Méditations suivies : Le ministère du parfait Serviteur dans l'évangile de Marc (2)

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LE MINISTERE DU PARFAIT SERVITEUR 
DANS L'EVANGILE DE MARC (2)
 
 
 
 
3- Le service incessant du Seigneur Jésus : Marc 1 : 21 – 3 : 19
 
                 Dès le premier chapitre de cet évangile, commence le récit du service inlassable du Seigneur. Nous remarquons la fréquence des mots « aussitôt »,« encore », « de nouveau » : il n'y a aucune trêve dans l'activité du Sauveur qui apporte une réponse à tous les besoins qui se présentent sur son chemin.
             Aujourd'hui encore, nul ne fait appel en vain à Celui qui a « le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés » (2 : 10).
 
            Dans chacun des paragraphes du deuxième chapitre, l'opposition des chefs religieux contre Jésus est rapportée par Marc ; par leurs questions, ces hommes, pourtant en contact direct avec l'Ecriture, révèlent que la lumière divine amenant au jugement de soi-même n'a pas pénétré dans leur coeur.
 
            Au début de chapitre 3, après la guérison de l'homme à la main paralysée, les pharisiens orgueilleux s'unissent aux hérodiens pour tenir conseil contre Jésus pour le faire mourir. En quittant la synagogue et en se retirant vers la mer où une grande foule le suit, le Seigneur anticipe le rejet qu'Il va connaître de la part de son peuple.
 
 
                        3.1 : Dans la synagogue à Capernaüm (1 : 21-28)
 
            Jésus entre avec ses disciples dans la synagogue de Capernaüm (v. 21). La synagogue était le lieu où les Juifs se rassemblaient, principalement le jour du sabbat, pour la lecture de l'Ancien Testament (Act. 15 : 21).
             Jésus prend la place du maître qui enseigne. Ses auditeurs sont frappés par l'autorité de ses paroles, car Il parlait de la part de Dieu et rien n'entravait en lui la libre action de l'Esprit.
 
            L'autorité de Jésus se manifeste ensuite lorsqu'Il chasse un « esprit immonde » (v-25-26). 
            Dans cette synagogue, un homme possédé par un démon cherche à entraver le service du Seigneur, mais il est aussitôt démasqué par Celui qui « chasse les démons » (1 : 39 ; Luc 13 : 32). Satan avait déjà fait l'expérience de la puissance du Seigneur qui l'avait « lié » lors de la tentation ; aussi l'esprit impur connaît-il le jugement qui l'attend : « Es-tu venu pour nous détruire ? » (v. 24). Après avoir manifesté sa haine et sa rage, au commandement de Jésus, le démon sort en criant à haute voix (v. 26).
 
            Tous les assistants sont frappés par la manifestation extraordinaire de la puissance de Dieu (v. 27) ; toutefois sont-ils véritablement atteints dans leur conscience ?
 
 
                        3.2 : Dans la maison de Simon et à la porte de la ville (1 : 29-31)
 
            Un nouveau service d'amour attend Jésus dans la maison de Simon et d'André : la belle-mère de Simon est couchée, avec de la fièvre (v. 30a).
             La fièvre est une image de l'état d'agitation de l'homme séparé de Dieu par le péché.
 
            Confiants en l'amour du Seigneur, les disciples lui parlent « aussitôt » de cette femme malade (v. 30b). La main secourable du Sauveur la fait lever et elle est immédiatement guérie ; dès lors, elle peut servir son libérateur ainsi que ses disciples (v. 31).
             Pensons à accomplir un service semblable à celui des disciples, en apportant à Jésus ceux qui n'ont pas encore obtenu le pardon de leurs péchés.
 
 
            Depuis la guérison et la délivrance du démoniaque, la renommée de Jésus continuait à se répandre dans la Galilée (v. 28). Le soir venu, un moment favorable pour sortir lorsque faiblit la chaleur du jour, « la ville tout entière était rassemblée à la porte » (v. 32-33). Là, l'amour et la puissance du Seigneur se déploient en faveur des malades et de ceux qui étaient sous l'emprise des démons.
            Combien la ville de Capernaüm où Jésus habitait sera coupable lorsque, peu après, elle rejettera définitivement Celui que Dieu lui envoyait ! (Matt. 11 : 23-24).
 
            Jésus ne permit pas aux esprits impurs de parler (v. 25, 34), car Il refusait de recevoir un témoignage quelconque de la part de Satan. 
            Ces démons pouvaient « frissonner » en le voyant, car ils croient que Dieu existe (Jac. 2 : 19).
 
 
                        3.3 : Dans un lieu désert et dans les synagogues (1 : 35-39)
 
            Le serviteur dépendant se retire pour prier, « longtemps avant le jour, dans un lieu désert » (v. 35). Dès le matin, Il puise ses forces dans la communion avec Dieu (Es. 50 : 4b). David déclarait : « Je te cherche au point du jour » (Ps. 63 : 1) ; « dès le matin ma prière te prévient », disait à l'Eternel Héman, l'Ezrakhite (Ps. 88 : 13).
             Réservons, chaque matin, de tels moments de recueillement devant Dieu, avant de reprendre nos activités.
            Lorsque les disciples retrouvent Jésus, ils lui disent : « Tous te cherchent » (v. 37). La réponse du Seigneur manifeste la perfection de son obéissance : « Allons ailleurs ». Il ne cherchait pas l'honneur venant des hommes (Jean 5 : 44), mais l'approbation de Dieu. Son seul objectif était d'annoncer la Parole et de réduire au silence les manifestations de Satan (v. 39) ; « c'est pour cela que je suis venu » (v. 38), précise-t-Il à ses disciples.
 
 
                        3.4 : La guérison d'un lépreux (1 : 40-45)
 
            Un homme lépreux vient supplier Jésus de le rendre net (v. 40).
            La lèpre, qui était inguérissable autrefois, est une figure du péché. Cette maladie contaminait quiconque entrait en contact avec elle ; le lépreux devait se tenir à distance des autres et crier : « Impur ! impur ! » (Lév. 13 : 45-46).
 
            L'ardent désir de guérison de cet homme l'a poussé vers Celui dont la puissance est infinie, mais il doute de la volonté de Jésus de le délivrer de sa lèpre : « si tu veux, tu peux… ». Bien que sa foi soit mêlée de doute, il trouve en Jésus une véritable compassion produite par l'amour parfait, en même temps que la puissance qui délivre. La pureté parfaite du Fils de Dieu dans son humanité éloigne toute souillure. « Je veux, sois net » répond-il aussitôt. 
 
            Quelle humilité et quel dévouement sont manifestés par le Seigneur dans cette scène ! Ne recherchant aucune popularité, Il ordonne au lépreux guéri de ne rien dire à personne (v. 44). Selon l'ordre établi par Dieu, Il lui demande seulement de se montrer au sacrificateur qui devait juger de l'état du malade et prendre des mesures qui s'imposaient (Lév. 13-14) : le témoignage devait être donné au sacrificateur que Dieu était au milieu de son peuple, dans la personne de son Fils.
 
            Au lieu de se taire, l'homme divulgue ce qui est arrivé ; alors « Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans la ville mais Il se tenait dehors dans les lieux déserts » (v. 45). Refusant encore les hommages des hommes et recherchant la solitude avec son Dieu, Il y accueille malgré tout ceux qui venaient à Lui.
 
            Dans cette dernière scène du premier chapitre, n'avons-nous pas une invitation à sortir vers Jésus, loin des distractions de ce monde, pour apprendre à Le connaître et à Le servir ?
 
 
                        3.5 : La guérison du paralytique, dans la maison à Capernaüm (2 : 1-12)
 
            Le Seigneur, revenu à Capernaüm, annonce la Parole dans la maison où Il habitait (v. 2) : c'était ce qui occupait la première place dans son service (1 : 14-15, 21-22, 38-39).
 
            Aujourd'hui encore, par la prédication de la Parole, Dieu veut accomplir son oeuvre dans les coeurs de ses serviteurs. Pensons à l'exhortation de Paul à Timothée : « Je t'en adjure devant Dieu et le Christ Jésus... prêche la parole... » (2 Tim. 4 : 1-2).
 
            La guérison du lépreux est suivie de celle du paralytique. La paralysie est aussi une figure du péché qui rend l'homme sans force et incapable de servir Dieu. Dans l'impossibilité de venir lui-même vers Jésus, cet infirme est porté par quatre hommes qui ne se laissent arrêter par aucun obstacle. Comment fallait-il s'y prendre ? Traverser la foule ou bien psser par le toit ? leur foi les fait triompher de toutes les difficultés.
 
            Le paralytique entend une parole qui va bien au-delà de ses espérances : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés » (v. 5).
 
            Que le Seigneur veuille nous donner d'agir avec foi, comme ces quatre porteurs, pour amener au Seigneur ceux qui n'ont pas encore obtenu le salut. C'est « sur la terre » (v. 10), alors qu'ils sont encore en vie, qu'ils doivent obtenir le pardon de leurs péchés. « C'est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6 : 2).
 
            La réaction de la part des scribes, témoins de cette guérison, ne se fait pas attendre : ils raisonnent dans leur coeur, accusant le Seigneur de blasphème.  Avant même qu'ils ne s'expriment, le Seigneur qui connaît nos pensées (Matt. 9 : 4 ; Héb. 4 : 13 ; Ps. 139 : 2), les confond par ses sages paroles (v. 8-11).
 
            Jésus démontre ici sa divinité, car en effet Dieu seul pouvait pardonner les péchés (v. 7) : « le Fils de l'homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés » (v. 10). Il se fait connaître comme Celui qui « pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes infirmités » (Ps. 103 : 3).
 
            Un triple témoignage à la gloire du Fils de l'homme est rendu dans ce récit :
                        - Il connaît les raisonnements des coeurs (v. 8)
                        - Il pardonne les péchés de ceux qui viennent à Lui avec foi (v. 5)
                        - Il déploie sa puissance divine pour guérir le paralytique (v. 11).
 
            Comme la foi de ceux qui l'ont amené à Jésus, la foi de l'homme paralytique est à souligner : « il se leva », prit aussitôt le brancard, et sortit devant tous (v. 12a). Il donne ainsi publiquement la preuve de la merveilleuse délivrance dont il est l'objet. Ensuite, son témoignage, comme pour tout croyant, doit commencer dans sa maison ; c'est là que le Seigneur l'envoie (v. 11).
 
            Etonnés par le miracle dont ils venaient d'être les témoins, les assistants « glorifiaient Dieu » (v. 12b). Jamais personne n'avait vu se manifester dans un homme la grâce et la puissance de Dieu pour délivrer les hommes de leurs péchés. Le Fils de l'homme allait porter sur la croix les péchés de tous ceux qui croient, afin de les amener à Dieu (1 Pier. 2 : 24 ; 3 : 18).
 
 
                        3.6 : L'appel de Lévi (2 : 13-17)
 
            Lévi était un publicain qui percevait les impôts pour le compte des Romains. Sa fonction lui attirait le mépris des Juifs, car les péagers étaient soupçonnés de malversations et considérés comme trahissant leurs compatriotes par leur activité au service de l'occupant ; ils étaient même assimilés à des pécheurs notoires qui ne tenaient pas compte de la Loi de Moïse (v. 15-16 ; Luc 7 : 34).
             Jésus, qui ne méprise personne, appelle ce publicain qui lui obéit aussitôt (v. 14). Il se trouve ensuite à table dans la maison de Lévi, avec « beaucoup de publicains et de pécheurs » (v. 15). Ce percepteur désire maintenant que beaucoup puissent à leur tour, comme lui-même, profiter de la grâce apportée par Jésus. N'était-Il pas venu pour « sauver les pécheurs » ? (1 Tim. 1 : 15).
             Si, depuis la chute, l'homme a peur de Dieu et le fuit, le premier travail du Seigneur est de s'approcher de lui, afin de gagner sa confiance : c'est ce qu'Il fait ici parmi ceux qui ont reconnu qu'ils « se portent mal » (v. 17).
 
            La présence des convives de Lévi dérange beaucoup les scribes et les pharisiens ; par l'intermédiaire des disciples de Jésus, ils lui reprochent de manger de boire avec les publicains et les pécheurs (v. 16). Alors le Seigneur lui-même leur montre que leur propre justice les empêche de bénéficier du salut qu'Il apporte, car il faut d'abord se reconnaître pécheur et perdu, pour accepter le « don de grâce de Dieu... la vie éternelle » (Rom. 6 : 23).
 
 
                        3.7 : Les réponses de Jésus à propos du jeûne et du jour du sabbat (2 : 18-28)
 
            Les disciples de Jean, n'avaient pas vraiment saisi la grâce venue par Jésus ; plus tard certains d'entre eux, comme Apollos (Act. 18 : 25), ne connaîtront que le baptême de Jean. Ils s'associent ici aux pharisiens pour demander à Jésus pourquoi ses disciples ne pratiquaient pas le jeûne, comme eux-mêmes le faisaient.
 
            Le Seigneur expose dans les versets 19 à 22 le profond changement que constituait sa venue sur la terre, ce « grand sujet de joie » (Luc 2 : 10). Pour ceux qui le recevaient, leur joie était semblable à celle des amis d'un époux lors d'un jour de noce ; l'Epoux étant là, ses disciples pouvaient-ils jeûner ? Toutefois, ajoute le Seigneur, des jours viendront où les disciples le feront ; ce sera après sa crucifixion, lorsque l'Epoux leur aura été enlevé. Alors, « le monde se réjouira ; et vous, vous serez dans la tristesse », dit encore Jésus ; « mais je vous reverrai et votre coeur se réjouira, et personne ne vous ôte votre joie » (Jean 16 : 20, 22).
 
            Jésus montre ensuite que les formes religieuses ne pouvaient convenir à la puissance de la grâce. La joie d'une relation vivante avec le Seigneur (représentée par un drap neuf ou un vin nouveau) n'était pas compatible avec les formes propres au système de la Loi illustrées par le vieil habit et les vieilles outres. La Loi qui n'avait rien amené à la perfection (Héb. 7 : 19) devait faire place à la grâce apportée par Jésus. La bénédiction qui découle de l'oeuvre de la croix ne peut être communiquée à l‘homme dans son état de mort morale. Il faut une « outre neuve » pour conserver le « vin nouveau » : Dieu doit agir dans le coeur, par la puissance du Saint Esprit, afin de communiquer une vie nouvelle à ceux qui sont morts dans leurs péchés (Eph. 2 : 1, 5 ; 2 Cor. 5 : 17).
             N'y a-t-il pas dans la chrétienté un mélange du système de la Loi avec la grâce ? Se replacer sous les ordonnances légales après avoir joui de la liberté dans laquelle Christ nous a placés, c'est en réalité abandonner les bénédictions du christianisme (Gal. 5 : 1-4).
 
            Par cet enseignement, le Seigneur anticipait les résultats de son oeuvre et de sa victoire ; seule la grâce de Dieu pouvait délivre de la malédiction de la loi ceux qui, par la foi, se plaçaient au bénéfice de l'oeuvre de Christ (Gal. 3 : 13).
 
 
            A nouveau, le Seigneur se trouve aux prises avec l'opposition des pharisiens. Ceux-ci accusent les disciples de ne pas respecter le sabbat, car ils arrachaient des épis en passant (v. 23) ; cela était autorisé par la loi donnée par Moïse (Deut. 23 : 25), mais, selon leur interprétation excessive de l'ordonnance, les pharisiens assimilaient cet acte à un travail, interdit le jour du sabbat (Ex. 20 : 10).
 
            Le sabbat (ou « repos ») s'appliquait au septième jour, dans lequel Dieu s'était reposé lors de la création (Gen. 2 : 2-3). En donnant le sabbat à son peuple terrestre, Dieu lui montrait sa pensée de l'introduire dans son repos. Mais la venue de Christ a mis de côté le sabbat comme ordonnance : il est remplacé par la foi au sacrifice de Christ qui abolit tout le système légal.
 
            Jésus prend donc la défense de ses disciples en présentant trois raisons pour lesquelles l'ordonnance du sabbat devait être mise de côté :
 
                        - David, roi rejeté fuyant devant Saül, avait mangé des pains de proposition, ce qui n'était permis qu'aux sacrificateurs (v. 25-26)
                        - le sabbat était dû à la bonté de Dieu qui l'avait donné « pour l'homme » (v. 27), comme une grâce et non comme un joug pour augmenter son esclavage moral
                        - le Seigneur, en apportant une grâce infiniment plus grande que le repos hebdomadaire, montrait clairement qu'il était le « Seigneur aussi du sabbat » (v. 28) : le Fils de l'homme pouvait donc en disposer à son gré sans que personne ne puisse l'en empêcher.
 
 
                        3.8 : Une guérison en un jour de sabbat (3 : 1-6)
 
            En accomplissant en un jour de sabbat le miracle de la guérison de l'homme qui avait la main paralysée, Jésus démontre encore, devant ses accusateurs, l'inutilité de la loi pour accomplir les desseins de la grâce de Dieu.
 
            Devant Jésus, dans la synagogue, apparaissent deux formes de la misère de l'homme :
 
                        - l'infirmité de l'homme à la main atrophiée
                        - l'orgueil religieux des pharisiens qui s'opposent à la guérison de l'infirme.
 
            La grâce apportée par le Seigneur ne se laisse pas arrêter par le légalisme des chefs religieux. Ceux-ci ne se soucient pas de la culpabilité et de la ruine du peuple, dont témoignent pourtant parmi eux tant de souffrances physiques et morales. A toutes les douleurs humaines, le coeur de Jésus sait compatir, en dépit des regards accusateurs de ses ennemis (v. 2) ; ceux-ci, mis à l'épreuve par la question de Jésus (v. 4), restent muets, ne pouvant Le prendre en défaut. Devant l'endurcissement de leur coeur et leur insensibilité à l'amour qui voudrait les délivrer, le Seigneur manifeste sa profonde tristesse, ainsi que sa colère en présence d'une telle incrédulité ; puis, Il répond à la foi de l'infirme en guérissant sa main desséchée (v. 5).
 
            Au lieu de se réjouir avec l'homme guéri, les pharisiens tiennent conseil avec les hérodiens, qui formaient une secte opposée à la leur, dans le but de faire périr Jésus (v. 6).
 
 
                        3.9 : Jésus parmi les foules et sur la montagne (3 : 7-19)
 
            Poursuivant son ministère de grâce, Jésus commence à s'éloigner de son peuple rebelle et endurci ; Il se retire avec ses disciples « vers la mer » (v. 7), une image des nations. L'évangile va déborder des frontières d'Israël : des étrangers de Tyr et de Sidon, et même des Edomites, se mêlent à la foule des Galiléens (v. 8). Tel un cours d'eau qui ne se laisse pas arrêter par une montagne mais la contourne, le fleuve de la grâce ne sera pas interrompu par l'incrédulité d'Israël et atteindra désormais les gens des nations.
 
            La foule afflue et presse Jésus (v. 9) ; Il demande alors à ses disciples une petite barque sur laquelle Il se tient : ainsi, tous peuvent l'entendre et trouver la guérison (v. 9-10).
 
            Les esprits impurs se jettent au-devant Jésus qui ne reçoit pas leur témoignage (v. 11-12) ; marchant sur ses traces, Paul fera de même (Act. 16 : 16-18). Personne, en dehors de  ses rachetés, n'est habilité à proclamer qui est Jésus Christ.
 
 
 
            Le Seigneur s'en va maintenant sur une montagne afin de choisir douze disciples « pour être avec Lui » (v. 13-14). Luc précise qu'Il « passa toute la nuit à prier Dieu » (Luc 6 : 12).
 
            Jésus voulait des compagnons dans son service :
                        - pour être avec lui : enseignés et formés auprès de leur Maître, ils seraient qualifiés pour servir.
 
                        - pour les envoyer prêcher : comme le Seigneur lui-même l'avait montré, cette activité devait occuper la première place dans leur service.
 
                        - pour guérir les maladies et chasser les démons : cette puissance leur était donnée pour appuyer la prédication de l'évangile et montrer le caractère divin de leur message.
 
            « Etre avec Jésus », c'est un grand privilège, mais aussi une condition préliminaire pour « être envoyé » par Lui. Sans avoir reçu d'abord ses directions, comment pourrions-nous accomplir un service fidèle ? Le prophète Jérémie a dû l'apprendre (Jér. 1 : 7), Ezéchiel aussi (Ez. 2 : 1-3).
 
            Douze disciples sont choisis par Jésus ; ce nombre symbolise la plénitude dans l'administration confiée à l'homme.
            Nous trouvons dans la Parole :
                        - 12 patriarches, les fils de Jacob (Act. 7 : 8)
                        - 12 tribus d'Israël (Gen. 49 : 28)
                        - 12 apôtres pour établir les bases du christianisme (Act. 1 : 26)
                        - 12 trônes pour juger les tribus d'Israël (Matt. 19 : 28).
            Chacun des douze disciples est nommé seul : un serviteur doit s'attendre directement et personnellement à son Maître qui lui communique Sa pensée et lui accorde son secours dans le ministère qu'Il lui confie.