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LE SANG PRÉCIEUX DE JÉSUS CHRIST (4)


« LE SANG DE L'ALLIANCE »
           L'ancienne alliance et la nouvelle alliance
           Quand le sang de Christ a-t-il été versé ?
« LE SANG ET L'EAU » 

 
« LE SANG DE L'ALLIANCE »
 
           
            Pourquoi, lors de l'institution de la Cène, le Seigneur parle-t-il du « sang de la nouvelle alliance » ? Comme chrétiens, sommes-nous donc sous la nouvelle alliance ? De telles questions, souvent posées, sont d'autant plus compréhensibles que ces mots ne se trouvent pas seulement dans l'évangile selon Matthieu, où le Seigneur est présenté comme Messie et comme Roi d'Israël, mais partout où cette circonstance si remarquable est mentionnée. En Matthieu, il est dit : « Car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versé pour un grand nombre, en rémission de péchés » (Matt. 26 : 28 ; Marc 14 : 24). Luc écrit : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous » (Luc 22 : 20). Et Paul rappelle également : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi » (1 Cor. 11 : 25). La nouvelle alliance est aussi mentionnée dans d'autres passages du Nouveau Testament, de sorte qu'il est indiqué de nous en occuper brièvement.
 
 
                        L'ancienne alliance et la nouvelle alliance
 
            Comme l'expression le dit déjà, la nouvelle alliance devait remplacer celle qui était antérieure, l'ancienne alliance que Dieu avait conclue en Sinaï avec Israël, son peuple terrestre. Il lui avait alors donné la loi et promis la bénédiction, s'il gardait cette loi (Ex. 19 : 5 ; 34 : 27, 28). Mais le peuple a rompu cette alliance par sa désobéissance. Plus tard, Dieu lui fit la promesse par la voix du prophète Jérémie d'une nouvelle alliance future : « Voici des jours viennent, dit l'Eternel, et j'établirai avec la maison d'Israël et avec la maison de Juda une nouvelle alliance, non selon l'alliance que je fis avec leurs pères, au jour où je les pris par la main pour les faire sortir du pays d'Égypte, mon alliance qu'ils ont rompue, quoique je les eusse épousés, dit l'Eternel. Car c'est ici l'alliance que j'établirai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit l'Éternel : Je mettrai ma loi au-dedans d'eux, et je l'écrirai sur leur coeur, et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple ; et ils n'enseigneront plus chacun son prochain, et chacun son frère, disant : Connaissez l'Eternel ; car ils me connaîtront tous, depuis le petit d'entre eux jusqu'au grand, dit l'Eternel ; car je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché » (Jér. 31 : 31-34).
            De cette déclaration prophétique, on peut relever trois caractéristiques importantes de la nouvelle alliance :
                        - La nouvelle alliance, comme l'ancienne, est établie avec les maisons de Juda et d'Israël. Cela signifie que, comme telle, elle ne concerne pas les chrétiens.
                        - En contraste avec l'ancienne alliance, la condition préalable en sera le pardon des péchés.
                        - Une autre différence avec l'ancienne alliance réside dans l'obéissance envers Dieu comme caractéristique inhérente à ceux avec qui cette alliance sera conclue.
            Le premier point montre déjà bien que la nouvelle alliance ne sera pas établie avec nous, chrétiens, mais sera conclue avec le peuple terrestre de Dieu. Aussi peut-on poser la question : Pourquoi alors la nouvelle alliance est-elle mentionnée en relation avec les croyants du temps actuel de la grâce ?
            Les deux derniers points, qui sont en contraste évident avec l'ancienne alliance, indiquent qu'entre-temps un événement décisif est intervenu, par lequel le pardon des péchés et l'obéissance sont produits dans les hommes. L'Ancien Testament nous donne déjà à ce sujet quelques premières indications. Esaïe évoque une alliance future, dont le Messie sera la personnification, lui dont l'Eternel dit : « Je te donnerai pour être une alliance du peuple » (Es. 42 : 6 ; 49 : 8). Dans l'épître aux Hébreux, nous voyons que le Seigneur est appelé le « garant » et le « médiateur d'une nouvelle alliance », même d'une « meilleure alliance » (Héb. 7 : 22 ; 8 : 6 ; 12 : 24). Cette alliance sera aussi une « alliance éternelle », c'est-à-dire qu'elle ne sera jamais remplacée par une autre (Es. 55 : 3 ; 61 : 8 ; Jér. 32 : 40 ; 50 : 5 ; Ezé. 16 : 60 ; 37 : 26 ; Héb. 13 : 20).
            En Hébreux 8 : 8 à 12, la prophétie de Jérémie déjà citée est rappelée tout entière – mais avec une modification significative. Il n'y est pas dit que la nouvelle alliance sera conclue « avec » Israël et Juda, mais qu'elle le sera « pour » eux. Les bénédictions de la nouvelle alliance ne reposeront plus, comme celles de l'ancienne alliance, sur l'obéissance du peuple envers Dieu, car cela s'est avéré impossible. Elles seront fondées uniquement sur l'oeuvre de Christ accomplie dans une parfaite obéissance. A la croix, il a satisfait à toutes les exigences de Dieu à l'égard des hommes. Par son oeuvre expiatoire, il a posé le fondement pour que Dieu puisse pardonner à son peuple terrestre tous ses péchés et lui donner une nouvelle vie et le Saint Esprit, comme l'a prophétisé Ezéchiel (Ezéch. 36 : 24-29).
            Lorsque le Seigneur Jésus a donné à ses disciples le pain et la coupe, il était sur le point de livrer son corps et son sang allait être versé. Sur la croix, il allait poser le fondement de l'accomplissement de toutes les prophéties de l'Ancien Testament, et de celles qui concernaient la nouvelle alliance avec Israël. C'est pourquoi Il dit, en instituant la Cène : « Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versé pour un grand nombre en rémission de péchés. Cette formulation détaillée n'est donnée que par Matthieu, qui nous présente le Seigneur Jésus comme Messie et Roi d'Israël, Celui qui accomplit toutes les prophéties et les promesses divines de l'Ancien Testament. L'ancienne alliance a été consacrée avec du sang (comp. Ex. 24 : 8 ; Hébr. 9 : 18-20 ; 10 : 29 ; 13 :20). Comme le montre la citation de Jérémie ci-dessus, le pardon des péchés caractérise tous les participants à la nouvelle alliance.
            Selon son conseil éternel, Dieu a voulu accorder à tous les croyants de l'époque actuelle de la grâce également, non seulement le pardon des péchés, mais leur union par le Saint Esprit en un seul corps, l'Assemblée de Dieu, dont le Seigneur Jésus glorifié dans le ciel est la tête ; ce « mystère » n'était cependant pas révélé dans l'Ancien Testament. Le fondement en est aussi la mort de notre Seigneur. Il n'y a donc pas uniquement le peuple d'Israël sous la nouvelle alliance future qui jouira des bénédictions qui procèdent du sang de Christ. Les croyants du temps actuel y ont aussi part, et même dans une mesure infiniment plus grande, toutefois non pas littéralement, mais selon l'esprit, c'est-à-dire selon les principes spirituels impliqués. C'est pourquoi Paul peut se désigner lui-même et indiquer ses compagnons d'oeuvre, comme « ministres de la nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit, car la lettre tue, mais l'Esprit vivifie » (2 Cor. 3 : 6).
            Les mots, « lettre » et « esprit » ont néanmoins un sens plus profond. La « lettre » fait allusion ici aux lettres de la loi du Sinaï (comp. 2 Cor. 3 : 7). L'observation de ces instructions ordonnées par Dieu aurait signifié la vie et la justice (Lév. 18 : 5 ; Deut 6 : 25). Mais Israël a failli. « Le commandement, qui devait conduire à la vie, lui s'est trouvé me conduire à la mort » (Rom. 7 : 10). Tel est le sens de ces mots : « la lettre tue ». L'idée parfois entendue que tenir ferme littéralement la Parole de Dieu tuerait la vie spirituelle est une grave erreur, si même il ne s'y cache pas quelque chose de plus mauvais. Nous ne pouvons jamais garder la Parole de Dieu trop scrupuleusement ! L'esprit dont il est question ici n'est pas seulement le principe spirituel divin de l'Evangile, mais il s'agit de la personne du Saint Esprit. C'est Lui qui rend capable d'accomplir le vrai ministère chrétien.
 
 
                        Quand le sang de Christ a-t-il été versé ?
 
            Une autre question souvent posée concerne le moment où le sang de Christ a été versé. Il n'est certainement pas sans signification profonde que seul le Seigneur lui-même en parle, et cela lors de l'institution déjà mentionnée de la Cène. En Matthieu, il est écrit : « qui est versé pour un grand nombre, en rémission de péchés » ; en Marc : « qui est versé pour un grand nombre » et en Luc : « qui est versé pour vous » (Matt. 26 : 28 ; Marc 14 : 24 ; Luc 22 : 20). Il n'y a, outre ces citations, qu'une fois la déclaration de portée générale : « sans effusion de sang il n'y a pas de rémission » (Héb. 9 : 22) ; elle se rapporte dans le contexte aux sacrifices de l'Ancien Testament, qui, dans l'épître aux Hébreux, sont présentés comme types ou en contraste avec le seul sacrifice parfait de Jésus Christ.
            Certes, le sang précieux de Christ, de l'Agneau sans défaut et sans tache, a été versé, mais par un acte personnel et volontaire de sa part. Aucun homme ne pouvait lui ôter la vie. « Personne ne me l'ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j'ai le pouvoir de la laisser, et j'ai le pouvoir de la reprendre » (Jean 10 : 17-18). Ce n'est pas à cause des coups de verge, de la couronne d'épines et des clous qui ont transpercé ses mains et ses pieds, que son sang a été versé. Aussi terribles que ces tourments doivent avoir été pour notre Sauveur, il s'agissait de blessures provoquées par des hommes méchants et pécheurs, qui témoignaient du péché, et non de pardon ! De plus les Saintes Ecritures ne disent pas un mot du sang qui a coulé de ces blessures.
            L'épée de Dieu devait se réveiller contre l'homme qui était son compagnon et frapper le berger. Oui, « il plut à l'Éternel de le meurtrir » (Es. 53 : 10 ; Zach. 13 : 7). Bien que nous devions nous garder de vouloir lever le voile sur le mystère des trois heures de ténèbres, de la souffrance et de la mort du Seigneur, nous pouvons cependant dire que le sang du Seigneur Jésus, qui parle symboliquement de l'âme et de la vie, a été versé au moment de sa mort sur la croix. Esaïe déjà a eu la vision de ce point central de toute l'histoire du monde, lorsqu'il a décrit comment le serviteur de l'Éternel a livré « son âme à la mort » et son âme en sacrifice pour le péché, lui dont le sang – pour s'exprimer symboliquement – a paru sur le propitiatoire dans le lieu très saint, c'est-à-dire devant la face du Dieu saint, au même moment où il a remis son esprit entre les mains du Père, après avoir fait la glorieuse déclaration : « C'est accompli » (Es. 53 : 10, 12 ; Luc 23 : 46 ; Jean 19 : 30).
            Remarquons ici, en passant, qu'il n'est pas dit en Hébreux 9 : 11 que Christ est entré avec son propre sang dans les lieux saints ; il est écrit : « Mais Christ étant venu... avec son propre sang-, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle » (comp. 1 Jean 5 : 6). Ceci est important dans la mesure où l'oeuvre de la rédemption avec toutes ses conséquences glorieuses et éternelles a été accomplie au moment où le Seigneur est mort sur la croix – ce qui a été scellé par la résurrection le troisième jour (voir Rom. 4 : 25 ; 1 Cor. 15 : 3, 17) -, tandis qu'il n'a été élevé au ciel et ne s'est assis à la droite de Dieu que quarante jours plus tard (Marc 16 : 19 ; Héb. 9 : 24).
 
 
 
« LE SANG ET L'EAU »
 
            Après la mort du Seigneur, l'oeuvre étant achevée et la propitiation accomplie, Dieu a permis que des hommes percent son côté avec une lance, et qu'ils réalisent, par ce geste, un acte d'une profonde signification à l'égard de son corps saint. Selon les paroles de l'évangéliste Jean, ceci a eu lieu pour témoigner que l'oeuvre était achevée : « Une fois venus à Jésus, quand ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes ; mais l'un des soldats lui perça le côté avec une lance ; et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau. Celui qui l'a vu rend témoignage, et son témoignage est véritable (lui sait qu'il dit vrai) afin que vous aussi vous croyiez » (Jean 19 : 33-35).
            En présence de cet événement exceptionnel, nous nous distançons de toute explication humaine ou « réaliste ». Disons simplement que nous avons ici un des rares passages dans la Parole de Dieu où il est parlé du sang physique de notre Seigneur ; la plupart des mentions en effet sont de nature symbolique. Le Fils de Dieu a été réellement homme et Il est réellement mort. « Ainsi, puisque les enfants ont eu part au sang et à la chair, lui aussi, de la même manière y a participé, afin que, par la mort, il rende impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le diable, et qu'il délivre tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie, tenus en esclavage » (Héb. 2 : 14-15). Le sang et l'eau, qui sont sortis du côté du Seigneur mort, témoignaient en premier lieu de sa mort.
            Mais ce n'est pas tout. Dans son amour divin, Lui qui est la vie éternelle en personne a pris volontairement sur lui, comme homme, le salaire du péché, afin de donner la vie éternelle à des êtres perdus (voir Jean 1 : 4 ; 11 : 25 ; 14 : 6 ; Rom. 6 : 23). Ceci ne peut se réaliser que par l'expiation du péché et par la purification des pécheurs ; aussi le sang et l'eau jaillissant du côté de Jésus témoignaient-ils de manière symbolique également que sa mort en est le fondement éternellement valable, « afin que vous aussi vous croyiez ». Par le sang de Christ, propitiation est faite devant Dieu pour le péché, et par l'eau de la Parole de Dieu, nous sommes par la foi pour toujours purifiés, comme nous l'avons vu au cours de notre méditation.
            Jean reprend le sujet de ce témoignage divin dans sa première épître, en écrivant à l'égard de Jésus, le Fils de Dieu : « C'est lui qui est venu par l'eau et par le sang, Jésus le Christ, non seulement dans la puissance de l'eau, mais dans la puissance de l'eau et du sang ; et c'est l'Esprit qui rend témoignage, car l'Esprit est la vérité ; car il y en a trois qui rendent témoignage : l'Esprit, l'eau, et le sang, et les trois sont d'accord pour un même témoignage » (1 Jean 5 : 6-8).
            A la différence de l'évangile selon Jean, où nous voyons le témoignage rendu à l'oeuvre de la rédemption accomplie et aux conséquences bénies qui en découlent, nous trouvons ici d'abord, dans le langage symbolique profond de la Parole de Dieu, par quel chemin Jésus Christ « est venu » jusqu'à nous, croyants : par l'eau et par le sang. Il s'agit là non pas de son incarnation ni de son ministère incomparable durant sa vie, mais de sa sollicitude envers des êtres perdus en vertu de l'oeuvre de la rédemption. Sur la croix, il a dû rencontrer le Dieu saint comme juge afin de pouvoir se révéler à nous comme Sauveur (Tite 2 : 13, 14). Il est venu à nous « par l'eau et par le sang ».
            L'eau est une figure de la puissance purifiante de la Parole de Dieu. Dieu parle à nos consciences par sa Parole et nous fait connaître notre culpabilité, mais la Parole nous révèle aussi le chemin de la purification par la foi en un Seigneur mort. L'eau, en liaison avec le Saint Esprit, opère la nouvelle naissance. L'eau nous purifie moralement, tandis que l'Esprit nous communique la vie nouvelle, divine (Jean 3 : 3-8 ; comp. 13 : 10 ; 15 : 3 ; Tite 3 : 5). Cela serait cependant impossible sans l'oeuvre de l'expiation accomplie.
            C'est pourquoi Christ a dû venir à nous aussi « par le sang », qui parle de la propitiation selon Dieu pour nos péchés. Il a parfaitement satisfait à toutes les saintes exigences de Dieu à l'égard des hommes. Appliqué à nous, son sang précieux opère une parfaite purification selon le jugement de Dieu sur le mal. Les deux, l'eau et le sang, sont inséparables. C'est pourquoi Jean ajoute : « non seulement dans la puissance de l'eau, mais dans la puissance de l'eau et du sang ». Dans la première partie du verset 6, « par » rend la préposition grecque « dia », qui décrit le moyen par lequel Christ est venu : par l'eau et le sang. Dans la partie suivante, la préposition grecque employée est « en », dans [la puissance de] ; elle souligne la puissance inhérente à l'eau et au sang.
            En tant que témoin divin de cela, le Saint Esprit est appelé l'Esprit de vérité. Il n'est pas seulement venu pour demeurer en nous et être notre conducteur et notre consolateur, mais un caractère essentiel de son ministère est de rendre témoignage au sujet de toute la vérité de Dieu (Jean 15 : 26 ; Rom. 8 : 16 ; Héb. 10 : 15).
            Au témoignage – parfait en lui-même – du Saint Esprit, Dieu en ajoute deux autres, déjà mentionnés auparavant en tant qu'instruments du salut : l'eau et le sang. Comme personne divine, le Saint Esprit rend témoignage, mais l'eau et le sang aussi sont appelés, dans un sens figuré, des témoins. Ils rendent tous les trois un témoignage unanime. Et en quoi consiste ce témoignage divin parfait ? « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie » (1 Jean 5 : 11-12). Merveilleux résultat de l'oeuvre expiatoire de Christ ! Par sa mort décrite dans la Parole de Dieu, de laquelle le sang et l'eau qui ont coulé de son côté rendent témoignage, Il ouvre le chemin vers Dieu à des hommes qui se trouvent sous Son juste jugement ; tous ceux qui croient « au nom du Fils de Dieu » ont la vie éternelle  (v. 13).
            Cela nous rappelle de nouveau la consécration des fils d'Aaron comme sacrificateurs. Ils devaient d'abord être lavés avec de l'eau à l'entrée de la tente d'assignation. Après avoir été revêtus de leurs vêtements, le sang du bouc de consécration était mis sur le lobe de leur oreille droite, sur le pouce de leur main droite et sur le gros orteil de leur pied droit, et il en était fait aspersion sur eux du sang qui était sur l'autel et de l'huile de l'onction sainte (Ex. 29 : 5 , 20 ; Lév. 8 : 6, 24, 30). Combien le type de l'Ancien Testament concorde exactement avec la vérité du Nouveau Testament quant au lavage, à la propitiation et au sceau du Saint Esprit, par lesquels nous aussi sommes constitués un « saint sacerdoce », et rendus capables d'offrir des « sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pierre 2 : 5).
 
    A . R. - extrait d'un ouvrage traduit de l'allemand et édité par E.B.L.C  Chailly-Montreux Suisse
 
 
A suivre