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REJETONS LES MÉDISANCES

 

Qu’est-ce que la médisance ?

            Le dictionnaire (Petit Larousse) la définit ainsi :
                  Médire : Tenir sur quelqu’un des propos malveillants, que l’on suppose fondés.
                  
Médisance : Révélation des fautes, des défauts d’autrui, avec l’intention de nuire.

            Le dictionnaire des synonymes (Larousse) précise :
                  Médire, c’est dire de quelqu’un, avec une intention mauvaise, un mal qui est vrai.
                  
Calomnier dit plus ; c’est attaquer, blesser la réputation, l’honneur de quelqu’un par des imputations graves, que, de plus, on sait être fausses. « Le moyen sûr de ne jamais calomnier, c’est de ne jamais médire ».


Quelques questions à nous poser honnêtement

            Est-ce que nous parlons beaucoup les uns sur les autres ?
            Comment parlons-nous au sujet des autres ?
            Pourquoi parlons-nous les uns sur les autres ?
            Avec qui parlons-nous les uns sur les autres ?
            Est-il utile de parler les uns sur les autres ?
            Le Seigneur nous enseigne-t-il à parler les uns sur les autres ?


La pensée de Dieu au sujet de la médisance

            Les versets suivants nous font connaître la pensée de Dieu à ce sujet :
                  « Tu n’iras point çà et là médisant parmi ton peuple » (Lév. 19 : 16).
                  « Le vent du nord enfante les averses ; et les visages indignés, une langue qui médit en secret » (Prov. 25 : 23).
                  « Je crains que, à mon arrivée, je ne vous trouve pas tels que je voudrais… qu’il y ait… des médisances » (2 Cor. 12 : 20).
                  « Rejetant donc toute méchanceté… et les médisances de toute sorte » (1 Pier. 2 : 1).
                  « Dieu a commandé : « Honore ton père et ta mère » ; et : « que celui qui maudit père ou mère soit puni de mort » » (Matt. 15 : 4).
                  « Celui qui couvre une transgression cherche l’amour, mais celui qui répète une chose divise les intimes amis » (Prov. 17 : 9).


Médire fait du tort au prochain, au peuple de Dieu et à nous-même

            Au sens strict du terme, la médisance emporte avec elle l’idée d’une action volontairement et consciemment malveillante. Y a-t-il toujours une intention préméditée de nuire à autrui dans notre habitude trop fréquente de parler des fautes et des défauts des uns et des autres ? Il peut se cacher bien des choses dans nos cœurs trompeurs et incurables (Jér. 17 : 9), mais sachons que le fait de répandre autour de nous les manquements des autres est une chose qui fait du tort au prochain, au peuple de Dieu, ainsi qu’à nous-même. L’amour n’est pas en exercice en cela.


Une manière inconvenante, irrespectueuse et irresponsable de parler des manquements des autres 

            - Inconvenante, car en parlant ainsi des autres, on sort de sa place ; « mais qui es-tu, toi qui juges ton prochain ? » (Jac. 4 : 12). On prend celle de Dieu en oubliant ce que l’on est, un être faible et fragile, sujet à de nombreux manquements comme ceux que l’on dénonce chez les autres.
            - Irrespectueuse, car la médisance ruine l’honneur du prochain. Toute personne humaine a droit au respect. Les pieds de ce frère ou de cette sœur se sont peut-être salis, mais nos propos auront pour effet de salir encore ses jambes, ses mains et tout le reste… Ce que l’amour devrait couvrir (Prov. 17 : 9), la médisance se plaît à l’étaler aux yeux de tous. Le déshonneur qui est jeté sur les parents par la médisance était particulièrement condamné par la Loi, et le Seigneur se devait de le rappeler en Matthieu 15 : 4 ; ce n’est pas sans raison. Il est hélas tellement fréquent que les enfants parlent légèrement des défauts, voire des manquements de leurs parents.
            - Irresponsable, le médisant l’est sous plusieurs rapports :
                    Il ne s’est pas donné la peine de vérifier les propos qu’il répand ; il « suppose » que c’est la vérité. Il s’agit souvent d’une information de « seconde main » ou d’une information partielle. On relève les défauts, mais les qualités des personnes ne sont généralement pas évoquées.
                    Il ne mesure pas la portée, ni les conséquences de ses propos. Par la médisance, on transmet à des tiers ses sentiments, son émoi, son indignation, et c’est souvent au sujet de quelque chose qui nous a déplu ou blessé. Si nous nous examinons devant le Seigneur, nous verrons que la médisance résulte bien souvent d’une aigreur que l’on garde dans son cœur et dans sa mémoire. On entraîne ainsi ses auditeurs sur le terrain dangereux d’une réaction purement émotionnelle, provoquant l’indignation d’un nombre toujours croissant de personnes. Qui mesurera l’étendue de ce mal ? N’oublions pas que nos cœurs sont friands d’entendre de telles choses : « Les paroles du rapporteur sont comme des friandises, et elles descendent jusqu’au-dedans des entrailles » (Prov. 18 : 8).
                    Ensuite, le médisant ne prend pas ses responsabilités vis-à-vis de celui qui s’est laissé surprendre par quelque faute, qui s’est égaré, qui a bronché dans le chemin. Il ne prend pas soin de la brebis blessée ; il ne s’approche pas avec crainte, humilité et amour afin de « gagner », de « ramener », de « relever » (Matt. 18 : 15 ; Jac. 5 : 19 ; Gal. 6 : 1). Il ne vient pas vers lui avec le bassin et le linge, comme le Seigneur nous l’a montré et enseigné (Jean 13).

            Chrétiens, rejetons « les médisances de toute sorte » (1 Pier. 2 : 1) et veillons en cela les uns sur les autres ! Souvenons-nous que la médisance enfante les visages indignés (Prov. 25 : 23), ce qui signifie : amour en régression ! Le peuple d’Israël était sévèrement mis en garde contre ce fléau (Lév. 19 : 16) ; il en est de même pour l’Église du Seigneur.


A-D S