Josué, serviteur de l'Eternel (3)

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JOSUE, SERVITEUR DE L'ETERNEL (3)


La prise de Jéricho et le salut de la maison de Rahab
La défaite d'Aï et la faute d'Acan
La victoire sur Aï

 

La prise de Jéricho et le salut de la maison de Rahab

            
« La ville sera anathème à l’Eternel, elle et tout ce qui s'y trouve ; Rahab seule, la prostituée, vivra, elle et tous ceux qui sont chez elle dans la maison… Et Josué conserva la vie à Rahab, la prostituée, et à la maison de son père, et à tous ceux qui étaient à elle ; et elle a habité au milieu d'Israël jusqu'à ce jour, car elle avait caché les messagers que Josué avait envoyés pour explorer Jéricho » (Jos. 6 : 17, 25).

            Les fils d'Israël ont suivi les instructions détaillées de l’Eternel pendant toute une semaine. Puis, au commandement de Josué, ils ont jeté des cris, les sacrificateurs ont sonné des trompettes et les murs de Jéricho se sont écroulés. Ils ont pu alors s'élancer dans toutes les directions et prendre la ville, tuant les habitants et détruisant tout ce qui s'y trouvait.
            Quelques semaines se sont écoulées depuis que Rahab a fait descendre les deux espions par la fenêtre de sa maison située sur la muraille (2 : 15). Maintenant Josué les envoie chez elle, en leur disant de la faire sortir avec tout ce qu'elle a. Dieu a évidemment épargné cette maison lorsque le reste de la muraille s'est écroulé. Quand les espions pénètrent dans la maison de Rahab, ils la trouvent là avec toute sa famille. Ils s'étaient tous entassés dans cette maison et y étaient restés. Ils ne savaient pas quand ils seraient délivrés, mais malgré l'inconfort de leur situation, ils ont attendu, en se confiant dans le serment donné par les espions. Le reste de la ville a pu se moquer de cette étrange procession tournant autour de la ville jour après jour. Mais la foi de Rahab et des siens est maintenant récompensée.
            Au début, ils sont laissés à l'extérieur du camp d'Israël. Mais nous lisons ensuite que Rahab « a habité au milieu d'Israël jusqu'à ce jour ». Son passé sordide est derrière elle. Elle épousera un prince de la tribu de Juda, Salmon, et deviendra la mère de Boaz, cet homme puissant et riche qui épousera lui-même plus tard Ruth, la Moabite. Le roi David sera ainsi l'un de ses descendants. Et plus merveilleux encore, nous trouvons le nom de Rachab (ou : Rahab) dans la généalogie de notre Seigneur Jésus Christ (Matt. 1 : 5). Quelle merveille de la grâce de Dieu ! Cette même grâce œuvre encore aujourd'hui.


La défaite d'Aï et la faute d'Acan

            « L’Eternel dit à Josué : Lève-toi ; pourquoi te jettes-tu ainsi sur ta face ? Israël a péché, et même ils ont transgressé mon alliance que je leur avais commandée, et même ils ont pris de l'anathème… Et les fils d'Israël ne pourront subsister devant leurs ennemis… car ils sont devenus anathème. Je ne serai plus avec vous si vous ne détruisez pas l'anathème du milieu de vous. Lève-toi, sanctifie le peuple » (Jos. 7 : 10-13).

            Dieu est saint : nous ne devrions pas l'oublier ! Après la grande victoire de Jéricho, Israël envoie 3 000 hommes pour détruire Aï, une petite ville des environs. Mais, stupeur et consternation : leur armée est battue et 36 hommes meurent dans la bataille ! Josué et les anciens se prosternent devant l'arche de l’Eternel jusqu'au soir. Bouleversé, Josué crie à l’Eternel dans sa détresse.
            Il y a des moments où la prière est inappropriée. C'était le cas à ce moment-là. L’Eternel dit à Josué de se lever : Israël a péché et a volé du butin à Jéricho. Le commandement de Dieu était clair : il fallait brûler et détruire entièrement la ville et tout ce qu'elle contenait, excepté l'argent, l'or, l'airain et le fer, qui devaient être placés dans le trésor de l’Eternel (6 : 18-19). Ils ont désobéi, ce péché doit donc être jugé pour que Dieu continue à être avec son peuple et lui donne la victoire sur ses ennemis.
            Que s'était-il donc passé ? Un homme, Acan, avait pris un beau manteau de Babylone, de l'argent et de l'or, et les avait cachés sous sa tente. Le sort devra être jeté, tribu par tribu, famille par famille, homme par homme, jusqu'à ce qu'Acan soit découvert. Après avoir reconnu ce qu'il a fait, il est lapidé avec toute sa famille ; puis, avec tout ce qu'Acan possédait, ils sont brûlés au feu.
            Acan ne pouvait guère avoir caché ce qu'il avait volé sous sa tente sans que sa famille le sache. De plus, Dieu voit son peuple comme ne formant qu'un : « Israël a péché », dit-il. Nous aussi, nous sommes « membres les uns des autres » (Rom. 12 : 5). Ce que nous faisons nous affecte non seulement nous-mêmes, mais aussi tout le témoignage de Dieu.

            « Si l'assemblée ne s'est pas d'abord identifiée avec le péché de l'individu, elle n'est nullement préparée pour exercer la discipline, ni en état de le faire » J. N. Darby

 

La victoire sur Aï

            « Josué bâtit un autel à l'Eternel, le Dieu d'Israël… Et il écrivit là, sur les pierres, une copie de la loi de Moïse, qu'il avait écrite devant les fils d'Israël… Il n'y eut pas une parole de tout ce que Moïse avait commandé, que Josué ne lût devant toute la congrégation d'Israël, et les femmes, et les enfants, et l'étranger marchant au milieu d'eux » (Jos. 8 : 30, 32, 35).

            Après l'exécution d'Acan, Dieu donne à Israël une victoire complète sur Aï, mais ce n'est pas la victoire facile qu'ils avaient cru avoir au début, dans leur confiance en eux-mêmes: ils pensaient pouvoir gagner avec seulement 3 000 hommes, mais cette fois-ci, il est dit à Josué de prendre avec lui tous les hommes de guerre.
            Une fois la victoire remportée, Josué et le peuple font ce que Moïse avait commandé en Deutéronome 27. Josué bâtit un autel de pierres entières, sur lequel il offre des holocaustes et des sacrifices de prospérité. Après avoir enduit les pierres de chaux (Deut. 27 : 4), il y écrit une copie de la loi de Moïse. Puis il rassemble Israël, ainsi que les étrangers vivant au milieu d'eux. Six tribus se tiennent sur le mont Garizim pour bénir le peuple, les six autres sur le mont Ebal, pour maudire. Tout ce que Moïse avait commandé de lire leur est lu solennellement.
            Ils ont dû écouter avec beaucoup d'attention à mesure que les bénédictions et les malédictions leur étaient lues ! Nous devons nous souvenir que cela se passait avant que les croyants aient le privilège d'avoir pour eux des copies imprimées de la Parole de Dieu – sans parler de sa diffusion sur ordinateur et autres moyens électroniques. Il était rare qu'ils aient l'occasion d'entendre lire la Parole de Dieu. Remarquez aussi tous ceux qui étaient présents à ce rassemblement : Josué, tout Israël, les anciens, les officiers, les juges, les sacrificateurs, les lévites, les femmes, les enfants, et les étrangers vivant au milieu d'eux.
            Amis chrétiens, combien nous sommes privilégiés ! La Parole de Dieu est à notre disposition. Nous pouvons la lire sans craindre d'être inquiétés – ce qui n'est toutefois pas le cas dans de nombreux pays du monde. Nous voyons souvent que Dieu désire que tous – y compris les enfants – soient présents quand sa Parole est méditée. Que toutes nos familles puissent connaître cette bénédiction !


D'après E. P. Vedder