Méditations suivies : Notes sur l'épître aux Romains (3)

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NOTES SUR L'EPITRE AUX ROMAINS (3)
 
 
ROMAINS : chapitre 3

1 – Dieu est vrai et tout homme menteur : v. 1-8 
2 – « Il n'y a pas de juste, non pas même un seul » : v. 9-20
3 – La justification par la foi : v. 21-31
 
1 – Dieu est vrai et tout homme menteur : v. 1-8       
 
 
            1.1 : Les objections du Juif
           
                        Le chapitre 3 commence avec une question : « Quel est donc l'avantage du Juif, ou quel est le profit de la circoncision ? ». La réponse est que cet avantage est grand, « d'abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés » (v. 2). Où se trouvent les choses qui font nos délices ? Le Seigneur Jésus disait : « C'est mes délices, ô Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au dedans de mes entrailles » (Ps. 40 : 8). Que nous sachions, nous aussi, goûter les choses délicieuses qui sont écrites dans la Parole de Dieu ; que nous apprenions aussi à faire ce que le Seigneur nous demande et à rendre gloire à notre Dieu. Dieu aime à nous voir réunis autour du Seigneur Jésus comme des adorateurs. C'est ce qui devrait être la précieuse habitude des rachetés de Christ, vivant de cette vie nouvelle et donnant gloire à Dieu, en attendant la part éternelle lorsqu'ils entoureront l'Agneau qui a été immolé et qu'ils adoreront sans fin (Apoc. 5).
 
                        La circoncision est un signe qui a été donné par Dieu à Abraham, signe de l'alliance qu'Il a faite avec son peuple (Gen. 17 : 9-14). L'apôtre Paul dit aux Colossiens : « Vous avez été circoncis d'une circoncision qui n'a pas été faite de main… par la circoncision du Christ, ayant été ensevelis avec lui dans le baptême… » (2 : 11-12). Ici, la circoncision, signe qui caractérisait le peuple juif, est mise en parallèle avec le baptême, signe qui caractérise le chrétien.
                        La circoncision était la marque pour les Juifs de leur appartenance au peuple de Dieu. Ils avaient reçu aussi la Loi, car Dieu avait voulu se révéler d'une manière particulière à son peuple en lui faisant connaître ses pensées. Peuple privilégié, mais d'autant plus responsable de montrer la gloire de Dieu aux nations environnantes ! Malheureusement, Israël a failli dans ce témoignage, il n'a pas gardé la loi de Dieu, il l'a transgressée (Act. 7 : 51-53). La transgression, c'est désobéir à un commandement positif de Dieu. C'est pourquoi il est dit au verset 25 du chapitre 2 : « mais si tu es transgresseur de la Loi, ta circoncision est devenue incirconcision ». En se rapportant à ce qui était écrit en Deutéronome 30 : 6-8, on voit bien que ce qui compte pour Dieu c'est ce qui est au-dedans, dans le coeur, et non pas seulement un signe extérieur !
                        En soulignant ce fait important que Dieu ne regarde pas à l'apparence extérieure mais que Dieu regarde au coeur, on pourrait se demander effectivement quel était l'intérêt d'être circoncis, ou de posséder la Loi. La réponse est sans équivoque : « Grand, de toute manière, et d'abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés » (v. 2). En effet, Dieu dans sa grâce a voulu se révéler à un peuple, non pas à cause de ses mérites ou de sa puissance, mais, est-il dit en Deutéronome 7 : 7-8, « parce que l'Eternel vous a aimés ». Le privilège du peuple d'Israël c'est bien d'avoir reçu les communications de Dieu, la révélation des pensées divines par la bouche des prophètes, pour sa bénédiction. Sans doute dans sa majorité le peuple d'Israël n'a pas répondu à ce privilège, il n'a pas voulu écouter, il s'est montré incrédule. Mais cependant Dieu reste fidèle à ses promesses, et ce qu'il a dit il l'accomplit. « Si nous sommes infidèles, lui demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même » (2 Tim. 2 : 13).
                        Si les hommes sont variables dans leurs pensées, Dieu lui ne change pas. L'incrédulité de l'homme conduit à la mort, mais la fidélité de Dieu mène à la vie et au bonheur. La part bienheureuse que nous pouvons avoir, c'est de croire Dieu et de nous en remettre à Lui pour toutes choses. Le verset 4 du Psaume 51, cité au verset 4 : « En sorte que tu sois justifié quand tu parles, et que tu triomphes quand tu es jugé », montre ce que c'est que de reconnaître la sainteté de Dieu et de pouvoir compter sur sa grâce. Apprenons à reconnaître toujours ce que Dieu est, et donnons-Lui gloire.
 
                        Le propos de Dieu a toujours été d'entrer en relation avec l'homme. Il l'a fait par ses oracles, les prophètes qui ont parlé de sa part, puis Il a envoyé son Fils pour être sa pleine révélation. « Après avoir autrefois…parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, Dieu nous a parlé dans le Fils… » (Héb. 1 : 1-2). Le Fils de Dieu - la Parole faite chair (Jean 1 : 14) - est venu au milieu des hommes pour faire connaître le Père : quelle merveille de la grâce divine ! Et pourtant les hommes n'ont pas voulu de Lui. « Gens de cou roide et incirconcis de coeur et d'oreilles, vous résistez toujours à l'Esprit Saint ! » (Act. 7 : 51).
 
                        Ce chapitre 3 nous conduit de la loi vers la grâce, cette dispensation dans laquelle nous sommes encore aujourd'hui. Cela ressort du discours de Pierre en Actes 15 : 10-11 : « Pourquoi tentez-vous Dieu en mettant… un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu porter ? Mais nous croyons que nous sommes sauvés par la grâce du seigneur Jésus... », et en Actes 10 : 43 : « …par son nom (le nom de Jésus) quiconque croit en lui reçoit le pardon des péchés ». Aujourd'hui encore, Dieu fait grâce au pécheur qui se tourne vers Lui.
 
                        Le privilège des Juifs c'était de posséder les oracles de Dieu. En Romains 9 : 3, l'apôtre Paul énumère d'autres avantages dont bénéficiait le peuple de Dieu. Aujourd'hui nous avons la Parole de Dieu et son Saint Esprit pour nous conduire et nous faire comprendre les choses insondables de Dieu.
 
 
            1.2 : La fidélité de Dieu peut-elle être remise en cause ?
 
                        Une question est posée au verset 3 : « Si certains n'ont pas cru, leur incrédulité pourra-t-elle annuler la fidélité de Dieu ? ». Qui sommes-nous pour juger Dieu ? L'homme cherche toujours à justifier ce qu'il fait pour ne pas croire en la fidélité de Dieu. Il s'était engagé à suivre la loi (décision légère) et ne l'a pas fait. Mais Dieu n'a pas changé, Dieu ne change pas ! Il est fidèle à ses promesses (Ps. 89 : 14). Abraham disait de Dieu : « Le juge de toute la terre ne fera-t-il pas ce qui est juste ? » (Gen. 18 : 25).  Est-ce que les juges des hommes sont justes ? Non ! Mais Dieu, lui, est juste, et Il a établi le Seigneur Jésus comme juge : « Il lui a donné autorité d'exercer le jugement » (Jean 5 : 27). Il est vrai que tout homme qui n'aura pas cru sera jugé. Mais nous, croyants, nous sommes justifiés par la grâce.
 
                        Dieu est patient et Il ne veut pas qu'aucun périsse (2 Pier. 3 : 9). En même temps, Il ordonne aux hommes de se repentir (Actes 17 : 30-31), et refuser ce que Dieu dit, c'est refuser sa grâce. Au jour du jugement, toute bouche sera fermée. Certes, la colère de Dieu ne s'exécute pas immédiatement, à cause de sa patience et de sa bonté qui pousse les hommes à la repentance (2 : 4 ; 2 Pier. 3 : 9b). Pour être sauvé, il faut connaître cette repentance, c'est-à-dire reconnaître ce que nous sommes, pécheurs inexcusables, et croire en Jésus que Dieu a envoyé pour notre salut. Et celui qui s'en remet à la grâce de Dieu appartient au Seigneur Jésus.
 
                        La fin justifie les moyens, dit-on. C'est faux ! La vérité de Dieu ne veut pas de mensonge. « Pratiquons le mal, afin qu'arrive le bien » (v. 8). Ceux-là seront jugés, ils veulent tourner à leur avantage la Parole. Soyons droits et parlons la vérité chacun à son prochain. La grâce abonde envers les pécheurs, mais pas envers ceux qui se justifient. Car ce n'est pas la Loi qui peut justifier ! Elle condamne en faisant connaître le péché (v. 20). Seule la grâce justifie (5 : 17, 20-21) dans le Christ Jésus. La justice est par la foi en Christ (4 : 13).
 
                        Alors qui pourra dire que Dieu est injuste ? Pas un seul. Et le jugement de Dieu sur les pécheurs est juste (v. 8). En fait « il n'y a pas de crainte de Dieu devant leurs yeux » (v. 18), et il y en a de moins en moins à mesure que le temps passe pour le monde. Pourtant, c'est toujours cette crainte qui rend sage et qui sauve (Ps. 85 : 9 ; 112 : 1). Cette crainte de Dieu, c'est la crainte de Lui déplaire et de Le déshonorer.
 
 
 
2 – « Il n'y a pas de juste, non pas même un seul » : v. 9-20
 
 
            Au verset 9, l'apôtre déclare que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'emprise du péché. Tous, pas un n'est meilleur que l'autre ! Soit dans leurs paroles, soit dans leur marche, tous ont péché et sont inexcusables. La Parole montre ce qu'est le coeur de l'homme et ne passe pas à la légère sur son état. C'est solennel ! La solution n'est pas dans la loi, mais dans la grâce.
 
            Avant les citations des Psaumes et du prophète Esaïe, il est dit au début du verset 10 : « comme il est écrit ». Ce n'est pas le jugement des hommes qui a de la valeur, c'est le jugement de Dieu qui seul est juste ! Alors écoutons ce qui est écrit dans la Parole. Le Seigneur a répondu au diable par la Parole lors de la tentation au désert (Matt. 4 : 1-10). Les versets 10 à 18 donnent le témoignage accablant des Ecritures de l'Ancien Testament : ils montrent ce que devraient être nos paroles, mais aussi notre marche et nos actions (voir Es. 59 : 2-8 et en contraste Es. 33 : 15-17 qui présente le serviteur parfait).
           
            Avant la chute, Adam et Eve avaient le choix de ne pas pécher, mais maintenant c'est inévitable. « Par un seul homme, le péché est entré dans le monde… tous ont péché… » (5 : 12).
            C'est là l'aboutissement de cette première partie de l'épître aux Romains, développée amplement pour que chacun puisse bien reconnaître ce qu'il est par nature, pécheur inexcusable. L'évangile commence ainsi pour produire la conviction de péché. Dieu va maintenant faire connaître ce que Lui a fait dans sa justice pour le salut de l'homme.
           
            Depuis le verset 18 du chapitre 1 jusqu'au verset 20 du chapitre 3, la culpabilité de tout homme devant Dieu a été établie, qu'il s'agisse du païen, de l'homme civilisé ou de l'homme religieux : tous sont coupables et même inexcusables devant Dieu. La même conclusion est appliquée à tout homme : « il n'y a pas de différence, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (v. 23). Mais si Dieu est juste en condamnant le pécheur coupable, sa merveilleuse grâce et son amour se montrent en ce qu'Il veut faire miséricorde à tous et qu'en même temps Il est juste : « Il justifie celui qui est de la foi en Jésus » (v. 26). Dieu a trouvé le moyen de concilier sa justice avec son amour, mais pour cela il y a eu un prix payé, et ce prix c'est le sang de Jésus.
 
 
 
3 – La justification par la foi : v. 21-31
 
 
            Ce paragraphe commence par ces mots : « Mais maintenant » (v. 21). C'est une expression très souvent répétée dans les épîtres pour mettre en contraste ce qui était autrefois, sous l'ancienne alliance en particulier, avec ce que nous apporte aujourd'hui l'oeuvre de Christ. Par son sacrifice à la croix, Christ ouvre une nouvelle période qui est le temps de la grâce.
            « Voici c'est maintenant le temps agréable, voici c'est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6 : 1-2).
            « Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ » (Eph. 2 : 11-13).
 
 
            3.1 : La justice de Dieu et la justification du pécheur
 
                        Le verset 21 fait suite au verset 17 du chapitre 1 où l'apôtre Paul commençait à parler de la justification par la foi. Mais il fallait bien d'abord montrer ce que l'homme est devant Dieu, son état irrémédiable de pécheur perdu et coupable, afin qu'une conviction de péché soit produite dans le coeur. L'homme pécheur ne peut se tenir devant Dieu, le Dieu saint dont les yeux sont « trop purs pour voir le mal » (Hab. 1 : 13). Et ce n'est pas la Loi qui peut apporter le salut, ni les oeuvres accomplies, parce que personne ne peut être justifié sur ce principe-là ! Mais la justice de Dieu a été satisfaite une fois pour toutes par la mort de Christ à la croix. La base de notre justification, c'est le sang de Christ !
 
                        « La justice de Dieu » et « la colère de Dieu » sont deux choses qui sont révélées, c'est-à-dire que Dieu veut nous faire connaître. Dieu ne veut pas exercer sa colère, sa juste colère contre le péché, sans avoir d'abord fait connaître sa miséricorde et sa grâce. « La miséricorde se glorifie vis-à-vis du jugement » (Jac. 2 : 13) ; le jugement est pour Dieu « son oeuvre étrange et… son travail inaccoutumé » (Es. 28 : 21). Il veut que tous les hommes soient sauvés, et c'est Lui qui dans son amour a, pour ainsi dire, pris les devant et  a fait toute la démarche. Dieu n'est pas un Dieu de loin ; Il s'est approché de l'homme, Il est venu vers l'homme dans la personne de son Fils, le Seigneur Jésus. Jésus est la pleine révélation de Dieu.
 
                        La loi et les prophètes ont rendu témoignage à la justice de Dieu (Es. 46 : 13 ; Dan. 9 : 24). Mais c'est par la foi en Jésus qu'elle est maintenant manifestée envers tous. Toutefois seuls sont justifiés ceux qui croient : « …n'ayant pas ma justice qui vient de la Loi, mais celle qui est par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu, moyennant la foi… », déclare Paul (Phil. 3 : 9). Dieu met de côté tout ce que l'homme peut apporter, car seul le sang de Christ satisfait la justice de Dieu. C'est pourquoi il n'y a pas de différence aux yeux de Dieu. Tous les hommes sont pécheurs, tous sont renfermés sous la même condamnation, mais tous ceux qui croient sont justifiés, car  Dieu est juste et Il « justifie celui qui est de la foi en Jésus » (v. 26).
 
                        Le passage de Jacques 2 : 24 peut paraître contradictoire : « Vous voyez qu'un homme est justifié par les oeuvres et non par la foi seulement ». Jacques traite en fait d'un autre sujet, savoir que si l'on a la foi cela se traduit nécessairement par des oeuvres. Les oeuvres montrent que l'on a la vie. La foi sans les oeuvres est morte. Jacques parle des oeuvres de Dieu (Eph. 2 : 10), celles que Dieu a préparées pour que le croyant y marche ! On peut remarquer aussi dans l'Ancien Testament que tous ceux qui ont cru avaient conscience qu'ils étaient sauvés par la foi et non par leurs oeuvres.
 
                        « Tous ceux qui croient sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus, lui que Dieu a présenté pour propitiatoire… » (v. 24-25). La justification est gratuite pour le pécheur qui croit, mais n'oublions pas que Christ en a payé le prix en mourant sur la croix. Le propitiatoire, c'est ce qui couvre notre péché. Autrefois dans le tabernacle, le propitiatoire d'or pur couvrait l'arche, et le sang de la victime y était placé. C'était à cause de ce sang que Dieu pouvait se rencontrer là avec son peuple, et le purifier de ses péchés (voir Ex. 25 : 21-22 ; Lév. 16 : 13-14, 34). Ce sang placé sur le propitiatoire préfigurait le sang précieux de Christ. C'est à cause de cela que la patience de Dieu pouvait supporter les péchés précédents en toute justice. Chose remarquable, les chérubins placés sur le propitiatoire - siège de la grâce - avaient leur face tournée vers le sang, alors qu'en Eden ils tenaient « la lame de l'épée qui tournait çà et là, pour garder le chemin de l'arbre de vie » (Gen. 3 : 24).
 
 
            3.2 : L'homme justifié par la foi, sans les oeuvres
 
                        « Où est donc la prétention ? - Elle a été exclue – Par quelle loi ? – Celle des oeuvres ? Non, mais par la loi de la foi » (v. 27). Les oeuvres que l'homme veut accomplir servent son orgueil. Déjà le prophète Esaïe déclarait : « Nous sommes devenus une chose impure, et toutes nos justices, comme un vêtement souillé… » (64 : 6), et « Finissez-en avec l'homme… » (2 : 22). La puissance de la Loi, c'est la mort ! Parce que personne n'a pu accomplir les exigences de la Loi, tous se trouvent sous sa condamnation. Alors Dieu met l'homme et ses oeuvres de côté pour faire don de sa grâce. Ainsi sur le principe de la foi qui saisit la grâce accordée au coupable, la vanterie et l'orgueil sont mis de côté. Oui, l'homme est justifié par la grâce, par la foi, et c'est le don de Dieu.
 
                        « Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs ? Ne l'est-il pas aussi des nations ? (v. 29). Les Juifs pouvaient se croire supérieurs aux autres à cause de leurs nombreux privilèges ! Mais aux yeux de Dieu, il n'y a pas de différence, car tous ont péché, et sous quelque économie que ce soit, depuis le temps d'Abel (voir Héb. 11) jusqu'à aujourd'hui, le seul moyen de plaire à Dieu, c'est la foi !
                        L'exemple de Corneille donne une belle illustration du verset 29. Cet homme des nations, incirconcis, était pieux et craignait Dieu avec toute sa maison. Pierre va dire à son sujet : « En vérité je comprends que Dieu ne fait pas de considération de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable » (Act. 10 : 1, 2, 34, 35). De même parmi les Juifs qui vivaient du temps du Seigneur Jésus, et au milieu de l'incrédulité générale, il y en avait dont le coeur était engagé pour l'Eternel, tel que nous en voyons dans les deux premiers chapitres de Luc.
 
                        Cette expression : « la loi de la foi » peut surprendre. Mais il y a un ordre voulu de Dieu. Il y a eu d'abord la loi des oeuvres, loi qui a mis en évidence l'incapacité de l'homme à l'accomplir ; et maintenant intervient la loi de la foi qui introduit la grâce, cette grâce qui apporte le salut à tous ceux qui croient. A ce sujet, il faut bien faire la différence entre les « oeuvres de loi » et les « oeuvres de foi », et ce sont ces dernières dont nous parle l'apôtre Jacques.