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Aux pieds du Seigneur Jésus

 
 Une femme grecque, d’origine syrophénicienne (Marc 7 : 24-30)
 Une femme qui était une pécheresse (Luc 7 : 36-50)
 Un homme qui avait des démons (Luc 8 : 26-39)
 Jaïrus, un chef de synagogue (Luc 8 : 40-56)
 Marie (Luc 10 : 38-42 ; Jean 11 : 32 ; 12 : 3)
 Un lépreux guéri (Luc 17 : 11-19)
 

            « Combien sont beaux sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui annonce la paix, qui apporte des nouvelles de bonheur, qui annonce le salut » (Es. 52 : 7). Le cœur du Seigneur était toujours ému de compassion devant les immenses besoins de sa créature. Il en a été ainsi depuis le moment où Il a quitté le trône suprême pour nous secourir, jusqu’à la croix où Il a porté nos péchés en Son corps sur le bois. En lisant les Evangiles, nous pouvons suivre ainsi Celui qui a apporté les merveilleuses nouvelles du salut à une humanité souffrante, malade du péché. Nous trouvons à plusieurs reprises des personnes « aux pieds de Jésus ». Nous ne pensons pas qu’Il ait retenu quelqu’un de se jeter à ses pieds. Il y a toutefois un homme riche qui, après avoir été à genoux devant Lui, s’est relevé et s’est rapidement éloigné, « tout triste » (Marc 10 : 17-22). Pourtant Jésus l’aimait, mais le cœur de ce jeune homme était plus attaché à ses biens terrestres qu’à Celui qui voulait être son Sauveur et son Seigneur en l’arrachant à ce qui le retenait captif.

                

Une femme grecque, d’origine syrophénicienne (Marc 7 : 24-30)

            Le Seigneur manifeste ici sa grâce envers ceux qui étaient « étrangers aux alliances de la promesse... et étant sans Dieu dans le monde » (Eph. 2 : 12). Cette femme étrangère, dont la fille a un esprit immonde, vient se jeter aux pieds de Jésus (v. 25). Elle a entendu parler de ce grand Libérateur ; sa grande foi la pousse vers Lui, alors que, dans leur orgueil, tous ceux qui avaient droit aux promesses le rejettent. Elle s’adresse au Sauveur du monde pour lui demander « de chasser le démon hors de sa fille » (v. 26). Les paroles sévères du Seigneur ne la rebutent pas. Elle manifeste au contraire une vraie humilité : « Oui, Seigneur ; car même les chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants » (v. 28). Elle a discerné en Lui, Celui dont la grâce s'élève au-dessus de toute la misère de l'homme. Jésus ne la renvoie pas, mais lui répond : « A cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille » (v. 29). Avant même de voir la réalisation de cette promesse, la femme est saisie par la grandeur et la puissance de Celui qui va l'accomplir.
            Aujourd’hui encore, « toutes choses sont possibles à celui qui croit » (9 : 23). En venant comme cette femme aux pieds de Jésus, nous pourrons honorer Dieu par notre foi et recevoir les bénédictions qu'Il a promises.

 

Une femme qui était une pécheresse (Luc 7 : 36-50)

            Pécheurs perdus, sans ressources, tels nous étions avant que la grâce de Dieu n’atteigne notre cœur. Cette « femme de la ville, qui était une pécheresse » (v. 37) se sentait sans doute indigne d’oindre la tête de Jésus ; elle a pris modestement place à Ses pieds. Sa position est celle qui convient ! Le Seigneur aime nous voir prendre une telle attitude, accompagnée d’adoration et de gratitude. Il n’y avait pas place dans le cœur de cette pécheresse pour un ritualisme froid. Elle était touchée par l’amour et la bonté de « l’ami des publicains et des pécheurs » (v. 34), de Celui qui s’est abaissé volontairement pour accomplir un service humble, plein de grâce, à l’égard des pécheurs. Sans une parole, elle Lui rend hommage par ses baisers et par ses larmes, qui montrent chez elle un cœur brisé. Si Jésus a été attristé par l’attitude hostile de son hôte, Il est rafraîchi par celle qu’Il a « gagnée » par son amour. Il la justifie en disant au pharisien : « Ses nombreux péchés sont pardonnés - car elle a beaucoup aimé » (v. 47). Avec son autorité divine, Celui qui seul lit dans les cœurs, déclare : « Ta foi t’a sauvée, va en paix » (v. 50).
            Avons-nous un cœur qui déborde d’amour envers Celui qui nous a sauvés, à si grand prix, de nos nombreux péchés ? Notre vie doit désormais se passer à Ses pieds, dans l’adoration. En occupant l’humble place où cette femme se tenait, nous pourrons mieux contempler la grâce rayonnante sur la face du Seigneur.

                        Jésus, ta sainte présence est la source du bonheur.
                        Dans la joie et la souffrance elle est le repos du cœur.
                        Fais briller sur moi Ta face, ô Jésus, Agneau de Dieu !
                        A tes pieds, c’est là ma place, près de Toi mon ciel est bleu.

                   

Un homme qui avait des démons (Luc 8 : 26-39)

            Quelle surprise pour ces hommes, en venant vers Jésus, de trouver à Ses pieds, « assis, vêtu et dans son bon sens » (v. 35), celui de qui les démons sont sortis ! Ils ont peur. La perte de leurs porcs paraît les émouvoir davantage que le salut de leur concitoyen, dont pourtant ils connaissaient depuis longtemps la misère. Hélas, souvent la présence de Dieu inquiète et dérange plus que celle de Satan.
            Cet homme n’est plus agité ni dévêtu, il n’habite plus dans les sépulcres et le démon ne l’emporte plus au désert (v. 29) ; il est au contraire paisiblement assis « aux pieds de Jésus ». Représentons-nous un peu ce qu’était devenu ce « lunatique », en proie jusqu’ici à toutes sortes d’affreuses hallucinations. Ses souffrances ont subitement pris fin ; il peut, lui aussi, lever les yeux et contempler la merveilleuse Personne qui, dans son amour et sa puissance, a mis fin à son « enfer » et lui donne un avant-goût du ciel.
            La délivrance de cet homme illustre celle que le Seigneur accorde à ceux qui auparavant étaient des esclaves du diable. C’est l’enseignement que l’on trouve dans l’épître aux Romains (5 : 11 à 8 : 39). Jésus veut nous instruire au sujet de l’œuvre de grâce qu’Il est venu accomplir dans un monde devenu le domaine de Satan. Il a « détruit les œuvres du diable » (1 Jean 3 : 8) et apporté à l’homme perdu, esclave du péché, le salut et la vie éternelle ! C’est à Ses pieds que chaque racheté peut désormais recevoir lui aussi les révélations divines ; il y goûte une paix parfaite et une joie sans mélange.

 
                        A qui donc irions-nous ? Source toujours nouvelle
                        De rafraîchissement pour nos cœurs altérés,

                        Tes paroles, Seigneur, sont la vie éternelle :

                        Nous les buvons, assis à tes pieds adorés.
 

            Cet homme, comme chaque racheté, s’est attaché à Christ et désire ardemment « être avec Lui » (v. 38). Avons-nous le même désir ? Le Seigneur veut qu’il soit son témoin et agisse comme un serviteur de Dieu (v. 39). Il lui indique quel doit être désormais son champ de travail : sa propre maison et sa ville. C’est là, d’abord, par notre conduite journalière sanctifiée, qu’il convient de rendre témoignage (Ps. 66 : 16).

 

Jaïrus, un chef de synagogue (Luc 8 : 40-56)

            Cette scène montre ce que peuvent être, pour des croyants, les « souffrances du temps présent » (Rom. 8 : 18). L’épreuve qui atteint Jaïrus le conduit à se jeter « aux pieds de Jésus » (v. 41). Le Seigneur est profondément touché par son cri de désespoir. Il lui répond, allant bien au-delà de ce que ce chef de synagogue avait osé lui demander.
            En chemin pour se rendre auprès de la jeune fille mourante, Jésus s’arrête pour guérir une femme qui a touché le bord de son vêtement (v. 44). On vient alors dire au chef de synagogue que sa fille est morte. C’est trop tard : « N’importune pas le Maître » (v. 49) ! Mais Jésus a entendu et Il dit à ce pauvre père désolé : « Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée » (v. 50). Il fait toutes choses bien en leur temps !
            Arrivé à la maison, Jésus prend par la main la jeune fille et lui crie : « Enfant, réveille-toi » (v. 54). Elle se lève immédiatement. Alors le Seigneur commande de lui donner à manger : il faut qu’elle soit fortifiée. Les parents assistent, stupéfaits, à ce puissant miracle.
            Venons toujours à Lui avec nos fardeaux et nos douleurs ; déposons-les simplement à ses pieds et laissons-les là. Il est ému de compassion devant nos infirmités, nos langueurs, toujours prêt à répondre à la foi. « Le « si tu peux », c’est : Crois ! tout est possible à celui qui croit », dit-Il au père d’un autre enfant (Marc 9 : 23).

                        Etre à tes pieds dans la tristesse,
                        Trouvant, pour toutes mes douleurs,

                        Ta sympathie et ta tendresse,
                        Ta bonté qui tarit mes pleurs. 

 

Marie (Luc 10 : 38-42 ; Jean 11 : 32 ; 12 : 3)

            Dans chacune de ces trois scènes, nous trouvons Marie aux pieds de Jésus. Dans cette attitude paisible, elle montre son attachement à son Maître et le profond besoin de son âme d’être nourrie de Sa Parole ; elle manifeste sa confiance en Lui dans l’épreuve et laisse jaillir l’adoration de son cœur.
            Comme Marie, prenons tout le temps nécessaire pour apprendre de Lui (Matt. 11 : 29). Recherchons des moments fréquents de communion privée avec Lui. Redoutons la fiévreuse activité journalière qui peut vite dévorer tout notre temps et tend à nous priver de plus en plus de la compagnie du Seigneur. Avec un amour pourtant parfaitement sincère, Marthe s’est laissé « accaparer » par son service qui s’est glissé entre le Seigneur et elle - c’est souvent notre cas -, tandis que la foi de Marie et son amour plus profond l’ont conduite à rester assise à Ses pieds et à saisir cette merveilleuse occasion d’écouter Ses paroles. Là, elle peut - et nous pouvons aussi - épancher son cœur devant Lui.
            « Je dis tout à Jésus et toujours il m’entend ; il suffit avec Lui d’un petit entretien et tout est bien, très bien », affirme un cantique. Notre chemin est parfois difficile et escarpé. Sa présence, si nous nous asseyons avec bonheur à Ses pieds, aplanira tout. Le cœur de Marie était constamment « ouvert » à sa Parole. Son Sauveur en est réjoui (1 Sam. 15 : 22). Ce qu’Il fait en nous sera toujours plus important que le peu que nous faisons pour Lui ! Ne faisons pas d’erreur au moment de fixer nos priorités ; seul, Il a le droit d'occuper la première place.

 
                        Préoccupés des choses de la terre,
                        Nous avons tous oublié tant de fois
                        La chose, ô Christ, qui seule est nécessaire,
                        D’être à tes pieds et d’écouter ta voix !
 

            Lorsque Lazare est mort, des Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie pour leur témoigner leur affection et essayer de les consoler. Mais Jésus seul, qui « aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare » (v. 5), pouvait le faire.
            Marie savait bien qu’elle ne trouverait la consolation qu'auprès de Jésus ; aussi accourt-elle vers Lui, là où Marthe L’a déjà rencontré, et se jette à Ses pieds (Jean 11 : 29-32). Sa souffrance s’exprime par les mêmes paroles que sa sœur : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ». Alors, « quand Jésus la vit pleurer, et les Juifs qui étaient venus avec elle pleurer, il frémit en son esprit et se troubla… Jésus pleura » (v. 33-35). Sa parfaite sympathie s'exprime envers ces deux sœurs dans le deuil. Il pleure avec celles qui pleurent et nous enseigne à agir ainsi (Rom. 12 : 15). 

            Dans la scène de Jean 12 (relatée aussi en Matthieu 26 et en Marc 14), l’accent est mis sur ce que Marie a fait. Son amour pour Jésus et son intelligence spirituelle formée à l'écoute du Maître lui font discerner le moment fugitif pour honorer Celui qui va laisser sa vie pour ses brebis (Jean 10 : 11). Elle répand ce parfum précieux, préparé sans doute depuis longtemps, sur les pieds de Jésus. Puis elle essuie ses pieds avec ses cheveux. Alors la maison est remplie de l'odeur du parfum (v. 3).
            Plus tard, d'autres femmes désirant embaumer le corps de Jésus, viendront au tombeau pour accomplir ce geste d'amour. Le Seigneur Jésus sera déjà ressuscité, il sera trop tard pour le faire !
 
                        Sur tes pieds saints, à ta louange,
                        Répandre, ô Sauveur méprisé,
                        Le parfum pur et sans mélange
                        D’un vase d’albâtre brisé.  
 

Un lépreux guéri (Luc 17 : 11-19)

            Dix lépreux ont imploré le Seigneur en venant à sa rencontre et en criant, à distance : « Jésus, maître, aie pitié de nous ! » (v. 13-14). Tous sont rendus nets ; un seul - « cet étranger » - revient pour donner gloire à Dieu (v. 17-18). Il se jette sur sa face « aux pieds de Jésus, en lui rendant grâces » (v. 16).
            Prenons-nous vraiment chaque jour tout le temps nécessaire pour Lui rendre grâces, en restant à Ses pieds ? Que de fois nous avons crié au Seigneur, en Lui demandant son aide ! Alors, dans Sa bonté, Il nous a exaucés. Mais nous avons complètement oublié de remercier Celui qui nous a surabondamment bénis (Ps. 50 :14). Quelle ingratitude foncière se trouve dans nos cœurs ! C’est un signe caractéristique du temps actuel (2 Tim. 3 : 2).
            « En toutes choses rendez grâces » (1 Thes. 5 : 16). Savoir rendre grâces à Dieu dès que nous Lui avons adressé notre requête est au contraire le signe heureux de notre confiance en notre Dieu. Ecoutons l’exhortation de l’apôtre Paul : « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication, avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4 : 6-7). Avec David, nous apprendrons à remercier notre Dieu Sauveur, avant la délivrance (Ps. 59 : 16).
            Cette reconnaissance habituelle est l’un des « secrets » pour connaître la paix avec Dieu et goûter une joie durable en Christ. Restons aux pieds du Seigneur, rendons Lui grâces (Eph. 2 : 11-12). Désirons faire partie de ceux qui - peu nombreux - reviennent rendre grâces au Seigneur, en participant avec joie au culte rendu par les « deux ou trois » réunis à son Nom !

                        Ah ! qu’à tes pieds, Seigneur, je reste,
                        Et, qu’ici-bas, ma faible voix

                        Exalte, unie au chœur céleste,

                        Le Fils de Dieu mort sur la croix !

            Les différentes scènes que nous venons de considérer nous encouragent à rester, nous aussi, en toutes circonstances, aux pieds de Jésus. Comme pour sa servante Marie, Il nous instruira dans l’intimité. Nous apprendrons quel parfum il convient de répandre sur Lui et le « moment » pour le faire. Le Seigneur sera ainsi honoré et Son cœur réjoui (Jean 12 : 7).

 

                                                                       Ph. L                 le 25. 04. 12

 
 

                        A tes pieds, ô divin Maître ! je me place avec bonheur,
                        En t’écoutant, je veux être ton disciple, ô mon Sauveur !
                        Parle ! j’ai soif de t’entendre ; parle ! je n’ai qu’un désir :

                        Que ta voix puissante et tendre à mon cœur se fasse ouïr.

                        Parle-moi, Témoin fidèle ! découvre-moi le trésor
                        De ta sagesse éternelle ; parle, ô Maître ! parle encor.
                        Ta parole, c’est la vie, c’est la lumière et la paix.
                        A ton école bénie Oh ! Que je reste à jamais !