Méditations suivies : Notes sur l'épître aux Romains (1)

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NOTES SUR L'EPITRE AUX ROMAINS (1)
 

Introduction 
Plan de l'épître 
ROMAINS : chapitre premier
        1 - L'évangile de Dieu : v. 1-17
        2 – L'état moral de l'homme, coupable devant Dieu : v. 18-21


Introduction :
 
            Les épîtres ont pour but d'exposer les vérités chrétiennes afin que nous sachions comment les croyants ont à marcher dans ce monde ; mais d'abord il faut apprendre à connaître Dieu par Jésus.
 
            L'ordre dans lequel nous trouvons les épîtres dans la Bible n'est pas chronologique mais moral. Ainsi l'épître aux Romains, bien qu'ayant été écrite après d'autres, est placée en tête parce qu'elle présente l'évangile sous plusieurs aspects. Et c'est par là qu'il faut commencer.
 
            Le mot « évangile », c'est-à-dire « bonne nouvelle », est mentionné plusieurs fois dès le début de cette épître :
                        - c'est l'évangile de Dieu (v. 1)
                        - il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit (v. 16)
                        - la justice de Dieu y est révélée sur la base de la foi (v. 17)
 
            Cette épître répond à la question de Job : « Comment l'homme sera-t-il juste devant Dieu ? » (Job 9 : 2), en établissant d'abord la culpabilité de tout homme devant Dieu : « Il n'y a pas de juste, non pas même un seul » (3 : 11), puis en montrant que nous sommes justifiés gratuitement par la grâce de Dieu, par la foi : « Tous ceux qui croient sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus » (3 : 24).
 
            L'épître aux Romains a été écrite en l'an 58 par l'apôtre Paul lors de son troisième séjour à Corinthe (Act. 19 : 21 ; 20 : 2-3 ; Rom. 15 : 22-26).
            Il est d'ailleurs remarquable que nulle part il ne soit dit comment l'assemblée à Rome a été fondée. En tout cas elle ne l'a pas été par Paul, ni par Pierre, puisque ces deux apôtres sont bien allés à Rome mais seulement à la fin de leur vie et pour y subir le martyre.
            Paul ne se présente pas comme étant recommandé par les hommes (voir 2 Cor. 10 : 18), mais d'abord comme esclave de Jésus Christ. Il est là au service de son Maître. Ensuite il se présente aussi comme apôtre appelé de Dieu, « mis à part pour l'évangile de Dieu », c'est-à-dire porteur du message que Dieu lui a confié. Paul avait été arrêté sur le chemin de Damas par le Seigneur lui-même. Et c'est le Seigneur qui déclare à Ananias au sujet de Paul : « cet homme est un instrument que je me suis choisi pour porter mon nom devant les nations… » (Act. 9 : 15). Et nous voyons toujours dans la Parole que c'est Dieu qui appelle pour son service (Es. 42 : 1, 6).
 
 
Plan de l'épître :
 
            L'introduction (1 : 1-17) présente le contenu de l'épître : l'évangile de Dieu concernant son Fils, la justice de Dieu et le principe de la foi.
 
            La partie doctrinale de l'épître (1 : 18 - 11 : 36) peut être divisée ainsi :
                       - l'état moral de l'homme, coupable devant Dieu (1 :18 à 3 : 20) : tous ont péché, les païens, comme les moralistes et les Juifs.
                        - l'oeuvre de Christ pour nous, pour nos péchés (3 : 21 à 5 : 11) : la propitiation par le sang, la résurrection de Christ ; la foi en Dieu avant et pendant la période de la loi ; les effets de la grâce de Dieu : paix, faveur et gloire.
                        - l'oeuvre de Christ en nous, à l'égard du péché (5 : 12 à 8 : 39) : la grâce règne par la justice ; l'affranchissement du péché ; l'esclavage de l'âme sous la loi, et sa délivrance ; les bénédictions de ceux qui sont en Christ, par le Saint Esprit dans le croyant apportant vie et liberté.
                        - Israël, le peuple élu et l'évangile de Dieu (9 : 1 à 11 : 36) : comment se concilient les promesses faites aux Juifs et la miséricorde de Dieu envers tous les hommes, Juifs et Gentils.
 
            La partie contenant les exhortations pratiques, du chapitre 12 au chapitre 15, traite des sujets suivants :
                        - la vie pratique et le service chrétien (chap. 12 et 13)
                        - la liberté chrétienne (14 : 1 à 15 : 7)
                        - le service en faveur des nations (15 : 8-33)
 
            Les salutations et la conclusion terminent l'épître (chapitre 16).
 
 
 
ROMAINS : chapitre premier
 
 
1 - L'évangile de Dieu : v. 1-17          
 
            Paul adresse son épître à « tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome, saints appelés » (v. 7), c'est-à-dire à tous ceux qui comme lui sont des rachetés du Seigneur, rendus saints par l'oeuvre de Christ et objets de l'amour du Père. A tous ceux-là, il souhaite la grâce et la paix de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ. Bien qu'il ne se soit pas rendu à Rome, Paul affectionnait les chrétiens qui s'y trouvaient ; il priait pour eux, et il leur fait part de son désir : aller vers eux pour les voir, se réjouir et s'entretenir avec eux afin qu'ils soient consolés ensemble « chacun par la foi qui est dans l'autre » (v. 11-12). La fin du livre des Actes montre que lorsque Paul arrive à Rome comme un prisonnier, les frères viennent à sa rencontre et c'est un sujet de joie et d'encouragement pour lui ( Act. 28 : 15).
 
            1.1 : La bonne nouvelle de Dieu
           
                        L'évangile est la bonne nouvelle du salut, déjà promis par les prophètes (v. 2). « Combien sont beaux sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles…qui annonce le salut… » (Es. 52 : 7). Cet évangile a été proclamé par le Seigneur Jésus lorsqu'Il était sur la terre, puis porté ensuite par les disciples et les apôtres, et aujourd'hui encore jusqu'au bout de la terre.
 
                        L'évangile n'est pas une religion, c'est une Personne, c'est Jésus qui nous permet d'avoir une relation avec Dieu : « l'évangile de Dieu…concernant son Fils - né de la descendance de David… démontré Fils de Dieu… selon l'Esprit de sainteté… - Jésus Christ, notre Seigneur » (v. 1-4).Tous ces titres donnés au Seigneur Jésus montrent à la fois sa divinité et son humanité. Il est tout à la fois Fils de l'homme et Fils de Dieu. Et il est important de ne pas s'associer, en aucune manière, à ceux qui retranchent quelque chose à la divinité ou à l'humanité de Christ (voir 2 Jean 7-10).
                        En parlant ainsi du Seigneur, l'apôtre montre combien son coeur était rempli de Lui, de la grandeur et de la beauté de sa personne. Ailleurs il peut dire aussi : « l'amour du Christ nous étreint » (2 Cor. 5 : 14), et c'est bien ainsi que l'évangile peut être porté devant les hommes.
 
                        Il est beaucoup parlé de la foi dans cette épître. Au verset 5, il est question de « l'obéissance de la foi » ; il ne s'agit pas d'étudier ce qu'est la foi, mais bien de reconnaître ce qu'elle produit dans notre vie pratique. Il s'agit de nous appliquer à obéir. Et pour cela nous avons toujours besoin de la grâce que, dans son amour, Dieu veut nous manifester.
 
                        Cette épître est tout entière imprégnée de foi. Le chrétien vit par la foi (v. 17) ; la foi est d'abord nécessaire pour le pardon des péchés (3 : 25-26) ; elle l'est aussi pour la justification (5 : 1), et enfin pour la marche pratique. L'épître à Tite parle aussi de « ceux qui nous aiment dans la foi » (3 : 15) et en Hébreux 11 : 13, nous lisons : « Tous ceux-ci sont morts dans la foi… ».
                        Ainsi la foi est le signe de toute vie chrétienne ! La foi c'est croire, croire ce que Dieu dit, et Lui obéir.
 
 
            1. 2 : La puissance de l'évangile
 
                        Au verset 8, nous voyons ce que Paul fait « premièrement » : il rend grâces à Dieu par Jésus Christ et il prie pour ces bien-aimés qui sont à Rome. C'est d'ailleurs quelque chose de constant chez l'apôtre ; lorsqu'il écrit aux différentes assemblées, il commence toujours par prier et rendre grâces (1 Cor. 1 : 4 ; Eph. 1 : 16 ; Phil. 1 : 3-4 ; Col. 1 : 3 …). Cette constante sollicitude est ainsi laissée en exemple pour que nous sachions aussi prier, intercéder pour nos frères et soeurs et rendre grâces de ce que Dieu opère chez les saints.
 
                        Au verset 9,  Paul dit : « Dieu que je sers dans mon esprit dans l'évangile… ». C'est la réalisation de la dépendance et de la communion avec Dieu. C'est nécessaire pour qu'une activité extérieure soit un service utile qui porte du fruit à la gloire de Dieu. Le Seigneur Jésus déclarait : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé » (Jean 4 : 34). Ainsi en était-il du prophète Elie qui pouvait dire : « L'Eternel devant qui je me tiens est vivant… qu'il n'y aura …ni rosée, ni pluie… » (1 Rois 17 : 1). En contraste Moïse, à un moment donné, voulait plus ou moins s'appuyer sur Hobab pour qu'il l'aide dans la traversée du désert (Nom. 10 : 29-32). Mais Dieu n'en avait pas besoin pour conduire son peuple dans le désert !
                        Tous ces exemples sont là pour que nous apprenions à marcher et à agir non pas selon nos propres pensées, mais dans la dépendance, nous tenant dans la proximité du Seigneur et recevant les ordres d'en haut. D'où l'importance de la prière. C'est la première chose que nous devrions faire avant tout service, et le Seigneur Jésus en donne encore l'exemple. « Jésus aussi étant baptisé et priant, le ciel s'ouvrit… » (Luc 3 : 21-22). De même pour Saul de Tarse : « voici il prie… » (Act. 9 : 11). Ainsi nous sommes rendus attentifs pour entendre ce que le Seigneur veut nous dire et discerner sa volonté pour le service que nous avons à accomplir.
 
 
            1. 3 : L'affection de Paul pour les croyants et son désir d'annoncer l'évangile
 
                        Paul écrit aux Romains qu'il désirait ardemment les voir mais qu'il en avait été empêché jusque-là. Il attendait que Dieu lui en ouvre le chemin (v. 11-15). C'était afin de partager avec eux « quelque don de grâce spirituel… et être consolés ensemble… chacun par la foi qui est dans l'autre ».
                        « Selon que chacun de vous a reçu quelque don de grâce, employez le les uns pour les autres comme bons dispensateurs de la grâce variée de Dieu…afin qu'en toutes choses Dieu soit glorifié… » (1 Pier. 4 : 10-11). De même l'apôtre Paul voulait partager avec les Romains ce qu'il avait reçu et en même temps être consolé par eux, l'apôtre Pierre dit que nous avons reçu chacun quelque chose de la part de Dieu et que nous devons l'employer pour le bien les uns des autres, pour l'édification de tous ; il y aura alors de la gloire pour Dieu.
                        C'est dans ce sens-là que Paul déclare qu'il est « débiteur envers les Grecs et envers les Barbares, envers les sages et envers les inintelligents… » (v. 14). Il l'est parce qu'il faut qu'il leur communique ce qu'il a reçu de la part de Dieu. C'est ainsi qu'il dira également : « Malheur à moi si je n'évangélise pas » (1 Cor. 9 : 16). Il peut dire : « je suis tout prêt à vous annoncer l'évangile, à vous aussi qui êtes à Rome » (v. 15). L'amour de Christ étreignait son coeur si bien qu'il était porté vers les autres pour leur annoncer l'évangile et leur faire connaître les merveilleux desseins de Dieu.
 
 
            1. 4 : L'évangile de la puissance de Dieu et de sa justice.
 
                        Les versets 16 et 17 forment une transition. L'apôtre explique ce qu'est cet évangile qu'il a à coeur d'annoncer sans honte à tous :
                                    - Il est la puissance de Dieu pour le salut des pécheurs. La puissance de Dieu qui a créé toutes choses s'est manifestée en Christ dans l'oeuvre de la croix ; elle agit maintenant en délivrance envers tous ceux qui croient.
 
                                   - Il révèle ce qu'est la justice de Dieu. L'homme ne peut se tenir devant Dieu avec sa propre justice ; il faut qu'il soit revêtu de la justice de Dieu en croyant.
 
 
            1. 5 : « Le juste vivra de foi »
 
                        La justice de Dieu est révélée «  sur la base de la foi, pour la foi » (v. 17). « La foi vient de ce qu'on entend - et ce qu'on entend par la parole de Dieu » (10 : 17). « La foi est l'assurance de ce qu'on espère et la conviction des réalités qu'on ne voit pas » (Héb. 11 : 1).
                        C'est en lisant la Parole de Dieu que l'on parvient à la foi en croyant ce que Dieu dit. La responsabilité de l'homme est engagée selon ce qu'il a reçu, c'est pourquoi Dieu prend soin de démontrer quel est l'état de l'homme, dans quelque condition qu'il se trouve. On entend dire parfois : mais comment voulez-vous que soient sauvés ceux qui n'ont jamais entendu l'évangile ? Dieu sait très bien cela, et Il est un juste juge (Gen. 18 : 24), mais il y a pour tout homme au moins le témoignage de la Création où chacun peut découvrir et contempler la gloire de Dieu. Et Dieu déclare que les hommes possèdent la vérité et pourtant  ils vivent dans le mal !
                        La foi est un don de Dieu, si facile à recevoir, et en même temps si difficile à accepter, à comprendre. Nos « bonnes oeuvres » ne sont pour rien, elles ne nous font entrer aucunement dans la faveur de Dieu. Le prophète Esaïe déclarait déjà : « Toutes vos justices sont comme un linge souillé… » ; mais il annonce aussi cette bonne nouvelle : « De Dieu juste et Sauveur il n'y en a point…écoutez-moi, vous au coeur dur… » (Es. 45 : 21 ; 46 : 2). Quelle grâce ! Dieu n'est pas resté loin de l'homme pécheur, mais Il s'est approché de lui ; Il a fait approcher sa justice pour que celui qui a l'oreille ouverte puisse entendre et recevoir la bonne nouvelle.
 
                        « Méprises-tu les richesses de sa bonté… ne connaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? » (Rom. 2 : 4)
                        « La grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes… » (Tite 2 : 11).
                        « Quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva…selon sa propre miséricorde… » (Tite 3 : 4).
 
 
 
 
2 – L'état moral de l'homme, coupable devant Dieu : v. 18-21         
 
 
            La culpabilité de tous les hommes est établie, qu'il s'agisse du païen barbare (v. 18-32), de l'homme civilisé et cultivé (2 : 1-16), ou du Juif religieux (2 : 17-29) ; aucun d'eux n'échappe à la juste condamnation de Dieu, parce que tous sont pécheurs et que tous tombent sous la juste colère de Dieu. Et il faut d'abord prendre conscience que l'on est un pécheur perdu, coupable, pour pouvoir saisir par la foi la grâce apportée par l'évangile.
            L'évangile est une bonne nouvelle parce qu'il vient justement apporter le remède, le salut, pour faire face à l'état tragique de l'homme déchu dont le triste tableau nous est donné à partir du verset 18. Celui qui est venu apporter cette bonne nouvelle, c'est Jésus. Il a pris sur lui nos péchés et en a supporté le jugement sous la justice et la colère de Dieu.
 
 
            2. 1 : La colère de Dieu révélée du ciel 
 
                        Tout est de Dieu dans l'évangile. C'est l'évangile de Dieu, Sa puissance, Sa justice, Sa bonté, qui pousse à la repentance ; mais c'est aussi la colère de Dieu « révélée du ciel » (v. 18).
                        Dieu ne cache rien de ce que nous sommes, ni des conséquences qui en découlent. Il est juste et saint et sa colère demeure sur les hommes qui vivent dans l'iniquité. Il ne peut supporter le mal (Hab. 1 : 13). Sa colère est quelque chose de bien réel. Dans l'Ancien Testament on voit souvent cette colère s'exercer en gouvernement contre ceux qui font le mal. Mais l'état moral de l'homme dans ses péchés produit aussi la colère de Dieu, en particulier si le salut en Jésus est refusé.
 
                        L'apôtre Paul peut parler de ces choses parce qu'il sait d'où la grâce de Dieu l'a retiré, et c'est pourquoi il peut dire en vérité : « Je n'ai point honte de l'évangile » ; il peut même exhorter Timothée en lui disant aussi : « N'aie donc pas honte du témoignage... » ; il ajoute encore : « Je sais qui j'ai cru… » (2 Tim. 1 : 8-12). L'évangile est bien la puissance de Dieu en salut, en ce qu'il tire une âme des ténèbres pour l'amener à la lumière, à Jésus. Mais il faut tout le travail de la grâce divine dans le coeur, il faut l'action de l'Esprit de Dieu pour convaincre de péché, sans quoi ce serait impossible à l'homme !
                        « Quand celui-là sera venu, le Consolateur (l'Esprit Saint) il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement… » (Jean 16 : 8). Il faut absolument qu'il y ait d'abord une conviction de péché : alors on peut saisir la grâce, et Dieu est juste en justifiant celui qui est de la foi de Jésus ; mais sa colère demeure sur celui qui ne veut pas écouter cette bonne nouvelle !
                        « Qui croit au Fils la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3 : 36). « Jésus… nous délivre de la colère qui vient » (1 Thes. 1 : 10).
           
                        L'évangile amène l'homme à se reconnaître pécheur devant Dieu. Il ne s'agit pas de se comparer aux autres hommes pour savoir si l'on est meilleur ou pire, mais d'écouter ce que Dieu déclare de l'homme ! Aujourd'hui, même le mal est appelé bien ! Cependant « la colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute iniquité des hommes qui possèdent la vérité tout en vivant dans l'iniquité » (v. 18) et la fin de l'homme pécheur c'est la mort. Aussi la première action de la Parole de Dieu sur l'homme c'est de produire en lui une conviction de péché qui conduit à une repentance à salut, cette repentance dont on n'a pas de regret (2 Cor. 7 : 10).
 
 
            2. 2 : L'homme inexcusable devant Dieu 
 
                        Dieu a laissé un témoignage de lui-même à l'homme. Celui-ci connaît donc la vérité, mais il vit volontairement dans l'iniquité. Ayant connu Dieu, il ne le glorifie pas ; c'est pourquoi il est inexcusable (v. 20).
 
                        Le témoignage de la Création est suffisant pour tout homme, parce que tout être humain a reçu une intelligence qui le rend capable de discerner Dieu, le Créateur, « d'après les choses créées » (v. 20-21).
                        De nombreux livres de la Parole nous parlent du témoignage de la création : le livre de Job (38-41), les Psaumes (19 : 1-6 ; 92 : 4-6 ;104 : 24…), les Proverbes (8 : 22-29).
 
 
            2. 3 : L'idolâtrie de l'homme sans Dieu 
 
                        Le tableau de la fin du chapitre qui dépeint l'état de l'homme sans Dieu nous fait honte, mais il nous montre d'où nous sommes tirés par la grâce de Dieu Es. 51 : 1). Dieu ne cache rien de ce que nous sommes, et des conséquences qui en découlent. Il est juste et saint et sa colère demeure sur les hommes qui vivent dans l'iniquité.
                        Au lieu de donner gloire à Dieu, les hommes se sont fait de vaines idoles ! Et aujourd'hui encore combien d'idoles sont érigées dans le coeur des hommes (l'orgueil, l'argent, l'ambition…sans parler de ceux que l'on nomme des « idoles » du sport, du spectacle…). Toutes ces idoles remplissent le coeur des hommes et ils se détournent du seul vrai Dieu. Leur coeur s'endurcit, la conscience n'est plus sensible, et le sens moral fait défaut ! La conséquence c'est donc l'idolâtrie sous toutes ses formes, c'est la corruption, la débauche conduisant l'homme à une terrible déchéance morale !
                        Remarquons-le, ce déclin montre bien que l'homme ne s'améliore pas, au contraire ! Il ne veut pas glorifier Dieu, il devient vain dans son raisonnement ; son coeur se remplit de ténèbres, il devient fou. Alors c'est Dieu qui le livre à des passions infâmes, à un esprit réprouvé pour pratiquer des choses qui ne conviennent pas. Ce n'est pas pour rien que l'apôtre Jean conclut sa première épître en déclarant solennellement : « Enfants, gardez-vous des idoles ».En contraste, on lit dans le livre de Daniel le bel exemple de ces hommes qui, au péril de leur vie, ont refusé de se prosterner devant l'idole que le roi avait dressée. Comme Daniel, ils avaient arrêté dans leur coeur de ne pas se souiller avec ce que le monde offre !
 
                        L'homme qui se trouve aux prises avec les conséquences du péché, la maladie, la souffrance… est prompt à accuser ce Dieu qu'il n'a pas voulu écouter ! Et aujourd'hui il est affligeant de voir appeler « bien » ce que Dieu appelle « mal », et inversement ! Mais ne laissons pas notre conscience se cautériser par le contact habituel avec le monde et le mal qui s'y trouve. Appliquons-nous à rechercher dans la Parole ce qui est en accord avec la pensée de Dieu. Lui ne change pas et Il a laissé dans sa Parole « la sûre norme des paroles de vérité » (Prov. 22 : 19-21).
 
 
            2. 4 : Un état d'abandon des valeurs morales identique à celui de 2 Tim. 3
           
                        En ce qui concerne l'état de la chrétienté dans les derniers jours, on trouve un tableau semblable à celui que dépeint cette épître : « Les hommes seront égoïstes, avares, vantards… amis des voluptés plutôt qu'amis de Dieu, ayant la forme de la piété mais en ayant renié la puissance… » (2 Tim. 3 : 1-5).
                        La chair se manifeste toujours par les mêmes tristes oeuvres, en tout temps ; ce sont « les choses que Dieu hait » (voir Prov. 6 : 16-19). Et ce que nous pouvons voir dans un homme loin de Dieu peut, hélas, aussi se voir chez quelqu'un qui porte le nom de chrétien ou même chez un enfant de Dieu qui laisse la chair se manifester. Ces oeuvres de la chair sont mentionnées dans plusieurs autres épîtres ; à cause de ces choses, « la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance » (Gal. 5 : 19-21 ; Eph. 5 : 6 ; Col. 3 : 6).
 
                        La ressource, pour chacun de nous chrétiens, c'est de se nourrir de la Parole de Dieu afin de connaître ce qui plaît à Dieu et de se détourner du mal. Et lorsque nous avons péché, la ressource c'est encore de se juger soi-même et de se tourner vers Dieu dans la confession et la repentance : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1 : 9) Mais nous devons bien savoir que la chair dans le chrétien, n'est pas meilleure que chez le pire des païens ! Nous avons toujours en nous le « vieil homme », la « chair », jusqu'à la fin de notre vie. Mais la différence, c'est que l'enfant de Dieu a en lui l'Esprit Saint qui lui permet de ne pas accomplir les actions de la chair, mais plutôt de les faire mourir, afin de marcher par l'Esprit. C'est pourquoi nous avons besoin d'être vigilants et constamment sur nos gardes. Dieu est saint et Il veut que nous aussi nous marchions dans la sainteté et dans la pureté (1 Pier. 1 : 15).