. Quand il a parlé aux fils de Heth, il leur a dit : « Je suis étranger, habitant parmi vous » (Gen. 23 : 4).
          Ces caractères devraient aussi se voir dans nos vies. Nous sommes des étrangers ici-bas, de passage seulement sur cette terre, mais nous désirons témoigner de l’espérance qui est en nous (1 Pi. 3 : 15). Autrement dit, nous devons être des « ambassadeurs pour Christ ».


D’après Paul Meijer - « L’explorateur chrétien » n° 14

À suivre (lundi prochain)