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Ce que Christ est pour notre âme


Avons-nous abandonné notre « premier amour » ?
Donnons-nous à Christ, chef de l'Assemblée », sa place dans notre cœur ?
De quelle manière sommes-nous occupés du service et de l'étude de la Parole de Dieu ?
La pensée de la venue du Seigneur produit-elle des effets pratiques dans notre marche ?
Notre culte monte-t-il vers Dieu en contemplant Christ ?
La contemplation de Christ fait-elle disparaître tout égoïsme et toute raideur dans nos relations les uns avec les autres ?
 

            Au moment où les « frères » sont portés à s'occuper de questions qui s'élèvent parmi eux, il y a un réel danger : c'est que l'esprit étant continuellement rempli de ces choses, la personne de Christ ne perde la place qui Lui revient dans notre cœur. Le but de Satan est toujours de détourner l'âme de Christ. Il sait très bien interposer d'autres préoccupations et ainsi détourner les pensées du chrétien de Christ et de « ce qui est en haut » (Col. 3 : 1-3).


Avons-nous abandonné notre « premier amour » ?

            Ne pourrait-il pas souvent nous être dit, comme autrefois à l'église d'Ephèse, dans l'Apocalypse : « Tu as abandonné ton premier amour » ? La fidélité et l'énergie ne faisaient aucunement défaut à ces chrétiens ; il y avait « les œuvres, le travail et la patience » ; ils ne pouvaient supporter les méchants ; ils avaient éprouvé les prétentions de ceux qui prenaient la place d'apôtres, et les avaient trouvés menteurs. Mais, hélas ! - et c'est ce qui était grave - ils avaient « abandonné leur premier amour ». De même, nous pouvons être on ne peut plus actifs sous beaucoup de rapports, nous pouvons être « experts » dans les questions d'assemblée ; mais si Christ Lui-même perd sa place dans nos cœurs, il n'y a plus que sécheresse et impuissance. Et le résultat n'est qu'orgueil et bonne opinion de soi. La véritable pierre de touche pour tout est celle-ci : Quelle est la pensée de Christ à ce sujet ?


Donnons-nous à Christ, chef de l'Assemblée », sa place dans notre cœur ?

            Il survient entre chrétiens des choses qui demandent de la patience et du support les uns pour les autres, parce que nous sommes encore sur la terre et que nous commettons des fautes. Quelquefois aussi nous ne saisissons pas la pensée du Seigneur. Mais lorsqu'il est question de Christ, de la vérité de sa Personne, ou de son œuvre et des conséquences de celle-ci, l'Ecriture n'admet aucun accommodement. Il faut agir avec la plus grande décision : faire un accommodement serait manquer à la loyauté qui Lui est due. Mais engager des disputes sur des questions d'assemblée et des différences de jugement entre chrétiens touchant des affaires personnelles au même niveau qu'une question qui concerne Christ, ce n'est pas lui donner l'honneur qui Lui appartient.
            Toutes les autres vérités trouvent leur place dans la mesure où on donne à Christ sa place. Prenons, par exemple, la vérité de l'Eglise. Si nous avons devant notre pensée l'Eglise en elle-même, indépendamment de Celui qui est Chef « à l'assemblée qui est son corps » (Eph. 1 : , celle-ci devient quelque chose dont nous pourrions tirer gloire; c'est réellement une manière de nous exalter nous-mêmes ! Si, au contraire, nous sommes occupés de ce qu'est l'Eglise pour Christ - de toute l'Eglise de Dieu - et de la grâce infinie et souveraine que Christ a manifestée en plaçant son affection sur elle, cet amour qui est la cause, la source de son service constant pour la laver et la purifier par l'eau de la Parole, afin de se la présenter à Lui-même glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, - alors le cœur est amené à contempler ce que Christ est, et le caractère merveilleux de son amour. Ainsi, en présence de cet amour, nous apprenons à reconnaître notre néant absolu.


De quelle manière sommes-nous occupés du service et de l'étude de la Parole de Dieu ?

            Nous pouvons être occupés et actifs dans le service ; c’est vraiment une bonne chose à sa place, mais si la pensée de Christ n'est pas vivante dans notre cœur, le service devient une affaire de routine, ou même un moyen par lequel nous aimons à nous faire valoir nous-mêmes : il devient notre service à nous, notre œuvre à nous.
            L'étude de la Parole de Dieu est assurément pour nous de la plus haute importance. Mais si l'on s'en occupe d'une manière simplement intellectuelle, elle devient sèche et sans puissance ; c'est alors une étude qui plaît à l'intelligence et nous conduit à nous enorgueillir de ce que nous avons plus de connaissance que d'autres. Mais si l'on cherche et trouve Christ dans la Parole, si l'on s'applique à apprendre ce qui Lui est agréable, alors l'âme trouve de la nourriture, et en présence de sa grâce, on sent combien peu on lui ressemble. Ainsi, lorsque nous sommes délivrés du « moi », Christ prend de plus en plus de prix pour notre âme !


La pensée de la venue du Seigneur produit-elle des effets pratiques dans notre marche ?

            Si nos affections pour Christ ne sont pas réellement réveillées, la vérité de la venue du Seigneur, quelque bénie qu'elle soit, devient une doctrine, une théorie qui ne produit aucun effet pratique dans notre vie et notre marche. C'est seulement lorsque Celui qui vient est placé d'une manière vivante devant le cœur que, l'entendant dire : « Je viens bientôt », l'âme répond aussitôt : « Amen, viens, Seigneur Jésus ! ». A moins que les affections du cœur ne soient fixées sur Lui, la main ne sera pas sur le loquet de la porte pour Lui ouvrir aussitôt.


Notre culte monte-t-il vers Dieu en contemplant Christ ?

            Si Christ, dans toute la gloire de sa Personne comme Fils éternel du Père, et néanmoins l'homme Christ Jésus, plein de grâce et de vérité, Lui, l'expression parfaite de tout ce qui était dans le cœur du Père, révélé dans un monde de péché et de pécheurs, s'Il est Lui-même devant notre âme, il y aura nécessairement dans la contemplation de sa Personne un tel sentiment profond, une telle appréciation de tout ce qu'Il est, que le cœur ne pourra que se répandre en louanges et en actions de grâce devant Lui et devant le Père qui l'a envoyé.
            Le Saint Esprit a été donné dans le but exprès de glorifier Christ, d'amener l'âme du chrétien, par ce qu'il trouve dans les pages de la Parole inspirée, à mieux comprendre toute la gloire de notre Seigneur Jésus Christ, non seulement en tant que Fils divin et éternel, la Parole, le vrai Dieu avant les temps des siècles, mais en tant que la Parole devenue chair, le Fils de l'homme humble, obéissant, ici-bas. Y a-t-il quelque chose de comparable à Christ ? Et toute vérité concernant sa Personne n'est-elle pas pour le chrétien incomparablement plus importante que toute autre considération? Considérez ce qui Lui appartient, non seulement dans sa propre gloire personnelle comme le Fils qui a toujours été dans le sein du Père, Lui, la vie qui était la lumière des hommes, l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, le Messie Roi d'Israël, le Fils de l'homme qui doit être établi sur toutes les œuvres des mains de Dieu. Contemplons-Le comme notre Souverain Sacrificateur, portant toujours les siens sur son cœur et sur ses épaules, comme notre Avocat. Si nous avons manqué, Lui le Juste, est toujours dans la présence du Père pour restaurer l'âme par l'application de la Parole, pour laver nos pieds dans son service plein de tendresse et de grâce pour son peuple (Jean 13).
            Le service béni du Saint Esprit consiste à faire briller dans chaque page de la Parole divine quelque nouveau rayon de la gloire et de la perfection de Jésus. Il s'ensuit que le cœur du croyant se trouve non seulement captivé tout entier par Lui, comme étant le Sauveur, mais qu'il est tiré ici-bas après Lui, trouvant ses délices en Lui, comme ce fut vraiment le cas pour le prophète inspiré de Patmos, lorsque le nom et les diverses gloires qui sont associées et liées à la personne de Jésus Christ passaient successivement devant lui. Et cela nous fera apprécier toujours plus notre relation particulière avec cette Personne bénie qui nous aime et nous a lavés de nos péchés dans son sang. L'âme qui trouve ainsi ses délices en Jésus exprime son adoration : « A lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen» !


La contemplation de Christ fait-elle disparaître tout égoïsme et toute raideur dans nos relations les uns avec les autres ?

            Soyons occupés par la pensée de ce que nos frères et sœurs sont pour Christ, plutôt que de leurs manquements et de leurs imperfections. La contemplation du Seigneur nous rendra jaloux et soigneux, lorsqu'il sera question de la vérité et de la gloire de Christ, mais patients comme Lui-même était patient avec ses disciples, dans leurs égarements. Voyez dans quel esprit de grâce, reflétant celui du Seigneur lui-même, l'apôtre Paul s'adresse à l'assemblée de Corinthe, tandis qu'il leur écrit en même temps : « Je vous ai écrit dans une grande affliction et avec serrement de cœur, avec beaucoup de larmes », leur disant d'ôter le mal sérieux qu'ils avaient laissé subsister au milieu d'eux. Voyez aussi comment il parle aux assemblées de la Galatie, pour lesquelles la question était vraiment d'une importance vitale. Il doit leur dire : « Je crains quant à vous…», « Je suis en perplexité à votre sujet ». Néanmoins, il ne peut supporter la pensée qu'ils soient ainsi prêts à abandonner la vérité, et il ajoute : « J'ai confiance à votre égard, par le Seigneur...». Un esprit de juge sévère et rigide n'est pas l'esprit de Christ ; il flétrit les affections, dessèche l'âme ; il engendre l'orgueil qui ne veut pas plier ; il révèle le manque de cet amour et de cette sollicitude pour les plus faibles même des brebis du bon Berger, qualités qui seraient assurément selon la pensée et l'exemple de Christ. S'Il a lavé nos pieds, nous devons nous laver les pieds les uns aux autres, car Il nous en a lui-même donné l'exemple.

            Frères, pesons ces choses, car nous en avons besoin. Supportons et ayons patience, ne cessons jamais de nous porter les uns les autres sur nos cœurs en prière, et rappelons-nous constamment ce que Christ est pour les siens et ce que les siens sont pour Lui !

 

D'après J. G Bellett (article paru en 1910 - « Messager évangélique »)