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« Le Seigneur... est apparu à Simon » (Luc 24 : 34)

 
 Le Seigneur ressuscité apparaît premièrement à Marie de Magdala, puis aux autres femmes
 Le Seigneur apparaît à deux disciples se dirigeant vers Emmaüs
 Simon Pierre est le premier des onze disciples à rencontrer le Seigneur ressuscité

 
            Zacharie avait prophétisé : « Epée, réveille-toi contre mon Berger, contre l'Homme qui est mon compagnon, dit l'Eternel des armées ; frappe le Berger et le troupeau sera dispersé » (Zach. 13 : 7). Cette prophétie a trouvé son accomplissement lorsque, de la part des principaux sacrificateurs et des anciens du peuple, Judas et la grande foule qui l'accompagnait sont venus se saisir de Jésus. « Alors tous les disciples le laissèrent et s'enfuirent » (Matt. 26 : 56).
            Toutefois Simon Pierre et « l'autre disciple » (Jean) suivent Jésus. Pierre suit « de loin » (Matt. 26 : 58). Jean entre avec Jésus dans le palais du souverain sacrificateur ; puis il parle à la servante qui gardait la porte et Pierre peut entrer à son tour (Jean 18 : 16-17). Là, avec ceux qui viennent d'arrêter son Maître, il s'assied et se chauffe. Comment, par une telle attitude, peut-il rendre témoignage ? Hélas, par trois fois, comme le Seigneur l'en avait averti (Luc 22 : 31-34), Pierre ment et renie Jésus qui, Lui, confesse la vérité (1 Tim. 6 : 13).
            Un simple regard du Seigneur brise le coeur du pauvre disciple, bien davantage que des reproches n'auraient pu le faire. Quel autre regard que celui de Jésus pouvait  pénétrer sa conscience et y commencer une oeuvre de restauration ? « Et Pierre étant sorti dehors, pleura amèrement » (Luc 22 : 62). 
            Au pied de la croix, Pierre est un des grands absents. Seuls, Jean à qui Jésus confie sa mère et quelques femmes, sont là (Jean 19 : 25-27).
            Jésus traverse la souffrance des souffrances, l'abandon de Dieu pendant les trois heures durant lesquelles « il y eut des ténèbres sur tout le pays » (Matt. 27 : 45). Puis, avec un puissant cri : « C'est accompli », Il entre dans la mort. Son amour a tout achevé sur la croix, son sang est versé devant Dieu. Il sortira du tombeau au triomphant matin de la résurrection.
 
 
Le Seigneur ressuscité apparaît premièrement à Marie de Magdala, puis aux autres femmes
  
            Les femmes dévouées qui étaient présentes à la croix préparent ensuite avec plus d'affection que d'intelligence des parfums pour oindre Son corps. La première qui se hâte vers le sépulcre, c'est Marie de Magdala, cette femme de laquelle le Seigneur avait chassé sept démons (Marc 16 : 9). D'autres aussi se rendent au sépulcre en ce premier jour de la semaine : la pierre est déjà roulée. Deux anges sont là pour leur annoncer que Celui  qu'elles cherchent n'est plus dans le tombeau. Il est ressuscité, comme Il le leur avait dit. « Sortant promptement du sépulcre avec crainte et une grande joie, elles coururent l'annoncer à ses disciples » (Matt. 27 : 8).
            Toutefois Marie de Magdala, elle, ne peut s'en aller. Toute à son désir de retrouver son Seigneur bien-aimé, même la présence des anges n'a pu la surprendre. Jésus ne laisse pas une telle affection sans réponse. C'est un Sauveur vivant qui vient à sa rencontre. Il l'appelle par son nom et lui confie un message de la plus haute valeur (Jean 20 : 17). Puis Jésus va aussi au devant des autres femmes et les salue. Elles lui rendent hommage. Il les invite alors : « N'ayez point de peur ; allez annoncer à mes frères qu'ils aillent en Galilée, et là, ils me verront » (Matt. 27 : 10).
 
 
Le Seigneur apparaît à deux disciples se dirigeant vers Emmaüs
 
            Au cours de cette première journée si remplie, le Seigneur ressuscité va rencontrer encore deux de ses disciples qui marchent tristement sur le chemin d'Emmaüs (Luc 24 : 13). Ils ont perdu leur espérance terrestre, celle d'un Messie pour Israël. Or un mystérieux étranger se joint à eux. Il les interroge et commence par s'étonner de leur manque d'intelligence et de leur incrédulité. Puis Il leur ouvre les Ecritures, afin qu'ils y découvrent « les choses qui Le concernent ». Le Seigneur se laisse ensuite retenir par ceux qui ont besoin de Lui ; Il entre donc pour « rester avec eux ». Avant de les quitter, Il fait encore « brûler » leur coeur. A table, pour le repas du soir, Il prend tout naturellement la place du maître de maison, et rompt le pain avec actions de grâces avant de leur donner. Ce simple geste ouvre leurs yeux et ils le reconnaissent. Leur tristesse est changée en joie ; Lui devient invisible et disparaît.
            A l'heure même ces ceux disciples retournent à Jérusalem, pour y retrouver les onze et ceux qui étaient avec eux. Ils pensaient leur apporter le témoignage de la résurrection, mais ils les trouvent assemblés et s'entendent dire : « Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon » (Luc 24 : 34).
 
 
Simon Pierre est le premier des onze disciples à rencontrer le Seigneur ressuscité
 
            Combien les disciples sont remplis d'étonnement en apprenant cette apparition du Seigneur ressuscité à Simon ! Rien ne pouvait être plus grand que la nouvelle de la résurrection  du Seigneur : c'était la preuve de Sa puissance victorieuse et la confirmation de tout ce qu'Il leur avait dit auparavant. Sans doute, ils ne comprenaient pas encore à ce moment-là quels étaient les résultats de cette résurrection glorieuse ; néanmoins, un tout nouvel horizon s'ouvrait devant eux. Ce qui, jusqu'ici, avait paru manifester une faiblesse absolue et une complète défaite se révélait être en réalité le triomphe définitif de Dieu.
            Mais comment oser rencontrer le Seigneur ressuscité ? Ne l'avaient-ils pas abandonné dans un moment particulièrement douloureux pour Lui ? Ne pouvait-Il pas les mettre de côté et réserver ses faveurs à des personnes plus dignes et plus fidèles ?
            Ils ne disent pas aux derniers arrivants, de retour d'Emmaüs : Il est apparu à Marie de Magdala. Ils savent bien qu'elle a même été la première à Le voir !  Ne s'est-elle pas tenue, endeuillée, au bord de cette tombe vide, accablée de tristesse ? Elle a pleuré, ignorant où se trouvait le corps de Celui qu'elle aimait de tout son coeur. « Si toi tu l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, je l'ôterai », a-t-elle dit à celui qu'elle pensait être le jardinier (Jean 20 : 15). Le monde était devenu pour elle un désert. On ne pouvait pas lui prodiguer de réconfort, dès lors que son Seigneur avait disparu. Qu'Il se soit manifesté d'abord à elle, du moment où Il était ressuscité, n'était donc pas une surprise pour les disciples, ni…  pour nous !
            Mais quel étonnement qu'Il soit apparu d'abord à Simon ! Celui-ci avait quitté le sépulcre et était reparti chez lui, s'étonnant de ce qui était arrivé (Luc 24 : 12). Sans doute, malgré le regard plein de compassion du Seigneur lors de son reniement, Pierre portait toujours un lourd fardeau qui assombrissait ses pensées. Mais la miséricorde du Seigneur allait briller de tout son éclat à l'égard du malheureux disciple.
            Tout d'abord, le Seigneur voulait que Pierre reçoive de façon personnelle la bonne nouvelle de sa résurrection d'entre les morts. Aussi a-t-Il confié ce message aux femmes venues au sépulcre : « Allez, dites à ses disciples et à Pierre : Il s'en va devant vous en Galilée » (Marc 16 : 7).
            Mais encore, il fallait que Simon Pierre soit le premier des onze disciples à rencontrer le Seigneur ressuscité. La Parole ne donne rien d'autre à ce sujet que ces deux indications : « Il est apparu à Simon » (Luc 24 : 34) et « Il a été vu de Céphas, puis des douze » (1 Cor. 15 : 5). Le lieu et les circonstances de cette rencontre ne nous sont pas révélés. N'y a-t-il pas là un secret entre le disciple et son Seigneur ? Nous pouvons néanmoins penser que Pierre s'est prosterné aux pieds du Seigneur ; il a été alors certainement restauré dans son âme et a goûté à nouveau la communion avec ses frères.
            Il faudra pourtant encore une autre étape, car le disciple doit être restauré publiquement : d'où cette entrevue avec le Seigneur, en présence des autres disciples,  relatée par Jean à la fin de son évangile. A l'issue de cet entretien mémorable, le disciple ne pourra que s'abandonner à la grâce de son Maître et dire : « Seigneur, tu connais toutes choses, tu sais que je t'aime » (Jean 21 : 17). Alors, il sera véritablement prêt à accomplir le service que Dieu voulait lui confier au sein du troupeau du Seigneur (Luc 22 : 32).
  
 
 
 
            Que la lecture de ces récits de la Parole de Dieu nous fasse mesurer un peu mieux la grâce infinie de notre Seigneur Jésus Christ. Si, comme Simon Pierre, nous avons négligé de veiller et de prier, si peut-être nous avons suivi le Seigneur « de loin », sachons reconnaître les causes de notre éloignement et les Lui confesser. Pensons à Celui qui, le jour de sa résurrection, est « apparu » de bonne heure et personnellement à son disciple défaillant. N'est-Il pas prêt aussi à venir sonder notre propre coeur, afin de nous faire voir s'il y a en nous quelque « voie de chagrin » et à nous conduire dans la « voie éternelle » (Ps. 139 : 24) ?
            Dans une communion réelle de notre âme avec Dieu,  nos coeurs étant vrais dans son amour et fidèles à sa Parole, nous pourrons répondre alors à l'invitation de notre Maître : «  Toi, suis-moi » (Jean 21 : 19).   
 
 
                                                                         Ph. L       01-09-07