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LA PRESENCE DU SEIGNEUR AU MILIEU DES SIENS
 

Etre assemblés au nom du Seigneur
Conséquences pratiques de la présence du Seigneur au milieu des siens


Etre assemblés au nom du Seigneur
 
            Apprécions-nous la valeur de la présence du Seigneur au milieu des siens assemblés en son nom ? Sans Lui, nous ne serions rien qu'un groupe d'hommes avec leur misère ; sans Lui, il n'y aurait pas d'édification dans les rassemblements.
 
            « Je vous dis encore que si deux d'entre vous sont d'accord sur la terre pour une chose quelconque, quelle que soit la chose qu'ils demanderont, elle sera faite pour eux par mon Père qui est dans les cieux ; car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d'eux » (Matthieu 18 : 19-20).
            Voilà une promesse toujours vraie, malgré notre ruine. Il est le centre du rassemblement et Il promet : « Je suis là ».
 
            Remarquons quelques caractères de ce rassemblement :
               1/ Il ne s'agit pas simplement de croyants qui se trouvent ensemble, mais sont assemblés au Nom du Seigneur, sans autres motifs. Ce n'est pas leur zèle, leur piété, ou la doctrine qu'ils partagent qui font la force et la valeur de ce rassemblement ; ils sont là pour une personne, le Seigneur Jésus, dont ils reconnaissent l'autorité. 
               2/ La forme passive du verbe « sont assemblés » indique que toute initiative simplement humaine est exclue. C'est le Seigneur qui assemble les deux ou trois, par son Esprit. Cette personne divine exerce une force attractive seule capable de vaincre les différences, les divergences, les difficultés et les incompréhensions qui surviennent.
               3/ Il ne s'agit pas d'un rassemblement autour de mêmes idées, ni autour de vérités, si précieuses soient-elles. Une réunion sur la base de certains critères (comme celui de l'âge, pour une rencontre de jeunes pour lire la Parole) n'est pas non plus une réunion d'assemblée. Il s'agit d'être assemblés autour d'une Personne qui, dans sa majesté, a toute autorité et préséance.
               4/ Les « deux ou trois » assemblés en son nom, dans leur faiblesse, sont une expression de l'Assemblée qui comprend beaucoup d'autres croyants. C'est une souffrance d'être séparés d'eux. Ceux qui sont assemblés dans cet esprit embrassent dans leurs pensées tous les membres du corps de Christ qui sont aussi sur le coeur du Seigneur. Si la présence du Seigneur était pleinement appréciée et ressentie, n'aurait-elle pas un pouvoir d'attraction tel que nous serions plus nombreux autour de Lui ?
 
            Cette promesse de la présence du Seigneur est pour la foi un fait. En face d'un fait divin trois attitudes différentes peuvent se présenter :
               1/ Nous nous approprions ce fait, en jouissons et sommes conséquents avec la présence du Seigneur au milieu des siens ; notre attitude ainsi que nos pensées sont en accord avec Lui.
               2/ Nous sommes convaincus de ce fait dans nos têtes seulement, nous n'irions pas ailleurs. Mais il ne s'agit que de conviction et pas de foi ; nous ne sommes pas en mesure d'en tirer les conséquences ; alors nos pensées s'éloignent de Lui et le déshonorent.
               3/ Nous imitons l'attitude qui est requise par cette présence et sommes en danger de nous séduire nous-mêmes et les autres.
 
            Remarquons qu'il ne nous appartient pas d'estimer si oui ou non le Seigneur se trouve au milieu de tel ou tel groupe de croyants. L'Israélite d'autrefois savait que l'Eternel était là en voyant la nuée ou la colonne de feu.
 
            Le Seigneur est là comme une Personne vivante (cf. 1 Tim. 3 : 15), donc active au milieu des Siens. Je ne vais pas assister à une réunion mais je vais à un endroit où le Seigneur est présent ; Il vient là dans sa dignité céleste et glorieuse. Je sais que le Seigneur me fera goûter quelque chose d'irremplaçable qui répondra à mon besoin, connu de Lui seul. Sur tel ou tel point, je réviserai ma façon de vivre, car la vérité a un impact sur l'âme (alors que la connaissance seule « enfle »).
 
            « Simon Pierre, répondant, dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Et Jésus, répondant, lui dit : Tu es bienheureux, Simon Barjonas, car la chair et le sang ne t'ont pas révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre ; et sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle » (Matthieu 16 : 16-18).
          Nous sommes secoués, humiliés par la ruine et les brèches, mais n'oublions pas que le Seigneur travaille et produit des restaurations. Il a promis, à propos de son Assemblée, que « les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle ». Le mal, l‘homme ou Satan ne peuvent annuler le dessein divin. Rien ne peut mettre de côté la puissance du Seigneur en exercice pour son assemblée.
 
 
Conséquences pratiques de la présence du Seigneur au milieu des siens
 
            « Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne. Ainsi quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable à l'égard du corps et du sang du Seigneur. Mais que chacun s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe » (1 Corinthiens 11 : 26-28).
            Sachant que le Seigneur est là au milieu des siens, je me serai préparé à venir dans l'état convenable, ayant confessé et réglé ce qui doit l'être ; ainsi je ne regarderai pas à moi-même mais serai occupé de Lui et le culte pourra s'élever sans langueur.
 
 
            « Et les fils d'Israël campèrent à Guilgal ; et ils célébrèrent la Pâque, le quatorzième jour du mois, au soir, dans les plaines de Jéricho. Et dès le lendemain de la Pâque, ils mangèrent du vieux blé du pays, des pains sans levain et du grain rôti, en ce même jour-là. Et la manne cessa dès le lendemain, après qu'ils eurent mangé du vieux blé du pays ; et il n'y eut plus de manne pour les fils d'Israël ; et ils mangèrent du cru du pays de Canaan cette année-là » (Josué 5 : 10-12).
            Délivrés de l'Ange destructeur (à la Pâque), délivrés ensuite de l'esclavage de l'Egypte (au passage de la Mer Rouge), délivrés enfin d'eux-mêmes (à la traversée du Jourdain), les Israélites entrent dans le pays de la promesse et mangent du vieux blé du pays. Cette nourriture est une image de celle des croyants. Lorsqu'ils sont assemblés autour du Seigneur, c'est de Christ dans la gloire qu'ils sont occupés, étant liés à Lui, agréés en Lui, acceptés sans aucune ombre. « Comme il est, lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde » (1 Jean 4 : 17). N'oublions pas notre position céleste, ne retournons pas « en Egypte » en pensant uniquement à notre délivrance. Nous sommes assemblés autour de Christ maintenant glorifié.
 
 
            « Rendant grâces au Père qui nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour » (Colossiens 1 : 12-13).
            Nous avons une part céleste dans la lumière de la présence de Dieu qui éclaire nos âmes et nos coeurs. Nous jouissons des relations avec le Fils de l'amour du Père et apprenons à connaître ce lieu spirituel où règne l'amour du Père. Le Seigneur, présent au milieu des siens assemblés, nous montre quels sont les trésors de l'amour du Père. Là nous sommes loin de la terre, les « portes de notre coeur » étant fermées aux préoccupations d'ici-bas, dans le repos de l'amour. Et ce n'est certainement pas le fruit de nos propres efforts.
 
 
            «  Et la reine de Sheba vit la sagesse de Salomon, et la maison qu'il avait bâtie, et les mets de sa table, et la tenue de ses serviteurs, et l'ordre de service de ses officiers, et leurs vêtements, et ses échansons, et leurs vêtements, et la rampe par laquelle il montait dans la maison de l'Eternel, et il n'y eut plus d'esprit en elle ; et elle dit au roi : Ce que j'ai entendu dire dans mon pays sur tout ton état et sur ta sagesse était la vérité ; mais je n'ai pas cru leurs paroles, jusqu'à ce que je sois venue et que mes yeux aient vu ; et voici, on ne m'avait pas rapporté la moitié de la grandeur de ta sagesse, tu surpasses la rumeur que j'en ai entendue » (2 Chroniques 9 : 3-6).
            La reine de Sheba ne s'occupe plus de ses circonstances personnelles. Elle est entièrement captivée par le Roi, par ce qui manifeste sa gloire, son autorité et sa sagesse. De même, dans la présence du Seigneur, aspirons à être entièrement occupés de Lui ; que ces moments-là soient toujours plus fréquents et plus prolongés ! On y repense alors toute la semaine.
 
            «  Et il arriva que, comme il était à table avec eux, il prit le pain et il bénit ; et l'ayant rompu, il le leur distribua. Et leurs yeux furent ouverts, et ils le reconnurent ; mais lui devint invisible et disparut de devant eux. Et ils dirent entre eux : Notre coeur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu'il nous parlait par le chemin, et lorsqu'il nous ouvrait les écritures ? Et se levant à l'heure même, ils s'en retournèrent à Jérusalem, et trouvèrent assemblés les onze et ceux qui étaient avec eux » (Luc 24 : 30-33)
            Les disciples sont troublés, déstabilisés, leur espérance s'est évanouie. Ils s'engagent dans un chemin d'éloignement, mais dans sa grâce, le Seigneur a pitié d'eux et les accompagne un moment afin de les ramener. Sa parole a un puissant effet sur eux et rend leur coeur brûlant.
Mais ce qui leur fait faire demi-tour, c'est qu'Il se manifeste à eux en rompant le pain. Alors, tout change. Ils retournent à Jérusalem. La présence du Seigneur est une édification pour nos âmes. Venons aux réunions d'assemblée, car Il veut et peut produire des changements.
 
 
            «  Si donc l'assemblée tout entière se réunit ensemble, … si tous prophétisent, et qu'il entre quelque incrédule ou quelque homme simple, il est convaincu par tous, et il est jugé par tous, les secrets de son coeur sont rendus manifestes ; et ainsi, tombant sur sa face, il rendra hommage à Dieu, publiant que Dieu est véritablement parmi vous » (1 Corinthiens 14 : 23-25).
            La présence du Seigneur a aussi son effet sur les incrédules qui peuvent être saisis par des paroles venant directement de Lui.
 
 
            La présence du Seigneur au milieu des siens assemblés à son nom est une circonstance extraordinaire ! Ne perdons pas la saveur de ces moments. Soyons-y préparés, en « passant à la cuve d'airain », et ne prenons pas l'habitude des choses saintes sans être en état d'en jouir. Si nous étions convoqués par un roi ou une personnalité de premier plan, ne prendrions-nous pas soin des moindres détails pour nous préparer à cette entrevue ? Combien plus devrions-nous être véritablement prêts pour venir dans la présence de notre Seigneur Jésus Christ ! Ne réduisons pas non plus cette présence au strict terrain de rassemblement dans la séparation de tout mal. C'est avant tout pour le Seigneur, pour Le rencontrer, que nous venons dans sa présence.
 
 
                              Oui, là, Seigneur, ta présence se trouve,
                              Mettant le coeur en joie, en liberté,
                              Et dans la paix, tout fidèle en éprouve
                              Et le pouvoir et la réalité.
                                                                                  (H&C 20 :4)
 
 
                              Jésus leur dit : « Paix vous soit ! »
                              Et, par sa présence,
                              Les remplit, dans leur émoi,
                              D'une joie immense.
                              Au milieu des deux ou trois
                              Qui l'aiment, l'adorent,
                              Il est là, comme autrefois,
                              Pour ceux qui l'honorent.
                                                                                  (H&C 241 :2)


                                                                                                          A. Bt.