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LE DEUXIÈME LIVRE DES ROIS (1-2)


INTRODUCTION
            Thème du livre
            Résumé et époque
            Auteurs
LA FIN DU MINISTÈRE D’ÉLIE : 2 ROIS 1-2 : 14            
            CHAPITRE PREMIER : Élie et les messagers d’Achazia
                      Achazia, un roi idolâtre averti par l’Éternel (v. 1-2)
                      Élie, un prophète séparé et consacré (v. 3-8)
                      Attitude du roi face au message de l’Éternel (v. 9)
                      Le feu du ciel dans l’histoire d’Élie (v. 10-12)
                      Le terrain de la grâce (v. 13-18)
            CHAPITRE 2 : 1-14 : L’enlèvement d’Élie
                      Introduction (v. 1)
                      Les dernières étapes d’Élie (v. 1b-8)
                      Dernier entretien d’Élie et d’Élisée (v. 9-10)
                      Élie enlevé au ciel (v. 11-12)
                      Retour dans la terre d’Israël (v. 13-14)
 

INTRODUCTION

                        Thème du livre

            Les deux livres des Rois se suivent, sans que le texte original marque de séparation entre eux.
            Le deuxième livre présente l’accentuation du déclin de la royauté et la manière dont Dieu discipline son peuple infidèle, jusqu’à ce qu’il soit emmené loin de sa terre.

                        Résumé et époque

            Les premiers chapitres du livre nous présentent le ministère d’Élisée. Élie avait exercé un service public auprès du roi Achab. Élisée, lui, ignore les grands qui dominent sur le peuple, et se consacre aux pauvres du troupeau, image prophétique du résidu en Israël. Élie avait exercé surtout un ministère de jugement : Élisée agit très largement en grâce.
            À partir du chapitre 9, c’est le jugement sur la maison d’Achab, annoncé par Élie (1 Rois 21 : 21 ; 2 Rois 10 : 17) et opéré par Jéhu. Puis, c’est le récit de la royauté des quatre descendants de Jéhu (10 : 30) et la déportation d’Israël loin de sa terre (ch. 17).
            La dernière partie du livre parle des derniers rois de Juda et finit avec la prise de Jérusalem par Nebucadnetsar, l’incendie du temple et la déportation à Babylone.
            Le livre se termine avec la fin de cette période de la royauté. Celle-ci, après avoir été si bénie, finit lamentablement.
            L’intention de l’Esprit de Dieu est certainement de démontrer que l’homme gâte tout ce qui lui est confié par Dieu.
            Les récits rapportés dans ce livre s’étendent de 896 à 562 av. Jésus-Christ.

                        Auteurs

            Certains textes parallèles (Jér. 52 correspond à 2 Rois 24 : 11 à 25 : 30 ; És. 36 à 39 correspond à 2 Rois 18 : 17 à 20 : 19) laissent supposer que ce livre a été rédigé par plusieurs prophètes.


LA FIN DU MINISTÈRE D’ÉLIE : 2 ROIS 1-2 : 14

                        CHAPITRE PREMIER Élie et les messagers d’Achazia

                                    Achazia, un roi idolâtre averti par l’Éternel (v. 1-2)

            Ce livre commence avec le triste règne d’Achazia, fils d’Achab. À ce roi idolâtre (1 Rois 22 : 54), l’Éternel envoie deux avertissements :
                  – Un avertissement extérieur : Moab désire profiter de la disparition d’Achab pour échapper à la domination d’Israël. Ce peuple avait été soumis par David (2 Sam. 8 : 2). Déjà, du temps de Josaphat, Moab avait tenté de se révolter. Mais la foi de ce roi avait fait échouer cette rébellion (2 Chr. 20 : 1). La révolte de Moab nous enseigne que tant que nous sommes sur la terre, aucune victoire n’est jamais définitivement acquise. L’Ennemi, tenu en respect pendant de longues années peut-être, est toujours prêt à se manifester, surtout quand la foi et la piété baissent.
                  – Un avertissement plus personnel : Achazia tombe par le treillis (ce treillis désigne probablement des barreaux placés devant une fenêtre) de sa chambre haute et en est malade.

            Cette deuxième épreuve, qui le touche dans son corps, manifeste son état moral. L’angoisse qu’éprouve l’homme sans Dieu face à la mort, s’empare du roi.
            Il se tourne vers les idoles et non vers l’Éternel qui, pourtant, lui avait envoyé cette épreuve pour atteindre sa conscience et attirer son cœur vers Lui.
            Le Baal, hérité d’Achab et Jésabel, ne satisfait pas le roi idolâtre. Aussi fait-il appel à Baal-Zebub, idole des Philistins. Dans un récit un peu analogue c’est le roi de Syrie (Ben-Hadad) qui consulte l’Éternel, par Élisée, au lieu que ce soit le roi d’Israël qui consulte une idole philistine (8 : 7-10). Pour cela, il envoie Hazaël. Contrairement à Achazia, ce roi, comprenant la vanité des idoles qui l’entourent, a recours à Élisée pour savoir s’il se relèverait de sa maladie.. Quelle honte devant cette nation ennemie que de voir le roi d’Israël, censé connaître l’Éternel, consulter Baal-Zebub ! Baal-Zebub signifie « seigneur des mouches ». En adorant cette idole pour se garantir du fléau que représente le harcèlement des mouches, on adorait Satan lui-même. Consulter un tel dieu montre bien que l’homme est capable de se confier en n’importe quoi, même aux mensonges les plus grossiers, plutôt que de se tourner vers Dieu !

                                    Élie, un prophète séparé et consacré (v. 3-8)

            Les messagers du roi rencontrent Élie. La description qu’ils en font au roi suffit à celui-ci pour l’identifier. Par son aspect extérieur, Élie rend un témoignage clair de séparation du mal. Il porte le même vêtement que Jean le Baptiseur (Matt. 3 : 4). Avons-nous aussi à cœur de glorifier notre Seigneur par notre aspect extérieur ?
            Élie est un type de Celui qui n’avait « point d’apparence en lui pour nous le faire désirer » (Es. 53 : 2). Les croyants, à l’image de leur maître, n’ont pas à chercher à briller dans ce monde. L’apôtre Paul dit que nous avons un trésor dans des vases de terre (2 Cor. 4 : 7). Un vase de terre n’a ni apparence ni grande valeur. Ce qui fait son prix, c’est ce que Dieu a placé dedans.
            La ceinture empêche le contact des vêtements avec la souillure. C’est également le signe du service sans relâche d’Élie. Ces caractères de séparation et de consécration qualifient Élie comme messager de l’Éternel.

                                    Attitude du roi face au message de l’Éternel (v. 9)

            La rencontre avec Élie fait rebrousser chemin aux messagers d’Achazia. Le message d’Élie n’amène pas Achazia à la repentance. C’est plutôt le porteur du message qui éveille sa curiosité. Utilisant la force séculière, il envoie alors des soldats et s’oppose ainsi à l’Éternel en s’opposant à son fidèle serviteur.
            Assis au sommet d’une montagne, Élie est l’image :
                  – de Christ assis dans les hauts lieux. La bête romaine fera la guerre à Christ lui-même (Apoc. 17 : 14).
                  – du résidu (reste fidèle) persécuté. C’est dans la puissance d’Élie que viendront les deux témoins cités en Apocalypse (11 : 3-13). Achazia envoyant ses soldats représente la Bête romaine qui plus tard s’opposera aux fidèles (Apoc. 13 : 7).

                                    Le feu du ciel dans l’histoire d’Élie (v. 10-12)

            Dans l’histoire d’Élie, c’est la seconde occasion où le feu tombe du ciel sur la terre.
                  – La première fois, au Carmel, le feu tombe sur le sacrifice et épargne le peuple (1 Rois 18 : 38). C’est une image du jugement qui est tombé sur Christ à la croix, épargnant ceux qui le méritaient pourtant.
                  – La seconde fois, ici, le feu tombe à deux reprises sur les ennemis (v. 10, 12). En effet ceux qui ont méprisé le sacrifice que Dieu a donné n’ont plus rien à attendre de la miséricorde divine (Héb. 10 : 26-31).
            Dans l’évangile selon Luc, Jacques et Jean, les disciples du Seigneur, veulent imiter Élie (Luc 9 : 54). Mais entre le feu du Carmel (celui de la grâce qui épargne le peuple) et celui du jugement (qui tombe sur les cinquantaines), ils choisissent le jugement. Combien cette attitude est peu conforme au ministère de grâce de leur Maître! Le Seigneur leur parle alors sévèrement : « Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés ! » (v. 55). Le Seigneur était sur la terre, non pour juger le monde, mais pour le sauver (Jean 3 : 17). Il est venu pour subir le jugement dont nous parle le feu du Carmel, non pour exercer le jugement sur les rebelles.

                                    Le terrain de la grâce (v. 13-18)

            Le troisième chef de cinquantaine supplie Élie de l’épargner ainsi que les hommes qui le suivent. Si l’appellation « homme de Dieu » était ironique dans la bouche des deux premiers capitaines, ici elle est pleine de respect. Il n’y a que la grâce de Dieu qui fasse échapper un homme au jugement. Si cela est vrai pour un pécheur gracié, cela l’est aussi pour les croyants ; tous les jours de notre vie nous avons besoin de la miséricorde divine. Où serions-nous sans elle ? C’est à cause de sa souveraine grâce que Dieu peut bénir un homme, quel qu’il soit.
            Avec Lui, Élie peut descendre de la montagne sans crainte : persécuté par le roi, il est protégé par l’ange de l’Éternel, et il ne délivre pas à Achazia d’autre message que celui qui était annoncé au verset 4.
            Ce que Dieu a prononcé est immuable. Seule la repentance aurait pu faire fléchir le jugement de Dieu. Le roi mourra sans repentance, portant les conséquences de son idolâtrie. Terrible exemple !


                        CHAPITRE 2 : 1-14 L’enlèvement d’Élie

                                    Introduction (v. 1)

            La mission du prophète Élie, qui était de ramener Israël à l’Éternel, a entièrement échoué. Cet échec annonce prophétiquement un aspect du ministère du Seigneur au milieu de son peuple : « J’ai travaillé en vain, j’ai consumé ma force pour le néant et en vain » (Es. 49 : 4).
            Élie, accompagné par Élisée, va suivre maintenant un chemin passant d’étape en étape par des lieux marqués par l’infidélité du peuple. Par son obéissance, il manifeste ce qu’Israël aurait dû être pour l’Éternel. Ainsi Christ, Messie rejeté de son peuple, recommence l’histoire de l’homme et montre ce que l’homme aurait dû être et n’a pas été.
            Cette scène se situe après celle du premier livre des Rois, où nous voyons Élie découragé, ne se tenant plus devant l’Éternel, faisant même « requête à Dieu contre Israël » (1 Rois 19 : 10, 14 ; Rom. 11 : 2) . Mais Élie retrouve une heureuse relation avec son Dieu ; l’Éternel accorde à son serviteur la grâce d’être une figure du Seigneur dans son chemin de parfaite obéissance.
            Ne doutons jamais de la grâce qui peut nous relever. Si grande que soit notre infidélité et si éloigné que soit le chemin que nous avons suivi, le désir de Dieu est de nous ramener et de nous tenir devant Lui (Jér. 15 : 19).
            Avant de décrire les étapes du chemin d’Élie et Élisée, son but nous est indiqué : « L’Éternel fit monter Élie aux cieux » (v. 1).
            Le désir de Dieu, c’est de nous avoir avec Lui dans les cieux. C’est ce qu’exprime le Seigneur dans l’évangile : « Je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14 : 3). Les croyants ne sont pas de cette terre (Phil. 3 : 20). Cette glorieuse destinée devrait influencer toute notre vie.
            Géographiquement, le trajet de Guilgal au Jourdain, par Béthel et Jéricho, n’est pas rationnel ; mais ce qui doit conduire les croyants, c’est l’obéissance au Seigneur et non pas une logique terrestre.

                                    Les dernières étapes d’Élie (v. 1b-8)

                                                Guilgal (v. 1b-2b)
 
            Pour Israël venant d’Égypte, Guilgal se trouve juste à l’entrée du pays de Canaan. C’est là que le peuple, né dans le désert, a été circoncis. C’est aussi le point de départ des victoires qui ont accompagné la conquête du pays.
            Mais Israël avait délaissé Guilgal (Jug. 2 : 1). Cet endroit, juste à côté du Jourdain (fleuve de la mort), parle de l’application de la mort du Seigneur au vieil homme (Rom. 6 : 5-6).
            Guilgal signifie « roulé » ; on roule quelque chose de pesant. L’Éternel a dit à Josué : « J’ai roulé de dessus vous l’opprobre de l’Égypte » (Jos. 5 : 9). L’opprobre de l’Égypte représente l’asservissement de la chair au monde et à son chef.
            Guilgal est le point de départ de ce voyage. On pense à Celui qui a été nazaréen dès le ventre de sa mère. Séparé du monde, Il s’identifie pourtant à ceux qui descendent au baptême de Jean. Il n’y a de marche qui honore le Seigneur que dans la séparation du monde, par le jugement de la chair.
            « Reste ici, je te prie » (v. 2a). À trois reprises, cette parole est adressée à Élisée pour l’éprouver. Élie semble inciter Élisée à ne pas le suivre. Mais, agissant comme Ruth, malgré l’invitation de Naomi à rester en Moab (Ruth 1 : 15-16), Élisée montre son attachement à son maître et suit Élie (v. 2b).
            Le Seigneur non plus n’oblige personne à Le suivre. Ce n’est pas la contrainte qui fait avancer les enfants de Dieu, mais l’amour de leur Seigneur qui les étreint (voir 2 Cor. 5 : 14-15).
            Lorsqu’Il visite Tyr et Sidon, le Seigneur semble vouloir décourager l’insistance de la femme cananéenne, qui Le supplie au sujet de sa fille (Matt. 15 : 21-28). Mais les paroles qu’Il lui adresse et qui nous semblent dures, éprouvent la foi et la font briller pour sa gloire et pour sa joie.
            Le souci d’Élie, en demandant à Élisée de ne pas le suivre, était aussi de ne pas l’engager sur un chemin difficile pour lequel il n’était peut-être pas préparé. Si le Seigneur nous indique un chemin à suivre, gardons-nous d’y engager quelqu’un qui n’aura peut-être pas les mêmes dispositions que nous. L’exemple d’Abraham nous enseigne. S’il a levé sa main vers l’Éternel pour ne rien prendre du butin malgré l’invitation du roi de Sodome, il comprend pourtant qu’Aner, Eshcol et Mamré n’aient pas la même réserve que lui et qu’ils prennent, eux, leur part du butin (Gen. 14 : 24).

                                                Béthel (v. 2c-3)

            « L’Éternel m’envoie jusqu’à Béthel » (v. 2). Par cette parole qu’il adresse à Élisée, Élie manifeste une obéissance implicite. Il ignore pourquoi il doit s’y rendre mais il est assuré que l’Éternel le sait. Comme Abraham qui était parti sans savoir où il allait (Héb. 11 : 8), Élie obéit, faisant confiance à celui qui le conduit.
            Béthel – la maison de Dieu – parle de communion. À Béthel, l’Éternel demande à Jacob de monter (Gen. 35 : 1).
            Ce lieu parle de la communion parfaite dans laquelle le Seigneur vivait avec son Dieu (Ps. 91 : 1).
            Béthel suit Guilgal : le préalable à la communion du croyant avec son Dieu, c’est le jugement de lui-même.
            Le psalmiste demande d’habiter dans la maison de l’Éternel (Ps. 27 : 4). C’est aussi le désir des deux disciples qui suivent le Seigneur et lui demandent : « Où demeures-tu ? » (Jean 1 : 39).
            Béthel est malheureusement devenu un lieu d’idolâtrie, inauguré par Jéroboam (1 Rois 12 : 29). Cela montre que l’homme corrompt toujours ce que Dieu établit. Cette idolâtrie, qu’Élie et Élisée constatent, se développera encore (Amos 4 : 4 ; 7 : 10).
            Les fils des prophètes disent des choses parfaitement justes. Malheureusement, nous ne les voyons pas s’engager à la suite d’Élie, comme le fait Élisée. Ils sont l’image des croyants qui ont hérité d’une bonne connaissance de la vérité, mais qui – hélas – ne s’engagent pas pour autant à la suite du Seigneur. Serions-nous de ceux-là ? La connaissance que nous avons nous engage-t-elle à la suite du Seigneur ?
            Ce qu’expriment les fils des prophètes correspond à un profond travail intérieur pour Élisée. « Taisez-vous » : il préfère ne pas en parler, surtout avec des gens que cette connaissance n’engage pas. Si la vérité étreint profondément nos cœurs, nous n’en parlerons pas à tort et à travers ; ou si nous en parlons, nos paroles seront suivies d’effets pratiques (Mal. 2 : 6 ; 3 : 16).

                                                Jéricho (v. 4c-5)

            À Jéricho, l’Éternel avait accordé une grande délivrance à Israël (Jos. 6). Que de délivrances le Seigneur n’a-t-Il pas apportées dans des situations désespérées !
            Jéricho nous rappelle que le Seigneur a remporté sur la croix la victoire sur le péché et sur la mort, subissant la malédiction à la place des pécheurs (Gal. 3 : 13).
            À Jéricho, la victoire a été remportée dans l’obéissance quotidienne. En effet, il fallait faire chaque jour le tour de la ville, sans obtenir, les six premiers jours, le moindre résultat. Mais l’Éternel a béni cette obéissance implicite. Le septième jour, la ville est tombée. Élie et Élisée constatent alors la désobéissance et l’endurcissement du peuple qui n’avait pas hésité à rebâtir la ville au mépris de la parole prononcée autrefois par Josué (Jos. 6 : 26 ; 1 Rois 16 : 34).

                                                Le Jourdain (v. 6-8)

            C’est le fleuve de la mort. En le traversant, Élie et Élisée quittent la terre d’Israël. La mort du Seigneur consomme son rejet par son peuple. Il est jeté « hors de la vigne » et tué (Matt. 21 : 39).
            L’arche avait frayé un chemin à travers le fleuve (Jos. 3 : 14-17). Élie frappe les eaux ; elles se séparent. Le Seigneur a frayé un chemin à travers la mort. Les eaux Lui « sont entrées jusque dans l’âme » et le courant L’a submergé (Ps. 69 : 1-2).

            Ces quatre étapes évoquent donc le chemin du Seigneur :
                  1. Guilgal évoque le but de sa mission (Rom. 8 : 3)
                  2. Béthel nous parle du point de départ de Celui qui est venu du ciel (Jean 3 : 13)
                  3. Jéricho suggère son abaissement et la malédiction qu’Il a subie à cause de nos désobéissances (Gal. 3 : 13)
                  4. Le Jourdain, c’est son obéissance jusqu’à la mort. Le fleuve n’était pas à sec pour Lui. Il a connu la profondeur des eaux (Ps. 69).


                                    Dernier entretien d’Élie et d’Élisée (v. 9-10)

            Quelle touchante conversation entre Élie et Élisée ! Élie, plein de sollicitude, s’adresse à Élisée : « Demande ce que je ferai pour toi » (v. 9). Le Seigneur a pensé aux siens avant de les quitter. Mais, connaissant leur manque d’intelligence, Il ne les place pas devant une pareille décision. Il leur dit : « Je prierai le Père ». Il fait alors des demandes pour eux (Jean 14 : 16).
            Salomon avait déjà été placé devant un choix semblable, lorsqu’il est monté sur le trône (1 Rois 3 : 5).
            Comme Salomon, Élisée, sentant sa faiblesse et la lourde responsabilité qui lui incombe de succéder à Élie, demande une double mesure de son esprit sur lui. Combien le désir qu’il exprime est pour la gloire de Dieu ! Que le Seigneur nous rende intelligents dans les demandes que nous Lui adressons ! Qu’elles soient toujours pour sa gloire !
            « Si tu me vois » (v. 10), répond Élie. Après avoir reçu du Seigneur la promesse qu’Il enverrait le Saint Esprit, les disciples ont vu son élévation au ciel (Act. 1 : 8-9). L’envoi du Saint Esprit est la conséquence de l’exaltation de Christ dans la gloire. Par Lui nous pouvons contempler Christ dans la gloire et entrer dans les bénédictions liées à sa résurrection (Jean 16 : 14). Ce fut la part d’Étienne (Act. 7 : 55-56) ; que ce soit la nôtre (2 Cor. 3 : 18) ! Dans la mesure où nous voyons Christ dans la gloire, nous pourrons marcher dans la puissance du Saint Esprit. La qualité de notre service dépend de la qualité de notre communion avec Lui.
            Le désir d’Élisée va être exaucé : « Et Élisée le vit » (v. 12). Élie a opéré sept miracles et quatorze sont relatés dans l’histoire d’Élisée. Le service d’Élisée aura un double caractère : d’abord le jugement (2 : 24), c’est la suite de celui d’Élie, mais surtout un caractère de grâce à l’égard de ceux qui seront fidèles en Israël. Ce service préfigure la manière dont Dieu agira après l’enlèvement de l’Église.
            « Ils allaient, marchant et parlant » (v. 11a) : si l’exemple d’Abraham et Isaac allant les deux ensemble (Gen. 22 : 8) nous parle de la communion du Père avec son Fils, nous avons ici une image de notre communion avec le Seigneur alors que nous sommes encore sur la terre. Dans ce récit, nous trouvons en effet trois fois cette expression « eux deux » (v. 6-8).

                                    Élie enlevé au ciel (v. 11-12)

            Hénoc et Élie sont les deux hommes qui ont été enlevés sans passer par la mort ; ils préfigurent les croyants qui seront enlevés par le Seigneur à sa venue (1 Thes. 4 : 17).
            « Ils se séparèrent l’un de l’autre » (v. 11b). Quelle tristesse aussi pour les disciples lorsque le Seigneur leur annonce son départ (Jean 16 : 6) !
            « Mon père ! mon père ! » (v. 12a) : ce terme de père parle à la fois d’affection et d’autorité. Élisée exprime ce qu’Élie avait été pour lui.
            « Il ne le vit plus » (v. 12b) : nous ne connaissons plus Jésus selon la chair (2 Cor. 5 : 16-17), mais le Saint Esprit Le montre à notre foi (Jean 16 : 16).
            « Il saisit ses vêtements et les déchira… » (v. 12c). Tout ce qu’Élisée a pu être avant cet événement disparaît pour toujours. Il s’empare du manteau d’Élie, s’identifiant à lui (v. 14a). Le croyant est identifié à Christ dans sa mort, mais aussi dans sa résurrection (Rom. 6 : 5).
            Lorsqu’il frappe les eaux, Élisée voit le fleuve de la mort s’ouvrir devant lui, et peut le franchir (v. 14b). En s’appropriant la victoire de Christ sur la mort, le croyant peut expérimenter cette vie de résurrection avec Christ. Quel encouragement de réaliser aussi que, si ceux qui nous ont précédés ne sont plus et nous manquent, la puissance qui les a fait marcher reste à notre disposition !
            « Élisée passa » (v. 14c). Les disciples ont peut-être regretté que Moïse et Élie disparaissent sur la montagne de la transfiguration. Pourtant, Celui qui reste avec eux est suffisant pour chacun de ses rachetés (Marc 9 : 8).

                                    Retour dans la terre d’Israël (v. 13-14)

            Désormais seul, Élisée retourne en Israël pour y exercer un ministère marqué par la grâce. Ses pas le conduisent à trois des quatre endroits qu’il avait visités en compagnie d’Élie : le Jourdain (v. 14), Jéricho (v. 18), Béthel (v. 23).
            Si nous sommes associés à Christ dans sa résurrection, nous avons aussi un service à accomplir dans le monde.


D’après « Sondez les Écritures » (vol. 14)

 

À suivre