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Quelques rencontres du Seigneur Jésus dans l’évangile de Jean


Aux noces de Cana de Galilée (Jean 2 : 1-11)
L’entretien de Jésus avec Nicodème (Jean 3)
Au puits de Sichar, la rencontre avec la femme samaritaine (Jean 4)
Au réservoir de Béthesda (Jean 5)
Un homme aveugle de naissance (Jean 9)
A Béthanie, la résurrection de Lazare (Jean 11)


            Nous aimerions considérer ensemble, dans l’évangile de Jean, quelques rencontres du Seigneur Jésus avec des hommes ou des femmes.


Aux noces de Cana de Galilée (Jean 2 : 1-11)

            « Le troisième jour, il y eut une noce à Cana de Galilée, et la mère de Jésus était là. Jésus aussi fut invité à la noce, ainsi que ses disciples. Le vin venant à manquer, la mère de Jésus lui dit : Ils n’ont pas de vin. Jésus lui dit : Qu’ai-je à faire avec toi, femme ? Mon heure n’est pas encore venue. Sa mère dit aux serviteurs : Quoi qu’il vous dise, faites-le. Or il y avait là six bassins de pierre pour contenir de l’eau, placés là pour la purification des Juifs, chacun d’une capacité de deux ou trois mesures. Jésus leur dit : Remplissez d’eau les bassins. Ils les remplirent jusqu’au bord. Puis il leur dit : Puisez maintenant, et portez-en au maître d’hôtel. Ils lui en portèrent. Lorsque le maître d’hôtel eut goûté l’eau qui était devenue du vin – or il ne savait pas d’où venait celui-ci, mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient - le maître d’hôtel appelle le marié et lui déclare : Tout homme sert d’abord le bon vin, ensuite le moins bon, après qu’on a bien bu ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. Ce commencement de ses miracles, Jésus le fit à Cana de Galilée ; et il manifesta sa gloire ; et ses disciples crurent en lui ».

            Le Seigneur Jésus est invité à un mariage, une journée de joie. Mais voilà une circonstance particulière : au cours du repas il n’y a plus de vin. On s’en inquiète, même Marie, la mère de Jésus, vient en parler à son fils. Et elle dit aux serviteurs cette phrase si belle, qui montre déjà ce qu’elle savait de Jésus : « Quoi qu’il vous dise, faites-le ». C’est bien quelque chose que nous pouvons retenir aussi pour nous-mêmes : apprendre à faire ce que Jésus nous dit de faire parce que tout ce qu’il nous dit est pour notre bien.
            L’eau vient remplir jusqu’au bord ces bassins destinés à contenir de l’eau de purification. Puis le Seigneur Jésus accomplit un miracle : Il change l’eau en vin. Aussitôt cela suscite l’étonnement, en particulier chez le maître d’hôtel, responsable de servir la boisson aux invités, car il se rend compte que l’eau est devenue du vin. Certainement il goûte celui-ci et se rend compte qu’il est meilleur, bien au-delà de la qualité du vin que l’on avait bu avant. Il déclare alors au marié : « Tout homme sert d’abord le bon vin, ensuite le moins bon, après qu’on a bien bu ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant ». Si on fait la transposition spirituelle de ce que cela peut signifier, c’est vraiment très instructif pour nous tous. Le vin, dans l’Ecriture, est le symbole de la joie, symbole des joies naturelles principalement, et de ces joies que Dieu peut donner, de ces joies que l’on peut recueillir tout au long de notre vie. Et puis on doit bien faire le constat que ces joies naturelles, pas forcément des joies mauvaises, mais des joies qui sont liées à notre vie sur la terre, ont un terme : le vin vient à manquer, les joies s’arrêtent. Alors que faire ? Le Seigneur Jésus est là et lui, il est vraiment cette source de joie inépuisable, toujours disponible.
            L’image donnée là, l’eau qui remplit ces vaisseaux, nous fait penser à la Parole de Dieu. Elle est là pour nous donner cette joie, mais une joie que nous puisons en Christ, dans le Seigneur Jésus lui-même. Et cette joie-là est intarissable et lorsque les autres joies font défaut, celle-là vient et elle est d’une autre qualité ! Cette joie que l’on peut goûter dans le Seigneur Jésus – lui est cette source de joie – c’est d’abord une joie qui ne manque jamais parce que le Seigneur en est la source. C’est certainement dans ce sens-là que l’apôtre Paul dans l’épître aux Philippiens nous dit : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » (Phil. 4 : 4). Ce que nous pouvons trouver dans le Seigneur Jésus est sans limites ; c’est une joie à laquelle on peut toujours puiser. Cette joie profonde, c’est ce que nous pouvons goûter toujours lorsque peut-être les joies de la terre, ce qui nous a apporté du bonheur un temps, s’estompent, disparaissent, s’évanouissent. Le Seigneur Jésus nous dit, comme à ses disciples : « Personne ne vous ôte votre joie » (Jean 16 : 22).


L’entretien de Jésus avec Nicodème (Jean 3)

            « Il y avait, parmi les pharisiens, un homme nommé Nicodème, un chef des Juifs. Celui-ci vint à Jésus de nuit et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que toi tu fais, si Dieu n’est pas avec lui. Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est pas né d’eau et de l’Esprit, il ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu… Nicodème lui répondit : Comment cela peut-il se faire ? Jésus lui répondit : Tu es le docteur d’Israël, et tu ne connais pas cela ? » (v. 1-6, 9-10).

            Il fait nuit ; un homme vient rencontrer le Seigneur Jésus. De jour comme de nuit Jésus est disponible, on peut toujours venir à Lui. Il peut nous arriver aussi d’avoir un souci, un problème dans notre vie, quelque chose qui pèse sur notre cœur, une question qui nous tourmente ? Eh bien ! Venons au Seigneur Jésus, de jour comme de nuit, n’importe quand. Il est toujours prêt à écouter, à entendre ce que nous avons à Lui dire comme ici pour Nicodème. Ce docteur de la Loi, ce chef des Juifs, était une personnalité importante au milieu des Juifs. Mais il a un problème, un souci : il aimerait bien connaître la clé pour entrer dans le royaume de Dieu. Il se rend compte que tout ce qu’il connaît de la Loi, des Ecritures, ne lui donne pas satisfaction. Il a vu ces miracles que le Seigneur Jésus opère, il a entendu son enseignement et un travail se produit dans son cœur. Il dit même : « Nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que toi tu fais ». Ce constat que Nicodème fait, le distingue un peu sans doute des autres chefs des Juifs et autres scribes et pharisiens. Cet homme cherche Dieu véritablement. Il reconnaît que les miracles que Jésus fait, c’est vraiment quelque chose qui vient de Dieu.
            Nicodème a une question qui le tourmente au point qu’il vient au milieu de la nuit vers le Seigneur Jésus. Peut-être craint-il de se faire remarquer aussi par ses concitoyens et en particulier par les autres chefs des Juifs. Il pose cette question à Jésus. En fait, la question, il ne la pose même pas directement, parce que déjà c’est Jésus qui lui répond. Il est celui qui sait tellement bien ce qui est au fond de son cœur. Tout de suite le Seigneur affirme ce qui surprend Nicodème : « Si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu ». Ce n’est pas du tout ce que Nicodème attendait. Certainement il s’attendait à ce que Jésus lui parle des commandements de la Loi, lui dise ce qu’il devait faire pour pouvoir entrer dans le royaume de Dieu. Mais Jésus lui dit : Non, au fond, ta vie, ce que tu es présentement, ne te sert de rien : tu ne pourras pas entrer dans le royaume de Dieu. Il faut naître de nouveau. - C’est vrai pour chacun de nous : c’est vrai pour quelqu’un qui est déjà d’un certain âge comme sans doute Nicodème l’était, c’est vrai pour un enfant, c’est vrai pour un jeune homme, pour une jeune fille. Il faut naître de nouveau. S’il n’y a pas cette nouvelle naissance, il n’est pas possible d’entrer au ciel, d’entrer dans le royaume de Dieu. Cette nouvelle naissance, c’est celle que Dieu va donner par son Esprit à celui qui croit au Seigneur Jésus. C’est ce que Jésus va dire ensuite à Nicodème avec en particulier ce verset 16 du chapitre 3 : seule la foi au Seigneur Jésus, le fait de croire que le Seigneur Jésus est mort pour moi sur la croix, me donne une entrée dans le royaume de Dieu, me donne la vie, me fait naître de nouveau et devenir un enfant de Dieu.
            Lorsque nous avons une question qui se pose, une question importante comme ici pour Nicodème, n’hésitons pas à venir à Jésus, à lui dire ce que nous avons sur le cœur. Et même si nous ne savons peut-être pas exprimer ce que nous ressentons vraiment, le Seigneur lit dans notre cœur, il sait très bien ce dont nous avons besoin. Avant même que Nicodème ait formulé sa question, le Seigneur lui donne une réponse qui va travailler son cœur. Bien sûr il va se dire : Comment cela est-ce possible ? Il faudra que le Seigneur Jésus le lui dise en le touchant un peu au vif peut-être : mais comment, tu es le docteur d’Israël, toi tu enseignes les autres et tu ne sais même pas cela ? Voilà que Nicodème va apprendre cette grande vérité qu’il faut « naître de nouveau » et que ce ne sont pas les commandements de la Loi ou mener une vie honorable aux yeux des autres qui sont suffisants pour entrer au ciel. Il faut pour chacun croire au Seigneur Jésus mort sur la croix et ressuscité pour notre justification, pour avoir la vie éternelle, cette vie nouvelle par laquelle nous sommes nés de nouveau.
            Nous connaissons notre date de naissance (le jour, le mois, l’année où nous sommes né). Cela, c’est pour la terre. Mais pour le ciel, notre date de naissance, c’est le jour où nous sommes nés de nouveau, où nous avons cru au Seigneur Jésus. Le savons-nous tous ?


Au puits de Sichar, la rencontre avec la femme samaritaine (Jean 4)

            « Quand le Seigneur sut que les pharisiens avaient entendu dire : Jésus fait et baptise plus de disciples que Jean (toutefois Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples), il quitta la Judée et retourna en Galilée. Or il lui fallait traverser la Samarie. Il arrive donc à une ville de Samarie nommée Sichar, près de la terre que Jacob avait donnée à son fils Joseph. Il y avait là une fontaine de Jacob. Jésus, fatigué du chemin, se tenait là assis au bord de la fontaine. C’était environ la sixième heure. Une femme de la Samarie vient pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire (car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres). La Samaritaine lui dit alors : Comment ? Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi qui suis une Samaritaine ? (Car les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains.) Jésus lui répondit : Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. La femme lui dit : Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où as-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits ; et lui-même en a bu, ainsi que ses fils et son bétail ? Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif, à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie pas soif et que je ne vienne pas ici pour puiser » (4. 1-15).

            Cette fois c’est le Seigneur Jésus qui vient attendre quelqu’un. Il savait pourquoi il devait venir ici, et s’asseoir sur le rebord de cette fontaine : une femme allait venir avec des besoins profonds dans son cœur. Cette femme samaritaine avait une soif que rien ne pouvait étancher dans sa vie de tous les jours, au point qu’elle fuyait les autres. Elle n’avait pas trouvé de quoi satisfaire sa soif auprès des autres. Elle vient furtivement puiser de l’eau et surprise ! Il y a un homme « fatigué du chemin », qui est assis au bord du puits. Elle est bien obligée de passer devant Lui pour prendre de l’eau. Et voilà que cet inconnu pour elle, lui adresse la parole, chose inhabituelle parce que les Juifs et les Samaritains n’avaient pas de contact entre eux. Cette femme est particulièrement étonnée de voir quelqu’un qui lui adresse la parole. Et c’est à elle, qui a besoin d’étancher sa soif, que cet homme dit : « Donne-moi à boire » ! Du coup elle est touchée dans son cœur. On voit là cette manière de faire du Seigneur Jésus qui nous interpelle et qui nous donne un exemple très beau, très délicat. Comment pouvoir s’approcher de quelqu’un ? C’est au fond comme le Seigneur Jésus l’a fait en se mettant plus bas que lui.
            Cette femme a une vie misérable, une vie dans laquelle elle a tellement besoin d’étancher sa soif, certainement une soif d’amour, une soif de bonheur, une soif de vérité qu’elle ne trouve pas autour d’elle. Le Seigneur Jésus ne vient pas lui dire tout de suite : Je vais t’apporter la vérité, je vais t’apporter ce dont tu as besoin. - Non. Il lui dit : Moi aussi, j’ai soif, donne-moi à boire. C’est ce qui ouvre le cœur de cette femme, et lui donne confiance en cet étranger qui est là et qui lui demande à boire. Le Seigneur Jésus n’attend pas que cette femme aille plus loin dans son discours. Il lui dit : « Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive ». Lui seul avait de quoi la rafraîchir, de quoi étancher sa soif.
            De la même manière que pour Nicodème qui est étonné de ce que le Seigneur lui dit, cette femme est profondément surprise. Elle dit : Tu n’as rien pour puiser, qu’est-ce que tu veux me donner ? - Mais Jésus lui dit : « Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif, à jamais ». C’est Lui qui est la source qui désaltère vraiment, qui apporte ce qui répond aux besoins profonds du cœur. Non seulement le Seigneur Jésus donne cette eau qui désaltère, mais Il apporte une vraie joie, un bonheur profond : ce sont des choses qui jaillissent ensuite. Celui qui reçoit cette eau de la part du Seigneur qui vient étancher sa propre soif, va être lui-même comme une fontaine d’eau qui jaillit à l’extérieur. Celui qui a bu ce que le Seigneur lui donne, qui a goûté ce bonheur et cette joie dans le Seigneur Jésus, est en mesure lui aussi de faire participer les autres à cette joie et à ce bonheur. Elles sont en lui « une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle ». Combien c’est beau ce que le Seigneur Jésus donne !
            La femme dit seulement : « Seigneur, donne-moi cette eau ». Il faut simplement accepter ce que le Seigneur veut nous donner et lui dire : Oui, j’ai besoin de toi, j’ai besoin de cette joie, de ce bonheur que tu as, de cette source-là.
            En même temps qu’Il répond à la soif de cette femme, Jésus va quand même lui dire aussi la vérité ; son amour répond aux besoins profonds de l’âme et sa lumière enlève tous les obstacles à une relation avec Dieu. Il va lui dire simplement : « Va, appelle ton mari ». Cette femme est stupéfaite, elle ne s’attendait pas à cette question. Elle répond : « Je n’ai pas de mari ». Le Seigneur lui dit : « Tu as bien dit… car tu as eu cinq maris ». Elle est totalement sondée dans son cœur, dans sa conscience, au point qu’un peu plus tard quand elle va à la ville, elle dit à ceux qu’elle rencontre : « Venez, voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ».
            La Parole de Dieu est plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants et elle discerne jusqu’au fond de nos pensées les plus profondes (voir. Héb. 4 : 12-13). Tout est mis à nu devant Dieu et devant le Seigneur Jésus pour cette femme-là aussi. Elle s’en rend compte, elle voit Celui qui lui apporte cette eau, ce bonheur, cette joie, quelque chose qui va la désaltérer, étancher sa soif. Mais il est aussi Celui qui sait tout et qui sait tout de sa vie, devant lequel rien n’est caché. On ne peut rien masquer au Seigneur Jésus. Parfois, dans notre vie, on aimerait qu’il y ait des choses qui ne soient pas connues. Cette lumière divine éclaire tout jusqu’aux replis les plus cachés de nos cœurs. Le Seigneur Jésus veut amener justement cette femme à s’ouvrir entièrement devant Lui pour recevoir entièrement la bénédiction qu’il veut lui donner.
            On comprend pourquoi il est dit au début du chapitre : « Il lui fallait traverser la Samarie ». C’était dans ce chemin allant de la Galilée vers Jérusalem qu’Il devait passer, là où cette femme se trouvait, afin de répondre aux besoins profonds de son cœur.


Au réservoir de Béthesda (Jean 5)

            « Après cela, il y avait une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. Or il y a à Jérusalem, près de la porte des brebis, un réservoir d’eau, appelé en hébreu Béthesda, avec cinq portiques. Une multitude d’infirmes – aveugles, boiteux, paralysés – étaient couchés là et attendait le mouvement de l’eau. Car, à certaines époques, un ange descendait dans le réservoir et agitait l’eau ; et le premier qui entrait après que l’eau avait été agitée était guéri, quel que soit le mal dont il était atteint. Or il y avait là un homme, infirme depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché, et sachant qu’il était dans cet état depuis longtemps déjà, lui dit : Veux-tu être guéri ? L’infirme lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans le réservoir, lorsque l’eau a été agitée ; et pendant que j’y vais, moi, un autre descend avant moi. Jésus lui dit : Lève-toi, prends ton brancard et marche. Et aussitôt l’homme fut guéri : il prit son brancard et se mit à marcher » (v. 1-9).

            C’est encore une scène extraordinaire ! Il y avait des guérisons qui se produisaient dans ce réservoir lorsqu’un ange venait, apportant certainement là quelque chose de la grâce et de la miséricorde divines, de la bonté de Dieu envers sa créature. C’était certainement une manifestation de la volonté de Dieu de guérir les infirmités des hommes.
            Cet homme avait fait de douloureuses expériences : il était là depuis 38 ans, infirme, et chaque fois que l’eau avait été agitée, qu’il y avait une possibilité de guérison miraculeuse, voilà que quelqu’un passait avant lui. Le Seigneur lui pose cette question : « Veux-tu être guéri ? ». Il fait alors cette déclaration profondément touchante et poignante : « Je n’ai personne ». Personne pour me sauver, personne pour m’aider, personne pour m’amener là où je pourrais être guéri. Il reste totalement prisonnier du contexte, du système dans lequel il se trouve où il faut qu’il y ait un effort ou quelqu’un qui vienne l’aider pour descendre dans ce réservoir pour être guéri. Et chaque fois c’est de nouveau une désillusion pour lui. Les années passent et il reste dans son infirmité. Le Seigneur ne lui dit pas : Attends, la prochaine fois que l’ange vient, je vais t’aider à descendre tout de suite dans le réservoir. Le Seigneur lui dit tout de suite : « Lève-toi, prends ton brancard et marche ». La guérison est immédiate pour la foi, pour celui qui croit. Et ce qui est tout à fait remarquable d’ailleurs, c’est que cet homme, cet infirme ne fait pas de discours, il n’amène pas des raisonnements, il ne dit pas : Comment vas-tu faire pour me guérir ? Dans combien de temps je vais pouvoir être guéri ? Non. Le Seigneur lui dit : « Lève-toi » « Et aussitôt l’homme fut guéri », il se lève, prend son brancard et il s’en va.
            La suite du récit est un peu plus dure à lire, parce qu’aussitôt on voit qu’il y a des réactions malveillantes. C’était un jour de sabbat, donc un jour qui faisait partie de ce contexte juif où il y avait ces règles, ces ordonnances, ces commandements à appliquer, auxquels il fallait obéir. Certainement c’est Dieu qui les avait donnés. Mais le Seigneur Jésus était tellement au-dessus. Les Juifs respectaient ces commandements-là, mais ils ne voyaient pas au-delà. Cela leur masquait ce qu’était Jésus. Il y a quelque chose de poignant là aussi, mais qui est instructif pour nous en même temps, parce que tout de suite après que Jésus ait guéri cet homme ils disent : c’est un jour de sabbat, il n’aurait pas dû faire cela le jour du sabbat. Ils montrent combien ils sont prisonniers de ce système et qu’ils n’arrivent pas à lever leurs yeux au-delà pour voir Jésus, pour voir Celui qui est plus grand que le sabbat, Celui qui a tout donné pour sa créature.
            Il y a certainement une instruction pour nous. Que nous soyons attentifs aussi à ne pas nous laisser emprisonner par des habitudes, par un système quelque bon qu’il soit, mais que nos regards et nos cœurs soient vraiment tournés vers le Seigneur Jésus ! C’est Lui qui est au-dessus de tout autre chose et c’est Lui qui doit captiver nos cœurs et nos pensées, afin que tout revienne à Lui.


Un homme aveugle de naissance (Jean 9)

            « Comme il passait, il vit un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : Rabbi, qui a péché : lui, ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? Jésus répondit : Ni lui n’a péché, ni ses parents ; mais c’est afin qu’en lui les œuvres de Dieu soient manifestées » (v. 1-3).

            Cet homme se trouve sur le chemin du Seigneur. Et aussitôt ses disciples demandent : Qu’a-t-il fait de mal pour avoir ce problème ? Quel péché a-t-il commis lui ou peut-être ses parents ou quelqu’un d’autre de sa famille pour qu’il soit comme cela aveugle depuis sa naissance ? - Ce sont peut-être des réactions qui nous arrivent parfois lorsqu’une maladie, une épreuve, une circonstance très difficile arrivent. On cherche à connaître la cause. On dit : Mais pourquoi, pourquoi, qu’est-ce qu’il a fait ? Ou qu’est-ce qu’on lui a fait pour qu’arrive une telle circonstance, une telle situation, une telle épreuve ?
            Jésus dit tout de suite dit : Non, ce n’est pas comme cela qu’il faut regarder les choses. Ce n’est ni lui ni ses parents, mais c’est pour que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. Il y a quelque chose qui va bien au-delà. On comprend très bien que quand le Seigneur dit : « Ni lui n’a péché, ni ses parents », ça ne veut pas dire que ni cet homme aveugle ni ses parents n’aient jamais péché, mais le Seigneur veut dire que ce n’est pas là le problème. La question n’est pas là : elle est qu’au travers de cette circonstance-là, de cette maladie qui atteint cet homme, Dieu veut manifester sa gloire, Dieu veut montrer ce qu’Il est. Il n’est pas un Dieu de jugement, mais un Dieu de grâce, un Dieu de miséricorde, un Dieu de guérison, un Dieu de pardon. C’est ce qui va se produire au travers de cet homme, au travers de ce vase de faiblesse qu’était cet aveugle de naissance. Le Seigneur Jésus va faire jaillir toute sa gloire et toute la beauté dans ce qu’il apporte à cet homme. Il y a dans la suite du récit de belles choses qu’on peut retenir, notamment le témoignage de cet homme aveugle qui une fois qu’il a vu, qu’il a recouvré la vue, peut dire à ces Juifs qui cherchaient à contester sa guérison : En tout cas il y a une chose que je sais, « c’est que j’étais aveugle, et que maintenant je vois ». Cela, vous ne pouvez pas me l’enlever ! Lorsque le Seigneur Jésus le rencontre et lui demande : « Crois-tu au Fils de Dieu ? », il répond : « Qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ? ». Et Jésus lui dit : « Et tu l’as vu, et celui qui te parle, c’est lui ». L’aveugle guéri s’exclame : « Je crois, Seigneur ! » et il Lui rend hommage » (v. 35-38). C’est magnifique de voir comment ce travail de la grâce de Dieu au travers d’un homme infirme, aveugle, l’amène à louer Dieu, à croire au Seigneur Jésus et à donner ce magnifique témoignage à ceux qui lui cherchaient des histoires. Il peut leur dire : « il y a une chose étrange, que vous ne sachiez pas d’où il est, et il a ouvert mes yeux ».
            Ce que le Seigneur fait est quelque chose qui doit toujours nous interpeler. Un fait miraculeux se produit, est-ce que c’est quelque chose qui tourne pour la gloire de Dieu, pour la gloire du Seigneur Jésus ? C’est un signe caractéristique que c’est quelque chose qui est selon la pensée de Dieu. Pour cet homme aveugle, le Seigneur dit : « C’est afin qu’en lui les œuvres de Dieu soient manifestées ».


A Béthanie, la résurrection de Lazare (Jean 11)

            Lazare était malade. Ses sœurs envoient dire au Seigneur Jésus : « Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade ». Jésus répond : « Cette maladie n’est pas pour la mort, mais en vue de la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle » (v. 3-4). Tout sert à la gloire de Dieu. Si on s’en tient aux aspects extérieurs de ce qui se passe dans ce récit, on peut dire : Oui, certainement le Seigneur Jésus aimait Lazare, il aimait Marthe, il aimait Marie et quand il sait que son ami est malade, il va courir vers lui pour le guérir. Non, le Seigneur Jésus attend, Il attend pour que ce soit la volonté de Dieu qui soit manifestée. Il était là pour accomplir cette volonté de son Père. Alors Il peut dire à l’avance : « Cette maladie n’est pas pour la mort, mais en vue de la gloire de Dieu ».

            Jésus a attendu, puis quelques jours après, il s’en va vers Lazare. Il dit qu’il est déjà mort. Il sera même déjà dans le tombeau lorsqu’il va arriver auprès de lui. Cela n’arrête en rien le Seigneur Jésus. Il peut même dire à Marthe : « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » (v. 40). Ce n’est pas un malade qui est guéri, mais un mort qui est ressuscité et cela pour la gloire de Dieu effectivement. On peut dire que c’est un dernier miracle que le Seigneur Jésus accomplit là et qui met d’une certaine manière le comble à la méchanceté, à la jalousie, à la haine des Juifs. Ils pensent : Ça suffit maintenant, il en fait trop, il faut qu’on l’arrête. C’est ce que l’on voit à la fin du chapitre : « Depuis ce jour-là, donc, ils résolurent de le faire mourir... Les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné des ordres : si quelqu’un savait où il était, qu’il le déclare, pour qu’on s’empare de lui » (v. 53, 57). Il y avait cette haine et cette jalousie, qui étaient dans le cœur des Juifs contre le Seigneur Jésus parce que dans ce dernier miracle qu’Il fait, il montre sa gloire et la gloire de Dieu. Or cela le diable ne peut pas le supporter ni ceux qui sont du côté du diable malheureusement.
            Ce qui est tellement beau à souligner et à considérer dans ces rencontres du Seigneur Jésus avec ces hommes et avec ces femmes, c’est sa disponibilité. Il était toujours prêt à écouter de jour, de nuit, dans une circonstance heureuse comme un mariage, comme auprès d’une femme qui fuit les autres, mais de laquelle Il s’approche avec tellement de douceur, d’amour et d’humilité. Et certainement ce qui gagne un cœur pour le Seigneur Jésus, c’est que Lui-même se met aux pieds des autres, et qu’Il ne cherche pas à s’imposer comme le Créateur qui domine. Nous pouvons être instruits, enseignés, en contemplant la manière dont le Seigneur Jésus agit dans toutes ces pages des évangiles. On ne se lasserait pas de les lire et de voir comment le Seigneur agit. Mais que cela nous touche aussi nos cœurs !


J-P. S – D’après une méditation de la Parole de Dieu