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L’ÉPÎTRE A PHILÉMON (2)
 

PHILÉMON 4-7 – Action de grâces
            Remerciements de Paul à Dieu pour le travail opéré dans son frère (v. 4)
            Amour et foi de Philémon (v. 5)
            Communion dans la foi (v. 6)
            Joie, encouragement et réconfort pour les frères et sœurs (v. 7)
 

PHILÉMON 4-7 – Action de grâces

                        Remerciements de Paul à Dieu pour le travail opéré dans son frère (v. 4)

            Les pensées de Paul se tournent d’abord vers son Dieu. Il commence par rendre grâces comme il le fait dans la plupart de ses épîtres. Il emploie l’expression « mon Dieu », ce qui montre la communion intime qu’il réalisait avec Dieu ; il s’exprime de la même façon dans d’autres épîtres : Rom. 1 : 8 ; 1 Cor. 1 : 4 ; Phil. 1 : 3.
            Homme de prière, l’apôtre Paul était « assiégé tous les jours » par « la sollicitude pour toutes les assemblées » (2 Cor. 11 : 28). Quel temps devait-il passer en prière pour mentionner ainsi nommément ses amis ! Au début de sa deuxième lettre à Timothée, il dit : « Je me souviens constamment de toi dans mes supplications, nuit et jour » (1 : 3).
            Quel exemple nous donne Paul ici ! Soyons ses « imitateurs » (1 Cor. 4 : 16 ; 11 : 1 ; Phil. 3 : 17). Encourageons-nous à persévérer dans la prière (Col. 4 : 2).


                        Amour et foi de Philémon (v. 5)

            Une fois de plus, Paul rapporte et souligne ce qu’il y a de positif chez le destinataire de sa lettre. Il a pu le faire ailleurs à l’égard d’une assemblée (1 Thes. 1 : 8), ou d’un croyant (3 Jean 6).
            Il a appris de bonnes nouvelles au sujet de Philémon dont le témoignage efficace, réel, a traversé les mers pour arriver jusqu’à Rome : il « avait entendu parler de l’amour et de la foi que Philémon avait envers le Seigneur Jésus et tous les saints ».
            Ce terme « saint », employé ici et encore au verset 7, désigne ceux qui ont cru à l’œuvre de la rédemption accomplie par Jésus Christ à la croix : ils sont sanctifiés, mis à part par cette œuvre du Seigneur, et possèdent la vie éternelle (voir 1 Cor. 6 : 11). Cette position devant Dieu est celle de tous les croyants : il ont été « sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (Héb. 10 : 10). Leur responsabilité est alors de « poursuivre la sainteté » (Héb. 12 : 14), de marcher dans la séparation du mal, étant « saints dans toute leur conduite » (1 Pier. 1 : 15). Cette sainteté pratique découle pour eux de leur position de sainteté. Il ne s'agit pas d'améliorer la vieille nature qui est toujours en eux, mais de réaliser la « séparation pour Dieu » du monde et du mal, conformément à la nature de Celui qui les a appelés (1 Pier. 1 : 16).

            A l’amour de Philémon est jointe la foi :
                    - L’amour de Dieu avait été versé dans son cœur par l’Esprit Saint qui lui avait été donné, comme il l’exprime Paul en écrivant aux Romains (5 : 5) c’est ce qui rend le croyant capable d’aimer le Seigneur Jésus (1 Jean 4 : 19) et les enfants de Dieu (5 : 2).
                    - La foi est ici la confiance en Dieu. Celui qui « nous a aimés et nous a donné une consolation éternelle » (2 Thes. 2 : 16) est digne de notre confiance !

            C’est un encouragement de lire ces éloges. Ne manquons pas de dire le bien que nous trouvons chez nos frères, aux autres et à eux aussi. A force de ne pas vouloir flatter la chair, nous n’exprimons plus les encouragements et les consolations dont chacun a besoin.
            En apprenant le travail produit par la grâce de Dieu chez ceux pour lesquels « Christ est mort » (Rom. 14 : 15 ; 1 Cor. 8 : 11), soyons aussi plus prompts à nous en réjouir. Soyons gardés en revanche, de nous plaire à rapporter le mal qui peut concerner l’un ou l’autre.
            Interrogeons nous : Que rapportons-nous les uns des autres, le bien que nous constatons, ou le fétu que nous sommes si prompts à discerner (Luc 6 : 42)

            Philémon aimait le Seigneur et les frères. L’ordre est toujours celui-là ; on parle souvent de l’amour entre les chrétiens, mais cet amour ne pourra exister vraiment que s’il y a d’abord l’amour pour le Seigneur. Nous lisons dans l’épître aux Hébreux : « Dieu n’est pas injuste pour oublier votre œuvre et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant servi les saints et les servant encore » (6 : 10).
            Notons le mot « tous » (v. 5) : son amour n’était pas limité à sa maison, à l’assemblée locale ou même aux chrétiens qu’il connaissait, mais il élargissait ses pensées et ses prières à tous les enfants de Dieu. Philémon ne faisait pas de distinction, ou de favoritisme. Veillons à ne pas en faire nous-mêmes. Le livre des Proverbes nous dit : « Faire acception des personnes n’est pas bien » (28 : 21), et nous lisons dans l’épître de Jacques : « Mes frères, ne mêlez pas des considérations de personnes avec la foi en notre Seigneur Jésus Christ, Seigneur de gloire » (2 : 1).


                        Communion dans la foi (v. 6)

            Ce verset commence par « de sorte que », pour montrer le lien entre l’amour et la foi de Philémon et la communion qui existait entre son frère et lui. L’apôtre remercie ainsi Dieu pour cette communion basée sur une même foi. Cette communion, cette unité de pensée entre ces deux frères, était active pour reconnaître « tout le bien », tout ce qui était fait pour le Seigneur. Cet état d’esprit positif produisait de la joie, de la consolation et du repos.
            Demandons au Seigneur qu’une telle communion existe entre les frères et sœurs de l’assemblée locale et que des fruits à la gloire du Seigneur en résultent.


                        Joie, encouragement et réconfort pour les frères et sœurs (v. 7)

            L’amour sans réserve de Philémon touchait ses frères au plus profond d’eux-mêmes : leur cœur était « réconforté » (ou : rafraîchi).
            Le verbe « rafraîchir » peut se traduire aussi par « reposer » ou « apaiser ». Le même mot est employé par le Seigneur en Matthieu 11 : 28 à propos du repos de l’âme qu’Il donne. Quel privilège de pouvoir à notre tour être des instruments du Seigneur pour procurer à nos frères du repos ! Le même lien entre le bien, le bon et le repos (ou : le rafraîchissement) se retrouve une fois la création achevée : « L’Éternel… s’est reposé, et a été rafraîchi » (Ex. 31 :17). Voir aussi Gen 1 : 31 ; 2 : 2 : 3 ; Ps. 23 : 3).
            Cette activité d’amour trouve sa place tant dans le privé que dans l’assemblée : par exemple, que nous soyons un frère lors d’une réunion d’assemblée ou une sœur dans le cadre domestique, nous pouvons réconforter nos frères et sœurs en exprimant ce que l’Esprit nous pousse à dire et que nous taisons trop souvent.
            Pensons aussi à la joie de ce frère âgé, Paul, de voir Philémon accomplir son service d’amour envers les saints. Si notre conduite est à la gloire du Seigneur, elle réjouira ceux qui nous précèdent.


D'après « Sondez les Ecritures » (vol. 9) et divers autres commentaires

 

A suivre