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Christ, notre Seigneur, dans le livre de Zacharie.
 

 Le Germe 
 Ton roi 
 Mon berger 



          La personne, l'oeuvre et les gloires de Christ apparaissent plus dans ce livre que dans tous les autres petits prophètes réunis. Zacharie, sous la conduite du Saint Esprit, donne plusieurs titres remarquables au Seigneur dans son livre. Retenons en particulier : 
            - le Germe (Zach. 3 : 8 ; 6 : 12)  
            - le roi (Zach. 9 : 9 ; 14 : 16-17) 
            - le berger … le compagnon de l'Eternel (Zach. 11 : 7, 12 ; 13 : 7) 
 
            Considérons un peu les passages de cette prophétie qui présentent ces différents titres.
 
 
 
Le Germe :
 
 « Voici je ferai venir mon serviteur, le Germe » (Zach. 3 : 8).
 « Voici un homme dont le nom est Germe, et il germera de son propre lieu et il bâtira le temple de l'Eternel. Lui, il bâtira le temple de l'Eternel, et il portera la gloire, et il s'assiéra, et dominera sur son trône, et il sera sacrificateur sur son trône ; et le conseil de paix sera entre eux deux » (Zach. 6 : 12-13).
 
            Dans l'Ecriture, le Seigneur est parfois comparé à un arbre, mais il est aussi appelé le Germe (ou une branche). Elle sort d'un arbre, dont elle fait partie, et reçoit la sève ou la force qui vient de la racine. Le Messie avait déjà reçu ce nom symbolique près d'un siècle auparavant (Jér. 23 : 5-6). Le prophète avait révélé que ce Germe, le vrai Serviteur de l'Eternel, serait appelé « l'Eternel notre justice ». Le Seigneur est en même temps la racine et la postérité de David (Apoc. 22 : 6). Il est Celui dont parle Esaïe, le prophète : « Et il sortira un rejeton du tronc d'Isaï, et une branche de ses racines fructifiera » (Es.11 : 1 ; Rom. 15 :12).
            La réalisation de la promesse divine d'établir un royaume stable à la descendance de David (2 Sam. 7 : 13-16) semblait devenue totalement irréalisable : en effet, le tronc de Jessé avait été coupé court. Toutce qui, apparemment, restait d'Abraham et de David n'était qu'une souche morte et sa généalogie était entièrement perdue de vue. Mais c'est lorsqu'il n'y a plus de ressources du côté de l'homme que Dieu agit. Il va faire jaillir, par sa puissante activité miraculeuse, un rejeton de cette souche de David (Matt. 1 : 18-25 ; Luc 2 : 1-40).
            Dieu parle d'abord de « mon serviteur, le Germe », mais ensuite Il dit : « Voici un homme dont le nom est Germe » ; Joshua est couronné, car à ce moment-là il est présenté comme un type du Germe qui devait venir. Le Seigneur en tant que Germe est lié à la famille humaine et à la nation d'Israël. « Il est né de la semence de David, selon la chair » (Rom. 1 : 3). Dieu l'a envoyé et Il est monté devant Lui, comme une racine sortant d'une terre aride (Es. 53 : 2). Pour les Juifs, connaître Joseph, Marie, les frères et les soeurs de Jésus était une pierre d'achoppement, et alimentait leur incrédulité (Luc 4 : 22 ; Matt. 13 : 56). Néanmoins, l'humble origine humaine de Jésus et sa croissance comme un enfant au milieu des Juifs étaient clairement annoncées dans l'Ecriture (Es. 9 ; 6 ; Luc 1 : 30-32 ; 2 : 43-52). En Christ devaient se réaliser pleinement tous les desseins de Dieu, partout où le premier homme avait failli. Ayant la vie en lui-même (Jean 5 : 26), Il avait le pouvoir de la communiquer, en passant par la mort.
            Il monte devant Dieu, lié à David et à Israël, mais il est venu du ciel (1 Cor. 15 : 47). Remarquons qu'aussitôt après avoir parlé de lui comme le Germe, Dieu dit : « J'ôterai l'iniquité de ce pays en un seul jour » (Zach. 3 : 9). Israël a été désobéissant et il n'a pas accompli la mission dont Dieu l'avait chargé. Après sa purification, il recevra à nouveau cette responsabilité. Cette pensée n'est-elle pas étroitement liée à la prophétie : « Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos transgressions » (Es. 53 : 5) ?
            A nouveau, au chapitre 6, où déjà se bâtissait un temple, Joshua (le souverain sacrificateur, autrement dit Jésus) est le personnage central. Dieu annonce que le Messie germera de son propre lieu, et il ajoute : « Il bâtira le temple de l'Eternel. Lui, il bâtira le temple de l'Eternel » (Zach.6 : 12-13). Le germe de la lignée de David accomplira cette oeuvre qui doit durer. Pourquoi une telle répétition volontaire, une telle insistance ? N'était-ce pas l'une des accusations qui devaient être portées contre Lui et dont on se servirait pour le crucifier ? « Détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai » (Jean 2 : 19).
            Si ses disciples s'étaient souvenus des paroles du Seigneur, ils auraient pu répliquer aux accusateurs qu'en vérité Il allait bâtir lui-même le temple, l'Assemblée (Matt. 16 : 18 ; 1 Pier. 2 : 4-6 ; Eph. 2 : 19-22).
            Dans le chapitre 9 de Zacharie, au verset 13, on trouve toute une série d'honneurs qui lui sont réservés. « Il portera la gloire, et il s'assiéra, et il dominera sur son trône, et il sera sacrificateur sur son trône ». Les hommes se disputent âprement pour obtenir une gloire éphémère. Mais, pour l'éternité, comme l'Eternel l'a juré (Ps. 110 : 4), la gloire appartient à Christ qui seul en est digne. Il est le seul qui soit en mesure de la porter sur ses épaules (Es. 22 : 24). En hébreu, lemot traduit par « gloire » signifie littéralement « poids ». L'apôtre Paul semble établir un contraste voulu dans cette expression de la seconde épître aux Corinthiens, quand il écrit : « Notre légère tribulation d'un moment, opère pour nous un poids éternel de gloire » (2 Cor.4 ; 17). De fait la gloire est trop lourde pour un homme, la porter l'accable plus vite même que ne le fait l'affliction.
            Il s'assiéra sur son trône, celui de Salomon, et gouvernera comme Prince de la maison de David. L'héritier a seul qualité pour juger.
            Il sera sacrificateur sur son trône. Ces deux fonctions soigneusement séparées dans l'Ecriture jusqu'alors seront harmonieusement unies en lui. Comme Melchisédec, Il sera donc à la fois Roi et sacrificateur. Dans ce merveilleux petit diamant qu'est le Psaume 110, le Seigneur est vu au moment où il remporte ses victoires milléniales ; Il est acclamé par ces paroles solennelles : « Tu es sacrificateur pour toujours selon l'ordre de Melchisédec » (v. 4). Quel beau jour ce sera, avec quelle joie nous l'attendons !
            Ce Melchisédec,le premier sacrificateur nommé dans l'Ecriture, était donc roi de justice et roi de paix. Il y a beaucoup d'instruction dans l'épître aux Hébreux sur ce roi et ce sacrificateur. Il était vraiment un type du Seigneur, tel qu'Il se présentera tout à l'heure, durant son règne débonnaire. Alors, Il sera d'une part souverain sacrificateur pour bénir et d'autre part roi pour dominer sur le royaume millénaire. Durant sa sacrificature actuelle, Il a un rôle d'intercession en faveur de son peuple (Héb. 5 : 1).
            « Le conseil de paix sera entre eux deux ». Le conseil arrêté entre l'Eternel et le Messie sera entièrement accompli pour la terre. Ces parolespeuvent signifier que la domination puissante et la sacrificature protectrice exercées par le Seigneur se déploieront en faveur de la paix pour Israël et, au-delà, au monde entier. Le dernier caractère attribué à son Nom hautement exalté est celui de Prince de Paix. Son nom est merveilleux (ou : secret), car il est trop grand pour pouvoir être entièrement révélé. Il a toujours été Dieu sur toutes choses éternellement. Il est ici au milieu de son peuple comme le Prince de Paix.
 
            Nous pouvons remarquer que le Germe est présenté sous quatre aspects différents,  dans les évangiles : 
            - Jérémie 33 : 15 correspond à Matthieu (le roi). 
            - Zacharie 3 : 8 à l'évangile de Marc (le Serviteur parfait).
            - Zacharie 6 : 1 à l'évangile de Luc (le Fils de l'homme).
            - Esaïe 4 : 2 à l'évangile de Jean (le Fils de Dieu).
 
 
Ton roi :
 
« Réjouis-toi avec transports, fille de Sion : pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi vient à toi : il est juste et ayant le salut, humble et monté sur un âne, et sur un poulain, le petit d'une ânesse » (Zach. 9 : 9).
 
            C'est l'exemple remarquable d'une prophétie réalisée seulement en partie à ce jour. En effet, dans ces versets 9 et 10, les deux venues du Seigneur Jésus, du vrai roi d'Israël, sont présentées. La déclaration du v. 9 devait paraître très étonnante du temps de Zacharie. En face des puissants ennemis au-dehors, le peuple attendait un libérateur plein de puissance et de majesté. Mais le Seigneur est annoncé humble dans sa personne aussi bien que dans la manière dont il se présente. Cet homme monte alors sans forme ni éclat devant Dieu mais, dans un proche avenir, il sera Roi et Sacrificateur sur son trône.
            Lors de sa première venue, Christ a déjà traversé la ville sainte, Jérusalem. Il était monté sur cet âne et dans un premier temps il est d'abord acclamé par les enfants et les foules (Matt. 21 : 6-11) avant d'être bientôt rejeté et crucifié par sa nation (Luc 19 : 14). Ce n'était pas un tel roi qu'attendait le peuple et pourtant il apportait le salut ! Il n'est d'ailleurs pas question dans les Evangiles de ces « transports de réjouissance » de Jérusalem qui sont mentionnés ici ( Zach. 9 : 9). En relatant l'histoire de ce roi, Zacharie évoque en particulier des traits remarquables de son caractère : Il est juste, il est humble et c'est lui qui apporte le salut. Les caractères de justice, de droiture, de sainteté ou de vérité sont toujours attribués à Christ. Le Saint Esprit rend constamment témoignage à la sainteté du Seigneur, à sa pureté, au fait qu'Il n'était pas souillé mais séparé des pécheurs (Héb. 7 : 26). Etienne l'appelle le Juste (Act. 7 : 52). Le brigand déclare « Celui-ci n'a rien fait qui ne se dût faire » (Luc 23 : 41). Judas doit reconnaître : « J'ai péché en livrant le sang innocent » (Matt. 27 : 4). Lui-même déclare : « Qui d'entre vous me convainc de péché ? » (Jean 8 : 46). Aucun de ses ennemis ne pouvait trouver d'injustice dans un seul mot qu'Il prononçait ni dans aucune de ses actions.
            A sa droiture, le Seigneur joignait la plus grande humilité. Tandis que chez l'homme même une apparente droiture va souvent, hélas, de pair avec de l'orgueil caché. Les pharisiens cherchaient toujours à établir leur propre justice devant les autres. Ils se montraient fiers dans leur prétention d'accomplir la Loi jusque dans ses moindres détails ! Ils en faisaient constamment étalage devant les hommes. Le Seigneur décrit l'un d'entre eux priant à haute voix dans le temple avec l'intention évidente que tous puissent entendre ce qu'il disait. Quelle différence avec l'attitude si humble d'un publicain présent, qui descendit justifié dans sa maison ! (Luc 18 : 11-14). Mais ce dernier ressemblait à  Celui qui n'élevait pas sa voix dans la rue (Es. 42 : 2) ; Christ était le seul juste tout en étant doux et humble de coeur. Ce Roi plein de douceur était aussi le Sauveur. « C'est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » (Matt.1 : 21). 
            Quand toute la multitude se réjouissait en évoquant la paix, il ne pouvait s'agir que de paix au ciel (Luc 19 : 38). Car aussitôt le Seigneur se lamente sur Jérusalem : « Si tu eusses connu, toi aussi au moins en ta tienne journée, les choses qui tiennent à ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées devant tes yeux ». De façon caractéristique, dans Zacharie 9, aussitôt après la description prophétique du Seigneur traversant la cité, la paix est mentionnée ; mais elle concerne les nations païennes : « il annoncera la paix aux nations et il dominera d'une mer à l'autre  » (Zach. 9 : 10). Il n'y avait pas alors de paix possible pour Jérusalem puisqu'elle avait rejeté son Seigneur !
            En parlant de paix pour les nations, la Parole avait en vue le jour si proche maintenant où, après la « grande tribulation », le Prince de paix fera cesser d'une seule parole les flots tumultueux de ce monde agité. Seul, il peut calmer en un instant les flots de la mer et le tumulte des peuples. Le monde qui l'a crucifié gémit présentement sous le joug de misère et de destruction, qui résulte de son terrible crime, crucifier le Seigneur de gloire. On suggère toutes sortes de raisons pour expliquer les guerres et l'on propose toutes sortes de remèdes plus inefficaces les uns que les autres pour faire cesser ces conflits. Mais la manière dont le monde a traité Christ en le crucifiant et sa haine tenace à l'égard du Prince de paix sont la véritable explication de tous les désordres actuels. Ces plaies béantes ne peuvent guérir tant qu'il n'y aura pas eu une profonde repentance au sujet de cette terrible iniquité. Il faudra que Jérusalem soit préparée par une épreuve sans précédent, la grande tribulation, à couronner le Prince de paix, sinon il n'y aura ni paix ni bonne volonté possible parmi les hommes.
            On trouve aussi sans doute dans ce v. 12 du chapitre 9 une figure du sang de la nouvelle alliance de grâce, prédite dans Jér. 31 : 31. Les paroles de Jésus au moment de l'institution de la Cène éclairent ce passage (Matt. 26 : 28). C'est seulement sur cette base que la délivrance et la bénédiction seront fermement établies. C'est par sa mort et sa résurrection triomphale (dont Zacharie ne parle pas) que les principautés, les dominateurs de ces ténèbres ont pu être dépouillés. 
            Que représentent exactement ces « prisonniers de l'espérance » (Zach. 9 : 11-12), attendant la délivrance, dans une fosse sans eau ? S'agit-il déjà des saints de l'Ancien Testament du temps des Maccabées ou  plus probablement de ce résidu fidèle qui souffrira beaucoup avant le retour de Christ ?
            En relisant le langage employé par Ezéchiel 37 : 11, les Juifs, dans la détresse, disent : « Notre attente a péri ; nous sommes retranchés ». Mais en fait, ils sont encore des prisonniers de l'espérance. Ils ne connaîtront de réveil spirituel qu'au moment de la venue de Christ. Présentement, ils ne peuvent pas dire comme l'apôtre Paul et les chrétiens avec lui, que Jésus Christ est leur espérance ; mais sous son caractère de Messie, il demeure l'espérance d'Israël. Pour l'instant les Juifs n'ontniliberté nipromessede vie, ils sont encore captifs, dispersés au milieu des nations. Toutefois Dieu s'adresse ici prophétiquement aux fidèles qui s'enfuiront au moment où l'idole sera placée dans le temple de Dieu, au milieu de la dernière semaine de Daniel. Il les presse : « Revenez à la place forte (c'est Jérusalem), prisonniers de l'espérance ! Aujourd'hui même je le déclare : je te rendrai le double » (Es.49 : 9). Puis suivent à leur intention toute une série de promesses : « Et l'Eternel sera vu au-dessus d'eux » ; « l'Eternel des armées les protégera » ; « l'Eternel ton Dieu les sauvera » (Zach.9 : 14-16). La joie, liée à leur prospérité retrouvée, éclate dans le dernier verset de ce chapitre : « Combien grande est sa bonté et combien grande est sa beauté ! Le froment fera croître les jeunes gens et le moût, les jeunes filles » (Zach. 9 : 17).
            Il y avait une coutume en Orient : donner un double ou un reçuàlapersonne quivenait de payer sa dette ou avec laquelle était enfin réglée une question longtemps douloureuse. Ces paroles du verset 12 : « Je te rendrai le double » font - peut-être -  allusion à cette habitude (voir aussi Es. 61 : 7 ; 40 : 2 ; Jér. 16 :18). En tout cas, ils seront complètement consolés des souffrances d'autrefois (Es. 61 : 7). Le grand débat que Dieu a si longtemps soutenu avec Israël  sera réglé. Ils auront regardé vers Celui qu'ils ont percé et une telle contemplation aura produit chez eux une réelle et profonde repentance. Les paroles du prophète s'appliqueront aussi désormais à eux : « il a été blessé pour leurs transgressions, il a été meurtri pour leurs iniquités, le châtiment de notre paix a été sur Lui et par ses meurtrissures nous sommes guéris » (Es. 53 : 5). Alors Dieu leur remet « le double » et promet qu'Il ne se souviendra plus jamais ni de leurs péchés ni de leurs iniquités.
 
 
Mon berger :
 
« Et il dira : Je ne suis pas prophète ; je suis un homme qui laboure la terre ; car l'homme m'a acquis (comme esclave) dès ma jeunesse. Et on lui dira : quelles sont ces blessures à tes mains ? Et il dira : celles dont j'ai été blessé dans la maison de mes amis. Epée, réveille-toi contre mon berger, contre l'homme [qui est] mon compagnon, dit l'Eternel des armées ; frappe le berger, et le troupeau sera dispersé ; et je tournerai ma main sur les petits » (Zach 13 : 5-7).
 
            Zacharie avait été appelé, au chapitre 11, à personnifier successivement le bon Berger (Christ), puis le berger insensé, c'est-à-dire l'Antichrist (v. 15-17).
             Il s'agit à nouveau, au chapitre 13, du vrai Berger qui surgit devant son peuple. L'Eternel appelle « son Berger » celui qui vient s'assujettir aux conséquences du péché ; il s'anéantit lui-même, prenant la forme d'esclave (Phil. 2 : 7) et devient le serviteur de l'homme qu'Il a créé. Le Créateur accepte d'être acquis par l'homme (Ex. 21 : 2-6) pour se mettre à son service et lui tendre une main secourable. Il a été blessé chez ses propres amis ; les siens ne l'ont pas reçu (Jean 1 : 11). Mais des souffrances beaucoup plus grandes encore étaient devant lui : ils ont percé ses mains et ses pieds et l'ont mis à mort. Il a laissé sa vie pour ses amis (Jean 15 : 13).
            Le vrai Berger, le seul qui a droit à ce titre, étant entré par la porte dans la bergerie (Jean 10 : 2), et accomplissant tout ce que les prophètes avaient dit de lui, devait être frappé (Matt. 26 : 31) ! L'épée de l'Eternel, réveillée par les péchés incessants de ces brebis infidèles, devait frapper, non pas les brebis mais « le Berger », quand Dieu, pour nous délivrer, a « condamné le péché dans la chair » (Rom. 8 : 3).
 
            « L'homme qui est mon compagnon » (Zach. 9 : 7) : ces paroles énigmatiques pour le prophète, ne le sont pas pour nous. Nous savons que « Celui qui est de la semence de David selon la chair », n'est autre que le fils de Dieu (Rom. 1 : 3). Lorsqu'il est devenu homme, en sainteté et en perfection, il y a véritablement eu un homme digne d'être appelé le compagnon de l'Eternel. Il a pu prendre la place des hommes pécheurs et permettre à l'épée du jugement de Dieu de se réveiller contre lui.
 
            Quelle révélation bénie de ce qui était dans le coeur de Christ qui s'est donné lui-même pour nous et dans le coeur de Dieu qui a frapper son compagnon ! Le Berger frappé, le troupeau a été dispersé ; les disciples représentaient la nation juive tout entière (v. 7 ; Matt. 26 : 31, 56). Le résultat du rejet de Christ, c'est la dispersion des brebis rassemblées autour du vrai Pasteur. Dieu cependant étend sa main vers les petits ; on trouve ailleurs la même expression : « Je tournerai ma main » (Es. 1 : 25). Ils deviennent les objets de ses soins constants ; ils le seront jusqu'à  ce que la maison d'Israël soit rassemblée, après avoir été purifiée.
 

 
 
            En terminant, citons encore quelques figures de Christ que le livre de Zacharie nous présente :
 
                 - chapitres 3 et 4 : Si Christ est la pierre de fondation(3 : 9), Il est également la pierre de faîte, clé de voûte de l'édifice. On la fera sortir avec des acclamations : « Grâce, grâce sur elle » (4 : 7). Autrement dit, c'est Lui qui commence et qui achève en grâce l'oeuvre de la maison de Dieu.
 
                 - chapitre 4 : Il est le vrai chandelier d'or, la lumière du monde (Jean 8 : 12). Il est également le divin Zorobabel, garant de la bénédiction de son peuple.
 
                 - chapitre 14 : Le prophète décrit Celui qui vient pour le salut de son peuple dans la détresse et qui l'attend. En ce jour-là, ses pieds se tiendront sur le mont des Oliviers. C'est là qu'il a été vu au moment de son ascension glorieuse, et il reviendra de la même manière, et au même lieu (Act. 1 : 11).
 
           
 
            Le prophète Zacharie, par l'Esprit qui agissait en lui, a rendu d'avance témoignage « des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient » (1 Pier 1 : 11). Par la révélation que Dieu nous donne dans son livre, Il nous fait « connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ » (2 Pier. 1 : 16). Que nos coeurs puissent être attirés vers Celui qui a souffert pour nous, afin qu'en attendant son retour nous soyons occupés de ses gloires : elles ont brillé même dans sa honte, sur la croix !
 
 
                                                                                  Ph. L    18.08.06