Méditations suivies : l'évangile de Jean (13a)

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NOTES SUR L'EVANGILE DE JEAN (13a)
 
 
CHAPITRE 13 (v. 1-20)
 
            Dans les chapitres 13 à 17, le Seigneur invite les siens qu'Il va quitter à goûter l'amour de son coeur. Avant d'aller à la croix, Il veut enseigner ses disciples, fortifier leur foi et les amener à jouir d'une pleine communion avec Lui.
            Cette section de l'évangile commence par l'épisode du lavage des pieds. Le Seigneur Jésus pense aux siens, et non à Lui-même, alors que les souffrances et la mort de la croix sont devant Lui. Il veut laisser à ses disciples un gage de son amour en leur lavant les pieds pour qu'ils puissent avoir « une part » avec lui, et qu'ensuite ils fassent de même les uns envers les autres.
 
 
 
1 – Amour et haine : v. 1-2
 
 
            1. 1 « Jésus… les aima  jusqu'à la fin » (v. 1)
 
                        La fête de Pâque approchait (11 : 55 ; 12 : 1 ; 13 : 1). Celui qui avait été vu au début de cet évangile comme « l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » allait être sacrifié (1 Cor. 5 : 7).
                        Le Seigneur savait toutes choses à l'avance (v. 1, 3) ;  si la croix se dressait maintenant sur son chemin, Il entrevoyait au-delà la gloire qui l'attendait auprès du Père. La mort de la croix n'était pas une fin, mais il fallait qu'Il passât par là ; c'était pour cela qu'Il était venu sur la terre, avons-nous vu au chapitre précédent. Mais ce n'était qu'un passage pour remonter dans la gloire, vers son Père. Pour lui l'heure était venue de « passer de ce monde au Père »,  comme Il le déclarera encore un peu plus loin : « Je suis sorti d'auprès du Père et je suis venu dans le monde ; et de nouveau je laisse le monde, et je m'en vais au Père » (16 : 28).
                        Le Seigneur était venu pour faire connaître le Père (1 : 18), pour faire sa volonté et accomplir son oeuvre (4 : 34) et Il allait pouvoir dire : « J'ai achevé l'oeuvre que tu m'as donnée à faire (17 : 4).
                        L'amour du Seigneur pour les siens est un amour infini qui ne se laisse en rien arrêter ni altérer : « Jésus… ayant aimé les siens qui étaient dans le monde les aima jusqu'à la fin » (v. 1). « L'amour est fort comme la mort… Beaucoup d'eaux ne peuvent éteindre l'amour, et des fleuves ne le submergent pas » (Cant. 8 : 6-7).
                        « Sion a dit : L'Eternel m'a abandonné, et le Seigneur m'a oublié !... Mais moi, je ne t'oublierai pas. Voici,  je t'ai gravée sur les paumes de mes mains » (Es. 49 : 14-15).
 
 
            1. 2 La pensée inique de Judas (v. 2)
 
                        Le verset 2, comme une parenthèse, est une remarque solennelle au sujet de Judas. Ce disciple avait été parmi les douze disciples, il avait suivi le Seigneur tout au long de son chemin, il avait entendu ses enseignements et vu ses miracles. Il était aimé de Jésus du même amour que les autres disciples, et Jésus va aussi lui laver les pieds. Quel amour et quelle grâce qui auraient dû toucher son coeur !
                        Mais Judas avait laissé une idole, l'amour de l'argent, s'installer dans son coeur. Et celle-ci, amenée par Satan, a pris de plus en plus de place dans son coeur. « Le diable ayant déjà mis dans le coeur de Judas…de le livrer » ; il sera dit bientôt : « alors Satan entra en lui » (v.  27). Par un enchaînement tragique, le diable va conduire ce pauvre disciple à trahir son maître, puis à s'en aller vers une fin épouvantable.
                        Avertissement des plus sérieux, qui est là aussi pour nous, à ne pas laisser une idole, quelle qu'elle soit, prendre possession de notre coeur. Nous ne savons pas où cela peut nous conduire. La Parole de Dieu nous avertit : « Chacun est tenté étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; ensuite la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, une fois commis, produit la mort » (Jac. 1 : 14-15). C'est pourquoi, il nous faut veiller sur notre coeur, fuir les convoitises, et prendre garde à l'injonction de l'apôtre Jean : « Enfants, gardez-vous des idoles » (1 Jean 5 : 21).
 
 
 
2 – Le Seigneur lave les pieds de ses disciples : v. 3-11
 
 
                        Maintenant, le Seigneur va s'occuper de ce service d'amour : laver les pieds de ses disciples. La signification de ce geste est donnée au verset 8 : « Si je ne te lave, tu n'as pas de part avec moi ». « Avoir une part » avec Jésus, c'est goûter sa communion, c'est jouir de sa présence et de tout ce qu'elle est pour nous. Mais cette communion est incompatible avec la souillure ; c'est pourquoi nous avons besoin d'avoir nos pieds lavés.
 
 
            2. 1 L'amour qui sert (v. 3-5)
 
                        Le Seigneur s'abaisse pour laver les pieds de ses disciples, mais l'évangile met en évidence la grandeur et la gloire de celui qui se met ainsi aux pieds de ses disciples. « Qui est  le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Or moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Luc 22 : 27).
 
                        Les versets 4 et 5 montrent sept actions successives de l'activité parfaite du Seigneur Jésus envers les siens : Il se lève du souper, il met de côté ses vêtements, il prend un linge, il le serre autour de sa taille, il verse de l'eau dans le bassin, il lave les pieds de ses disciples, il les essuie avec le linge dont il était ceint.
                        Recevons instruction ; laissons-nous enseigner par cet exemple que le Seigneur nous donne. Si nous devons aller vers notre frère pour un service d'amour, apprenons d'abord à laisser de côté les choses de la vie, débarrassons-nous de nos prétentions, de ce qui se voit de nous, et mettons autour de nos reins la ceinture de la vérité (Eph. 6 : 14). Utilisons l'eau de la Parole efficace par la puissance du Saint Esprit ; soyons gardés de nos propres pensées, de notre sagesse, de nos raisonnements. Enfin prenons le temps d'essuyer ses pieds avec soin sans nous hâter d'en finir.
 
 
            2. 2 L'incompréhension de Pierre (v. 6-8)
 
                        Pierre, lui, ne comprend pas cette attitude de Jésus et il s'offusque : « Seigneur, tu me laves les pieds, toi ? » ; puis il affirme : « Non, tu ne me laveras jamais les pieds ! ».  Mais le Seigneur le reprend avec douceur, lui explique ce qu'Il fait, et la nécessité de ce service d'amour sans lequel il ne peut pas avoir de part avec Lui.
                        Le livre de l'Exode parle de ce lavage permanent que devaient effectuer Aaron et ses fils avant d'entrer dans la tente d'assignation pour faire le service. « Ils laveront leurs mains et leurs pieds » (30 :17-21). Mais il y avait eu auparavant, lors de leur consécration, le lavage complet avec de l'eau (Ex. 29 : 1, 4). Nous retrouvons ici la même pensée d'un lavage entier, fait une fois, qui rend propre pour la présence de Dieu, et ensuite le lavage à la cuve d'airain pour une sanctification permanente, en statut perpétuel, de leurs actions et de leur marche.
                        Pierre comprendra véritablement la nécessité de cette purification morale, le jour de la résurrection du Seigneur (Luc 24 : 34) ; Jésus rencontre alors personnellement son disciple avant qu'ait lieu, quelques jours plus tard, sa restauration publique (Jean 21 : 15-17).
 
 
            2. 3 La signification spirituelle du lavage des pieds (v. 9-11)
 
                        Les versets 10 et 11 soulignent les deux côtés de la sanctification.
                        « Celui qui a tout le corps lavé… est net tout entier » : il faut d'abord avoir été lavé, sanctifié, justifié par l'oeuvre du Seigneur Jésus (1 Cor. 6 : 11 ; Héb. 10 : 10), racheté par son sang précieux (1 Pier. 1 : 18-19). Alors on est pur, on est net ! Cette position du croyant ne peut être remise en question, elle est acquise une fois pour toutes. Mais le Seigneur ajoute, en faisant allusion à Judas : « vous, vous êtes nets, mais non pas tous » (v. 10b).
                        L'autre côté, c'est le fait d'être sanctifié dans notre marche quotidienne, à cause de la souillure qui s'attache à nos pieds. C'est là, la signification de cette parole du Seigneur : « Celui qui a tout le corps lavé n'a besoin que de se laver les pieds » (v. 10a).
 
                        Ainsi, le lavage des pieds permet d'ôter la souillure que nous contractons en marchant dans ce monde. Il y a tant de choses qui nous agressent chaque jour dans ce que nous voyons et entendons. Si nous ne veillons pas, notre conscience risque de s'habituer à la souillure et au mal. D'où l'importance de revenir au Seigneur qui peut nous purifier de toute souillure. Il est pour nous un grand souverain sacrificateur, toujours prêt à intercéder pour nous (Rom. 8 : 34 ; Héb. 7 : 25). Il sympathise à nos infirmités, à notre faiblesse, et en venant au trône de la grâce nous trouvons du secours au moment opportun (Héb. 4 : 16). Mais si nous avons péché, si nous sommes souillés, le Seigneur est aussi pour nous un avocat auprès du Père. Il travaille par sa Parole et par son Esprit dans notre coeur et notre conscience pour nous amener à la confession de nos fautes, afin que nous puissions goûter à nouveau une pleine communion avec Lui (1 Jean 1 : 9 ; 2 : 1).
                        La communion est quelque chose de très précieux, mais aussi de très fragile. Elle est si facilement interrompue par notre légèreté ou notre négligence. C'est pourquoi, nous sommes responsables de prendre garde à tout ce qui risque de nous en priver. Notre responsabilité est de veiller de manière à ce que nous gardions notre corps et notre esprit dans la pureté (2 Cor. 6 : 14 ; 7 : 1). Dieu est un Dieu saint qui ne peut avoir aucune participation avec le péché et la souillure. Nous devons aussi nous souvenir que Dieu habite en nous par son Esprit et que notre corps est le temple du Saint Esprit (1 Cor. 3 : 16 ; 6 : 19).
                        Appliquons-nous à maintenir cette communion avec le Seigneur ; c'est elle qui nous rendra toujours forts et joyeux.
 
 
 
3– Un exemple à suivre : v. 12-20
 
 
            3. 1 L'exemple du Seigneur et du Maître (v. 12-15)
 
                        Se laver les pieds les uns aux autres est quelque chose de difficile. Nous avons besoin d'apprendre du Seigneur qui, comme tel, a tous les droits sur nous ; il est aussi le Maître, celui qui enseigne. C'est pourquoi Il nous dit lui-même : « Si donc moi, le seigneur et le maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres ; c'est un exemple que je vous ai donné : comme je vous ai fait, moi, vous aussi faites de même » (v. 14).
                        Le lavage des pieds est quelque chose de difficile, de délicat. Il importe de savoir s'approcher de notre frère avec sagesse et discernement, regardant au Seigneur qui nous montre l'exemple. Et n'oublions pas que ce n'est pas notre travail mais celui que le Seigneur accomplit dans le coeur de notre frère et… dans le nôtre qui a seul de la valeur!
                        Le Seigneur nous enseigne l'humilité ; elle est présentée en Philippiens 2 : 1-8 : « Ayez donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le Christ Jésus… ». Ne rien faire par esprit de parti ou par vaine gloire, estimer son frère supérieur à soi-même, savoir regarder non pas à ce qui est à soi, mais aussi à ce qui est à l'autre, s'abaisser pour se mettre aux pieds de son frère.
                        N'oublions pas non plus l'usage du linge qui essuie les pieds après le lavage ; il ne restera alors aucune trace de souillure ! « L'amour couvre une multitude de péchés » (1 Pier. 4 : 8).
                        Amour, humilité et douceur ont été en exercice durant ce service du Seigneur. Sommes-nous capables de suivre un tel exemple ? En regardant à nous-mêmes, certainement pas ! Mais ce qui est impossible à l'homme est possible pour Dieu. Remarquons que le Seigneur dit : « Je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres ». C'est une obligation morale, et nous pourrons l'accomplir si nous aimons vraiment notre frère. Si nous laissons sciemment notre frère s'égarer, si nous acceptons qu'il ne jouisse plus de la communion avec le Seigneur, c'est qu'au fond nous ne l'aimons pas !
                        « Tu ne manqueras pas à reprendre ton prochain, et tu ne porteras pas de péché à cause de lui (ou: tu ne souffriras pas de péché en lui)…mais tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lév. 19 : 17-18).
                        « Par amour servez-vous l'un l'autre ; car toute la Loi est accomplie dans une seule parole, celle-ci : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Gal. 5 : 13-14).
                        « Frères, même si un homme s'est laissé surprendre par quelque faute, vous qui êtes spirituels, relevez un tel homme dans un esprit de douceur, prenant garde à toi-même… » (Gal. 6 : 1).
 
                        Est-ce que nous savons aussi nous laisser laver les pieds par notre frère ? Ou bien disons-nous comme Pierre : «  Non, tu ne me laveras jamais les pieds ! ». Si nous agissons ainsi, nous ne permettons pas à ce service d'amour de s'exercer. Il est pourtant bien dit : « les uns aux autres » ; il s'agit donc d'un service réciproque. Ainsi chacun peut apprendre de l'autre et recevoir de lui. Ce qui importe, au fond, c'est d'être ensemble aux pieds du Seigneur à l'écoute de sa Parole, et de Le laisser nous « laver » par cette eau pure que nous recevons ensemble ; c'est ainsi que nous pourrons goûter la communion l'un avec l'autre, et ensemble avec le Seigneur !
                        Cette réciprocité, nous la trouvons encore, par exemple, en Jacques 5 : 16 : « Confessez  donc vos fautes l'un à l'autre, et priez l'un pour l'autre, de sorte que vous soyez guéris. La fervente supplication du juste peut beaucoup ».
 
 
            3. 2 « Faire » ce que le Seigneur nous enseigne  (v. 16-17)
 
                        « Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites » (v. 17) : le Seigneur montre maintenant à ses disciples que la connaissance de son exemple doit se traduire en actes et que le bonheur n'est pas dans ce que nous connaissons, mais dans la mise en pratique de ce que nous savons !
                        L'apôtre Jacques insiste aussi sur ce point : « Mettez la parole en pratique, et ne vous contentez pas de l'écouter, vous abusant vous-mêmes » (Jac. 1 : 22).
 
 
            3. 3 Esclaves et apôtres (v. 18-20)
 
                        Du côté du Seigneur nous trouvons toujours l'amour, la miséricorde, la compassion, même à l'égard de Judas ! Pourtant, connaissant parfaitement les intentions de ce disciple, Jésus pouvait dire : « Moi, je connais ceux que j'ai choisis » (v. 18a). Avant de choisir ses disciples, Il avait passé toute la nuit à prier Dieu (Luc 6 : 12-16). Mais Il cherche encore à toucher le coeur de Judas et à atteindre sa conscience en lui citant les Ecritures. « Celui qui mange le pain avec moi a levé son talon contre moi » (v. 18b).  Jésus fait allusion au Psaume 41 : « Mon intime ami aussi, en qui je me confiais, qui mangeait mon pain, a levé le talon contre moi » (v. 9).
                        Cette intimité, nous la retrouvons soulignée au Psaume 55 : « C'est toi, un homme comme moi, mon conseiller et mon ami : Nous avions ensemble de douces communications » (v. 13-14).  
                        Quelle douceur dans ces paroles du Seigneur ! Il va inlassablement essayer de gagner le coeur de son disciple, pendant le souper puis, lorsque le traître se présentera devant Lui avec les soldats et lui donnera un baiser, il lui dira : « Ami, c'est pour cela que tu es  venu ! » (Matt. 26 : 50). Hélas, le coeur de Judas reste fermé aux appels de la grâce que le Seigneur lui adresse encore, et il s'en va, dans un chemin de perdition, vers une fin tragique.
                        En disant ces paroles, le Seigneur veut avertir tous ses disciples afin que lorsque ces choses seront arrivées, ils croient et se souviennent (v. 19). En même temps, Il est troublé dans son esprit, et il ajoute : « En vérité, en vérité, je vous le dis : l'un de vous me livrera » (v. 21). Judas va le trahir, tous ses disciples vont l'abandonner et Pierre le reniera (Matt. 26 : 47, 56, 75). Quelle peine profonde cela devait être pour le coeur sensible du Seigneur Jésus !
 
                        La différence entre Judas et Pierre, c'est que Judas n'avait pas la vie divine en lui alors que Pierre l'avait. Sans doute tous deux avaient été au bénéfice des mêmes soins du Seigneur, tous deux avaient entendu les mêmes paroles, les mêmes enseignements de Jésus. Ils avaient marché avec Lui ;  l'un n'était pas meilleur que l'autre, tous deux ont été défaillants ! Mais si Pierre a été relevé et restauré, il n'en a pas été de même pour Judas ! Voilà qui doit certainement nous faire réfléchir afin que personne ne reste dans l'illusion quant à sa condition éternelle. Ce qu'il faut aussi souligner chez Pierre, comme chez David ou d'autres croyants qui sont tombés et qui ont été restaurés, c'est qu'il y a eu un profond travail produit en eux jusqu'à ce qu'il y ait confession comme on le voit au Psaume 51. La miséricorde peut alors s'exercer, le pardon être goûté et la communion retrouvée (Ps. 51 : 1-4, 17-19).
                        « Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et  les abandonne obtiendra miséricorde » (Prov. 28 : 13).
                        C'est pourquoi nous devons être attentifs et prendre garde à l'exhortation que la Parole nous adresse à tous : « Que celui qui croit être debout prenne garde de ne pas tomber » (1 Cor. 10 : 12). Nous pouvons perdre la communion avec le Seigneur très rapidement, mais la retrouver ensuite est toujours plus long parce qu'il faut ce travail de Dieu dans le coeur qui amène à la confession!
 
                        Le verset 20 : « Celui qui reçoit quelqu'un que j'envoie me reçoit ; et celui qui me reçoit reçoit celui qui m'a envoyé » vient compléter le verset 16 : « L'esclave n'est pas plus grand que son seigneur, ni l'envoyé plus grand que celui qui l'a envoyé ».
                        Les croyants sont devenus les esclaves du Seigneur, comme Lui-même l'a été sur cette terre, et il est remarquable que les apôtres aiment à porter ce titre d'esclave. Le Seigneur leur fait également la grâce d'être ses envoyés dans ce monde, comme Lui aussi l'a été de la part du Père. Quelle dignité confère le Seigneur à ceux qu'Il envoie !
 
                        Amis chrétiens, Dieu nous donne le titre  d' « ambassadeurs pour Christ » (2 Cor. 5 : 20). Ambassadeur ! un homme qui représente les autorités de son pays d'origine tout en leur étant soumis. Mais, en même temps, nous sommes appelés à nous mettre comme esclaves aux pieds de nos frères !
                        Esclaves et ambassadeurs, n'avons-nous pas à manifester à la fois humilité et obéissance ?