Méditations suivies : Notes sur l'épître aux Romains (11)

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NOTES SUR L'EPITRE AUX ROMAINS (11)
 
 
ROMAINS : chapitre 11

           1 – Un reste selon l'élection de la grâce : v. 1-15
           2 – Le témoignage de Dieu sur la terre : v. 16-32
           3 – « A lui soit la gloire éternellement ! » : v. 33-36


1 – Un reste selon l'élection de la grâce : v. 1-15      
 
            1.1 : Le rejet d'Israël est partiel et temporaire
 
                        Les chapitres 9 et 10 commencent et finissent de la même manière. L'apôtre montre son amour pour ses frères dans la chair, les Israélites (9 : 1-3 ; 10 : 1) désirant de tout coeur qu'ils soient sauvés. Mais hélas, la fin de ces 2 chapitres est bien triste. « Ils ont heurté contre la pierre d'achoppement » (9 : 32). Dieu a montré tant de compassion envers son peuple, cherchant à toucher son coeur : « Tout le long du jour j'ai étendu mes mains vers un peuple désobéissant… » (10 : 21). Le Seigneur Jésus n'a pas été reçu : « Il vint chez lui, et les siens ne l'ont pas accueilli » (Jean 1 : 11). Il semble que ce peuple, obstiné dans son refus d'écouter Dieu, a rempli toutes les conditions pour être rejeté !
                        Mais au 1er verset de ce chapitre, nous lisons : « Dieu aurait-il rejeté son peuple ? Absolument pas ! ». Cependant le jugement de Dieu doit s'exercer envers ce peuple qui a déclaré dans sa folie au sujet de Jésus, le Fils de Dieu : « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous » (Luc 19 : 14) et encore : « Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ! » (Matt. 27 : 25).
 
                        Le chapitre 65 d'Esaïe est remarquable ; si l'on s'arrêtait au verset 6, on pourrait dire que le jugement est inéluctable sur ce peuple. Mais la grâce et la miséricorde de Dieu sont là, et si Israël, comme peuple, s'est placé sous le gouvernement de Dieu, de sorte qu'il est mis de côté, Dieu ne veut pas le détruire : il « subsiste un reste selon l'élection de la grâce », dit l'apôtre (v. 5). L'évangile avait été annoncé aux Juifs qui étaient à Rome, et plusieurs étaient devenus chrétiens. Paul, qui était lui-même Israélite de naissance, était un exemple remarquable de ce que la grâce de Dieu avait accompli. Il n'y avait désormais plus aucune différence entre les Juifs et les gens des nations car la grâce de Dieu s'adressait à tous les hommes. Non, Israël n'était aucunement négligé dans la prédication de l'évangile !
 
                        Par les passages cités dans ces chapitres, nous voyons que Dieu montre comment sa grâce agissait déjà au temps de l'Ancien Testament. Dieu n'oublie pas ses promesses, et Il n'oublie pas son peuple ! (Es. 49 : 14 à 16). Voilà le Dieu fidèle de toute éternité ! De même que Dieu n'abandonne pas son peuple, Il n'oublie pas aujourd'hui son Eglise, même dans le triste état où elle se trouve.
 
                        « Seigneur, ils ont tué tes prophètes… moi, je suis resté seul… » (v. 3). La requête d'Elie est significative pour nous qui sommes si prompts à voir les défaillances chez les autres et à penser que nous sommes seuls à être fidèles ! Nous avons besoin de beaucoup d'humilité, de patience, de support. Ne pensons surtout pas que nous sommes meilleurs que nos frères ! Nous sommes tellement enclins à nous justifier de ce que nous faisons. Mais Dieu nous appelle à jouir de sa grâce, et nous ne serons amenés dans la gloire qu'à cause de l'oeuvre de Jésus. Alors, que valent nos oeuvres ? Elie pensait être resté tout seul fidèle à l'Eternel, mais Dieu vient lui dire : « Je me suis réservé sept mille hommes, ceux qui n'ont pas fléchi les genoux devant Baal » (v. 4 ; 1 Rois 19 : 18). Ce qui est terrible, c'est qu'Elie ne connaissait pas ces sept mille hommes que Dieu avait gardés pour qu'ils restent fidèles. Pourtant il savait bien qu'Abdias avait caché cent prophètes de l'Eternel devant la haine de Jézabel (1 Rois 18 : 13). Voilà ce qui arrive quand nous sommes découragés : nous accusons les autres et nous oublions que notre « moi » a été crucifié. Prenons garde à ne pas rejeter la faute sur les autres. Ce serait agir avec orgueil, ce fruit constant de notre vieille nature.
                        Mais signe remarquable de la grâce de Dieu, Elie a toutefois été enlevé au ciel sans passer par la mort (2 Rois 2 : 11). De plus, nous le retrouvons, des siècles plus tard, sur la montagne de la transfiguration parlant avec le Seigneur Jésus (Matt. 17 : 3).
 
                        « Or, si c'est par la grâce, ce n'est plus sur la base des oeuvres, autrement la grâce n'est pas la grâce » (v. 6). Israël cherchait à être justifié devant Dieu par des oeuvres de loi, et c'était impossible (v. 7). Mais la justice par la foi est accessible à tous. Tout est grâce et repose sur l'oeuvre de Christ à la croix. Ecoutons ce que Dieu dit pour recevoir dans nos coeurs la vraie grâce de Dieu ?
 
                        Il est remarquable de voir que l'endurcissement qui est arrivé à Israël est un jugement de Dieu (v. 10). Une telle attitude résulte du refus d'écouter : « Dieu parle une fois et deux fois, et l'on n'y prend pas garde… » (Job 33 : 14). Le pharaon d'Egypte a d'abord endurci son coeur : il refusait d'écouter. Finalement c'est Dieu qui a endurci le coeur de ce roi (Ex. 11 : 10). C'est très solennel !
                        Il est toujours vrai que si nous refusons d'écouter, notre coeur s'endurcit. D'un autre côté, c'est aussi la prétention qui endurcit et aveugle (Jean 9 : 41). C'est le cas lorsque le « moi » est mis en avant et que l'on est satisfait de soi, comme dans l'assemblée à Laodicée : « Je suis riche, je me suis enrichi, je n'ai besoin de rien… ». Le Seigneur doit lui dire : « Tu ne sais pas que toi tu es… pauvre, aveugle et nu… » (Apoc. 3 : 17).
 
 
            1.2 : Chute et acceptation d'Israël
 
                        Dieu est un Dieu de grâce mais c'est aussi un Dieu juste et saint. Il a cette prérogative de pouvoir tirer le bien du mal ! Ses plans sont merveilleux. Ainsi en mettant son peuple de côté pour un temps, Il permet que le salut soit offert à toutes les nations afin que sa grâce s'étende à tous les hommes. Mais Dieu reprendra un jour ses relations avec son peuple.
                        Le chapitre 37 d'Ezéchiel présente la résurrection du peuple d'Israël. A ce moment-là, Israël sera restauré ; Christ établira son règne de justice et de paix sur la terre entière, et l'Eglise qui aura été enlevée au ciel sera glorifiée avec Christ. « Il viendra pour être, dans ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru » (2 Thess. 1 : 10).
 
                        Il y a différentes dispensations. Ne mélangeons pas les choses : Israël et l'Eglise, la loi et la grâce, la terre et le ciel. Ne mettons pas Israël en opposition avec l'Eglise et ne confondons pas non plus l'Eglise avec Israël. Aujourd'hui, c'est encore le jour du salut et tous les peuples de la terre sont appelés à recevoir la grâce de Dieu en croyant à l'oeuvre de Christ accomplie à la croix. Mais lorsque l'Eglise sera enlevée au ciel, Dieu achèvera son oeuvre dans le coeur de son peuple terrestre, Israël, lequel sera béni et une bénédiction pour toutes les nations.
                        Mais combien la part de l'Eglise est précieuse, unie à Christ pour l'éternité !

                             Pour t'exalter, ô Fils du Père,
                             L'hymne des cieux et de la terre
                             Montera dans le sanctuaire
                             A toujours.
                     
                             Et l'Eglise, à son Chef semblable,
                             Témoin de ta grâce admirable,
                             Chantera ta grâce adorable
                             A toujours.

 
2 – Le témoignage de Dieu sur la terre : v. 16-32      
 
 
            La clé de cette partie du chapitre est au verset 25 : « Je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère… un endurcissement partiel est arrivé à Israël jusqu'à ce que la plénitude des nations soit entrée ; et ainsi tout Israël sera sauvé ».
            Il y a là trois étapes :
                        - Israël comme peuple n'a pas voulu écouter Dieu ; il s'est endurci et a rejeté son Messie. Il est mis de côté pour un temps.
                        - Pendant cette période, Dieu fait grâce à tous ceux qui croient en Jésus, qu'ils soient Juifs ou des nations. C'est le « temps de la grâce » qui dure jusqu'au moment où l'Eglise sera enlevée au ciel.
                        - Ensuite Dieu reprendra ses relations avec son peuple et celui-ci, repentant, reconnaîtra en Jésus son Messie. « Tout Israël sera sauvé » et Christ régnera sur la terre milléniale.
 
            Cette expression pourrait amener certains à penser que tous les hommes seront sauvés. Ce n'est pas juste ! Il s'agit du « reste » fidèle, appelé aussi le résidu, qui regardera vers « celui qu'ils auront percé » (Zach. 12 : 10). Dans la pensée de Dieu, il représentera tout Israël. « Il arrivera dans tout le pays, dit l'Eternel, que... un tiers y demeurera de reste... ils invoqueront mon nom, et moi, je leur répondrai ; je dirai : C'est ici mon peuple ; et lui, dira : L'Eternel est mon Dieu » (Zach. 13 : 9). De même, seuls ceux qui croient au Seigneur Jésus dans la repentance et la confession de leurs péchés seront sauvés. Il ne s'agit pas de faire « profession » de foi chrétienne, d'avoir été baptisé ou d'avoir son nom inscrit dans le registre d'une église pour être sauvé ! Il faut être de nouveau, être inscrit dans le livre divin de la vie, pour faire partie de la vraie Eglise, formée des rachetés et de ceux-ci seulement.
 
 
            2.1 : L'image de l'olivier et de ses branches
 
                        Lorsqu'Abraham entend l'appel de Dieu et y répond (Gen. 12), il croit ce que Dieu lui promet : c'est la racine qui soutient et nourrit l'olivier. Dieu a choisi Abraham et lui a fait des promesses dans lesquelles Il s'est engagé. C'est le côté de la grâce souveraine de Dieu : « Je ferai grâce à qui je ferai grâce… » (Ex. 33 : 19). « Quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva… selon sa propre miséricorde… » (Tite 3 : 4-5). C'est aussi ce que répète inlassablement le Psaume 136 : « Sa bonté demeure à toujours », une bonté qui pousse à la repentance (Rom. 2 : 4).
 
                        « Les prémices sont saintes » (v. 16). Cette grâce nous est assurée en Christ, le Premier-né d'entre les morts, l'homme saint par excellence « qui nous a rachetés de la malédiction de la Loi, étant devenu malédiction pour nous… afin que la bénédiction d'Abraham parvienne aux nations dans le Christ Jésus, afin que nous recevions, par la foi, l'Esprit promis… Il n'y a plus ni Juifs, ni Grecs ; il n'y a plus ni esclave, ni homme libre ; il n'y a plus ni homme, ni femme : car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus. Si vous êtes de Christ, vous êtes donc la descendance d'Abraham, héritiers selon la promesse (Gal. 3 : 13-14, 28-29). Oui, tout repose sur l'oeuvre que Christ a accomplie à la croix, que ce soit pour le salut de tout homme aujourd'hui, comme pour le rétablissement futur d'Israël : « Il viendra de Sion, le Libérateur ; il détournera de Jacob l'impiété » (v. 26-27). Il a fallu que Christ soit crucifié là, à Jérusalem pour porter les péchés de l'Israël repentant et les nôtres en son corps sur le bois de la croix. 
                        « C'est pourquoi, souvenez-vous qu'autrefois, vous les nations dans la chair, qui étiez appelés Incirconcision par ce qu'on appelle la Circoncision (circoncision faite de main dans la chair), vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés de tout droit de cité en Israël et étrangers aux alliances de la promesse… Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ. Car c'est lui qui est notre paix : des deux il en a fait un et a détruit le mur qui les séparait… afin de créer les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier avec Dieu tous les deux en un seul corps par la croix… Et il est venu, et a annoncé la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez loin et la bonne nouvelle de la paix à ceux qui étaient près » (Eph. 2 : 11-17). De ceux qui étaient loin - les nations - comme de ceux qui étaient près - les Juifs - tous ceux qui croient sont approchés par le sang de Christ et reçoivent ce droit d'être enfants de Dieu !
 
                        Il est donc parlé dans notre chapitre de deux oliviers : l'olivier cultivé qui représente Israël et l'olivier sauvage qui figure les croyants des nations. Du reste, comme le sont aussi, sous d'autres aspects, la vigne et le figuier, l'olivier est en général dans la Parole un type d'Israël. A cet égard, on peut citer le passage de Jérémie 11 ou l'olivier est personnalisé (v. 16, 17) et l'allégorie de Juges 9 qui mentionne la graisse de l'olivier (v. 8, 9). Que nous suggèrent l'huile, la sève et la graisse de cet arbuste ? N'est-ce pas pour nous, chrétiens, l'assurance de l'onction du Saint Esprit, de la vie éternelle et de la bénédiction fondée sur l'oeuvre de Christ ?
                        Il est dès lors question de greffer l'olivier sauvage sur cet olivier cultivé, les nations sur Israël, dont les racines et le tronc représentent les promesses faites aux pères. Chose remarquable cette greffe de branches sauvages sur le tronc franc est contre nature puisque, habituellement, c'est l'inverse qui se pratique ! A cause de la désobéissance et de l'incrédulité, les branches de l'olivier cultivé, la descendance d'Israël, ont été arrachées. Celles de l'olivier sauvage, nous les nations, ont alors été greffées sur le tronc des promesses divines.
                        Mais l'apôtre prévient tout de suite ce qui pourrait être la terrible prétention de ceux qui penseraient avoir ainsi pris la place d'Israël : « Ne t'enorgueillis pas, mais crains » (v. 20). C'est là un avertissement sérieux pour nous qui avons tant reçu, qui avons ce privilège d'avoir la Parole de Dieu entre nos mains et d'avoir été enseignés dans les vérités de cette Parole. Quel mérite avons-nous de posséder de tels privilèges ? En tout cas notre responsabilité est grande ! Nous lisons encore au verset 25 : « Afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux ». Nous avons besoin d'apprendre à être humbles, à rester simples dans nos coeurs pour recevoir la Parole, la croire, et mettre en pratique ce que nous avons appris à connaître.
 
                        « Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu… autrement, toi aussi, tu seras coupé… » (v. 22). Il ne s'agit pas là d'un véritable enfant de Dieu, mais d'un professant qui porte le nom de chrétien sans avoir la vie de Dieu. De façon globale, ce qui sera coupé et jeté dehors sera la fausse église formée de ceux qui n'ont qu'une religion sans la vie divine ; ils formeront « la ville Babylone » dont le jugement est décrit en Apocalypse 18 : L'ange « cria d'une voix puissante : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! » (v. 2).
 
 
            2. 2 : « Les dons de grâce et l'appel de Dieu sont irrévocables »
 
                        Personne ne pourra entrer dans la félicité du ciel en dehors de ceux qui ont reçu le Seigneur Jésus et lui appartiennent. « A tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le droit d'être enfants de Dieu, c'est-à-dire à ceux qui croient en son nom » (Jean 1 : 12). Alors pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, il n'y a plus aucune condamnation, avons-nous vu au début du chapitre 8. Dieu est fidèle et il ne manque jamais à ce qu'il a promis, « car les dons de grâce et l'appel de Dieu sont irrévocables » (v. 29). Quelle miséricorde que celle de Dieu envers les hommes !
 
                        « Dieu n'est pas un homme, pour mentir, ni un fils d'homme, pour se repentir… Selon ce temps il sera dit de Jacob et d'Israël : Qu'est ce que Dieu a fait ? » (Nom. 23 : 19, 23). Alors même que le peuple d'Israël a été désobéissant et n'a pas écouté la voix de l'Eternel, Dieu accomplit néanmoins sa promesse. Il se sert même de cette désobéissance pour exercer sa miséricorde à l'égard de tous les hommes avec le désir de faire grâce à tous : « Dieu les a tous renfermés dans la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous » (v. 32). Cette grâce merveilleuse occupe-t-elle nos coeurs, les remplit-elle de louange à la gloire de Dieu et à la gloire du Seigneur Jésus ?
                        « Que le Christ habite par la foi, dans vos coeurs… afin que vous soyez capables… de connaître l'amour du Christ qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis jusqu'à toute la plénitude de Dieu » (Eph. 3 : 17). Voilà ce que sont les richesses insondables du Christ. Elles sont la part de tous les rachetés.
 
 
3 – « A lui soit la gloire éternellement ! » : v. 33-36   
 
 
            Dieu est fidèle pour accomplir ce qu'Il a promis Nous comprenons que ce chapitre se termine sur une note de louange et d'adoration devant la grandeur des pensées et des conseils divins.
            Nous pouvons dire avec l'apôtre : « O profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! » (v. 33). Oui, « ses jugements sont insondables », ses pensées sont bien au-dessus de nos pensées, et ses voies ne sont pas nos voies !
            « Qui a mesuré les eaux dans le creux de sa main, et réglé les cieux avec l'empan, et mesuré dans un boisseau la poussière de la terre ?… Qui a dirigé l'Esprit de l'Eternel, et l'a instruit comme l'homme de son conseil ? Avec qui a-t-il tenu conseil, et qui lui a donné de l'intelligence, et l'a instruit dans le sentier du juste jugement, et lui a enseigné la connaissance, et lui a fait connaître le chemin de l'intelligence ? …Levez les yeux en haut, et voyez ! Qui a créé ces choses, faisant sortir par nombre leur armée ? Il les appelle toutes par nom. Par la grandeur de son pouvoir et de sa force puissante, pas une ne manque … Ne sais-tu pas, n'as-tu pas entendu, que le Dieu d'éternité, l'Eternel, créateur des bouts de la terre, ne se lasse pas et ne se fatigue pas? On ne sonde pas son intelligence » (Es. 40 : 12-14, 26, 28). Dieu est incomparable, nous admirons sa grandeur dans l'oeuvre de la création, et combien plus encore dans celle de la rédemption.
 
            « Qui lui a donné le premier, pour qu'il lui soit rendu ? » (v. 35). Dieu est celui qui donne, et que pourrions-nous apporter à Dieu à qui appartiennent toutes choses ? Comme David nous pouvons dire : « Tout vient de toi, et ce qui vient de ta main, nous te le donnons » (1 Chr. 29 : 14). 
            « Tout ce qui nous est donné de bon, et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, en qui il n'y a pas de variation ni d'ombre de changement  » (Jac. 1 : 17).
            « Grâces à Dieu pour son don inexprimable » (2 Cor. 9 : 15) !
 
            La louange s'élève du coeur de l'apôtre en considérant ce que Dieu a fait, l'infini de sa grâce et de son amour à l'égard de sa créature, et il peut s'écrier : « Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! A lui la gloire éternellement ! Amen » (v. 36).
 
            On aurait pu penser que l'épître aux Romains allait s'arrêter là, sur un tel accent de louange. Mais Dieu vient dire maintenant : Vous connaissez ces choses, les croyez-vous vraiment et êtes-vous prêts à les mettre en pratique ? Le Seigneur Jésus avait dit à ses disciples : « Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites » (Jean 13 : 17). Aussi avons-nous dans les chapitres qui suivent des exhortations pratiques qui concernent notre vie quotidienne avec cette certitude que, pour y répondre en quelque mesure, nous pourrons toujours compter sur les compassions de Dieu (12 : 1).