Josué, serviteur de l'Eternel (2)

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JOSUE, SERVITEUR DE L'ETERNEL (2)


Le passage du Jourdain
La circoncision à Guilgal et la célébration de la Pâque
Le Chef de l'armée de l'Eternel

 

Le passage du Jourdain

            
« Les fils d'Israël firent comme Josué avait commandé : ils enlevèrent douze pierres du milieu du Jourdain, comme l'Eternel l'avait dit à Josué… et ils les transportèrent avec eux au lieu de leur campement, et les posèrent là. Et Josué dressa douze pierres au milieu du Jourdain, à la place où s'étaient tenus les pieds des sacrificateurs qui portaient l'arche de l'alliance; et elles sont là jusqu'à ce jour » (Jos. 4 : 8-9).

            Le jour tant attendu était arrivé ! Bien que le Jourdain déborde sur toutes ses rives, Israël l'avait traversé. Selon le commandement de Dieu, l'arche était passée à travers le fleuve, portée sur les épaules des sacrificateurs, à une distance de 2 000 coudées devant le peuple. Quand les sacrificateurs étaient arrivés au Jourdain et avaient trempé leurs pieds dans l'eau, les eaux qui descendaient d'en haut s'étaient arrêtées et avaient formé comme un mur en amont, de sorte que tout Israël avait pu passer à sec.
            Le peuple d'Israël ne devait jamais oublier cet événement merveilleux ! Dieu avait donné des instructions à Josué : un homme de chaque tribu devait prendre une pierre de l'endroit où les sacrificateurs s'étaient tenus avec l'arche au milieu du lit du fleuve. Ces pierres devaient être dressées pour servir de mémorial à la place où Israël camperait cette nuit-là. Dieu s'attendait à ce que dans l'avenir les enfants demandent à connaître la signification de ce tas de pierres. Leurs parents devraient alors leur raconter comment Dieu avait fait traverser le fleuve à leurs ancêtres pour entrer dans le pays promis. Cela devrait nous parler : il est important que nous fassions connaître à nos enfants le grand salut de Dieu, et comment il nous a amenés de la mort à la vie par l'œuvre du Seigneur Jésus accomplie sur la croix. Son œuvre devrait être toujours présente dans nos pensées et vivante dans nos cœurs.
            Avant que les sacrificateurs remontent du milieu du lit du fleuve, douze pierres ont été aussi dressées par Josué là où ils s'étaient tenus. Celles-ci ne seraient pas vues par les hommes, mais seraient toujours visibles pour Dieu. De même, l'œuvre du Seigneur Jésus est à jamais devant les yeux de Dieu. Elle sera toujours précieuse pour lui. Dieu n'avait pas ordonné de dresser ces pierres au fond du Jourdain, mais il lui a plu que Josué le fasse de cœur, en signe de reconnaissance. Il trouve aussi son plaisir à nous entendre rappeler dans l'adoration ce que Christ a fait.


La circoncision à Guilgal et la célébration de la Pâque

            « En ce temps-là, l'Eternel dit à Josué : Fais-toi des couteaux de pierre, et circoncis encore une fois les fils d'Israël. Et Josué se fit des couteaux de pierre, et circoncit les fils d'Israël à la colline d'Araloth » (Jos. 5 : 2-3).

            Israël a traversé le Jourdain le dixième jour du premier mois. Ils ont campé à Guilgal, à l'est de Jéricho. Là, ils ont circoncis tous les hommes qui étaient nés pendant la traversée du désert. La circoncision, aussi douloureuse qu'elle soit, est une image de la mise de côté de la chair (de notre moi) – c'est cela que, comme chrétiens, nous avons vraiment besoin de réaliser. Par la circoncision « l'opprobre de l'Egypte » était « roulé » de dessus les fils d'Israël (Jos. 5 : 9), ils étaient libérés du statut d'esclave qu'ils avaient en Egypte et ils pouvaient célébrer la Pâque pour la première fois dans le pays. Ils ont alors commencé à manger les produits de Canaan, en particulier le « vieux blé du pays » (v. 11), image d'un Christ glorifié. Alors Dieu a cessé d'envoyer la manne qu'ils avaient mangée dans le désert.
            Bien des années plus tard, Dieu dira, revenant sur leur histoire passée: « Je me souviens de toi… de l’amour de tes fiançailles, quand tu marchais après moi dans le désert, dans un pays non semé. Israël était saint à l'Eternel, les prémices de ses fruits » (Jér.2 : 2-3). Dans le deuxième chapitre de l'Apocalypse, le Seigneur rappelle avec tristesse à son Eglise qu'elle a abandonné son premier amour (v. 4).


Le Chef de l'armée de l'Eternel

            « ll arriva, comme Josué était près de Jéricho, qu'il leva ses yeux et vit ; et voici, un homme se tenait debout devant lui, son épée nue dans sa main… Et il dit : … c'est comme chef de l'armée de l'Eternel que je suis venu maintenant. Et Josué tomba sur sa face contre terre, et lui rendit hommage, et lui dit : Qu'est-ce que mon Seigneur dit à son serviteur ? Et le chef de l'armée de l'Éternel dit à Josué : Ote ta sandale de ton pied, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint. Et Josué fit ainsi » (Jos 5 : 13-15)

            Maintenant, l'Eternel lui-même vient vers ce peuple circoncis qui célèbre sa délivrance de l'esclavage de l'Egypte et découvre les produits du pays. Josué va vers cet homme armé en lui demandant s'il est pour eux ou pour leurs ennemis. Il ne peut pas y avoir de neutralité en ce qui concerne le Seigneur ! Lorsque cet homme se présente comme chef de l'armée de l'Eternel, Josué l'appelle Seigneur et Lui rend hommage. Recherchant ses instructions, Josué se reconnaît lui-même comme son serviteur. Il apprend qu'il se tient sur un lieu saint ; c'est également notre place !


D'après E. P. Vedder