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La petite fille qui servait la femme de Naaman
(2 Rois 5)


Une petite fille emmenée captive par les Syriens
Une messagère de bonnes nouvelles
Dieu veut nous utiliser aussi, comme cette petite fille
D’autres exemples dans la Bible

            Dieu manifeste sa puissance dans notre faiblesse ; en revanche, Il ne se reconnaît pas dans ce qui flatte l’orgueil humain. Le nom même de la petite servante dont il est question dans l’histoire de Naaman est inconnu. Mais son témoignage a été soigneusement consigné dans le Livre de Dieu.


Une petite fille emmenée captive par les Syriens

            Les Syriens étaient sortis par bandes et ils avaient emmené captive cette petite fille, loin de son pays, Israël (v. 2). Le récit est présenté de telle manière que cette prisonnière semble être l’essentiel du butin. Il est vrai qu’elle occupe une place enviable dans l’Écriture, parmi les témoins de la foi.
            Elle servait la femme de Naaman, général en chef du roi de Syrie, un héros couvert de gloire et de distinctions. Mais ce grand personnage était en fait très misérable, car sous son bel uniforme, il était rongé par la lèpre, figure d’une maladie plus terrible encore, celle du péché. On ne vit pas dans l’intimité d’une personne, serait-elle éminente, sans être bientôt au courant de ce que l’on cherche pourtant à cacher soigneusement aux autres.
            Le roi d’Israël, un idolâtre, est toujours sur son trône ! Pourquoi donc cette pauvre enfant a-t-elle été arrachée aux soins et à l’affection des siens, amenée sur un sol étranger et traitée comme une esclave ? Que pouvons-nous saisir des conseils souvent mystérieux de Dieu ? (Lam. 3 : 34-36). Dans ce monde rempli d’injustice, de péché et de violence, Il cherche encore la bénédiction des âmes. Oui, Il est à l’œuvre pour procurer cette bénédiction à une âme en particulier. Le roi Ézéchias s’écrie : « Toi, tu as aimé mon âme, la retirant de la fosse de destruction, car tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos » (És. 38 : 17).


Une messagère de bonnes nouvelles

            Cette petite fille est là au moment convenable. Par pure grâce il n’y a dans son cœur ni amertume, ni ressentiment à l’égard de son maître. Elle comprend que Naaman, malgré toutes ses richesses, est encore beaucoup plus malheureux qu’elle. Alors, petite messagère de bonnes nouvelles, ce qu’elle désire ardemment, c’est la bénédiction de son maître. Elle rend avec simplicité et fidélité témoignage à la puissance que détient l’homme de Dieu. « L’esprit humble ne pense pas lui-même ; il reçoit les pensées de Dieu » (J-N. Darby). Elle dit à sa maîtresse : « Oh, si mon seigneur était devant le prophète qui est à Samarie ! alors il le délivrerait de sa lèpre (v. 3). Elle est pleinement convaincue de ce qu’elle déclare, et pourtant jamais encore Élisée n’avait guéri un seul lépreux en Israël !
          Naaman vient et le rapporte au roi de Syrie, qui met dans ses mains une forte somme et une lettre pour le roi d’Israël. Les paroles de cette petite servante vont troubler les relations entre ces deux nations (v. 7), mais Dieu répond à la foi de cette enfant. Envoyé vers le prophète, aidé aussi par ses serviteurs qui s’approchent et plaident avec lui, Naaman se plongera finalement sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l’homme de Dieu, et il sera guéri (v. 13-14) ! Retenons encore cette leçon : on n'est jamais trop jeune pour être un témoin du Seigneur. Qu’il y ait moins de silences coupables dans nos vies, en des occasions pourtant souvent moins éprouvantes que celles de la jeune captive. Nous ne faisons pas bien (voir 2 Rois 7 : 9).


Dieu veut nous utiliser aussi, comme cette petite fille

            Amis croyants, nous estimons peut-être avoir peu de chose à mettre au service de Celui qui nous a pourtant si richement bénis ! Nous avons le désir de Le servir mais nous nous sentons limités. Nous devons alors réaliser que si le Seigneur nous confie un service, Il pourvoira au moment voulu à tous nos besoins selon les immenses richesses de sa grâce. Dieu avait appelé Moïse à regagner l’Égypte après 40 années passées au désert. Il voulait délivrer son peuple Israël par son moyen. Or son serviteur ressent, après les 40 ans au désert, une incapacité totale (Ex. 4 : 10-13). Chose utilement apprise, il n’a plus confiance en lui-même ; cependant, il n’a pas encore pleinement confiance en Dieu ! Il ne réalise pas l’étendue des ressources qui sont à sa disposition. L’apôtre Paul, plus avancé, peut dire : « Je suis crucifié avec Christ : et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi » (Gal. 2 : 20). Christ est devenu le seul Objet de son cœur et Celui qui dirige toutes choses en lui. Il peut désormais se servir, comme Il le veut, de cet « instrument » qu’Il s’est choisi (Act. 9 : 15-16).


D’autres exemples dans la Bible

          On peut discerner chez d’autres croyants, dans l’Ancien ou le Nouveau Testament, la même préparation de cœur. Elle les conduit, dans la dépendance du Seigneur, à « pratiquer les choses qui sont agréables devant Lui » (1 Jean 3 : 22).
            Citons quelques exemples encore :
                  - Jaël (Jug. 5 : 24-26)
                  - Ruth, la Moabite (Ruth 1 : 16-17)
                  - la femme sage de la ville d’Abel (2 Sam. 20 : 16-22).
                  - Ananias préparé dans le secret pour rencontrer Saul de Tarse (Act. 9 : 10-17)
                  - le neveu de Paul, intervenant auprès du commandant (Act. 23 : 16-24).

            Dieu permet que des croyants soient placés dans une situation donnée où ils peuvent saisir l’occasion de servir sans bruit le Seigneur ou les siens - « servir et passer son chemin », comme aimait à le dire un de nos frères autrefois.
            Que Dieu nous accorde la grâce, même sans capacités particulières, de servir en simplicité le Seigneur là où Il nous place, avec les ressources qu’Il donne à chaque instant, dans les circonstances où Il désire que chacun agisse pour sa gloire.

Forme à ton service des cœurs plus joyeux,
Prompts au sacrifice, toujours sous tes yeux ;
Qui chantent, qui tremblent, remplis de ferveur
Des cœurs qui ressemblent au tien, cher Sauveur.

 

Ph. Laügt