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Le service

           Tout vrai service dans l’assemblée commence et se termine par Christ. Il est d’autant plus déficient, qu’il apporte moins de Christ. Il a alors perdu sa source car c’est de la Tête (Christ) que « tout le corps, bien ajusté et lié ensemble par chaque jointure qui le soutient, produit, selon l’opération de chaque partie dans sa mesure, la croissance de ce corps pour être lui-même édifié en amour » (Eph. 4 : 16). Le « corps » est le corps de Christ, et Lui l’aime comme lui-même (5 : 28-29). Et qui veut servir, apprendra le mieux à servir en cherchant à connaître le cœur de Christ et ses intentions concernant son Assemblée. En résumé, c’est Christ qui sert « le corps », même si cela est réalisé par notre intermédiaire : nous ne sommes que des « jointures » qui le  soutiennent. Tout le corps est « alimenté et bien uni ensemble par des jointures et des ligaments » et il « s’accroît de l’accroissement de Dieu » (Col. 2 : 19). Si donc nous transmettons autre chose que ce que nous avons reçu de Lui, alors nous sommes des outils « inutiles », sans valeur. Pour pouvoir effectuer un service utile, il faut d’abord que le regard et le cœur du serviteur soient dirigés sur Christ, et non sur le résultat du service, bien que le résultat d’un service vrai et sincère manifeste l’approbation divine du serviteur et de son service.

            Nous oublions très vite que ce n’est pas au service de l’assemblée que nous sommes appelés - même si le service est au profit de l’assemblée. Nous sommes au service de Christ ; pour cette raison aussi, tout service accompli dans sa dépendance et pour Lui, ne manquera pas de recevoir son approbation, même si, de la part de l’assemblée, il est peut-être moins apprécié. Satan s’efforcera toujours de dissocier dans nos pensées le service de la personne de Christ ; ses efforts ont sans doute bien plus de succès que nous en avons conscience.
            Un examen approfondi, à la lumière divine, nous montrera que fréquemment dans notre enseignement, dans nos prières et dans nos paroles, nous sommes conduits par d’autres motivations que l’unique et seul amour pour Christ et son troupeau, qu’Il a racheté à si grand prix.

            Que sont nombreuses les occasions, où des sentiments naturels, et même une haute opinion de nous-mêmes ou le désir de plaire, ont influencé de manière pernicieuse notre service !
            Que le Seigneur veuille accorder et maintenir à tous ses serviteurs un cœur droit, un esprit simple et sincère, et une conscience délicate.

 

                                                                               Traduit de l’allemand -  Botschafter des Heils (1901)