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Le service d'Epaphras


            Si nous avons des vues justes sur ce qu'est l'Eglise de Christ, nous ne manquerons pas de servir, par amour, d'une manière ou d'une autre. Le prix que l'Eglise a pour Christ est montré en ce qu'Il « a aimé l'assemblée et s'est livré lui-même pour elle » (Eph. 5 : 25). Son amour ne change jamais - il est « fort comme la mort » (Cant. 8 : 6), ainsi qu'il sera manifesté bientôt. Il y a un amour fraternel qui nous porte à nous servir les uns les autres. Ce n'est pas ce dont il est question ici, mais l'amour pour le Seigneur doit nous engager à désirer être serviteurs du Corps. Nous sommes liés les uns aux autres. Notre désir de servir est souvent contrarié par la pensée du peu que nous pouvons faire. Epaphras est entré aussi loin que possible dans la pensée de Dieu au sujet du service - aussi loin que Paul qui nous exhorte à « persévérer dans la prière » (Col. 4 : 2). Celui-ci faisait dépendre le fruit de son ministère des prières des saints alors que sa qualité d'apôtre aurait pu faire penser qu'il pouvait se passer des prières d'autrui.
            Nous admirons chez Epaphras le zèle d'un homme qui passait peut-être ses journées la face contre terre. On dira peut-être que ce n'est pas là un grand zèle, mais il avait devant lui la liste des saints ; il sentait la fatigue peut-être, mais il ne s'arrêtait point : il y a encore celui-ci et encore celui-là pour lequel il faut que je prie. C'était là le service particulier d'Epaphras (peut-être aussi celui d'Epaphrodite). Nous ne le voyons pas servir autrement qu'ainsi ; il travaillait pour que les croyants soient « parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu » (Col. 4 : 12). C'est peut-être en cela que nous manquons le plus : être vu de Dieu seul, ne pas rechercher de louanges publiques, pas de remue-ménage, pas d'activités. La prière est ainsi ce qu'est la fibre à la racine de la plante.
            « Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; en toutes choses rendez grâces » (1 Thes. 5 : 16-17). Il y a un lien plus étroit entre ces trois choses que nos âmes ne le réalisent habituellement. La joie croîtra toujours en proportion de la prière et des actions de grâces.


J. N. Darby – Extrait de lettre (Messager évangélique 1980)