bible-notes.org

Imprimer ou partager la page :

TROIS CARACTÈRES DU SERVICE CHRÉTIEN


Introduction
Le soldat
L'athlète
Le cultivateur
Conclusion


            « Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est dans le Christ Jésus. Ce que tu as entendu de moi en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes fidèles qui soient capables à leur tour d’en instruire d’autres. Prends ta part des souffrances comme un bon soldat de Jésus Christ. Personne, servant comme soldat, ne s’embarrasse dans les affaires de la vie, afin de plaire à celui qui l’a enrôlé. De même, l’athlète n’est pas couronné s’il n’a pas lutté selon les règles. Il faut que le cultivateur prenne d’abord de la peine, avant d’obtenir une récolte » (2 Tim. 2 : 1-6).


Introduction

            La deuxième épître à Timothée est pleine d’encouragements donnés à un jeune frère (Timothée) en vue des difficultés qu’il allait rencontrer dans son service pour le Seigneur. Au deuxième chapitre, nous trouvons une illustration de ce qu’est le service chrétien. Souvent, nous l’idéalisons et pourrions avoir des pensées fausses à son sujet.

            Le premier paragraphe de ce chapitre nous montre une progression. Tout d’abord, la ressource suprême pour tout service est indiquée : la force nous est donnée en Lui. « Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est dans le christ Jésus ».

            Ensuite vient la responsabilité : la vérité (la parole de Dieu) doit être connue et transmise avec exactitude. «Ce que tu as entendu de moi en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes fidèles qui soient capables à leur tour d’en instruire d’autres ». Même s’il s’agit ici d’une mission confiée spécialement à Timothée, ce passage souligne aussi notre responsabilité de transmettre fidèlement ce que nous avons reçu.

            Et enfin l’apôtre utilise trois illustrations : le soldat, l’athlète et le laboureur, pour nous parler des caractères de ceux qui s’engagent au service du Seigneur. Leurs motifs sont là pour nous encourager à être fidèles.


Le soldat

            « Prends ta part des souffrances comme un bon soldat de Jésus Christ » (2 Tim. 2 : 3).

            La souffrance n’est jamais un but que Dieu place devant nous, mais plutôt une conséquence. Nous souffrons car l’environnement est difficile, et de plus en plus difficile. Nous souffrons non seulement de la part du monde, mais peut-être aussi de la part de croyants.
            La souffrance pourrait nous faire reculer et nous inciter à cacher notre talent dans la terre (Mat. 25 : 18), en disant : À quoi bon m’engager dans un service qui va me faire tant souffrir ?

            « Personne, servant comme soldat, ne s’embarrasse dans les affaires de la vie, afin de plaire à celui qui l’a enrôlé (2 Tim. 2 : 4). Le soldat est caractérisé par l’engagement (qui implique du renoncement) et le dévouement.
            Je dois renoncer à ma souveraineté sur ma vie personnelle lorsque je suis soldat, engagé dans l’armée. Je ne peux pas avancer des raisons personnelles pour renoncer. Le motif mentionné ici pour le soldat est de plaire à celui qui l’a enrôlé. A qui voulons-nous plaire ?

            « Personne ne peut servir deux maîtres » (Mat. 6 : 24). Nous aurons peut-être à souffrir quelque désavantage matériel, mais jamais nous ne regretterons de servir un maître si bon et si doux envers nous.
            Toutefois, il ne faudrait pas utiliser ce verset pour justifier l’abandon d’un travail séculier (« les affaires de la vie ») afin de servir le Seigneur à plein temps ; cette pensée ne se trouve pas ici.

                        La récompense du soldat

            La récompense du soldat est liée à sa relation : « afin de plaire à celui qui l’a enrôlé ». Il ne combat pas uniquement pour une récompense, mais parce qu’il est lié à une personne ; c’est l’aspect le plus élevé. C’est une récompense toute particulière que de plaire au Seigneur, une satisfaction individuelle entre le fidèle et son Seigneur » (Apoc. 2 : 17).


L’athlète

            « De même, l’athlète n’est pas couronné s’il n’a pas lutté selon les règles » (2 Tim. 2 : 5).

            L’athlète est caractérisé par l’obéissance. Une obéissance soigneuse à la Parole est requise pour servir le Seigneur. Il s’agit de mener un combat selon les lois (pour nous, selon la Parole).
            Ce verset nous rappelle aussi qu’il existe une règle pour atteindre le but. Pour un athlète, l’utilisation d’un dopant n’est pas selon les règles. Si nous pensons : « qu’importent les moyens, pourvu que le but soit atteint et que le service soit fait », ce verset est là pour nous rappeler que la manière importe aux yeux de Dieu. Faire quelque chose pour le Seigneur ne suffit pas, il s’agit de le faire avec le Seigneur. Le Seigneur n’attend pas de nous des coups d’éclats.
            Le « que dois-je faire » (Act. 22 : 10) est important pour le croyant mais également le « comment dois-je le faire ». Le Seigneur nous est en parfait exemple : « Non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! » (Marc 14 : 36), mais aussi « non pas comme moi je veux, mais comme toi tu veux » (Matt. 26 : 39).

                        La récompense de l’athlète

            En ce qui concerne l’athlète, son but est le prix à gagner, la récompense. Voilà ce qui le motive. Et la récompense est en relation avec sa couronne : « est… couronné ». La couronne de lauriers distingue et honore les vainqueurs quand la course est achevée. Notre récompense nous sera donnée par le Seigneur. Elle est bien préférable aux récompenses terrestres (Matt. 6 : 2).


Le cultivateur

            « Il faut que le cultivateur prenne d’abord de la peine, avant d’obtenir une récolte  » (2 Tim. 2 : 6).

            Le cultivateur est caractérisé par la patience et la persévérance. Un effort soutenu est requis pour aller jusqu’au bout. Le motif du cultivateur est la perspective de la récolte des fruits.

                        La récompense du cultivateur

            Pour le cultivateur, la récompense est en relation avec les fruits : « obtenir une récolte ». Celui qui a labouré, puis semé, doit avoir part à la récolte et être associé à la joie de la moisson : « Celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble » (Jean 4 : 36).


Conclusion

            Pour réaliser les trois caractères mentionnés, il nous faut la grâce « Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est dans le christ Jésus ».
            Et quelle liaison y a-t-il entre la grâce et ce qui nous est demandé dans ces versets ?
                  - Reconnaître que nous n’avons pas de force – fortifie-toi.
                  - Souffrir (le soldat), combattre selon les règles (l’athlète), ou avoir de la patience (le laboureur), sont des choses pour lesquelles nous n’avons pas de force. C’est cela le principe de la grâce : je reçois ce que je n’ai pas par moi-même – dans la grâce.
                  - Compter sur le Seigneur Jésus – la grâce qui est dans le christ Jésus.

            Ce que nous voyons dans le Seigneur et dans quelques-uns de ses serviteurs nous encouragera à manifester ces trois caractères.

                        Trois exemples :

            - Souffrir (le soldat) – Étienne a vu le Seigneur et cela lui a donné de la force (Act. 7 : 55). Il a enduré les souffrances dans un esprit de grâce et n’a pas prononcé de parole contre ses ennemis.

            - Combattre selon les règles (l’athlète) – Paul n’a pas pris de raccourci. Il aurait pu éviter des problèmes (avec Pierre en Galates 2 : 11, ou avec les Galates), mais il a combattu selon les règles et n’a pas esquivé les difficultés.

            - Manifester la patience (le laboureur) – Paul avait en vue le jour des récompenses : « la couronne de justice, que le Seigneur, le juste juge, me donnera dans ce jour-là » (2 Tim. 4 : 8). Et il mettait sa confiance dans le Seigneur quant aux résultats : « Je sais qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder ce que je lui ai confié, jusqu’à ce jour-là » (2 Tim. 1 : 12).


L. B - « Messager évangélique » (Année 2018 N° 4)