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Ambassadeurs pour Christ (2)


« Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ – Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen -, nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Cor. 5 : 20).

Abraham
            Nous allons voir comment Abraham est devenu un étranger, quelqu’un qui n’était que de passage sur la terre. Quand Dieu l’a appelé, il a quitté son lieu de naissance et sa famille (la plus grande partie). Il a écouté ce que Dieu lui avait dit. On peut voir cela comme une image de la conversion. Nous sommes tous nés pécheurs (Ps. 51 : 7) ; notre lieu de naissance, le monde, est caractérisé par le péché. À notre conversion nous laissons derrière nous ce lieu de naissance et les pécheurs qui nous entourent (Jean 8 : 44). Nous ne sommes plus citoyens de ce monde, mais du ciel, et nous avons reçu le droit de devenir enfants de Dieu (Jean 1 : 12). En d’autres termes, nous faisons désormais partie de sa famille. Cela s’accompagne d’un changement d’associations : quant à notre position nous ne faisons plus partie de ce monde de péché, mais sommes associés au Seigneur Jésus, cohéritiers de Christ (Rom. 8 : 17). Dans la Bible, le croyant n’est jamais appelé un pécheur, bien qu’il pèche encore (1 Jean 1 : 7-9).
      Ce changement de position devrait entraîner un changement de comportement. Un ambassadeur représente une nation ou un roi dans un pays étranger ; on s’attend donc à ce qu’il se comporte en conséquence. Il est supposé agir comme le ferait celui qu’il représente. Nous avons déjà vu cela avec Abraham.

 Lot
            Quand Abraham a quitté son lieu de naissance, il a pris avec lui son neveu Lot. Ce dernier ne comprenait pas ce qu’était un étranger, un nomade. Lorsque les deux hommes ont dû se séparer, il a choisi d’aller dans la vallée où se trouvait la ville de Sodome. Pourquoi ? La Bible dit : « Lot leva les yeux et vit toute la plaine du Jourdain, qui était arrosée partout, jusqu’à Tsoar (avant que l’Éternel détruise Sodome et Gomorrhe) comme le jardin de l’Éternel, comme le pays d’Égypte » (Gen. 13 : 10). Cela peut sembler un choix sage et pieux. C’était un pays bien irrigué, qui ressemblait au jardin d’Éden… Mais ensuite, il est ajouté « comme le pays d’Égypte ». Lot voulait l’Égypte. Et ce pays est une image du monde.
            Comment Lot connaissait-il l’Égypte ? Bien sûr, il n’avait pas pu aller voir sur Internet à quoi ressemblait le pays ! En Genèse 12, nous voyons qu’Abraham a quitté son pays et est allé en Égypte pour fuir une famine (v. 10). Pendant une courte période, il a négligé les instructions de Dieu ce qui a entraîné des conséquences désastreuses : son témoignage a été compromis et son neveu Lot a goûté aux plaisirs de l’Égypte (le monde). Très probablement c’est là aussi qu’Abraham a acheté Agar, une esclave égyptienne, qu’il a ramenée ensuite en Canaan, ce qui a causé ultérieurement de graves problèmes.
            Quand nous suivons l’histoire de Lot, nous le voyons planter ses tentes près de Sodome, puis habiter à l’intérieur, et être finalement assis à la porte de la ville : il faisait partie de ceux qui gouvernaient (Gen. 13 : 12 ; 14 : 12 ; 19 : 1). Son niveau spirituel a baissé car la vie de nomade ne l’attirait pas. À cause de ses mauvais choix, il a été fait prisonnier (et libéré par Abraham), puis il a tout perdu (y compris sa femme). La fin de sa vie - en fait la fin du récit biblique - est caractérisée par l’ivresse et l’immoralité. Parce que Lot ne vivait pas en étranger sur cette terre et ne se conduisait pas en ambassadeur, son témoignage a été ruiné et il a perdu tout ce qu’il avait. Il n’a pas vécu pour Dieu.


D’après Paul Meijer - « L’explorateur chrétien » n° 14

À suivre (lundi prochain)