L'appel céleste des croyants

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L’appel céleste des croyants


L’appel céleste, un sujet fréquent dans le Nouveau Testament
            Hébreux 3
            Philippiens 3
            Ephésiens 2
Parallèle avec l'enseignement des Romains
            « Morts avec Christ »
            Marcher « en nouveauté de vie »
La position du chrétien présentée dans l'épître aux Colossiens
            Vivifiés ensemble avec Christ
            Ressuscités avec le Christ
            « Cherchez ce qui est en haut »
            Quelques exhortations en rapport avec notre appel céleste
            « Notre vie est cachée avec le Christ en Dieu »
            Nous serons manifestés avec Christ en gloire
 

            « Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu, pensez à ce qui est en haut, non pas à ce qui est sur la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi vous serez manifestés avec lui en gloire » (Col. 3 : 1-4).


L’appel céleste, un sujet fréquent dans le Nouveau Testament

            Des exhortations, assez semblables à celles de Colossiens 3, sont présentées dans d'autres passages que nous allons d'abord considérer brièvement.

                        Hébreux 3

            « Frères saints, participants à l’appel céleste, considérez l’apôtre et souverain sacrificateur de notre confession, Jésus... » (Héb. 3 : 1).
            « Participants à l’appel céleste » ! Notre appel est céleste parce que le Seigneur est au ciel, comme nous le voyons très clairement lors de la conversion de Saul de Tarse. Il a vu une lumière et entendu une voix venant du ciel. Le Seigneur nous appelle du ciel ; et cet appel commence par une exhortation ou un appel à se convertir. Dieu fait parvenir cet appel à tous. Personne ne peut dire : Je n’ai jamais entendu la voix de Dieu. - Si vous n'êtes pas encore converti, Dieu vous appelle aujourd'hui. « Venez à moi », dit le Seigneur (Matt. 11 : 28). Celui qui va vers Lui en confessant ses péchés est pardonné et est rendu « participant » de cet appel céleste. Cet appel ne correspond pas seulement au début de notre vie de foi, qui est au ciel, mais aussi au but final, quand nous entrerons au ciel !

                        Philippiens 3

            « Notre cité à nous se trouve dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, qui transformera notre corps d'abaissement en la conformité du corps de sa gloire, en déployant le pouvoir qu’il a de soumettre absolument tout à son autorité » (Phil. 3 : 20-21).

            Ici, ce n’est pas l’appel, mais un rappel de ce que nous sommes. La Parole nous rappelle que les chrétiens sont des citoyens du ciel, dès maintenant. Beaucoup de chrétiens disent : Nous sommes sur la terre et nous devons tout faire pour améliorer les circonstances terrestres ! - Cela est entièrement faux. Nous sommes des « étrangers » ici-bas. Pourquoi ? Parce que nous sommes des citoyens du ciel. Normalement, on est citoyen d’un seul pays et non de plusieurs pays. Si nous sommes citoyens du ciel, nous ne sommes plus de la terre, et cela a des conséquences pratiques. Par exemple, si je suis en vacances dans un pays étranger, je n’ai rien à faire avec la politique de ce pays. Je peux être un patriote fervent pour mon pays, mais je ne peux pas être citoyen de deux pays : c'est ou le ciel ou la terre !

                        Ephésiens 2

            « Dieu… alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (c'est par la grâce que vous êtes sauvés), et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus… » (Eph. 2 : 4-6).

            Ici, la chose est présentée encore plus clairement, bien qu'elle ne soit peut-être pas comprise par beaucoup de chrétiens. Il est dit : « alors même que nous étions morts dans nos fautes ». C'est la situation dans laquelle Dieu nous considère, si nous ne sommes pas encore convertis : nous sommes « morts ». Un homme encore incrédule est mort, spirituellement mort – pas physiquement cela va de soi, mais spirituellement. Aux yeux de Dieu, il ne peut faire aucun bien, il est mort ; et il en est dit la raison : il est mort « dans ses fautes et dans ses péchés » (v. 1).
            Quant à nous, croyants, Dieu « nous a vivifiés ensemble avec le Christ » : quelle chose merveilleuse ! En croyant au Seigneur Jésus nous avons été « vivifiés », nous avons reçu la vie nouvelle dont Jésus parle à Nicodème : nous sommes « nés de nouveau » (Jean 3 : 3). Le Seigneur a dit cela avant sa mort, avant que le christianisme soit mis en lumière, mais ici, pour nous chrétiens, il est précisé par quel moyen : nous avons été vivifiés par Dieu, avec le Christ, nous sommes « nés de Dieu » (Jean 1 : 13).
            « Dieu… nous a vivifiés ensemble avec le Christ », Il « nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus ». L’épître aux Ephésiens va plus loin que les autres épîtres : Dieu nous considère comme déjà dans le ciel. Il est important qu’il ne soit pas dit que Dieu nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes avec le Christ, car si Lui y est corporellement, nous, nous n'y sommes pas encore. Ce sera le cas au moment de l’enlèvement, comme nous l'avons vu en Philippiens 3 : le Seigneur « transformera notre corps d'abaissement en la conformité du corps de sa gloire ». Cela peut avoir lieu à tout moment ; aucun événement n’est à attendre avant l’enlèvement des croyants ! C’est pourquoi, à la fin de la Bible, il est dit trois fois : « Je viens bientôt » (Apoc. 22 : 7, 12, 20), sans qu’il soit dit que des choses doivent intervenir auparavant. C’est notre « bienheureuse espérance » (Tite 2 : 13), notre « espérance vivante » (1 Pier. 1 : 3).
            Dans l'épître aux Ephésiens, Dieu nous considère comme déjà assis en Christ, et unis avec Lui. Il nous voit si étroitement liés avec le Seigneur que nous sommes un avec lui. C’est la seule façon dont Dieu nous considère. En nous-mêmes, nous ne sommes rien, sinon des pécheurs morts dans nos fautes. Mais parce que nous croyons au Seigneur Jésus, son Fils bien-aimé, qui est toujours devant Lui, Dieu nous dit pour ainsi dire : Cela me fait tellement plaisir et me réjouit tant que vous croyiez en mon Fils bien-aimé, que je vous regarde comme étant un avec Lui ! Pour nous, pécheurs, en dehors de Lui nous ne sommes rien ; en Lui, nous sommes acceptés dans le Bien-aimé. Quelle merveilleuse position ! Quelle bénédiction de réaliser qu’il n’y a rien de bien en moi, mais que je suis accepté en Christ, dans le Bien-aimé. Dieu me considère déjà comme étant assis dans les lieux célestes, en Lui. Il viendra bientôt nous prendre pour être avec Lui ; alors, nous serons un avec Lui, corporellement. C’est notre espérance.
            C’est pourquoi nous comprenons que nous n'avons plus rien à faire avec le monde ou avec cette terre. Quand le Seigneur nous appellera, nous quitterons la terre et nous laisserons tout derrière, avec joie, non pas avec douleur. Quand le soleil brille, les étoiles sont toujours là, mais on ne les voit pas. Pourquoi ? Parce que la lumière du soleil est tellement plus brillante que la lumière des étoiles, qu’elles disparaissent. Ainsi, quand le Seigneur viendra, les choses les plus merveilleuses de la terre perdront leur valeur, du moment que nous verrons le Seigneur.
            Chers amis, notre Dieu et Père désire que cette gloire nous occupe dès notre vie ici-bas et non pas seulement quand le Seigneur viendra nous chercher. Il voudrait que nos cœurs soient remplis de Lui, dès maintenant. Il ne désire pas qu’il y ait une différence entre notre vie pratique ici-bas et quand nous serons au ciel. Il n’est pas normal qu’un chrétien vive ici-bas d’une manière qui n’est pas à l’honneur du Seigneur, alors qu’il sera à son honneur éternellement : c’est un contraste anormal.


Parallèle avec l'enseignement des Romains

            Dans l'épître aux Colossiens, l'apôtre Paul rappelle la position des croyants. Il dit au chapitre 2 : « Vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’a pas été faite de main, dans le dépouillement du corps de la chair, par la circoncision du Christ » (v. 11). Paul parle ici de la mort du Seigneur, c’est la vraie circoncision. Dans l’Ancien Testament, la circoncision a une seule signification : c’est couper la chair, la mettre à mort. Dans le cas des Israélites, c’était couper physiquement un « bout de chair ». Mais la véritable signification de la circoncision est de mettre la chair à mort. C’est le jugement total de notre nature humaine dans laquelle il n’y a rien de bon ; c’est le point de départ. Qui veut mourir ? Personne, or il faut mourir… mais avec Christ, c’est « la circoncision du Christ ». C’est Lui qui est mort pour nous. Quand Il est mort sur la croix, c’était la parfaite circoncision ! Dans sa chair, il n’y avait pas de péché, il était parfait et Il a quand même subi la circoncision divine de la main de Dieu. Dieu l’a battu et mis à mort à notre place. Tous ceux qui croient en Lui sont circoncis avec Christ. Naturellement, un croyant ne comprend pas cela immédiatement. C’est pourquoi l’apôtre Paul explique cela aux croyants de Colosses qui savaient qu'ils étaient déjà morts avec Christ ; il leur explique qu’ils ont été circoncis dans la circoncision du Christ.

                        « Morts avec Christ »

            Beaucoup de chrétiens se contentent de savoir que les péchés qu’ils ont commis sont pardonnés. Leur conscience est délivrée parce qu’ils ont cru que le Seigneur est mort pour leurs péchés. Il est mort pour nos péchés, c’est vrai, mais ce n’est qu’un côté des choses. Il y a un autre côté, présenté en Romains 7, par lequel chaque chrétien, ou presque, est passé. Là, ce croyant se dit : J’ai cru au Seigneur Jésus, j’ai confessé mes péchés et je sais que Jésus a porté le châtiment que méritaient mes péchés ; ma conscience est délivrée – Or, après quelque temps, il se rend compte qu’il commet toujours des péchés. Pourtant il les a confessés, qu’en est-il ? C’est une nouvelle leçon à apprendre : nous n’avons pas seulement commis des péchés, mais nous avons une nature fondamentalement pécheresse. C’est la seconde leçon de l’évangile que nous avons besoin de connaître, sinon nous n’aurons jamais de vraie paix avec Dieu ! Comment peut-on avoir la paix avec Dieu quand la conscience est toujours troublée par des questions telles que : J’ai péché, est-ce que je suis vraiment converti ? Est-ce que j’ai vraiment reçu le pardon de mes péchés ? Est-ce que je suis vraiment sauvé ? – Il faut croire ce que dit Romains 8 : 1 : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus ». Après avoir confessé nos péchés, Dieu ne nous considère plus comme de pauvres pécheurs dans leurs péchés. Ayant cru en son Fils en qui Il a toutes ses délices, Il nous regarde comme unis avec Lui, avec le même plaisir et les mêmes délices. Il nous voit comme en Christ, et non plus comme nous sommes par nature. C’est pourquoi il est dit : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus ; car la loi de l’Esprit de vie dans le Christ Jésus m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ». Le Seigneur n’est pas seulement mort pour les péchés que j’ai commis, mais aussi afin que, moi, je puisse mourir avec Lui et me considérer comme mort avec Lui qui a subi le jugement pour moi, à cause du péché qui demeure en moi. – C’est notre vraie position. C’est pourquoi l’apôtre peut dire qu’il n’y a pas de condamnation, car Dieu nous voit en Christ. Il ne peut pas considérer en Christ quelqu’un qui reste dans ses péchés. C’est impossible ! Si nous croyons au Seigneur, Dieu nous considère ensemble avec Lui, il nous regarde à travers le Seigneur Jésus. C’est notre position. Cela n’est vrai que si nous sommes « morts » avec le Seigneur Jésus.
            L’expression que nous avons en Colossiens 3 : 3 : « Vous êtes morts » a déjà été vue en Romains 6 : 2 : « Nous qui sommes morts au péché ». Avant notre conversion, nous vivions dans le péché, et quand nous avons cru au Seigneur Jésus, nous n’avons pas seulement reçu le pardon des péchés que nous avions commis, mais depuis lors, Dieu nous regarde comme morts avec Christ, même si nous ne le ressentons peut-être pas. Ce n’est pas une question d’expérience, cela dépend de la volonté de Dieu et de la grâce de Dieu. Nous devons l'accepter par la foi, et c'est une chose heureuse de le faire. Il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Christ, parce que le Seigneur n’est pas seulement mort pour moi, mais je suis mort avec Lui.

                        Marcher « en nouveauté de vie »

            En Romains 6, Paul pose cette question : « Nous qui sommes morts au péché, comment vivrons-nous encore dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés pour le Christ Jésus, nous avons été baptisés pour sa mort ? » (v. 2-3). Le baptême est une belle image : c'est un ensevelissement – nous sommes ensevelis avec Christ. On n’ensevelit qu’une personne morte, jamais une vivante. C’est exactement l’image que nous avons là : Dieu nous considère comme morts. En étant baptisé, j'exprime que je me laisse volontairement ensevelir parce que je suis mort avec Christ. C’est la vraie signification du baptême : être mis dans un tombeau. Le baptême est l’ensevelissement du vieil homme, pour ainsi dire. « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême pour la mort, afin que comme Christ a été ressuscité d'entre les morts… » (v. 4). L’épître aux Romains ne va pas plus loin que notre ensevelissement dans le baptême – notre mort et notre ensevelissement avec Christ. Elle parle de la résurrection du Seigneur Jésus, naturellement, mais pas de notre résurrection. Seules les épîtres aux Colossiens et aux Ephésiens, qui nous placent dans les lieux célestes, parlent de notre résurrection. C’est le cas au tout début de notre passage de Colossiens 3.
            « Comme Christ a été ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, ainsi nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Rom. 6 : 4). C’est la doctrine de l’épître aux Romains : nous sommes morts avec Christ ; Lui est ressuscité (nous aussi naturellement, mais ce n’est pas mentionné), afin que nous marchions en nouveauté de vie. C’est un appel, n’est-ce pas. Nous pouvons, comme chrétiens, marcher d’une manière tout à fait nouvelle en comparaison avec notre état avant la conversion et en comparaison avec l’état du monde autour de nous. C'est une nouvelle manière de vivre ! « En effet, si nous avons été identifiés dans la ressemblance de sa mort, » – c’est le baptême, c’est une identification avec Lui dans la ressemblance de la mort, « nous le serons donc aussi dans la ressemblance de sa résurrection » – c’est futur. « Sachant ceci, que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit annulé, pour que nous ne servions plus le péché. Car celui qui est mort est justifié du péché. Or si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui » (v. 6-8).

            Nous avons donc trois choses en Romains 6 :
                    - Notre vieil homme a été crucifié (pas notre nature qui est toujours là, hélas). Le vieil homme est la position dans laquelle Dieu nous considère avant notre conversion, c’est le statut que nous avions comme pécheurs. Cette expression n’est utilisée qu’au sujet des croyants ; il n’est jamais parlé du vieil homme des incrédules – ils ne sont rien d’autre ! Mais le chrétien peut dire : Avant ma conversion j’avais le vieil homme, c’était la position que j’avais aux yeux de Dieu, comme pécheur. Ce « vieil homme » a été crucifié, parce que le Seigneur, l’Homme parfait a été crucifié à notre place. La croix, en effet, était notre place ; pour nous c’était la condamnation éternelle. Le Seigneur a pris cette place non seulement en se chargeant de nos péchés, mais aussi quant à notre position comme pécheurs. C’est pourquoi en croyant, nous pouvons dire que notre vieil homme a été crucifié et aussi, comme l’apôtre en Galates 2 : « Je suis crucifié avec Christ » (v. 20). C’est la même chose, parce que le vieil homme était mon moi - c’était moi. C'est une chose à apprendre, chers amis chrétiens : Avons-nous tous appris cette leçon de l’évangile : notre vieil homme a été crucifié avec Christ ?
                    - La conséquence est que je suis mort avec Christ, parce que la crucifixion conduit à la mort. Tout cela s’est passé au moment où le Seigneur a pris ma place. Il n’a pas seulement porté mes péchés, mais il s’est mis à ma place en personne pour porter le jugement sur ma nature. Mon vieil homme a été crucifié, je suis mort avec Christ.
                    - Le baptême en est le signe. Dans le Nouveau Testament, le baptême n’a que cette signification : c’est notre ensevelissement avec Christ.


La position du chrétien présentée dans l'épître aux Colossiens

            En Colossiens 2 nous lisons : « Vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’a pas été faite de main, dans le dépouillement du corps de la chair par la circoncision du Christ » (v. 11). C’est exactement ce que nous avons vu en Romains 6, mais avec une autre expression. La circoncision est le jugement de la chair – elle est coupée. Puis il est dit : « étant ensevelis avec lui dans le baptême » (Col. 2 : 12a), c’est encore la même chose qu’en Romains 6. Dans le baptême, le vieil homme a en quelque sorte disparu de ce monde, il ressort en nouveauté de vie, c’est pour ainsi dire un nouvel homme, tout ceci étant réalisé par la foi.
            « Vous avez été ressuscités ensemble par la foi en l’action puissante de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts. Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes... » (Col. 2 : 12-13) – c’est une autre acception de la mort. Dans les épîtres aux Ephésiens et aux Colossiens, il y a deux sortes de mort : d’un côté, une mort effectuée à la croix, d’un autre côté, un « état de mort » qui caractérise toute ma vie avant ma conversion. Ce sont deux aspects différents.
            La vérité concernant notre salut est tellement vaste que nous avons de la difficulté à l’exprimer avec des paroles humaines. Les expressions que nous trouvons dans ces épîtres sont données par le Saint Esprit et même si Dieu nous les explique, nous avons des difficultés à les comprendre, à cause de nos capacités limitées. Ce qui nous console, c’est que quand le Seigneur viendra, nous connaîtrons comme nous avons été connus » (1 Cor. 13 : 12). Mais il vaut la peine d'en être occupés, pour voir toute la perfection de l’œuvre de Christ !

                        Vivifiés ensemble avec Christ

            « Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés » (Col. 2 : 13) – c’est la nouvelle vie. Bien que nous ayons considéré que nous sommes morts, nous vivons néanmoins dans nos corps ici-bas : avant notre conversion, nous vivions en tant que pécheurs ; maintenant, étant « morts avec Christ », nous vivons quand même dans nos corps, sur la terre. Cependant, nous avons changé : nous étions des pécheurs, mais nous ne sommes plus considérés comme tels. Nous sommes « vivifiés avec Christ ». C’est une doctrine que Dieu nous enseigne ; Il désire que nous la comprenions. Puissions-nous dire, dès le matin en nous réveillant : Merci Seigneur, je te rends grâces de m’avoir vivifié avec toi ; ma vie n’est plus la vie misérable d’un pécheur, mais elle est pleine d’espérance – je possède la vie divine.
            « Christ… est notre vie » (3 : 4). La vie n’est pas un don quelconque, c’est Lui-même. C’est Celui qui est ressuscité, qui est maintenant à la droite de Dieu, qui nous attend, qui nous aide dans notre chemin ici-bas sur la terre, c’est Lui qui est notre vie. Le sens de notre vie c’est Christ ; son contenu, c’est Christ ; notre espérance, c’est Christ. Nous ne sommes rien, Lui est tout. Il désire que nous réalisions ces choses dans nos vies. Nous étions morts et comme pécheurs, nous avons été mis à mort à la croix, nous avons été ensevelis, mais ensuite nous avons été vivifiés et ressuscités. Etre « vivifié », c’est recevoir la vie. Etre « ressuscité », est autre chose, sinon la Parole n’utiliserait pas deux mots différents. Quand Il est sorti du tombeau, Jésus a été vivifié et a été aussi ressuscité. Pour le Seigneur, être vivifié, c’est avoir la vie à nouveau. Pour nous, ce n’est pas avoir la vie à nouveau, mais avoir une nouvelle vie. Si nous sommes vivifiés avec Christ, sa vie est désormais la nôtre.

                        Ressuscités avec le Christ

            Nous avons donc été mis à mort et nous avons reçu une nouvelle vie, celle de Christ. Combien peu on réalise que Christ est notre vie ! Etre ressuscité n’est pas la même chose, bien que cela se passe en même temps, quand on croit au Seigneur. Dans le cas du Seigneur, c’était aussi au même moment. La résurrection du Seigneur proprement dite n’est décrite dans aucun évangile, il est seulement dit que le tombeau était vide. En Jean 20, nous lisons : « Ayant dit cela, elle (Marie de Magdala) se retourna et elle voit Jésus qui se tenait là ; mais elle ne savait pas que c’était Jésus (Jésus ressuscité). Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur, si c'est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’enlèverai. Jésus lui dit : Marie ! Elle, se retournant, lui dit en hébreu : Rabboni (ce qui veut dire, maître) ! Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (v.14-17). Ce sont de merveilleuses paroles ! Ce que Jésus dit à Marie est important : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ». Il n’est pas dit que Marie voulait Le toucher, bien qu’elle devait avoir le désir de le faire, car elle aimait son Sauveur plus qu’aucune autre personne. Il lui dit pourtant : « Ne me touche pas », et lui explique pourquoi : « Car je ne suis pas encore monté vers mon Père ». Marie aurait pu dire : Mais Seigneur, je ne pourrai plus te toucher quand tu seras auprès du Père. - C’est justement la leçon qu’elle devait apprendre : le Seigneur n’était pas seulement vivifié, Il n’avait pas simplement repris sa vie antérieure comme Il l’avait dit en Jean 10 : « Je laisse ma vie afin que je la reprenne » (v. 17), mais par la résurrection, Il prenait place dans une sphère tout à fait nouvelle – la sphère de la résurrection qui appartient au ciel. Il lui dit en quelque sorte : Je suis encore ici, mais dans quelques jours tu ne me verras plus ; tu ne me toucheras plus, car je serai élevé de cette terre. - C’est le sens de la résurrection : il y a un changement des conditions de la vie ! La vivification est donc le don de la vie, et la résurrection, c’est être placé dans une sphère nouvelle, c’est une nouvelle création. Le Seigneur est le représentant de la nouvelle création ! Entre cette nouvelle création et le monde d’ici-bas, il n’y a aucune relation. C’est la leçon que présente l’épître aux Colossiens.
            L’apôtre avait dit : « Si vous êtes morts avec Christ » (Col. 2 : 20) ; il dit maintenant : « Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ » (3 : 1) – si donc vous avez été placés dans une nouvelle sphère, avec Christ. Lui est déjà au ciel, nous sommes toujours ici-bas, un peu comme dans les conditions dans lesquelles le Seigneur était sur la terre, pendant les quarante jours après sa résurrection ! Nous sommes donc, chers amis chrétiens, des représentants du ciel ici-bas sur la terre. Nous montrons qu’il existe une sphère que le monde ne connaît pas ; nous appartenons déjà au ciel.

                       « Cherchez ce qui est en haut »

            « Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ », il est naturel de chercher « ce qui est en haut ». Appartenir à une sphère céleste et ne chercher que les choses de cette terre n’est pas compatible ! Ce serait une étrange contradiction. Mais si l’apôtre a écrit cela, c’est que le danger existe. « Si donc vous avez été ressuscités » - nous sommes préparés et placés dans la sphère céleste. Cela ne va pas aussi loin que dans l'épître aux Ephésiens où nous sommes déjà assis en Christ ; mais Il est là-haut, ressuscité, alors cherchez les choses qui sont là où Il est. Il est tout pour nous, l’origine, l’objet, le but de notre vie ; et Il sera éternellement le centre de notre adoration.
             Christ, notre Seigneur et Sauveur qui nous a aimés et qui nous aime toujours, notre bon Berger qui prend soin de nous, n’est pas ici-bas, Il est là-haut, assis à la droite de Dieu et Il désire que nos pensées soient aussi occupées de Lui. Nous sommes très souvent faibles, mais n’oublions pas que notre Seigneur et Sauveur est à la place la plus glorieuse, la place où Il a reçu le plus grand pouvoir ; Il est Seigneur. Maintenant, en tant qu’Homme, notre Sauveur est à la droite de Dieu. Et l’apôtre insiste en disant : « Pensez à ce qui est en haut » (v. 2). « Cherchez », c’est assez général, « pensez » c’est diriger nos pensées vers le ciel. Commençons la journée en nous adressant au Seigneur par la prière, en lisant la Parole, puis dans la journée, combien d’occasions nous avons de nous mettre en rapport avec Lui par la prière, et de dépendre de Lui.
            Cherchez le Christ qui est en haut. Cela nous élève au-dessus de toutes les difficultés d’ici-bas, et nous fait connaître la paix du Christ qui a traversé cette terre en étant toujours en relation avec Dieu. Il nous a laissé un exemple. « Pensez à ce qui est en haut » ; et parce que notre cœur est si méchant, même comme chrétien, Il ajoute : « non pas à ce qui est sur la terre ». On pourrait penser que s’Il a dit : « cherchez ce qui est en haut, pensez à ce qui est en haut », il n’est pas nécessaire d’ajouter : « non pas à celles qui sont sur la terre ». Mais notre cœur sournois pourrait dire : Je pense toujours au Seigneur… mais aussi aux choses de la terre ! - Cela ne convient pas.
            Citons une anecdote qui se passait au 19e siècle. Un jour, un homme de ce monde avait demandé à un fidèle croyant, qui était cordonnier, quelle était sa profession. Celui-ci avait répondu : Je suis en route pour le ciel et chemin faisant, je répare des souliers. - Ce chrétien avait une juste appréciation de son activité. Il n’a pas dit : Je suis le meilleur cordonnier de la ville, ou : J’ai beaucoup de clients, et ensuite : Je suis aussi chrétien. - Il faisait l’inverse, il cherchait d’abord ce qui est en haut : Je suis en route vers le ciel et en chemin, je répare des souliers pour subvenir à mes besoins, pas plus ! - Combien cela nous impressionne ; c’est exactement la mise en pratique de ces versets.
            Ah ! Dieu donne à la plupart d’entre nous beaucoup plus que ce que nous avons besoin ! Mais, laissons Dieu sonder nos cœurs pour manifester où sont nos intérêts : le travail, la famille, un loisir préféré... au lieu de Christ ? Les Colossiens étaient en danger de s’occuper de la philosophie, c’est pourquoi l’apôtre les met en garde contre ces vaines tromperies. On pense parfois que les choses de cette terre peuvent beaucoup nous servir, alors que nous y sommes pourtant étrangers. Vous direz : Je dois bien vivre ici-bas sur la terre ! Certes, mais notez que l’apôtre dit ces choses au début d’un chapitre dont les exhortations concernent aussi notre vie quotidienne sur la terre.

                        Quelques exhortations en rapport avec notre appel céleste

            Après le rappel de notre appel céleste au verset 1, l'apôtre Paul dit encore : « Mortifiez donc vos membres qui sont sur la terre » (v. 5). Au verset 8, il ajoute : « Mais maintenant renoncez, vous aussi, à tout ce qui est colère... » - des péchés. Plus loin, il dit encore : « Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d'une profonde miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience, vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme le Christ vous a pardonné, vous aussi faites de même. Par-dessus tout celà, revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Christ, à laquelle aussi vous avez été appelés en un seul corps, préside dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants. Que la parole du Christ habite en vous richement » (v. 12-16).
            Après avoir présenté notre position céleste - ressuscités avec Christ, et cherchant ce qui est en haut où le Christ est assis -, Paul nous montre qu’il y a beaucoup d’entraves ici-bas : les convoitises, les péchés, qui sont toujours là, parce que si notre ancienne position a été abolie, la nature ne l’a pas été, la chair est toujours là ! C’est une autre leçon très importante. Et c’est pourquoi nous avons reçu la force et le pouvoir de mettre de côté ces choses pécheresses et de vivre avec le Seigneur !
            L’apôtre commence donc ce chapitre avec notre appel céleste, notre espérance et la direction de nos pensées, puis à la fin il dit : « Femmes, soyez soumises à votre mari… Maris, aimez votre femme… Enfants, obéissez à vos parents… Pères, n’irritez pas vos enfants… Esclaves, obéissez en toutes choses à vos maîtres,… Maîtres, accordez à vos esclaves,… (3 : 18-25 ; 4 : 1). Là, il parle de toutes nos relations terrestres, mais il le fait seulement après avoir présenté notre appel céleste. Ce n’est donc absolument pas une contradiction d’être occupés des choses d’en haut, et de vivre ici-bas d’une manière chrétienne, d’une manière digne de notre appel ; au contraire, pour pouvoir vivre à l’honneur de Dieu, en étant utiles pour notre entourage, qu’il soit chrétien ou du monde, il faut que nos cœurs soient dirigés en haut. Il ne faut pas inverser l’ordre en nous occupant d’abord de ce qui est de la terre, puis de ce qui est d’en haut, cela ne va pas. Comme beaucoup de chrétiens, hélas, nous oublions souvent cet appel ! C’est pourquoi ce chapitre est si important. Il faut d’abord rechercher ce qui est d’en haut pour avoir la juste vision des choses et un juste jugement pour accomplir les choses d’ici-bas. Il est très important de suivre l’ordre dans lequel les choses sont présentées.

                        « Notre vie est cachée avec le Christ en Dieu »

            « Car vous êtes morts » : l’apôtre rappelle encore une fois que nous sommes morts et que la vie nouvelle est en nous. Elle peut et elle doit chercher les choses du Seigneur. Mais la chair est encore là ! C’est pourquoi Paul rappelle aux croyants : « Vous êtes morts » ; n’oubliez pas que vous êtes morts, vous avez même été ensevelis. Votre baptême doit toujours vous rappeler que vous êtes ensevelis avec Christ et que vous êtes maintenant ressuscités… pour continuer à vivre selon l’« ancienne » vie ? Non, mais selon la vie dont il est dit au verset 3 : « Votre vie est cachée avec le Christ en Dieu ». C’est vrai, notre vie est cachée en Lui, là-haut. Le monde ne peut pas nous comprendre quand nous disons : Je ne fais pas ceci ou cela parce que je suis chrétien. Ce n’est pas une « loi ». Mais comme chrétien, sur un chemin céleste, je n’ai pas besoin des choses dont le monde ne peut pas se passer ! Ceux du monde ne peuvent pas comprendre. Ils diront : Mais pourquoi ne faites-vous pas ceci, il n’y a rien de méchant ou de mal ! - La question n’est pas de savoir si telle chose est nuisible, mais de savoir si elle aide à suivre le Seigneur ou à Le rencontrer.
            La Parole déclare que notre vie est « cachée ». Le monde ne peut pas comprendre cela. Nous avons probablement tous expérimenté son incompréhension, n’en soyons pas étonnés. C’est normal, car ils ne connaissent que la vie pécheresse que nous avons laissée derrière. Nous avons maintenant ce qui appartient à la nouvelle vie. Nous sommes vivifiés avec Christ, et nous cherchons ce qui est en haut, ce qui concerne notre Seigneur qui nous a tant aimés, qui s’est donné pour nous, et qui a fait de nous des enfants de Dieu.
             « Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (3 : 3). Christ a disparu de ce monde ; nous sommes encore ici-bas, mais notre vie est là-haut. Pensons à ce que veut dire « Christ est notre vie ». L’enseignement de l’apôtre Paul se rapproche ici de celui de Jean : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la Parole de la vie et la vie a été manifestée (1 Jean 1 : 1-2). C’est à la naissance du Seigneur, que la vraie vie a été manifestée. Paul dit : « Christ est notre vie », parce que nous avons été identifiés par Dieu avec Lui. Jean dit encore : « Or nous savons que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence » (1 Jean 5 : 20). Notre intelligence concernant cette vie augmente-t-elle en nous occupant de la Parole ? « Il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable ; et nous sommes dans le Véritable », précise ce verset. Est-ce que nous Le connaissons vraiment ? Plus nous considérons la Parole de Dieu, plus nous comprenons combien peu nous connaissons notre cher Sauveur ! « Afin que nous connaissions le Véritable », il s’agit du Père, « Nous sommes dans le Véritable », on pourrait penser qu’il s’agit du Père, mais il est ajouté : « c’est-à-dire dans son Fils Jésus Christ » - il s’agit donc du Seigneur Jésus. Ainsi, quand il est dit : « Nous sommes dans le Véritable », on ne sait guère s’il s’agit du Père ou du Fils : c’est l’unité de la Trinité. « nous sommes dans le Véritable, c’est-à-dire dans son Fils Jésus Christ : lui est le Dieu véritable et la vie éternelle », et nous sommes en Lui ! Ainsi donc, Jean dit la même chose que Paul, mais avec d’autres expressions.

                        Nous serons manifestés avec Christ en gloire

            Il y aura un moment où cette vie – pour l’instant cachée dans le ciel – sera manifestée (3 : 4), mais ce ne sera pas au moment de l'enlèvement des croyants, car Christ sera invisible pour le monde. L’Ecriture dit qu’au moment où le Seigneur viendra, nous serons enlevés dans les nuées à sa rencontre. De même qu’on ne voit plus un avion quand il disparaît derrière un nuage, le monde ne nous verra pas quand le Seigneur nous enlèvera. Plus tard, quand il apparaîtra en gloire avec tous les croyants et les anges pour entrer dans son royaume ici-bas sur la terre, nous serons manifestés avec Lui en gloire et le monde nous verra. Ce ne sera plus comme des chrétiens méprisés, dont il ne peut rien tirer. Selon 2 Thessaloniciens 1, il semble que le monde nous reconnaîtra. Il confessera et reconnaîtra que ceux qu’il a méprisés, ceux qui ont cru pendant le temps du rejet du Seigneur, seront glorifiés en compagnie du Seigneur des seigneurs, du Roi des rois, de la Personne la plus élevée de l’Univers.
            Ce ne sera pas encore l’éternité, mais ce sera le temps de la manifestation au monde de notre foi et de notre fidélité au Seigneur qui est au ciel. Dieu est juste. 2 Thessaloniciens 1 parle de la « justice de Dieu ». Parce qu’il est juste, Dieu changera la situation. Maintenant, nous connaissons peut-être des persécutions, ou en tout cas des moqueries et toutes sortes de mauvaises actions commises contre les croyants. Mais bientôt, Dieu changera les choses : ceux qui persécutent seront alors dans la misère et ceux qui connaissent des misères maintenant, seront manifestés en gloire avec Lui. On pourrait dire : Cette manifestation en gloire, c’est pour l’éternité, nous n’avons pas besoin d’être manifestés devant le monde – Ah ! c’est la pensée de Dieu, ne la négligeons pas. Dieu est juste ; celui qui persécute ses bien-aimés en portera les conséquences ; c’est la justice de Dieu. Naturellement, il y a aussi une justice éternelle, mais il n’en est pas question ici. L’apôtre Paul s'adresse aux Colossiens, qui avaient peut-être un peu d’orgueil, en leur disant : vous serez bien glorifiés, mais pas maintenant, seulement à l’apparition du Seigneur.

            Chers amis, la leçon la plus importante de notre passage c’est : Cherchez Christ qui est non pas ici-bas, mais au ciel où nous serons tous bientôt.


D'après A. Remmers – Notes prises lors d'une méditation

                       
                        C'est dans les cieux qu'est Jésus, notre vie,
                        
Notre Avocat, notre Chef, notre Epoux,
                        
Jésus en qui notre âme se confie.
                        
Ah ! quelle gloire et quel bonheur pour nous !

                        Suivons-le tous, animés d'un saint zèle ;
                        
N'arrêtons pas nos cœurs en ces bas lieux ;
                       
Ce Dieu Sauveur, lui-même, nous appelle,
                        
Et nos vrais biens sont cachés dans les cieux.