La Bible parle de vous... et de moi (3)

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La Bible parle de vous…. et de moi (3)


Une situation désespérée
Seul, abandonné
La peur
 

Une situation désespérée

            « Ils errèrent par le désert…, affamés et altérés, leur âme défaillait en eux. Alors ils crièrent à l'Eternel dans leur détresse, et il les délivra de leurs angoisses, et les conduisit dans un chemin droit… Qu'ils célèbrent l'Eternel pour sa bonté, et pour ses merveilles envers les fils des hommes ! (Ps. 107 : 4-8).

            C'est de moi que ce texte parle ! Quand je lis ce Psaume 107, je me retrouve à chaque verset. Je me sens si souvent perdu, affamé de bonheur, assoiffé de paix et d'une vie qui vaille la peine d'être vécue… Je me sens si souvent humilié, fatigué. Il m'est même arrivé d'être brisé par un malheur, dans la détresse, désorienté, de chanceler comme si j'avais bu… D'avoir l'impression d'être sur une mer démontée, sans plus aucune solution pour survivre…
            Or la Bible l'affirme, ces expériences sont arrivées à d'autres avant moi. Mais ce qui m'intéresse plus encore, c'est que beaucoup de ceux qui les ont vécues ont crié à Dieu, laissant de côté leur incrédulité, leurs doutes, leur propre sagesse, leur révolte contre le Créateur, comme en désespoir de cause. Ils ont crié… parce qu'ils ne savaient plus quoi faire, parce qu'ils n'avaient plus rien à perdre, prêts à tout accepter pour en sortir.
            Cela me fait penser à moi. Est-ce que cela vous fait penser à vous, à certaines situations désespérées de votre vie, à la situation dans laquelle vous vous débattez en ce moment même, peut-être ? Dieu veut vous répondre, non pas en faisant tout ce dont vous rêvez, mais en vous conduisant « dans un chemin droit », le seul qui soit le bon. Il vous montre le Sauveur qu'Il vous a donné, Jésus Christ. Il vous invite à reconnaître devant Lui que vous vous êtes fourvoyé, et que vous avez maintenant besoin de son pardon et de son aide. Il vous invite à Lui faire confiance. La suite du texte biblique nous montre qu'en criant à Dieu avec foi, on voit les merveilles de son amour…


Seul, abandonné

            « Je suis comme le hibou des lieux désolés. Je veille, et je suis comme un passereau solitaire sur un toit… Mes jours sont comme l'ombre qui s'allonge, et je deviens sec comme l'herbe » (Ps. 102 : 6-7, 11).
            « Tu n'as pas abandonné ceux qui te cherchent, ô Eternel ! » (Ps. 9 : 10).

            Quelle situation que celle de cet homme ! Seul dans sa douleur, au point de penser qu'il ne pourra survivre. Il se compare à un animal du désert, à un hibou, à un oiseau posé sur un toit… Les rares personnes auxquelles il a affaire sont contre lui et l'insultent. Quelle désolation ! Il est seul, désespérément seul.
            Chacun de nous a pu, un jour ou l'autre, se sentir seul, abandonné. Mais quand une semblable situation dure, quand on ne voit pas comment en sortir, elle devient tragique.
            Peut-être avez-vous connu cette solitude-là ? Peut-être correspond-elle à votre situation d'aujourd'hui ? Peut-être dure-t-elle depuis longtemps, et vous ne voyez pas le bout du tunnel ? Dans ce cas, nous vous invitons à poursuivre la lecture du Psaume 102 : Dieu nous aime et il écoute la prière de celui qui est désolé (v. 17). Jésus Christ, son envoyé, l'homme-Dieu, est celui qui voit, qui comprend, qui entend, qui sait ce qui est le mieux pour nous. Lui, le seul dont on n'aurait jamais pensé qu'il pourrait être abandonné un jour, a connu la plus profonde solitude qui soit lorsqu'il a subi sur la croix le rejet des hommes et des femmes qui ne voulaient pas de lui. Il a été abandonné par Dieu parce qu'il acceptait de prendre votre place et la mienne, celle d'un être coupable devant Dieu et méritant la mort éternelle. Et il est maintenant celui qui répond au désespéré par une promesse: « Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras » (Ps. 50 : 15).


La peur

            « L'Eternel est ma lumière et mon salut: de qui aurai-je peur ? L'Eternel est la force de ma vie : de qui aurai-je frayeur ? » (Ps. 27 : 1).
            « En Dieu je me confie : je ne craindrai pas » (Ps. 56 : 11).

            J'ai peur ! Ce cri revient souvent dans la bouche des enfants, et la peur est un sentiment qui hante beaucoup d'adultes. Peur de quelqu'un qui a menacé, d'un supérieur hiérarchique ; peur d'un passage au tribunal, de la maladie, de l'avenir ; peur de la mort…
            Moi aussi j'ai peur quelquefois. Mais j'ai trouvé dans la Bible des personnes qui parlent de leurs peurs… qui ont parfois « extrêmement peur » (2 Rois 10 : 4), qui sentent leur cœur se fondre de peur (Deut. 20. 8), qui ont des frayeurs dans la nuit (Ps. 91 : 5). Et la mort, n'est-elle pas pour beaucoup autour de nous “le roi des terreurs” (Job 18 : 14) ?
            Mais à quoi cela sert-il d'en parler s'il n'y a pas de solution au problème ? J'ai poursuivi ma lecture et j'ai trouvé des expressions comme celles-ci : « Ne crains pas » (Lam. 3 : 57) ; « Ne crains pas, car je t'ai racheté » (Es. 43 : 1); « Ne crains pas… parce que je suis avec toi » (Act. 18 : 9-10). Dès ses premières pages elle nous montre qu'il faut craindre les conséquences de nos désobéissances (Gen. 3 : 10). Et dans les dernières elle parle d'hommes qui croient qu'en mourant ils échapperont à une rencontre avec Dieu, ce qui est pure illusion. Mais la Bible nous dit aussi, en constatant que nous étions ses ennemis, que « nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils », Jésus Christ (Rom. 5 : 10). S'Il nous aime au point d'avoir sacrifié son Fils pour nous, Il prend soin de nous maintenant, Il veut nous aider et nous délivrer, même de la peur. « De sorte que, pleins de confiance, nous disions : Le Seigneur est mon aide ; je ne craindrai pas » (Héb. 13 : 6).


«La Bonne Semence » (mars-avril 2018)-  www.labonnesemence.com