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La sécurité dans la fuite
 
            Les dangers qui nous menacent pendant que nous sommes en route pour la gloire sont si nombreux qu'il nous faut une continuelle vigilance pour ne pas tomber dans le péché.
            Satan est notre grand adversaire. Mais il est écrit pour notre encouragement: « Résistez au diable, et il s'enfuira de vous » (Jac. 4 : 7). Nous avons à combattre le bon combat de la foi pendant que nous sommes dans ce monde, et ce combat ne cessera pas avant que nous ayons atteint la fin de notre voyage. Nous lisons en Apoc. 21 : 7 : « Celui qui vaincra héritera de ces choses, et je lui serai Dieu, et lui me sera fils ».
            Mais la victoire ne se remporte pas toujours par la résistance ou le combat. Dans bien des cas, la seule sécurité se trouve dans la fuite. C'est pourquoi nous trouvons si souvent le mot : « Fuyez », dans les exhortations du Nouveau Testament. Et nous pouvons être sûrs que lorsque Dieu dit : « Fuyez », le danger est réel. Toute hésitation à suivre ce précepte peut être désastreuse. La Parole de Dieu nous montre clairement que, si nous ne prenons pas garde à ses avertissements, nous tomberons. Ecoutons donc sérieusement l'exhortation de Dieu quand Il nous ordonne de fuir !
            Lisons donc soigneusement les passages où se trouve cet avertissement. En Jean 10 : 5, nous apprenons que nous devons fuir le berger étranger; en 1 Cor. 6 : 18, nous sommes appelés à fuir la fornication et en 1 Cor. 10 : 14, l'idolâtrie; en 1 Tim. 6 : 11, c'est l'amour de l'argent, avec tout ce que cela entraîne ; en 2 Tim. 2 : 22, ce sont les convoitises de la jeunesse.
 
            Voyons maintenant l'enseignement que nous pouvons en tirer pour notre vie chrétienne.
            Beaucoup de croyants sont tombés dans le péché parce qu'ils pensaient être assez forts pour résister au mal sans le fuir. Ils n'ont pas détourné leurs yeux du mal, et le résultat a été qu'ils ont succombé à la tentation et sont tombés dans le péché.
            David tomba dans les plus terribles péchés, allant de la convoitise au meurtre, en passant par le vol et le mensonge, tout cela parce qu'il ne détourna pas ses yeux lorsque la tentation se présenta à lui lorsqu'il se promenait sur le toit de sa maison (2 Sam. 11 : 1-5).
Joseph, par contre, s'enfuit immédiatement lorsque la tentation se présenta et échappa ainsi à une chute (Gen. 39 : 7-12).
            En Jean 10 : 4, le Seigneur Jésus dit que ses brebis Le suivent parce qu'elles connaissent sa voix. Mais, ajoute-t-Il, « elles ne suivront point un étranger, mais elles s'enfuiront loin de Lui, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers ». Ceci n'est pas un avertissement, mais simplement la constatation des caractères positifs et négatifs chez ses brebis. La vie éternelle qu'Il leur donne se manifeste de deux manières : elles Le suivent, Lui le Bon Berger, et elles s'enfuient loin d'un étranger. Avant la venue du Seigneur,  plusieurs faux bergers s'étaient présentés à Israël, mais ses brebis ne les avaient pas écoutés. Ensuite Il vint Lui-même, et aussitôt ses brebis, connaissant sa voix, Le suivirent.
            Lorsque le Seigneur nous dit que ses brebis fuient tout naturellement un étranger, Il nous rappelle comment nous devons nous conduire en présence de ceux qui n'apportent pas la doctrine du Christ (2 Jean 9). Avons-nous toujours fui les faux bergers ? Peut-être avons-nous trop rapidement prêté l'oreille à ce qu'ils avaient à dire. Si nous nous laissons guider par les suggestions du Saint-Esprit, nous fuirons certainement loin d'un étranger.
            On cite souvent 1 Thes. 5 : 21, croyant y trouver une excuse pour suivre un berger étranger : « Eprouvez toutes choses ; retenez ce qui est bon ». On lit le mot « éprouvez » comme si c'était « examinez », mais ce n'est pas le cas. Si nous lisons ce passage avec le reste du chapitre, nous verrons que nous ne sommes pas invités à examiner toutes les choses dans le monde ; mais nous sommes engagés à ne pas éteindre, par une mauvaise critique, le travail de l'Esprit dans nos réunions, et à ne pas mépriser les prophéties ; nous sommes exhortés à ne pas accepter tout ce qui est dit, mais à éprouver toutes choses et à retenir ce qui est bon, nous l'appropriant pour en retirer de la bénédiction. En d'autres termes, au lieu de désirer examiner autant de choses que possible, nous avons à fuir les étrangers.
            De nos jours, il y a un très grand danger à écouter les mauvais bergers. Des doctrines très dangereuses sont prêchées de la manière la plus attrayante. L'Ennemi sait très bien que, comme un bel étalage attire de nombreux chalands, de même de belles paroles, habilement présentées, attirent les auditeurs. C'est souvent la curiosité qui nous conduit vers ces étrangers, et peut-être aussi le désir d'être bien informés, de montrer que nous avons  un esprit large. Nous sommes au courant de bien des choses du monde que nous ferions mieux de ne pas connaître, mais nous craignons d'être traités d'ignorants. La Parole de Dieu devrait décider pour nous, en toute circonstance. Le Seigneur dit à chacun de nous : Si vous êtes mes brebis, je compte que vous fuirez l'étranger.
            Nous courons le risque d'écouter la voix de l'étranger, lorsque nous lisons certains livres qui nous sont recommandés. Beaucoup de livres, sous un beau titre et avec la prétention d'être religieux, cachent un poison dangereux. Cependant souvent, nous désirons examiner secrètement ce qu'ils présentent, oubliant que le Seigneur nous dit de fuir.
            Combien de mauvaises choses se répandent aussi par le moyen des ondes ! Nous savons qu'il y a beaucoup de bonnes choses, mais l'expérience a prouvé que même dans les familles chrétiennes, nous écoutons bien des choses qu'il faudrait fuir. Soyons vigilants, de peur qu'une curiosité naturelle ne nous entraîne à désirer ce qui est du monde, méprisant ainsi l'avertissement de la Parole de Dieu : « Fuyez ».
            En outre, le fait de ne pas fuir est une preuve de confiance en soi, et si ce sentiment n'est pas jugé, il nous amènera des difficultés. Combien nombreux sont ceux qui ont été séduits par les raisonnements de leurs propres coeurs et se sont ainsi écartés de la vérité !
            Le fait seul d'écouter la voix d'un étranger est une preuve que la vie spirituelle n'est pas ce qu'elle devrait être; l'anecdote suivante en est une vivante illustration.
            Un voyageur arriva un jour en Orient dans un endroit où les bergers faisaient boire leurs brebis. Il se trouva que ce jour-là trois bergers s'étaient rencontrés, et leurs troupeaux étaient tout à fait mélangés au bord de l'eau. En contemplant cette scène, le voyageur se demandait comment chaque berger pourrait reconnaître ses propres brebis. Mais lorsque les bêtes eurent étanché leur soif, un des bergers prit son bâton et cria : « Mehn-ah » (ce qui signifie : suivez-moi) ; immédiatement, ses brebis se séparèrent des autres et le suivirent. Puis un autre des bergers appela à son tour « Mehn-ah », et aussitôt ses brebis le suivirent. Voyant cela, le voyageur demanda au troisième berger si les brebis le suivraient, lui, l'étranger, s'il criait « Mehn-ah ». Le berger secoua la tête négativement et répondit : « Vous pouvez essayer si vous voulez ». Pensant s'assurer du succès, le voyageur commença par revêtir le manteau du berger, par enrouler son turban autour de la tête et prit le bâton dans sa main. Ainsi déguisé, il appela « Mehn-ah, mehn-ah », mais les brebis restèrent où elles étaient ; quelques-unes le regardèrent avec étonnement, mais aucune ne le suivit. « Ne suivent-elles jamais un autre berger ? », demanda-t-il alors. « Oui, parfois », fut la réponse significative, « mais seulement quand elles sont malades ».
            Seulement quand elles sont malades ! Quel avertissement solennel pour chacun de nous dans ces paroles du berger oriental ! Si notre âme est en bonne santé, nous serons préservés de suivre qui que ce soit d'autre que le bon berger.
            Quelqu'un dira peut-être : « Je n'ai pas l'intention de suivre un berger étranger. Loin de moi une telle pensée ! Grâce à Dieu, je connais la vérité, je comprends sa volonté et je suis décidé à demeurer dans la vérité ». Combien facilement nous croyons qu'une ferme volonté est suffisante ! Nous pensons pouvoir nous garder nous-mêmes. Mais lorsque nous sommes mis à l'épreuve, nous découvrons combien nous sommes faibles, et nous apprenons ainsi par l'expérience que le seul moyen d'être en sécurité est de prendre garde à la voix du Bon Berger. Il nous connaît parfaitement et Il sait quels grands dangers nous courons, même dans nos propres coeurs. Et c'est pourquoi Il désire que nous fuyions tout autre berger et que nous ne suivions que Lui. Si nous obéissons à sa voix, nous serons gardés du mal.
 
            Mais nous devons connaître sa voix. Nous devons nous appliquer à tenir plus fermement la vérité en lisant les Ecritures avec prière, et en cherchant l'aide de ceux qui exposent fidèlement la Parole de Dieu, soit oralement, soit par écrit. Si nous désirons sincèrement honorer le Seigneur Jésus, examinons nos voies et demandons-nous : « Qu'est-ce que j'écoute ? Qu'est-ce que je lis ? Le Seigneur et sa Parole me suffisent-ils ? ». Si nous suivons le Bon Berger en simplicité de coeur, prenant garde à sa voix et nous enfuyant loin de l'étranger, quelque attrayant qu'il soit, nous serons en sécurité et nous éprouverons la vérité de cette parole du Seigneur : « Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8 : 12). Nous pourrons avancer au milieu des dangers et des difficultés du chemin, dans une heureuse communion avec le Seigneur, jusqu'à la fin de  notre course, lorsque nous nous endormirons en Christ, ou, ce qui serait plus précieux encore, quand nous serons enlevés à la rencontre du Seigneur en l'air. Passer ainsi de la terre au ciel sans mourir ! Et tous ensemble, ceux qui seront ressuscités et ceux qui seront transmués, nous entourerons le Seigneur Jésus, entrant avec Lui dans la maison du Père, et nous trouverons notre joie en Lui pour l'éternité !
 
 
                                                                                    Words of Help – M.E.1932 
                                                                                             
           
            Puissant Sauveur qui seul es notre vie, bénis tes saints étrangers ici-bas
            En toi, Jésus, notre âme se confie : que ton amour dirige tous nos pas !
 
            Ah ! Garde-nous de tourner vers le monde d'autres regards que ceux du voyageur.
            Que du péché fuyant la coupe immonde, aux vives eaux nous puisions le bonheur.