Confiance en Dieu, mon Rocher et mon lieu fort

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Confiance en Dieu, mon Rocher et mon lieu fort

Lire : Psaume 31


La note dominante du psaume : la confiance en Dieu
La tristesse et l'angoisse du psalmiste
Un rocher, une forteresse, un lieu fort, trouvés en Dieu
Remettre son esprit entre les mains de Dieu
Assurance de la délivrance
La supplication de l'opprimé
Une précieuse ressource : la prière
Exaltation de la bonté de Dieu
Appel à aimer l'Eternel
 

La note dominante du psaume : la confiance en Dieu

            « En toi, Eternel, j’ai placé ma confiance ; que je ne sois jamais confus ; délivre-moi dans ta justice », déclare fermement le fidèle, dès le début de ce psaume (v. 1). Le prophète Esaïe dit : « Ainsi dit le Seigneur, l'Eternel : … ceux qui s'attendent à moi ne seront pas confus » (49 : 22-23).
            Puis, au verset 6, nous lisons cette parole du psalmiste : « Mais moi, je me confierai en l’Eternel », en contraste avec « ceux qui prennent garde aux vaines idoles ».

            Au verset 14, alors que les ennemis s'acharnent contre lui, David dit : «  Mais moi, ô Eternel, je me suis confié en toi ; j’ai dit : Tu es mon Dieu ».
            Enfin, au verset 19, la confiance du psalmiste est partagée avec d'autres qui ont fait l'expérience de la « grande » bonté de Dieu, « mise en réserve pour ceux qui le craignent ».
            Les trois premiers versets (1, 6, 14) où cette confiance en Dieu est exprimée dirigent nos pensées vers Celui qui pouvait dire : « Garde-moi, ô Dieu ! car je me confie en toi » (Ps. 16 : 1), et le verset 19 est la part des « craignant Dieu » qui ont Christ comme modèle.
            Dans les Psaumes, la confiance s’exprime en termes précis. Parfois l’anxiété domine dans les premiers versets pour s’apaiser ensuite (Ps. 6, 13, 28, 57). D’autres fois, au contraire, le Psaume commence par des affirmations confiantes ou même triomphantes, auxquelles succèdent des appels angoissés (Ps. 27, 40).
            Ces deux « sortes » de sentiments sont habituels dans le cœur humain. Quel est le croyant qui, après des élans d’enthousiasme, n’a pas traversé des heures de grande inquiétude ? Or dans le Psaume 31 nous trouvons à deux reprises les deux genres de sentiments dont nous venons de parler.


La tristesse et l'angoisse du psalmiste

            Ne soyons pas surpris de la grande place que la souffrance, sous ses diverses formes, occupe dans les Psaumes. On peut citer, en particulier, le Psaume 107, avec les cas successifs de quatre groupes de malheureux. Dieu exauce leurs supplications et donne à chacun la délivrance appropriée à ses besoins. Tous sont invités à exprimer à Dieu leur reconnaissance : « Qu’ils célèbrent l’Eternel pour sa bonté, et pour ses merveilles envers les fils des hommes ! » (v. 8, 15, 21, 31). « Qu’ils sacrifient des sacrifices d'actions de grâces, et qu'ils racontent ses œuvres avec des chants de joie ! » (v. 22). « Qu’ils l’exaltent dans la congrégation du peuple, et le louent dans l’assemblée des anciens ! » (v. 32).
            Nous assistons, dans le Psaume 31, à des phases successives dans un même combat spirituel. Dans la première partie du Psaume (v. 2-9), la détresse du psalmiste s’apaise graduellement, sous l’influence si bienfaisante de la prière. Mais au moment où il semble délivré, il se montre très angoissé (v. 10-13). Il lui faut retrouver la paix dans son cœur (14-23), avant d’en révéler, à la fin du psaume, le secret aux autres (v. 24-25).
            La première partie pourrait être appelée : De la détresse à l’espérance, par la foi dans un Dieu fidèle. - David exhale sa plainte : il pense que sur lui planent de redoutables menaces. Convaincu que Dieu seul peut le sauver, il fait monter ses prières sous une forme ou une autre.


Un rocher, une forteresse, un lieu fort, trouvés en Dieu

            Au milieu de la tempête déchaînée par des hommes contre lui, David a une certitude. Il n’a pas trouvé de refuge dans sa propre montagne (Ps. 30 : 7), mais il trouve un inébranlable rocher en l’Eternel. Il Lui dit : « Car tu es mon rocher et mon lieu fort ; à cause de ton nom, mène-moi et conduis-moi » (v. 3). Il exprime la même confiance au Psaume 18 (v. 2). Le Seigneur a la force nécessaire pour rompre le « filet caché » par des ennemis (v. 4 ; voir Ps. 25 : 15 ; 124 : 7-8)
            Rien ne pourra renverser la foi qui se repose sur un tel fondement divin. Le Seigneur l'a enseigné dans une parabole : « Un homme prudent... a bâti sa maison sur le roc ; et la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé, ils se sont jetés contre cette maison ; et elle n’est pas tombée, car elle avait été fondée sur le roc » (Matt. 7 : 24-25).
            Cher ami lecteur, avez-vous bâti sur ce Rocher spirituel (1 Cor. 10 : 4), sur Christ ? Si nous arrivons à la fin de notre existence ici-bas, une assurance entière en Dieu est plus que jamais nécessaire. C’est le moment où l'on doit livrer le dernier combat. Il faut laisser tout derrière, rencontrer le roi des épouvantements. La mort est suivie pour chaque incrédule par le jugement devant le grand trône blanc (Apoc. 20 : 11-15).
            Dès maintenant, et pour toute l’éternité, nous pouvons placer notre foi dans le Seigneur. En traversant la vallée de l’ombre de la mort, Il est notre appui ! «  Le juste est plein de confiance, dans sa mort même » (Prov. 14 : 32b ; Job. 13 : 15 et 19 : 26 ; Ps. 23 : 4 et Ps. 37 : 37).
            Si au milieu du peuple d’Israël un homme avait commis involontairement un meurtre et qu’il se savait traqué par les « vengeurs du sang », il s’enfuyait par une route facile à suivre vers l’une des trois villes que Moïse avait instituées, de part et d’autre du Jourdain. Il y trouvait un abri inviolable (Deut. 4 : 41 ; 19 : 2-7). Ainsi, le psalmiste, poursuivi par des ennemis implacables, se réfugie près de l’Eternel. Il implore la délivrance mais sa prière n’est pas aussitôt exaucée. « Incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me délivrer » (v. 2). Il a besoin d’un refuge inexpugnable, d’un lieu fort et dit à Dieu : « Sois pour moi un rocher ».
            Il se débat dans ses pensées ; seule la sagesse divine peut lui montrer le chemin à suivre ! Il craint qu’un piège lui soit tendu et qu'il soit prêt à se refermer : Dieu seul peut le faire échapper. Il Le supplie : Tu es mon guide, conduis-moi ! Tu es mon protecteur, garde-moi ! Tu es le Dieu juste, ne me livre pas à l’ennemi !


Remettre son esprit entre les mains de Dieu

            Pour sortir de détresse, il ne suffit pas d’implorer le secours, il faut être soumis et confiant. « En ta main je remets mon esprit » (v. 5). Le fidèle se souvient que Dieu, un Dieu de vérité, l’a racheté.
            Au moment d’expirer, Jésus s'est servi de ce verset. Il en a fait la septième et dernière parole de la croix : « Père ! Entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23 : 46). Mais Il a remplacé le nom de Dieu, que donne le psalmiste, par le doux nom de « Père ».
            Contemplons Jésus, notre incomparable modèle : durant sa vie et au moment de sa mort, Il a constamment montré sa confiance absolue en Dieu. Son ultime parole sur la croix en est la preuve.
            Plus loin, David affirme : « Mes temps sont en ta main » (v. 15). Poursuivi par Saül comme une perdrix sur la montagne (1 Sam. 26 : 20), il demande dans le même verset : « Délivre-moi de la main de mes ennemis et de ceux qui me poursuivent ».
            Dans le chapitre 3 de l’Ecclésiaste (v. 1-8), le Prédicateur dit qu’il y a un temps pour toute affaire sous les cieux : …un temps de naître, un temps de mourir…un temps de se lamenter et un temps de sauter de joie… ». Tous nos temps sont dans la main de Dieu, tout est déterminé d’avance : la durée de chaque période et le rythme auquel elles se succèdent.
            C’est vrai pour un « temps d’épreuve » : sa longueur a été soigneusement déterminée par un Dieu d’amour. Il nous discipline « pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté » (Héb. 12 : 10). C’est la base indispensable à toutes les bénédictions. Il faut toujours tenir compte de la portée de ce verset 15 avant de faire des projets (Jac. 4 : 13-15 ). Il faut se souvenir que tout est dans la main divine - ne soyons donc pas surpris s'Il ne permet pas que nos plans aboutissent (Job 17 : 11), et reconnaissants s’ils s’accomplissent, signe qu’ils ont reçu l’approbation divine.
            L’âme trouve sa protection auprès du Seigneur et sa délivrance aussi ; mais elle est également au bénéfice de dons extrêmement précieux. Sa bonté est grande (v. 19) ; elle est à la disposition de ceux qui Le craignent et se confient en Lui (Es. 64 : 4 - cité dans 1 Cor. 2 : 9). Cette bonté est admirable (Ps. 17 : 7).

                        Seigneur ! nos temps sont dans ta main :
                        
En toi ton peuple se confie
                        
Quand il traverse, en pèlerin,
                        
Le désert qui paraît sans fin,
                        
Mais qui conduit à ta gloire infinie.


Assurance de la délivrance

            Le psalmiste a haï les « vaines idoles » ; ce sont des vanités mensongères (Jon. 2 : 9) et il s’est confié en l’Eternel (v. 6). Il nous faut éviter avec soin tout ce paganisme qui s’est installé sous un simple « verni » de christianisme. Ne cherchons pas non plus à acquérir cette sécurité illusoire que représentent les biens matériels et tous ces dieux qu’adorent en vain les incrédules.
            Par une anticipation qui va s’avérer un peu prématurée, David estime avoir retrouvé l’espérance. Il s’en réjouit, exulte au sujet de la bonté divine et déclare de façon trop hardie que l’Eternel a mis ses pieds au large (v. 8).
            On pourrait penser qu’un croyant qui exprime sa foi avec de pareils accents a peu de risque de retomber dans le découragement. La réalité est tout autre ! Par la foi, Pierre avait marché sur les eaux, mais il a réalisé ensuite que le vent était fort, et il a commencé à enfoncer (Matt. 14 : 30) ; de même ici, le psalmiste qui semblait pourtant avoir surmonté définitivement son angoisse, y retombe.


La supplication de l'opprimé

            David s’écrie : « Eternel ! use de grâce envers moi, car je suis dans la détresse… Ma vie se consume dans la tristesse » (v. 9-10). Peu de temps auparavant, il avait employé volontiers le pronom toi ; or celui qu'il emploie maintenant, c’est moi. Tant que Pierre a fixé ses yeux sur le Maître, il marchait résolument sur les eaux, mais dès qu’il faiblit dans sa foi et détourne ses yeux, il se demande comment il va résister à la tempête.
            De fait, le psalmiste se préoccupe maintenant de son état physique. Une santé déficiente se rappelle souvent à notre attention. Il se sent soudain complètement abattu.
            Une chose était très importante pour expliquer son état misérable. Pourtant, il n’y fait qu’une rapide allusion. Il dit : « Ma force déchoit à cause de mon iniquité » (v. 10b). Ne cherchons pas à faire comme quelques traducteurs, qui cherchent à éradiquer ce mot : iniquité !
            Les paroles de David dans le psaume suivant se présentent à notre esprit : « Quand je me suis tu, mes os ont dépéri, quand je rugissais tout le jour ». Il confesse alors ses péchés, ce qui est toujours indispensable et tout est changé ! « Je t’ai fait connaître mon péché, et je n’ai pas couvert mon iniquité… et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché » (Ps. 32 : 3-5).
            Au moment où nos maux nous font gémir, il nous arrive de discerner un court instant notre responsabilité personnelle. Cette « découverte » accentue d’abord notre amertume, mais elle nous aide ensuite à nous tourner vers le seul remède efficace ; il faut alors commencer par confesser notre péché à Dieu.
            Dans ce Psaume 31, le psalmiste s’arrête longtemps sur un autre motif à son accablement : l’hostilité générale dont il est l’objet. Aux souffrances de son corps et aux reproches de sa conscience, viennent s’ajouter les tourments de son cœur (v. 12-13).
            Ceux qui trament des complots contre David ont commencé par le diffamer (Jér. 20 : 10). C’est « la terreur de tous côtés ! ». Devenu un « vase de rebut », le palmiste distingue parmi toutes ces personnes hostiles les voisins (ou les proches), ceux qui ne veulent plus avoir de relation avec lui, par crainte de se compromettre. Certains vont même jusqu’à s’enfuir, par crainte de le rencontrer.


Une précieuse ressource : la prière

           A cet homme que l’on renie et persécute ainsi, il reste une précieuse ressource. Le psalmiste y recourt : il se confie en son Dieu (v. 14). Dans ce verset, les paroles de David sont, à peu de choses près, celles qui se trouvaient déjà dans les versets 6 et 7. Cet acte de confiante soumission a pour heureux résultat que la détresse qui régnait jusqu’ici, va peu à peu se muer en une réelle espérance.
            Ces étapes se succèdent durant notre vie : les joies et les épreuves alternent, les succès et les revers aussi. Le croyant sait que tout est dans la main de son Dieu. Elle s’ouvre et donne tout ce qui nous est utile pour avancer spirituellement. Les ennemis sont là, toujours aussi redoutables ; mais au lieu de se lamenter, le psalmiste demande à Dieu de le délivrer (v. 16-17), et aussi de les punir (v. 18).
            Sa présence réconforte et vivifie son serviteur. David conclut : « Fais luire ta face sur ton serviteur ; sauve-moi par ta bonté » (v. 16). Cette demande à Dieu de punir les méchants se retrouve dans les deux-tiers des Psaumes, c'est-à-dire une centaine environ.
            Toutefois, depuis l’œuvre de la croix, le Seigneur encourage les croyants, objets d’une merveilleuse grâce, à suivre son exemple en aimant leurs ennemis (Matt. 5 : 44). Il a dit au moment de la crucifixion : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23 : 34).


Exaltation de la bonté de Dieu

            « Oh ! que ta bonté est grande, que tu as mise en réserve pour ceux qui te craignent, et dont tu uses devant les fils des hommes envers ceux qui se confient en toi ! Tu les caches dans le lieu secret de ta face, loin des complots de l’homme ; tu les mets à couvert dans une loge, loin des contestations des langues » (v. 19-20).
            Un changement plus profond qu’au début de ce psaume s’opère chez David. Il cesse d’être courbé vers la terre et lève, au contraire, ses yeux sur le ciel. Au lieu d’être constamment troublé devant les manifestations de la méchanceté de l’homme, il contemple l’amour de Dieu. Sa bonté lui apparaît comme un inépuisable trésor d’où Dieu tire ses grâces successives, en réponse immédiate à ses nouveaux besoins. Certes, Dieu fait lever son soleil sur les méchants comme sur les bons et tomber sa pluie sur les justes comme sur les injustes (Matt. 5 : 45). Mais Il réserve ses bienfaits d’ordre spirituel à ceux qui ont à son égard une attitude d’obéissance et de foi.
            Même à ces fidèles, Dieu n’accorde pas toujours immédiatement tout ce qu’ils Lui demandent. Il « tient en réserve » des exaucements jusqu’au moment convenable : Lui seul le connaît. La pensée du croyant avait été jusqu’ici agitée - il pensait uniquement à ses maux personnels. Mais il découvre, là encore, sa « parenté spirituelle » avec une foule d’autres croyants. Ils sont sujets aux mêmes épreuves, soutenus par la même assurance, assurés des mêmes délivrances ! Ils sont eux aussi en butte aux attaques des langues (Ps. 140 : 4), mais Dieu les cache dans sa tente, comme l’ont été aussi les objets précieux dans le tabernacle.
            Le psalmiste rappelle son expérience personnelle : « Béni soit l'Eternel, car il a rendu admirable sa bonté envers moi dans une ville forte ! » (v. 21). Dans les Ecritures, la ville forte, le refuge, sont souvent en vue. Dieu a permis, par exemple, que David échappe à ses ennemis - à Saül en particulier. Il a pu vivre à l’abri quelque temps dans la ville de Tsiklag (1 Sam. 27 : 5-6).


Appel à aimer l'Eternel

            Le psalmiste reconnaît que Dieu l’a exaucé, en dépit de ses doutes (v. 22). Apprenons à attendre l’heure de l’intervention divine. Après avoir ainsi rendu son témoignage, il termine par un appel pressant : « Aimez l’Eternel, vous tous ses saints ! L’Eternel garde les fidèles » (v. 23). « Aimer » est d’ailleurs le grand premier commandement de la loi (Matt. 22 : 37-38). Il n’est pas pénible à mettre en pratique (1 Jean 5 : 2-3). Comprendre un peu l’étendue de la bonté du Seigneur, c’est déjà L’aimer ! Pour que cet amour pour Lui se renouvelle dans notre cœur, il faut d’abord en être occupés. « Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu » (1 Jean 3  : 1). Nous L’aimons parce que Lui nous a aimés le premier (1 Jean 4 : 19). Nous le chantons : C’est de Ton amour même, que notre amour vivra !
            Il peut arriver que nous Lui offrions, hélas, un culte plutôt formaliste, sans valeur, en refusant ainsi pratiquement de Lui exprimer la reconnaissance qu’Il attend de ses rachetés. Il permet à l’épreuve de nous atteindre. Nous ressentons mieux alors le caractère vraiment passager des biens terrestres ; nous réalisons que nos affections pour Lui sont insuffisantes et déplorons notre faiblesse.
            Dès que nous avons vraiment affaire à Lui, nous découvrons, là encore, sa tendresse. Il nous invite à « tenir bon », comme l’a fait le psalmiste. Nous vivons dans un monde ruiné par le péché, plein de dangers. C’est un grand réconfort de savoir que nous pouvons nous réfugier en Dieu. Cet admirable poème a été composé par la foi.
            Ce psaume, après les « hauts et bas » du psalmiste, s’achève par cette exhortation : « Fortifiez-vous, et que votre cœur soit ferme, vous tous qui avez votre attente en l’Eternel (lire aussi Ps. 27 : 14). Ne nous arrive-t-il pas d’être vacillants ?

            Tel que je suis, bien vacillant,
            
En proie au doute à chaque instant,
            
Lutte au dehors, crainte au-dedans,
            
Agneau de Dieu, - je viens !

            En conclusion, citons ce qu'a écrit l'un de nos conducteurs : « L'Eternel garde les fidèles, de sorte que les saints peuvent l'aimer et avoir bon courage en toute circonstance. Il n'est pas dit que chacun ait à traverser des afflictions semblables à celles que décrit notre Psaume ; mais lorsqu'elles sont la part du croyant, elles lui donnent beaucoup d'intimité et de confiance. Ce qu'est un Dieu connu, et le cri résultant de la foi en ce qu'Il est, voilà le fond de ce Psaume… Dieu, dans les richesses de sa grâce, a, dans sa Parole, prévu chaque besoin et pourvu à chaque position. L'état d'âme décrit dans ce Psaume est une intime et profonde confiance en Dieu seul, très exercée, mais apprise à travers une détresse qui était nécessaire » (J. N Darby).


                                                                                        Ph. L - Le 17. 05. 2018