Quelques questions de la Bible (2)

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Quelques questions de la Bible (2)


Pourquoi la lumière est-elle donnée au misérable ?
Comment être juste devant Dieu ?
Si un homme meurt, revivra-t-il ?
Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?
Où est ton Dieu ?
 

Pourquoi la lumière est-elle donnée au misérable ?

            « Pourquoi la lumière est-elle donnée au misérable, et la vie à ceux qui ont l'amertume dans l'âme ? » (Job 3 : 20).
            « Tu as été au misérable un lieu fort,… un abri contre l'orage » (Es. 25 : 4).

            Pourquoi la souffrance ? Pourquoi atteint-elle les enfants ? Laissez-moi vous raconter un souvenir.
            Ce week-end-là, je m'occupais de Sylvain, un enfant lourdement handicapé. La journée avait été difficile. Sylvain respirait péniblement. Le soir, une jeune infirmière est venue lui prodiguer des soins. C'était éprouvant pour Sylvain…, pour elle aussi. En partant, elle a murmuré : « La vie vaut-elle tant de souffrances ? ». J'étais sans réponse. Mais connaissant le beau sourire de Sylvain, j'ai répondu doucement : « C'est à lui qu'il faudrait le demander ». L'infirmière a continué son chemin, et moi je suis resté pensif à côté de mon jeune ami.
            Sylvain nous avait déjà tant apporté. Tous ceux qui s'occupaient de lui étaient comme poussés à l'aimer. C'était un centre d'affection. Avec lui, nous devions laisser tomber notre égoïsme, autant que nos questions intellectuelles. Il fallait vivre, lutter avec énergie, souvent dans l'inquiétude mais toujours avec la chaleur de l'affection. Et puis nous chantions des cantiques. Il regardait alors vers le ciel et témoignait ainsi de son espérance. Et nous nous courbions devant la volonté souveraine de notre Dieu.
            La vie vaut-elle tant de souffrances ? Je le pense, car malgré la souffrance et le côté révoltant du mal, j'ai appris à connaître le Dieu d'amour et d'espérance. Dans ses compassions il m'a donné de recevoir « l'amour du Christ qui surpasse toute connaissance » (Eph. 3 : 19).


Comment être juste devant Dieu ?

            « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3 : 23).
            « Ayant donc été justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5 : 1).

            Job est accablé : il a perdu ses biens, ses enfants, et le voilà tourmenté par une maladie de la peau… De plus ses amis l'abreuvent d'interminables discours pour lui montrer que, s'il souffre, c'est sûrement parce qu'il a mal agi ! Or sa conduite était exemplaire !
            Quand je souffre, quand mon avenir semble barré, quand je suis obligé d'envisager ma propre mort, alors une foule de questions se pressent dans mon esprit. Certes je pense à la souffrance, mais plus encore à la raison de cette souffrance. Job apprendra que ces épreuves étaient destinées à lui faire connaître les compassions de Dieu…et à avoir horreur de lui (Jac. 5 : 11 ; Job 42 : 5-6).
            Un de ses amis lui dit : « Si tu recherches Dieu et que tu supplies le Tout-puissant, si tu es pur et droit, certainement il se réveillera… en ta faveur… Dieu ne méprisera pas l'homme parfait (intègre) » (Job 8 : 5-6, 20). Mais Job sait que la question n'est pas là, il répond : « En vérité, je sais qu'il en est ainsi. Mais comment l'homme sera-t-­il juste devant Dieu ? » (Job 9 : 1).
            Voilà la question essentielle. Comment n'avoir plus rien sur la conscience ? La réponse n'a été vraiment apportée qu'après la venue du Christ : cette justice à laquelle j'aspire, Dieu veut me la donner. « C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu » (Eph. 2 : 8). C'est parce que Jésus est mort et a été ressuscité que Dieu me déclare juste, et m'ouvre les portes du ciel ! Non parce que je suis juste en moi-même, mais parce que mon Sauveur a porté le jugement de toutes mes fautes.


Si un homme meurt, revivra-t-il ?

            « L'homme meurt et gît là ; l'homme expire, et où est-il ?… Si un homme meurt, revivra-t-­il ? (Job 14 : 10,14).
            « Le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ,… selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d'entre les morts (1 Pier. 1 : 3).

            Depuis le début de l'humanité, tous les peuples ont eu conscience que la mort n'est pas la fin de tout. Les différentes « mythologies » et le contenu des tombeaux découverts par les archéologues témoignent que les hommes croyaient en une vie après la mort. De tout temps, l'homme s'est interrogé sur cette vie au-delà de la tombe, car Dieu « a mis le monde (ou : l'éternité) dans leur cœur » (Ecc. 3 : 11).
            On en est venu à parler de l'éternité comme étant « l'au-delà ». Au-delà de quoi ? Au-delà de ce monde, du sensible, du visible, au-delà de tout ce que je peux moi-même cerner… C'est pour cela que Dieu seul peut me révéler la vérité à ce sujet. La Bible montre clairement qu'il y a bien une vie après la mort, et la résurrection de Jésus Christ en est la preuve. Mais la décision qui engage ma destinée éternelle doit être prise maintenant, avant qu'il ne soit trop tard (voir par exemple Luc 16 : 19-31).
            Oui, la résurrection de Jésus Christ est le point capital de l'évangile. Après sa mort, les disciples étaient découragés, mais quand Il s'est présenté à eux, vivant, et qu'ils ont pu dire : « Le Seigneur est réellement ressuscité » (Luc 24 : 34). Alors tout a changé pour eux ! Par sa résurrection, leur Seigneur leur a ouvert les portes de l'espérance, celle du bonheur éternel avec Lui. Pour moi aussi, Dieu a changé ma « vision de la vie », quand j'ai reçu cette certitude de la résurrection de vie. Il m'a donné « une espérance vivante ».


Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?

            « Vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? c'est-à­-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Matt. 27 : 46).
            « Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pier. 3 : 18).

            Peut-il y avoir une expression plus douloureuse pour Celui qui s'est toujours confié en Dieu ? Ce cri que fait monter Jésus, au moment le plus solennel de la crucifixion, figure déjà dans le Psaume 22, qui décrit par avance ses souffrances expiatoires, et le chant de victoire qui a suivi.
            Le roi David avait déclaré : « J'ai été jeune, et je suis vieux, et je n'ai pas vu le juste abandonné » (Ps. 37 : 25). Pourtant, le seul homme parfaitement juste a dû être abandonné… Pendant les trois heures sombres de la croix, aucune réponse ne s'est fait entendre, l'abandon est total, absolu. Et à la fin, le silence est rompu par le tragique et mystérieux : « Pourquoi m'as-tu abandonné ? ».
            Pour quel motif le Fils de Dieu, l'homme parfait, est-il là ? Rien dans sa vie ne motive cet abandon. Pourquoi a-t­-il été « soumis à la souffrance » (Es. 53 : 10) ? Il souffre parce qu'il se substitue à nous sous le jugement de Dieu. Par amour, il porte les péchés de tous les croyants, il est même fait péché pour nous.
            A la croix, Jésus rencontre Dieu comme un juge qui ne peut renoncer en rien à sa sainteté, et qui exerce sur Lui le châtiment contre le péché. Il l'abandonne, Il s'éloigne momentanément mais infiniment de Lui.
            Jésus n'avait jamais cessé de jouir de la communion avec son Dieu, mais maintenant elle est interrompue parce qu'Il est identifié au péché même. Le Dieu juste détourne ses yeux de Lui. Mais, en même temps, le Dieu d'amour donne son propre Fils pour le salut des hommes.


Où est ton Dieu ?

            « Mes larmes ont été mon pain, jour et nuit, quand on me disait tout le jour: Où est ton Dieu ?… Mes adversaires m'outragent comme un brisement dans mes os quand ils me disent tout le jour: Où est ton Dieu ? » (Ps. 42 : 3, 10).
            « Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez et ne maudissez pas » (Rom. 12 : 14).

            Qui pose aujourd'hui une telle question ? Peut-être un garçon qui se moque d'un jeune chrétien ou le maltraite, peut-être un détenu partageant la cellule d'un croyant incarcéré pour sa foi… Quelle souffrance pour celui qui est ainsi persécuté sans cause, tout le jour. Quel brisement intérieur ! Faut-il répondre ? se taire ? Le Seigneur seul guide le croyant dans l'adversité en lui donnant « à l'heure même ce qu'il faudra dire » (Luc 12 : 12)
            Où est mon Dieu ? Tout près de moi quand je supporte l'hostilité, l'injustice, la haine… L'attaque n'est pas dirigée contre le croyant, mais contre Dieu lui-même. Si ce croyant tient ferme dans sa foi, s'il ne cède pas sous la pression, celui qui est persécuté montre que Dieu est vivant et soutient ses enfants. Avec ou sans paroles, l'évangile est annoncé dans le lieu même où aucun chrétien ne serait allé de lui-même.
            Jésus a subi toutes sortes d'affronts. Ceux qui Le frappaient Lui couvraient les yeux en disant : « Prophétise ; qui est celui qui t'a frappé ? » (Luc 22 : 64). D'autres : « Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix » (Matt. 27 : 40). Mais le Seigneur est resté ferme, Il a accompli sa mission, Il a enduré la crucifixion. Là, Il a porté nos péchés, Il a glorifié Dieu. Maintenant Il est dans le ciel, où aucun mal ne pénètre. Il intercède pour ceux qui Le suivent, qui L'ont pour modèle ; Il prie pour ceux qui sentent leurs forces fléchir. Humblement, en retour, notre prière monte vers Dieu : « Je sais que tu peux me délivrer, ou décider de me laisser dans l'épreuve, mais aide-moi à ne pas te renier ».


Extraits du calendrier « LA BONNE SEMENCE » - www.labonnesemence.com