Aperçu du livre de Josué (13)

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APERCU  DU  LIVRE  DE  JOSUE (13)


LES DOUZE TRIBUS (chapitres 15 à 19)
            La tribu de Ruben (13 : 15-23)
            La tribu de Gad (13 : 24-28)
            La demi-tribu de Manassé (13 : 29-31)
            La tribu de Siméon (19 : 1-9)
            La tribu de Juda (chap. 15)
            La tribu de Benjamin (18 : 11-28)
            La tribu de Dan (19 : 40-48)
            La tribu d’Ephraïm (chap. 16)
            La demi-tribu de Manassé (territoire occidental, chap. 17)
            La tribu d’Issacar (19 : 17-23)
            La tribu d’Aser (19 : 24-31)
            La tribu de Zabulon (19 : 10-16)
            La tribu de Nephtali (19 : 32-39)
            Conclusion
LA PART DES LEVITES (chapitre 21)
            La tribu de Lévi ne reçoit pas de territoire
            Où vont habiter les Lévites ?
            Les ressources des Lévites


LES DOUZE TRIBUS (chapitres 15 à 19)

            Ces chapitres paraissent bien fastidieux. Pourtant, ils nous fournissent de précieux détails concernant les territoires des différentes tribus d’Israël. Nous les passons rapidement en revue en allant du sud au nord et en commençant par celles de la Transjordanie, les premières installées.
 

                        La tribu de Ruben (13 : 15-23)

            Cette descendance reçut en partage le royaume de Sihon, situé à l’est de la mer Morte et limité au sud par un torrent : l’Arnon. Hesbon, la capitale de Sihon, était la ville principale de ce pays montagneux (monts Nébo et Pisga). Nous pouvons lire le récit de la conquête de cette contrée dans Nombres 21 : 21-26.
            A cause de son inconduite, Ruben, le fils aîné de Jacob, perdit le privilège que lui conférait son droit d’aînesse, c’est-à-dire une double portion d’héritage ; celle-ci fut accordée à Joseph en la personne de ses deux fils, Ephraïm et Manassé. Reléguée aux confins des possessions israélites, cette tribu vécut sans gloire et ne joua pas de rôle important dans l’histoire d’Israël.
 

                        La tribu de Gad (13 : 24-28)

            Situé en Jordanie, ce territoire avait pour limites la tribu de Ruben au sud et le Jourdain à l’ouest, jusqu’au lac de Génésareth, appelé ici mer de Kinnéreth (v. 27). Il est constitué par un plateau qui tombe à pic sur la plaine du Jourdain. La ville importante est Jahzer.
 

                        La demi-tribu de Manassé (13 : 29-31)

            Cette demi-tribu reçut la partie nord du royaume de Og, roi de Basan. Elle avait pour frontières, au nord, l’Hermon et la Syrie, à l’ouest le cours supérieur du Jourdain jusqu’au lac de Génésareth et au sud, la tribu de Gad. Edréhi, l’ancienne capitale de Og, et Ramoth en Galaad sont les villes principales de ce territoire montagneux, autrefois réputé pour ses forêts de chênes.
 

                        La tribu de Siméon (19 : 1-9)

            Elle occupait l’extrême sud de la Palestine, le Neguev, ou « pays desséché ». De toutes les tribus d’Israël c’est, visiblement, la moins bien partagée, car ce sol montagneux à la limite du désert est peu fertile. C’est la région des nomades. Beër-Shéba est la ville importante de ce territoire. Comme celle de Ruben, cette tribu joua un rôle effacé dans l’histoire du peuple de Dieu. A ce sujet, il faut se souvenir que la prophétie de Jacob adresse d’amers reproches à Siméon et promet seulement des châtiments.


                        La tribu de Juda (chap. 15)

            Elle possédait un vaste territoire allant de la plaine des Philistins à la mer Morte. Au nord, sa frontière commune avec les tribus de Dan et de Benjamin est fixée avec précision par le texte : elle part de l’embouchure du Jourdain et passe au sud de Jéricho, de Jérusalem et du torrent de Sorek. C’est une région montagneuse, qui descend à l’ouest en pente douce vers la Méditerranée. Le versant, en direction de la mer Morte, est abrupt et désertique. Hébron, la ville importante de ce territoire, fut donnée à Caleb (14 : 13).
            Juda tient incontestablement la première place parmi les autres tribus, comme l’avait annoncé Jacob (Gen. 49 : 8-10). De cette descendance devait sortir le Messie. Avec David et sa postérité elle occupa le trône, et par le Fils de Dieu, elle conserve le sceptre jusque dans l’éternité (Gen. 49 : 10).


                        La tribu de Benjamin (18 : 11-28)

            Ce petit territoire, situé entre Juda, Ephraïm et Dan, occupait une place privilégiée au centre de la Palestine. Elle possédait les villes les plus célèbres de la Bible : Jérusalem, Béthel, Jéricho, Gabaon, et d’autres.
            Dans sa prophétie (Gen. 49 : 27), Jacob souligne le caractère belliqueux des fils de Benjamin. Le plus illustre des Benjaminites fut l’apôtre Paul qui, avant sa conversion, « persécutait outre mesure l’assemblée de Dieu » (Gal. 1 : 13). Il se signala plus tard en étant le plus combattif et le plus intrépide des évangélistes.


                        La tribu de Dan (19 : 40-48)

            Autre petit territoire, situé entre Juda au sud et Ephraïm au nord, il comprend la partie septentrionale de la plaine côtière très fertile de Séphéla, ainsi que les premiers contreforts de la montagne. Ekron et Japho (Jaffa) sont ses villes principales. Samson fut le héros de cette tribu.


                        La tribu d’Ephraïm (chap. 16)

            Elle occupait un territoire assez étendu allant du Jourdain à la Méditerranée, au centre de la Palestine. Elle comprenait une partie de la plaine de Saron et la presque totalité des montagnes de Samarie (monts Ebal et Garizim). La ville importante est Silo.
            Mécontents de leur part, les fils d’Ephraïm se plaignirent auprès de Josué, prétendant avoir reçu trop peu, compte tenu de leur population. Non sans ironie, Josué leur conseille de défricher les forêts qui couvraient les montagnes d’Ephraïm (17 : 14-18). Rappelons que Josué est membre de cette tribu, qu’il n’a nullement favorisée au partage. Cet incident en est la preuve.


                       La demi-tribu de Manassé (territoire occidental, chap. 17)

            Son territoire, compris entre la tribu d’Ephraïm au sud et celles d’Aser et d’Issacar au nord, allait du Jourdain à la Méditerranée (17 : 10). Cette région est largement ouverte sur la mer par la plaine fertile de Saron. La ville importante est Sichem.


                        La tribu d’Issacar (19 : 17-23)

            Elle occupait la grande plaine de Jizreël (ou de Meguiddo), large plaine fertile arrosée par le Kison. La prophétie de Jacob (Gen. 49 : 14-15), qui promettait l’abondance à cette descendance, se réalisa pleinement. La ville importante est Jizreël.


                        La tribu d’Aser (19 : 24-31)

            Son territoire s’étendait le long de la côte et allait du Carmel au Léontès (rivière qui coule au pied du Liban). Les villes importantes sont Dor et Tyr.


                        La tribu de Zabulon (19 : 10-16)

            Etablie au centre de la Basse Galilée, son territoire est montueux, atteignant 566 mètres au Thabor. Ce pays eut la gloire d’abriter l’enfance et la jeunesse de notre Seigneur à Nazareth. Les villes mentionnées dans le chapitre 19 sont peu connues (Rimmon, Gath-Hépher, etc.).


                        La tribu de Nephtali (19 : 32-39)

            Elle s’installa au nord-est de la Palestine, à l’est du Jourdain et du lac de Tibériade au sud. Les villes importantes sont Hatsor et Kédesh.


                        Conclusion

            Les chapitres qui précisent les limites de ces différentes tribus se terminent par la remarque suivante : « Il ne tomba pas un mot de toutes les bonnes paroles que l’Eternel avaient dites à la maison d’Israël: tout arriva » (21 : 45). Un bel hommage est ainsi rendu à la fidélité de Dieu !

 

LA PART DES LEVITES (chapitre 21)

                        La tribu de Lévi ne reçoit pas de territoire

                                    Première raison

            La tribu de Lévi appartient à l’Eternel à la place de tous les premiers-nés d’Israël. Ils étaient, depuis l’Egypte, la propriété de Dieu : « Voici, j’ai pris les Lévites du milieu des fils d’Israël, à la place de tout premier-né d’entre les fils d’Israël… et les Lévites seront à moi ; car tout premier-né est à moi. Le jour où j’ai frappé tout premier-né dans le pays d’Egypte, je me suis sanctifié tout premier-né en Israël, depuis l’homme jusqu’à la bête : ils seront à moi (Nom. 3 : 12-13 ; voir aussi v. 41, 45).

                                    Deuxième raison

            Cette tribu, entièrement consacrée à l’Eternel, devait être sans souci des biens terrestres, afin de mieux se vouer au service de Dieu (Nom. 3 : 5-6). Elle recevait tous les biens de Celui qui était « son héritage » (13 : 33). Puisque tout chrétien appartient à un « royaume de sacrificateurs » (Apoc. 5 : 10), il ne cherchera pas les biens de ce monde, mais placera sa confiance en Celui qui a promis de « combler tous nos besoins selon ses richesses en gloire » (Phil. 4 : 19).

                                    Troisième raison

            Les Lévites n’ont pas reçu de territoire, afin qu’ils soient placés d’emblée en dehors de toutes les compétitions terrestres qui n’ont pas manqué de surgir en Israël. N’excitant la jalousie de personne, ne possédant pas d’armée, ne jouant pas de rôle politique, ils pouvaient réellement être au service de la nation tout entière. Ils assuraient ainsi l’indépendance du sacerdoce et ne le compromettaient pas dans les affaires d’ici-bas.
 

                        Où vont habiter les Lévites ?

            Si les Lévites ne sont pas « du monde », ils vivent bel et bien « dans ce monde » et doivent avoir quelque part un pied à terre pour s’installer, eux et leur famille.
                   a) Ils reçoivent quarante-huit villes et leurs banlieues (Nom. 35 : 1-5 ; Jos. 21 : 41-42).
                   b) Ces quarante-huit villes sont prises sur la part des autres tribus qui les cèdent au prorata du nombre de cités qu’elles possèdent déjà : « Quant aux villes que vous donnerez sur la possession des fils d’Israël, de ceux qui en auront beaucoup vous en prendrez beaucoup, et de ceux qui en auront peu vous en prendrez peu : chacun donnera de ses villes aux Lévites, à proportion de l’héritage qu’il aura reçu en partage » (Nom. 35 : 8). « Les fils d’Israël donnèrent de leur héritage aux Lévites, selon le commandement de l’Eternel… » (Jos. 21 : 3).
                   c) Ces villes sont désignées par le sort et réparties ainsi entre les fils de Lévi :
                        - Les descendants d’Aaron reçoivent treize villes (21 : 19), dont Hébron et Gabaon.
                        - Les autres descendants de Kehath ont en partage dix villes (21 : 26), dont Sichem est la plus connue.
                        - Les descendants de Guershon reçoivent treize villes (21 : 33).
                        - Les descendants de Merari se voient adjuger douze villes (21 : 40).
 

                        Les ressources des Lévites

            C’est l’Eternel qui remet aux Lévites la plupart des richesses qui lui ont été apportées. Si bien que le Lévite ne doit rien aux enfants d’Israël, mais à l’Eternel seul qui l’a pris en charge. Quant au peuple, il n’apporte pas ses biens aux Lévites mais les offre à l’Eternel. Ainsi, les Lévites sont dépendants de Dieu et non des hommes. Précieuse leçon pour ceux qui déclarent : Je donne à mon église, à mon pasteur, à l’œuvre missionnaire... Il est préférable de dire : J’apporte cette offrande à Dieu.

            Les Lévites recevaient de l’Eternel :
                    a) La dîme. C’était leur principale source de subsistance : « Tu dîmeras exactement tout le rapport de ta semence, que ton champ produira chaque année… Et le Lévite, qui n’a point de part ni d’héritage avec toi, et l’étranger, et l’orphelin, et la veuve… viendront, et ils mangeront et seront rassasiés… » (Deut. 14 : 22-29).
                    b) Les premiers-nés et les prémices, qui constituaient la part de l’Eternel (Ex. 23 : 19). « Tu prendras des prémices de tous les fruits… Et tu te réjouiras de tout le bien que l’Eternel, ton Dieu, t’aura donné, et à ta maison, toi et le Lévite et l’étranger qui est au milieu de toi » (Deut. 26 : 2, 11). « Tu lui donneras (au sacrificateur) les prémices de ton froment, de ton moût et de ton huile » (Deut. 18 : 4). Il faut noter ici que les Lévites laissaient une partie de ces offrandes aux donateurs lors des repas de fête.
                    c) Les sacrifices et les offrandes. L’autel constituait pour les sacrificateurs une source abondante de revenus. Les « choses très saintes » leur étaient réservées : « Les sacrificateurs, les Lévites, et toute la tribu de Lévi… mangeront des sacrifices de l’Eternel faits par feu… » (Deut. 18 : 1).        d) Les champs consacrés à Dieu et ce qui était voué à Dieu (Lév. 27 : 21 ; Nom. 18 : 14).
                    d) Le centième du butin de guerre. « Et de la moitié (du butin) qui revient aux fils d’Israël, tu prendras une part sur cinquante, des hommes, du gros bétail, des ânes, et du menu bétail, de toutes les bêtes, et tu les donneras aux Lévites, qui vaquent au service du tabernacle de l’Eternel » (Nom. 31 : 30).
                        Conclusion : Dieu ne laisse pas les siens dans l’indigence. David le confirmera plus tard : « L’Eternel est mon berger : je ne manquerai de rien » (Ps. 23 : 1).


D'après A. Adoul

A suivre