Méditations suivies : Notes sur l'épître aux Romains (6)

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NOTES SUR L'EPITRE AUX ROMAINS (6)
 
 
ROMAINS : chapitre 6

      1 – Le croyant, mort avec Christ : v. 1-11
      2 – Vivre pour Dieu : v. 12-23 
      
 
1 – Le croyant, mort avec Christ : v. 1-11       
 
            1.1 : Morts au péché, morts avec Christ
 
                        L'homme cherche toujours à inventer des raisonnements pour justifier sa façon de faire, et en particulier pour faire passer la grâce de Dieu pour ce qu'elle n'est pas. Mais si nous sommes justifiés gratuitement par la grâce (3 : 24), il a fallu que Christ en paie le prix. Il a porté nos péchés à la croix pour que la justice de Dieu soit satisfaite. Alors si nous pensons aux souffrances que Christ a endurées, à sa mort sur la croix, pourrons-nous dire que, volontairement, nous allons pécher afin que la grâce abonde ? « Absolument pas ! » (v. 1), répond l'apôtre Paul.
                        Ces versets nous apprennent que nous sommes morts avec Christ et que nous sommes aussi ressuscités avec Lui. En même temps, nous réalisons que nous sommes encore dans notre corps misérable et avec l'apôtre, nous pouvons dire : « Misérable homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? » (7 : 24).
                        La grâce de Dieu et sa justice sont étroitement liées, parce que la grâce divine n'est pas de la tolérance. Dieu ne peut supporter le péché, il a « les yeux trop purs pour voir le mal » (Hab. 1 : 13) ; s'il peut user de grâce envers le pécheur c'est parce que sa justice a été satisfaite par l'oeuvre de Christ à la croix. Mais Dieu ne tolère jamais le péché, pas plus chez le croyant que chez l'incrédule ! C'est pourquoi nous ne pouvons jamais prendre prétexte de la grâce pour admettre le péché.
                        Dieu ne cherche pas non plus à améliorer l'homme. La preuve a été faite que l'homme ne peut rien faire de bon pour Dieu. Dieu a dû déclarer : « Finissez-en avec l'homme… » (Es. 2 : 22), et Il en a fini avec lui lorsque Christ est mort pour nos péchés. La croix est la fin de l'homme en Adam. C'est pourquoi nous lisons à deux reprises que nous sommes morts : « Nous… sommes morts au péché » (v. 2) ; « nous sommes morts avec Christ » (v. 8). Ce n'est pas laissé à notre appréciation. C'est un fait ! Et la conséquence c'est que nous sommes appelés à le réaliser pratiquement dans notre vie : « De même vous aussi, considérez-vous vous-mêmes comme morts au péché… » (v. 11).
                        Si, quant à nous, nous sommes morts au péché, celui-ci n'a pas disparu pour autant ! C'est pourquoi nous devons être vigilants et ne pas laisser au péché l'occasion de nous atteindre. C'est pour cela qu'il faut comprendre et réaliser que nous sommes morts. Le péché ne peut rien sur un mort !

 
            1.2 : Identifiés avec Christ
 
                        Le baptême est introduit ici comme le signe de notre mort avec Christ (v. 3). Mais il ne sauve pas ; c'est par la grâce, par le moyen de la foi que nous sommes sauvés (Eph. 2 : 8) ; le baptême n'est pas un simple rite dénué de sens ! L'eau du baptême est une image du jugement, de la mort. Il en est question dans la Parole, par exemple, en rapport avec le peuple d'Israël lors de la traversée de la Mer Rouge (1 Cor. 10 : 2). Christ a, lui aussi, traversé ces eaux de la mort (Ps. 42 : 7 ; Ps. 69 : 1, 15 ; Jon. 2 : 4, 6).
                        Il ne s'agit pas d'améliorer l'homme. Même les bonnes résolutions que nous pouvons prendre, et tous nos efforts, ne valent rien. Tout cela est charnel. Mais il faut croire que nous sommes morts ; la vie de Dieu pourra alors être manifestée dans notre corps ; des fruits seront portés pour Sa gloire.
                        Pour le chrétien la mort précède la vie. Il faut mourir pour pouvoir naître de nouveau. L'homme en Adam, notre vieil homme, est mort à la croix de Christ. C'est ainsi que Dieu nous voit. Mais Il nous voit aussi maintenant vivants avec Christ d'une vie nouvelle, celle de Christ. Nous sommes en Lui, « identifiés avec lui dans la ressemblance de sa mort… et aussi dans la ressemblance de sa résurrection ». Cette identification est soulignée par la répétition de l'expression « avec lui » (v. 4, 5, 6, 8). Et la conséquence est : « afin que… nous aussi nous marchions en nouveauté de vie ». Remarquons que le « si » (v. 5, 8) signifie « puisque ». Ce n'est pas un doute, c'est une certitude, c'est un fait que nous saisissons par la foi - c'est Dieu qui le dit.
                        En fait le chrétien est un être complexe. Deux hommes vivent en lui : le vieil homme, que nous avons par naissance comme descendant d'Adam, et le nouvel homme, issu de la nouvelle naissance et qui vit de la vie de Christ (Gal. 2 : 20 ; Eph. 4 : 22-24).
                        Le « corps du péché » (v. 6), c'est le vieil homme en tant qu'instrument dont Satan se sert. Le péché se manifeste dans notre corps si nous laissons le vieil homme agir. Si nous ne le maintenons pas dans la mort, alors le péché se traduira inévitablement en actes mauvais. Mais si cet instrument que le diable utilise est mis de côté, nous ne servirons plus le péché. Notre corps sera alors l'instrument du nouvel homme au service de Dieu. Dans ce but nous avons besoin de demeurer en Christ, d'être occupés de Lui, de son amour, de ce qu'Il est et de ce qu'Il a fait pour nous ; c'est ainsi seulement que nous pouvons porter du fruit pour Dieu (Jean 15).
 
 
            1.3 : Conséquences pratiques de notre identification avec Christ
 
                        Jusqu'au verset 10, nous trouvons notre position en Christ : « identifiés avec lui dans la ressemblance de sa mort… aussi dans la ressemblance de sa résurrection ». C'est ce que nous apporte l'oeuvre parfaite de Christ.
                        A partir du verset 11, suivent les conséquences pratiques : comment le réalisons-nous pratiquement dans notre vie ? C'est pourquoi nous lisons maintenant : « De même vous aussi, considérez-vous vous-mêmes comme morts au péché, mais pour vivants à Dieu dans le Christ Jésus » (v. 11). Nous apprenons, de la même manière, quelles sont les conséquences pratiques de notre position : « Mortifiez donc vos membres… revêtez-vous… » (Col. 3 : 5, 12).
                        Il faut simplement laisser les choses qui sont de la mort pour recevoir celles de la vie. Le Seigneur nous a laissé un modèle, et que voyons-nous en Lui ? L'homme selon le conseil de Dieu, faisant toujours les choses qui plaisent à Dieu et toujours en joie devant Lui. Puisque nous avons été identifiés avec Christ, appliquons-nous à marcher dans ces choses qui sont la manifestation de la vie nouvelle, et abandonnons les choses vieilles qui ne sont d'aucun profit. Ce n'est jamais par nos propres efforts que nous y parviendrons, mais uniquement avec le secours du Saint Esprit.
                        Si nous réalisons que nous sommes morts, nous ne pécherons pas. En effet, que peut faire un mort ? Rien ! Le péché ne peut plus le toucher. Malheureusement nous nous laissons facilement aller au lieu de nous tenir effectivement pour morts !
                        « Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel… » (v. 12).  Pour cela il faut être soumis au Seigneur dans l'amour ; notre amour répond au sien. Le Seigneur sait de quoi nous sommes faits et que, comme Pierre, nous pouvons nous détourner de Lui. Mais le Seigneur déclare aussi : « Sanctifie-les par la vérité : ta Parole est la vérité » (Jean 17 : 16-17).
                       
 
2 – Vivre pour Dieu : v. 12-23 
 
            2.1 : Livrez-vous vous-mêmes à Dieu

                        « Livrez-vous vous-mêmes à Dieu… » (v. 13). Il y a là, pour chaque croyant, quelque chose à faire, un engagement à prendre, une consécration à entretenir, en demeurant attaché au Seigneur et en gardant la Parole.
                        La croix de Christ n'a pas éliminé le péché. On voit bien que le péché règne encore sur la terre et l'injustice aussi. Il y aura un temps où la justice règnera sur la terre : ce sera pendant le Millénium. Puis, durant l'état éternel, la justice habitera. Mais aujourd'hui, au milieu d'un monde dans lequel le péché et l'injustice règnent, le chrétien est appelé à montrer que, dans son corps, ce n'est pas le péché qui règne, mais l'obéissance et la justice. Le chrétien a été libéré de l'esclavage du péché pour se consacrer à Dieu, pour se livrer lui-même à Lui. C'est une question de coeur ! Ce n'est pas l'obligation de suivre une loi qui nous contraindrait à faire ceci ou à ne pas faire cela, mais faire ce qui plaît à Dieu parce que nous L'aimons et nous aimons Celui qui s'est donné pour nous.
                        « Ne livrez pas vos membres au péché comme instruments d'injustice, mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu… et vos membres à Dieu, comme instruments de justice » (v. 13). Nous trouvons une belle illustration de ces vérités dans l'histoire de la purification du lépreux en Lévitique 14 (v. 14-18). Il fallait répandre le sang, qui nous parle de jugement et de mort, sur l'oreille, la main, le pied ; puis il fallait verser l'huile, symbole de l'Esprit Saint dans les Ecritures, sur ces mêmes membres ; enfin, le reste de l'huile était versé sur sa tête, image d'une consécration totale. Ainsi doit-il en être de notre vie tout entière : ce que nous écoutons (l'oreille), ce que nous faisons (la main), notre marche (le pied), tout doit être placé sous le sang (nous sommes morts au péché) et sous l'huile (la puissance de l'Esprit qui manifeste la vie de Dieu en nous). C'est exactement aussi ce que dit Paul aux Colossiens : « Quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus… » (Col. 3 : 17).

 
            2.2 : Obéir de coeur
                       
                        Au verset 17, il est dit : « Vous avez ensuite obéi de coeur… » Il est important d'être convaincu par la Parole de nous laisser instruire par elle et d'avoir notre coeur engagé à la mettre en pratique. Alors nous ne nous laisserons pas aller ni surprendre par la convoitise pour succomber au péché (Jac. 1 : 13-15). Pour avoir la victoire, demeurons près de Christ et Lui nous gardera.
                        Ces versets décrivent l'expérience de l'affranchissement. Nous étions esclaves du péché, de Satan et nous faisions ce que nous dictait ce mauvais maître ! Mais Christ est venu pour nous délivrer de cet esclavage et nous rendre libres. C'est pour que nous puissions alors, de coeur et librement, devenir « esclaves de Christ » comme les apôtres aimaient à se nommer. Tout cela nous a été acquis par l'oeuvre de Christ. Christ nous a amenés avec Lui jusque dans le ciel et nous pouvons jouir librement de sa grâce. Et c'est bien dans la mesure où nous goûterons cette grâce et cette délivrance que nous n'aurons plus de goût pour les convoitises et les choses vaines de ce monde. Nous en avons été libérés, nous n'y sommes plus asservis.
                        On est esclave de celui par qui on est vaincu ! Si nos coeurs se laissent porter à toutes sortes de vanités, nous nous laisserons asservir par le péché. C'est pour cela que nous sommes exhortés à nous tenir pour morts ! Regardons à Christ et à son oeuvre parfaite ; c'est Lui qui captivera notre coeur.
                        L'apôtre déclare : « Quoi donc ! Allons-nous pécher, parce que nous ne sommes pas sous la Loi, mais sous la grâce ? – Absolument pas ! » (v. 15). Non, cela n'est pas possible ! Sans doute, obéir à une loi est quelque chose de contraignant. Mais si nous sommes sous la grâce, la vie nouvelle qui est en nous aspire à ce qui plaît au Seigneur et nous faisons les choses par amour pour le Seigneur, et ce n'est pas pénible ! Lorsque l'apôtre veut parler aux Corinthiens des paroles ineffables qu'il a entendues dans le ciel, il dit : « Je connais un homme en Christ » (2 Cor. 12 : 2). Voilà notre place : « en Christ ». C'est bien dans la vraie grâce de Dieu que nous sommes. C'est en elle que nous sommes appelés à vivre tous les jours. 

           
            2.3 : Affranchis du péché, esclaves de la justice

                        Ces versets s'adressent à des chrétiens. Un incroyant est esclave du péché et il pèche sans peut-être même s'en rendre compte ! Même le meilleur des hommes ne peut rien faire qui plaise à Dieu parce qu'il est pécheur. Mais quand un homme prend conscience de son état de pécheur devant Dieu, il crie à Lui pour être sauvé ; il est alors affranchi du péché et rendu capable de faire les bonnes oeuvres qui sont selon Dieu.
 
                        Il est de toute importance de réaliser notre mort au péché. C'est cela l'affranchissement. Chaque fois que nous laissons notre vieille nature se manifester, nous péchons. Malheureusement nous savons tous que nous péchons chaque jour de plusieurs manières, et l'apôtre Jean déclare que si nous disons que nous n'avons pas péché, nous faisons Dieu menteur ! Toutefois, il y a une différence entre celui qui pèche accidentellement et celui qui « pratique le péché ». Ce dernier est « esclave du péché » et il y trouve même son plaisir. Mais nous avons besoin d'être rendus attentifs à la gravité du péché. Il n'y a pas de petit péché et de grand péché. Le péché quel qu'il soit est horrible aux yeux de Dieu. Par exemple, un regard malsain qui se porte sur une affiche immorale et s'y attarde, voilà un péché qui nous souille.
 
                        On peut poser la question : Qu'est ce que le péché ? C'est faire le mal, laisser agir notre propre volonté. Nous pouvons pécher par ignorance, mais aussi sciemment, volontairement, par désobéissance.
                        « Celui qui pratique le péché est du diable… quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché… » (1 Jean 3 : 4-9).
                        Pratiquer le péché, c'est se laisser asservir par le diable qui veut nous enchaîner. Le Seigneur a dit : on ne peut pas servir deux maîtres ! Mais quelle grâce de ce qu'ayant été affranchis du péché, nous ayons changé de maître pour être à Celui qui nous aime et nous a délivrés ! Affranchis du péché, nous sommes maintenant asservis à Dieu et nous nous appliquons à pratiquer la justice dans l'obéissance à la volonté de Dieu et par amour pour Lui.
 
                        On peut résumer ainsi tout ce passage : autrefois nous étions esclaves du péché, pratiquant l'injustice et le péché, marchant dans les ténèbres avec pour maître Satan. Maintenant, affranchis du péché, justifiés et purifiés, pratiquant la justice, dans l'obéissance, nous marchons dans la lumière, avec Jésus pour maître.
                        Ce qui change tout, c'est que nous sommes maintenant en Christ !
 
                        Cette expression : « affranchis du péché » répétée deux fois (v. 18, 22), montre qu'il s'agit de quelque chose de passé, d'un fait accompli. Identifiés avec Christ, nous le sommes dans sa mort, et parce que nous sommes morts, nous le sommes au péché. Mais étant aussi identifiés avec Christ dans sa résurrection, nous sommes maintenant vivants à Dieu. C'est un fait que nous saisissons par la foi. Alors il y a une conséquence pratique : « Livrez-vous vous-mêmes à Dieu… et vos membres comme instruments de justice… Car ainsi que vous avez livré vos membres comme esclave à l'impureté et à l'iniquité…livrez maintenant vos membres comme esclaves à la justice pour la sainteté ». Il est remarquable que cela nous concerne tout entiers : « vous-mêmes », mais aussi dans le détail : « vos membres ».
                        Nous pouvons reconnaître dans ces versets (1 Cor. 6 : 13-20 ; Eph. 4 : 22-32 ; Col. 3 : 5-14) que nos mauvaises tendances ressurgissent facilement dans notre vie.  Nous avons « à mortifier » nos membres c'est-à-dire les tenir dans la mort. Nous avons en même temps à revêtir ces caractères qui sont le fruit de la vie nouvelle : « …portant toujours, partout, dans le corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, aussi, soit manifestée dans notre corps » (2 Cor. 4 : 10-11).
 
                        En pratique, nous avons donc des choses dont nous devons nous débarrasser et des choses que nous avons à revêtir. Par exemple, ôter les racines d'amertume qui montent dans notre coeur et nous pardonner l'un l'autre. Ce qui concerne notre vie personnelle retentit dans la vie de l'assemblée. Combien de fois nous restons en deçà de ce que le Seigneur a fait pour nous et ne vivons pas de cette vie nouvelle pratiquement ! « Revêtez-vous de l'amure complète de Dieu, pour pouvoir tenir ferme contre les artifices du diable…Tenez donc ferme… » (Eph. 6 : 10-11, 14). Toutes ces ressources, nous les avons dans le Seigneur par sa grâce. Il faut réaliser ce qu'Il disait à ses disciples : « Séparés de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15 : 5). C'est en demeurant en Lui, en goûtant sa grâce, que nous pourrons manifester sa vie dans la nôtre.
 
                        Un bel exemple est donné par les Thessaloniciens qui s'étaient détournés des idoles « pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils…Jésus » (1 Thes. 1 : 9-10).
                        Comment se revêtir de ces choses et ne pas se laisser prendre par la convoitise et le péché ? C'est en nous appliquant à marcher par l'Esprit, avec cette puissance qui nous est donnée, à la fois pour crucifier la chair avec les passions et les convoitises, et porter le fruit de l'Esprit (Gal. 5 : 16-25). « Fuis les convoitises…et poursuis la justice, la foi, l'amour, la paix… » (2 Tim. 2 : 22) .
 
                       
            2.4 : Autrefois, la mort ; maintenant, la sainteté
 
                        Il y a un contraste très fort entre les versets 20-21 et 22. D'un côté notre situation ancienne - esclaves du péché, de ses fruits dont maintenant nous avons honte et qui conduisent à la mort (Jac. 1 : 14-15) ; d'un autre côté, « ayant été affranchis du péché et asservis à Dieu », un fruit dans la sainteté, et pour aboutissement la vie éternelle.
                        « ...Nous avons été sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes… Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10 : 10, 14).
                        « Et quelques-uns de vous, vous étiez tels ; mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés… » (1 Cor. 6 : 11) : Tout cela nous le recevons par la foi en l'oeuvre de Christ, comme un don de la grâce de Dieu, et nous sommes dans cette position parce que nous avons été « identifiés » avec Christ.
 
                        Nous avons l'exemple de la femme pécheresse de Jean 8. Par son péché, elle méritait la mort. Mais en Jésus la grâce intervient et le Seigneur lui dit : « Moi non plus je ne te condamne pas », puis Il ajoute : « Va, dorénavant, ne pèche plus » (v. 11).
 
                        Mais comment ne plus répondre aux sollicitations de la chair et des convoitises, et porter du fruit pour Dieu ? Il faut réaliser pratiquement que nous avons été crucifiés avec Christ, et demeurer en Lui. Si nous sommes « cachés » en Christ, le mal ne peut nous atteindre. Sachons donc entretenir cette communion avec Lui et restons constamment près de Lui.
 
 
            2.5 : « Pour aboutissement la vie éternelle »
 
                        Le verset 23 résume clairement l'enseignement de l'apôtre ; il fait briller la grâce de Dieu en mettant en contraste :
 
                                    - le salaire du péché, la mort, rappel de la sentence prononcée en Eden (Gen. 2 : 17).
                                    - le don de grâce de Dieu, la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur.
 
                        « Affranchis du péché… pour aboutissement la vie éternelle » : si nous avons cru, la vie éternelle nous l'avons en Jésus. Ce que Dieu nous prodigue est toujours lié au Seigneur Jésus, c'est par Lui que nous sont accordées toutes les bénédictions divines.
                        « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils… » (1 Jean 5 : 11). C'est un don de sa part : « Le don de grâce de Dieu, c'est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (v. 23) ; c'est indépendant de ce que nous sommes dans notre vie. En revanche, c'est dans la mesure où nous sommes obéissants au Seigneur que nous jouissons de cette grâce.