L'enseignement divin donné par les récits de la vie d'Ezéchias

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L'enseignement divin donné par les récits de la vie d'Ezéchias



La purification du temple et le rétablissement du culte
La célébration de la Pâque et de la fête des pains sans levain
Le fléchissement de la foi d'Ezéchias
L'attitude du roi face à l'épreuve
Une nouvelle épreuve : la maladie
L'ambassade des chefs de Babylone

 

            Trois récits sont donnés dans l'Ecriture concernant la vie d’Ezéchias : 2 Rois 18  à 20 ; 2 Chr. 29 à 32 et Esaïe 36 à 39. Ainsi il convient de lire ces onze chapitres pour avoir une vue d’ensemble de la vie de ce roi.
            Le Saint Esprit se sert de l’exemple donné par Ezéchias pour souligner l’impact de la prière, quand elle vient de quelqu’un qui se confie en Dieu. On ne doit jamais la sous-estimer ! Nous avons également dans la vie de ce croyant un exemple remarquable d’une réponse divine miséricordieuse. Notre Dieu est toujours prêt à « fortifier les mains lassées et à affermir les genoux qui chancellent ». Esaïe déclare : « Dites à ceux qui ont le cœur timide : soyez forts, ne craignez pas… Lui-même viendra, et vous sauvera » (Es. 35 : 4).
            Durant les grandes épreuves qu’Ezéchias a traversées, il a pu aussi se souvenir de l’avertissement et de la promesse de Dieu à son père Achaz : « Prends garde et sois tranquille ; ne crains point, et que ton cœur ne défaille pas » (Es. 7 : 4). Mais celui-ci s’était, hélas, enfoncé de plus en plus dans l’incrédulité.
            Cependant Ezéchias a été souvent en étroite communion avec l’Eternel. Il s’est conduit durant sa carrière remarquable comme doit le faire un soldat, un homme d’état, un architecte et même un poète chrétien ! Au demeurant, il était vraiment un « tison sauvé du feu », un des rares parmi ses frères à ne pas avoir été brûlé par le feu par son père devant une idole (2 Chr. 28 : 3 ; Zach. 3 : 2).


La purification du temple et le rétablissement du culte

            Encore jeune, Ezéchias se montre déjà fermement disposé à servir le Seigneur de tout son cœur. Dans ce but, à peine monté sur le trône, il entreprend - avec ferveur - un travail de purification qui s’annonçait considérable.
            Sans perdre une seule journée, il exhorte les sacrificateurs et les lévites : « Mes fils, ne soyez pas négligents, car c’est vous que l’Eternel a choisis » (2 Chr. 29 : 11). Ils vont l’aider à s’occuper, en priorité, de la maison de Dieu. Achaz en avait fermé les portes, Ezéchias commence par les rouvrir (v. 3). Ensuite des Lévites, dont la Parole a conservé les noms, entrent dans la Maison de Dieu pour la purifier. Et au bout seulement de seize jours d’un travail méthodique et acharné, elle est nettoyée et en ordre de fonctionnement (v. 12-17) !
            Averti, Ezéchias se lève de grand matin pour aller, avec les chefs de la ville et les sacrificateurs, y offrir des sacrifices à Dieu. L’holocauste et le sacrifice pour le péché sont alors présentés pour tout Israël (2 Chr. 29 : 24). L’holocauste est accompagné d’un cantique de louange.
            
Toute la congrégation est ensuite vivement encouragée à apporter des holocaustes. Ceux qui répondent positivement, « avec un esprit libéral », sont si nombreux que les sacrificateurs ont besoin de l’aide inhabituelle des lévites pour écorcher tous les sacrifices ! Ces adorateurs ont également apporté la graisse des sacrifices de prospérités et des libations. Dieu a soudainement disposé son peuple (v. 31-36). Il est prêt à le faire encore, si un réveil a lieu parmi les siens.

 

La célébration de la Pâque et de la fête des pains sans levain

            Ezéchias - dont le nom signifie : « puissance de l’Eternel » - comprend ensuite qu’il y a urgence de rétablir la Pâque, interrompue depuis si longtemps. Ils la feront « le second mois » (2 Chr. 30 : 3 ; Nom. 9 : 10). Le cœur d’Ezéchias est rempli d’affection pour tout le peuple de Dieu. L'exemple d'Ezéchias est important pour chacun de nous ! Il envoie donc des « invitations » dans tout Israël, à toutes les tribus, jusqu’à Dan.
            C’est un beau message adressé à tous ses frères : Retournez à l’Eternel - ils sont invités à se repentir, à Lui donner la main ! Ils montreront ainsi leur confiance en Lui. Ils doivent venir à son sanctuaire pour y chercher Sa présence, et Le servir, en se souvenant qu’Il est miséricordieux et qu’Il fait grâce ! Chers lecteurs chrétiens, quelle est notre attitude vis-à-vis de tous nos frères en Christ actuellement dispersés dans ce monde ?
            Finalement, c’est une grande congrégation qui se réuni à Jérusalem, à l’occasion de cette fête à l’Eternel. Et cela, en dépit des moqueries dont les messagers ont été l’objet tout le long de leur chemin !
            Ezéchias adresse une requête à Dieu. Le sang des très nombreuses victimes égorgées lors de cette Pâque (v. 16) pourvoit ainsi à la sanctification de ceux qui ont négligé de le faire avant de participer à la Pâque (2 Chr. 30 : 17-20). Une Pâque semblable n’avait pas eu lieu depuis le temps de Salomon !
            Ils célèbrent ensemble, avec une grande joie, la fête des pains sans levain, en exaltant l’Eternel. Ils décident de la faire durer sept jours de plus ! Puis, remplis de zèle, ces mêmes Israélites vont de ville en ville et cherchent à effacer partout, en Juda, les nombreuses traces laissées par des idoles. Ils brisent les statues, abattent les ashères, détruisent les hauts lieux. Ils retournent ensuite dans leur pays d’origine et agissent de la même manière, en tout cas dans les tribus d’Ephraïm et de Manassé (31 : 1).
            Ezéchias rétablit ensuite les « classes » de sacrificateurs et de lévites (v. 2) ; il décide qu’au moment d’offrir des holocaustes, les bêtes seront prises sur ses biens (v. 3) ! Il ordonne au peuple de donner à nouveau aux sacrificateurs et aux lévites la « portion » prévue dans la Loi de l’Eternel (v. 4). Les fils d’Israël apportent, de leur côté, en grande quantité, des prémices (v. 5).
            Puis, à l’occasion des fêtes suivantes - celle de Pentecôte et celle des Tabernacles – ces prémices et les dîmes s’amoncellent, car Dieu avait produit une grande générosité dans le cœur de ceux qui étaient retournés vers Lui (v. 6, 19). L’Ecriture rend témoignage de la façon dont Ezéchias s’est comporté dans tout Juda. Il a fait ce qui est bon et droit et vrai devant l’Eternel, son Dieu. Il agissait de tout son cœur et il avait prospéré (v. 20-21).

 

Le fléchissement de la foi d'Ezéchias

            Après avoir rétabli l’ordre spirituel en Juda, Ezéchias décide de lui-même de s’occuper d’autres questions, en relation avec son royaume. Il frappe les Philistins à Gaza et ses confins, depuis la tour des gardes jusqu’à la ville forte (2 Rois 18 : 8). Il se révolte aussi contre le roi d’Assyrie et ne le sert pas (v. 7) ! Il a pris une grave décision, sans rechercher au préalable la pensée de Dieu ! Or, en agissant ainsi, il ne pouvait qu’être infidèle.
            Peu après, Shalmanéser, le roi d’Assyrie, monte contre Samarie ; Dieu permet qu'il prenne la ville de Samarie et que le peuple d’Israël soit transporté en Assyrie (2 Rois 18 : 9-12). Mais cet ennemi prend également toutes les villes fortes de Juda ! Ezéchias commence par fortifier son peuple, mais il perd lui-même courage devant cet ennemi puissant (Prov. 29 : 25). Il envoie alors un message à ce roi : « J’ai péché, retire-toi de moi ; ce que tu m’imposeras, je le supporterai ». Shalmanéser lui impose de payer trois cents talents d’argent et trente talents d’or (2 Rois 18 : 14). Ezéchias lui donne tout l’argent qui se trouve dans la maison de l’Eternel et tous les « trésors » de la maison du roi ; il dépouille les piliers et les portes du temple de l’or qui les couvrait jusqu’alors. Il envoie le tout à cet Assyrien (v. 15-16).
            Toutefois, celui-ci ne quitte pas pour autant le pays. Il envoie au contraire de grandes forces contre Jérusalem. Parvenu à portée de voix des remparts de la ville, le chef de l’armée appelle le roi Ezéchias, qui lui envoie ses principaux serviteurs (v. 18).
            Il n’y a rien de surprenant à voir Satan multiplier ses efforts pour ruiner le grand travail de restauration qui vient d’avoir lieu ! L’œuvre d’Ezéchias était précieuse aux yeux de Dieu ; elle l’est chaque fois qu’elle se produit dans l’Eglise ! Le travail de purification fait partie de ce témoignage que le peuple de Dieu a le privilège de Lui rendre.
            Ezéchias avait commis une grave faute. L’Eternel se sert de l’Assyrie comme d’une verge. Il le fait savoir par Esaïe : « Le bâton qui est dans leur main, c’est mon indignation (Es. 10 : 5-11). Il faut donc que le roi s’humilie d’avoir pris de son propre chef une décision si lourde de conséquences.

 

L'attitude du roi face à l'épreuve

            On trouve ensuite à plusieurs reprises, un flot de paroles outrageuses et mensongères de la part du Rab-Shaké, le chef de l’armée assyrienne. Elles sont suivies d’une lettre orgueilleuse et menaçante de Shalmanéser. En la recevant, Ezéchias s’humilie. Il déchire ses vêtements et se couvre d’un sac ; puis il entre dans la maison de l’Eternel et déploie cette lettre devant Dieu et Lui demande instamment son secours (2 Rois 19 : 14-19). En étroite communion avec le prophète Esaïe, Ezéchias adresse ses supplications à Dieu. Quel exemple ces hommes nous laissent, à l’heure de l’épreuve !
            C’est la plus petite réunion de prière possible ! Le Seigneur répond dans sa grâce. Esaïe en reçoit la précieuse assurance et la communique aussitôt à Ezéchias : le roi d’Assyrie n’entrera pas dans la ville de Jérusalem ; il n’y lancera point de flèche (v. 32).
            Son immense armée va être exterminée par un seul ange, envoyé par le Dieu Tout-puissant que des ennemis ont osé mépriser ! Le roi retournera en Assyrie, la honte au front ; ses fils le tueront, au moment même où il entrera dans la maison de son dieu (2 Chr. 32 : 21) ! Et après ce si grand triomphe, beaucoup de gens vont apporter des offrandes et des choses précieuses à l’Eternel, et Ezéchias sera élevé aux yeux de toutes les nations (v. 23).

 

Une nouvelle épreuve : la maladie

            « En ces jours- », l’Eternel envoie Esaïe apporter une triste nouvelle à Ezéchias : après 14 années de règne, il va mourir, il doit donner des ordres à sa maison à ce sujet (Es. 38 : 1). Cette terrible épreuve - la mort - s’ajoute à la grande menace que faisait alors peser l’Assyrie sur Israël. Elle survient au moment où le peuple Israël semble avoir le plus grand besoin du soutien de son roi !
            « Et Ezéchias tourna sa face contre la muraille, et pria l’Eternel. Et il dit : Hélas, Eternel ! souviens-toi, je te prie, que j’ai marché devant toi en vérité et avec un cœur parfait, et que j’ai fait ce qui est bon à tes yeux. Et Ezéchias versa beaucoup de larmes » (v. 2-3). Alors l’Eternel se laisse fléchir par les supplications de son serviteur.
            « La parole de l’Eternel vint à Esaïe, disant : Va, et dis à Ezéchias : Ainsi dit l’Eternel, Dieu de David, ton père : J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes ; voici, j’ajouterai quinze années à tes jours, et je te délivrerai, toi et cette ville, de la main du roi d’Assyrie, et je protégerai cette ville (Jérusalem).
            Et, ceci en sera le signe pour toi, de par l’Eternel, car l’Eternel accomplira cette parole qu’Il a prononcée : Voici, je ferai retourner en arrière, de dix degrés, l’ombre des degrés qui est descendue sur le cadran d’Achaz, par le soleil. Et le soleil retourna sur le cadran de dix degrés, dont il était descendu » (v. 4-8). Dieu montre ainsi toute sa puissance comme Créateur : Il « soutient tout par la parole de sa puissance » (Héb. 1 : 3).
            Cet exposé des faits est suivi d’un écrit d’Ezéchias, « quand il fut rétabli » (v. 9). Il y dépeint ses grands débats intérieurs, dans l’attente d’une mort, annoncée par Dieu comme imminente ! Il s’est senti privé « du reste de ses années ». Dans son angoisse, il a pensé : « Je ne verrai pas Jah, Jah dans la terre des vivants ! » (v. 11). Il a estimé que sa durée était transportée loin de lui, « comme une tente de berger ». Il a éprouvé avoir, comme le « tisserand », coupé sa vie ! Dieu allait le séparer de la « penne » - la partie dure centrale d’une plume d’oiseau (v. 12). Il affirme avoir possédé son âme jusqu’au matin … comme un lion ; et dans son langage toujours très expressif, il se compare successivement à une hirondelle, à une grue qui grommelle - c’est une sorte de roucoulement – et il affirme avoir gémi comme une colombe (v.13-14 ; voir Es. 59 : 11).
            Ce n’était pas en vain qu’il avait « consumé ses yeux en regardant en haut » et supplié : « Seigneur, je suis opprimé ; porte-toi garant pour moi (garantis-moi) - ou rétablis-moi » (v. 14b). Un changement décisif s'est produit en lui : il a désormais des certitudes. Il dit : « Il m’a parlé, et Lui l’a fait » (v. 15).
            En effet, l’Eternel lui a dit : « J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes (voir Ps. 34 : 6) ; voici, je te guérirai ; le troisième jour (le jour de la résurrection : Osée 6 : 2), tu monteras à la maison de l’Eternel ; et j’ajouterai quinze années à tes jours » (2 Rois 20 : 5). Il lui promet aussi : « Je te délivrerai, toi et cette ville, de la main du roi d’Assyrie, et je protégerai cette ville à cause de moi, et à cause de David, mon serviteur » (v. 6). C’est aux « grâces assurées de David » qu’il est fait référence (voir 19 : 34 ; Act. 13 : 34). C’est la permanente et merveilleuse assurance que nous avons de la fidélité de Dieu (Ps. 89 : 49 ; Lam . 3 : 23).
            Ezéchias - si différent de son père - a demandé à Dieu un signe lui montrant qu’il allait guérir. Celui qu'il choisit est difficile, de son propre aveu. Dieu, dans sa condescendance, le lui accorde et l’ombre retourne en arrière de dix degrés sur le cadran d’Achaz  (2 Rois 20 : 11). Le récit d'Esaïe, à la fin du chapitre 38, rapporte aussi les paroles qui ont été alors dans la bouche d’Ezéchias : c’est la reconnaissance qui remplissait désormais son cœur. Dieu lui avait donné une si prompte réponse de paix ! Il a été délivré et son amertume a été changée en allégresse. Aussi se déclare-t-il résolu à aller doucement durant ces quinze années (v. 15), dont le nombre lui a été nettement précisé. Nous ne voyons pas, semble-t-il, un autre exemple dans l’Ecriture ! Instruit par ces épreuves, son seul désir était de vivre entièrement pour Dieu. Nous ne doutons pas que c’était, « à ce moment-là », son intention !
            « Tu m’as rendu la santé, et tu m’as fais vivre. Voici, au lieu de la paix j’avais amertume sur amertume ; mais Toi, tu as aimé mon âme…tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos… Le vivant, le vivant est celui qui te louera… Nous jouerons de mes instruments à cordes tous les jours de notre vie, dans la maison de l’Eternel » (v. 16-20). Ainsi s’achevait son action de grâces.


L'ambassade des chefs de Babylone

            Nous désirons voir encore, pour notre propre instruction, ce que la Parole a retenu de la fin de la vie de ce cher serviteur. A trois reprises (Esaïe 39 ; 2 Rois 20 : 12- 21 ; 2 Chr. 32 : 25-31), la Parole relate cette tentation subtile, de la part de ces ambassadeurs du roi de Babylone venus le voir après sa maladie, avec une lettre et un présent.
            Commençons par le récit du livre des Chroniques, qui s’attache en général à parler de ce qui est à la gloire de Dieu. Après avoir rappelé le signe qu’Ezéchias avait reçu (32 : 24), ce livre dit en substance : « Mais Ezéchias ne rendit pas en raison du bienfait qu’il avait reçu ; car son cœur s’éleva, et il y eut de la colère contre lui et contre Juda et Jérusalem. Et Ezéchias s’humilia de ce que son cœur s’était élevé... et la colère de l’Eternel ne vint pas sur eux pendant les jours d’Ezéchias ». Le récit insiste sur les très grandes richesses de ce roi, « car Dieu lui donna de forts grands biens » (v. 27-29). Il avait prospéré dans tout ce qu’il avait fait !
            Cependant, lorsque l’ambassade des chefs de Babylone vient vers lui pour s’informer du miracle qui avait été opéré dans le pays, « Dieu l’abandonna pour l’éprouver, afin qu’il connut tout ce qui était dans son cœur » (v. 31).
            Cette visite était si flatteuse ! Le roi n’a pas déployé cette lettre venue de Babylone devant l’Eternel. Le cadeau qu’il accepte le rend redevable à ces étrangers (Prov. 29 : 4). Combien les amabilités du monde sont dangereuses pour un chrétien ! Elles trouvent souvent un écho complaisant dans notre cœur vaniteux.
            Ezéchias succombe… et nous aussi, chaque fois que nous faisons servir à notre propre gloire, ce que Dieu nous avait pourtant confié pour la sienne. « Qu’as-tu, que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Cor. 4 : 7).
            C’était une occasion extraordinaire pour Ezéchias de parler à ces hommes de la bonté et de la puissance de l’Eternel qui l’avait sauvé. Combien de fois, nous avons laissé échapper de telles occasions ! Souvent, par crainte de la moquerie. Pourtant, les âmes de ceux qui nous entourent ont en général de grands besoins, cachés parfois sous une apparente gaieté. Nous gardons le « trésor » pour nous-mêmes, malgré les exhortations de l’Ecriture (2 Tim. 4 : 2).
            Ezéchias avait l’occasion, sans doute unique, d'amener ces hommes à la maison de Dieu, lieu de la bénédiction - et il a négligé cette précieuse occasion, ce qui nous est arrivé aussi. Il leur montre sa propre maison, son arsenal, tous ses trésors (2 Rois 20 : 13) dont Dieu lui annonce par la bouche d’Esaïe qu’il ne restera rien (v. 17-18 ; Es. 39 : 6). La réponse d’Ezéchias au prophète laisse songeur (v. 19b). S’agit-il chez lui de cette indifférence qui peut se développer aussi en nous, après avoir beaucoup souffert ? Prenons-y garde ! Est-ce cet égoïsme qui est la dernière chose à mourir chez l’homme ? 
            Souvenons-nous de cette sérieuse question que le Seigneur nous pose aussi : « Qu’ont-ils vu dans ta maison ? » (v.15). Ezéchias répond - encore inconscient de sa faute : « Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison ; il n’y a rien dans mes trésors que je ne leur aie montré » (v.15) !
            Jésus répète : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase, ni ne la met sous un lit ; mais il la met (ou la place) sur un pied de lampe, afin que ceux qui entrent voient la lumière » (Luc 8 : 16 ; 11 : 33). C’est Lui qui est la lumière.
            
Tous les fils d’Israël étaient au milieu des ténèbres de l’Egypte - une figure du monde. Elles étaient si épaisses que l’on pouvait les toucher avec la main ! Pendant trois jours, il y eut de la lumière seulement dans leurs habitations (Ex. 10 : 23).
            Rappelons-nous l’enseignement solennel de la seconde épître de Pierre : « N’oubliez pas ceci, bien-aimés…. la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement. Toutes ces choses devant donc se dissoudre, quels gens devriez-vous être en sainte conduite et en piété, attendant et hâtant la venue du jour de Dieu » (3 : 8-11) !

            Dans la conduite d’Ezéchias, si belle par ailleurs, ses moments de défaillances nous avertissent aussi. Sans doute, notre grand désir est de servir le Seigneur sans défaillance. Restons les yeux fixés sur Celui qui désire que nos vies soient toutes à sa gloire !


Ph. L Le 07. 10. 2017


                        Abreuvés à la même source, n’ayons ensemble qu’un seul cœur ;
                        
Poursuivons notre heureuse course, les yeux fixés sur le Sauveur.

                        Seigneur, ranime en nous la vie ; Seigneur, augmente-nous la foi ;
                        
Et que de nos cœurs l’harmonie comme un concert s’élève à Toi !