Le livre de Josué et les bénédictions en Christ (14)

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LE LIVRE DE JOSUE (14)
ou l'ombre de la plénitude des bénédictions à venir en Christ


La puissance de l’Eternel (Jos. 10)
          La coalition des rois des Amoréens contre Gabaon
          Le jugement des Amoréens
          La victoire de Gabaon et la prise des villes des ennemis
          Une leçon importante pour le combat chrétien
Victoire finale  (Jos. 11 et 12)
          La conquête du Nord du pays     
          Le jugement des Anakim
          L’énumération des victoires après le combat
                        


La puissance de l’Eternel (Jos. 10)

            « Une épée aiguë à deux tranchants sort de sa bouche, pour qu'il en frappe les nations » (Apoc. 19 : 15).

            Nous arrivons maintenant à la grande bataille décisive qui fut suivie d'une série de victoires, et de l'asservissement du pays, dont le récit marque la fin de la première partie du livre de Josué.

                        La coalition des rois des Amoréens contre Gabaon

            La coalition des rois et des nations du pays remporta la victoire sur Israël quand la tactique de la ruse fut adoptée, mais complètement défaite par la guerre proprement dite. Lorsqu'il découvrit que Gabaon avait fait la paix avec Israël, Adoni-Tsédek, roi de Jérusalem, somma le roi de Hébron, ainsi que ceux des environs, de monter avec lui contre cette ville qui, aussitôt, appela Josué à l'aide.
            Le roi de Jérusalem, Adoni-Tsédek (« seigneur de Justice »), portait un titre semblable à celui de son prédécesseur Melchisédec (« roi de Justice »), à l'époque où Jérusalem (« possession paisible », ou « possession de la paix ») s'appelait Salem (« paix »). Nous savons comment ce Roi de justice et de paix (voir Héb. 7 et Gen. 14) fit apporter le pain et le vin au serviteur de Dieu, Abraham. En ce temps-là, le Dieu Vivant était honoré à Salem, et à travers tous les âges. Melchisédec brille avec éclat comme type de Christ, Sacrificateur et Roi. Hébron aussi, un des sièges les plus anciens de la civilisation en Palestine, était associée depuis longtemps au souvenir des patriarches. C'est pourtant à Hébron qu'il est fait d'abord appel pour combattre Israël. A l'époque de la coalition des cinq rois, la crainte du Très-Haut avait donc été abandonnée par les peuples de Canaan. Ceux-ci adoraient le soleil et la lune, Baal et Ashtaroth (Jug. 2 : 13) ; leur iniquité était à son comble ; pour eux, le temps de la moisson était passé, et la colère de Dieu était sur le point de tomber sur eux.
            Il n'y a pas d'ennemis plus farouches dans leur haine pour Dieu que ceux qui ont jadis confessé son Nom. Lorsque le christianisme commença à se répandre à l'étranger, les Juifs furent ses détracteurs les plus virulents. Ils se servaient des vérités même qu'ils maintenaient pour attaquer l'évangile du Fils de Dieu, tordant les paroles de Moïse et des prophètes et faisant la guerre à Dieu. De même, l'opposition systématique de la Rome pontificale aux vérités de l'Ecriture est plus grande que ne le fut celle de la Rome païenne, et, dans les temps à venir, l'infidélité moderne – qui trouvera son plein épanouissement dans la chrétienté apostate – s’avérera être l'ennemi le plus acharné que la Parole de Dieu ait jamais eu. En ce temps d'apostasie qui approche, les « seigneurs de justice », porteurs de bons vieux titres et de souvenirs d'une foi en Dieu depuis longtemps perdue, régnant sur leurs « paisibles possessions », seront, au sein de la chrétienté, les principaux instigateurs de l’opposition au Christ de Dieu.

                        Le jugement des Amoréens

            Lorsque l'on considère cette terrible parole de l'Eternel ordonnant à Israël de détruire les nations cananéennes, il ne faut jamais oublier quelle était l'iniquité des Amoréens. Leur temps était passé, et leur méchanceté trop grande pour qu'il leur fût accordé de vivre.
            Lorsqu'on parcourt l'Ecriture dans le but d'y discerner les voies de Dieu en gouvernement envers les hommes, on s'aperçoit que ses jugements, annoncés longtemps à l'avance, finissent toujours par tomber sur les pécheurs impénitents. Il en fut ainsi avec les hommes aux jours de Noé, après que Dieu leur avait accordé cent vingt ans pour se repentir. Leur temps était passé et le déluge vint et les emporta tous. Il en fut de même également pour les tribus d'Israël qui furent averties sans relâche par les prophètes ; mais, bien qu'ils fussent souvent repris, les fils d'Israël s'endurcirent et furent emmenés en captivité sans que personne ne sache, jusqu'à ce jour, où ils ont été dispersés ! Lorsque, par les mains criminelles de Judas, Christ eut été pris, crucifié et mis à mort, des messagers venant de Lui après sa résurrection d'entre les morts et son ascension au ciel leur furent envoyés, ils ne se repentirent point. C'est pourquoi cette terrible parole leur fut finalement adressée : « En entendant vous entendrez et vous ne comprendrez pas, et en regardant vous regarderez et vous ne verrez pas » (Act. 28 : 26), et les Juifs demeurent, aujourd’hui encore, dans leur incrédulité obstinée. Dans les temps à venir, les choses se passeront ainsi : les Gentils - à qui désormais le message du salut de Dieu est envoyé -, étant devenus sages selon leur propre entendement et ne persévérant pas dans la bonté de Dieu, seront retranchés (Rom. 11 : 17-27). Et enfin, la colère de Dieu descendant du ciel sera manifestée contre les hommes de la chrétienté apostate « qui n’obéissent pas à l'évangile de notre Seigneur Jésus Christ » (2 Thes. 1 : 7-10).
            La défaite soudaine et totale des Amoréens paraît annoncer ce jour-là, alors que la destruction s'abattra subitement sur ceux qui diront « Paix et sûreté ! », car « le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit » (1 Thes. 5 : 2). La puissante intervention de l'Eternel, lorsqu'Il fit pleuvoir du ciel d'énormes grêlons, semble en quelque sorte préfigurer le temps de « la révélation du Seigneur Jésus du ciel avec les anges de sa puissance, en flammes de feu, exerçant la vengeance contre ceux qui ne connaissent pas Dieu ». Israël n'était que l'épée de l'Eternel. C'est Lui qui, par de grosses pierres qu'Il jeta sur eux, manifesta son courroux venant du ciel contre les adorateurs des démons et leurs voies iniques.
            C'est pourquoi, en ces jours où l'Eternel, dans sa majesté, agissait ainsi, comme « le Dieu Très-haut, possesseur des cieux et de la terre ! » - selon la déclaration de son sacrificateur Melchisédec (Gen. 14 : 19) -, le soleil et la lune obéirent au commandement de son serviteur, jusqu'à ce que les pécheurs de Canaan soient exterminés. Il suffit de lire l'Apocalypse pour apprendre que des jugements plus terribles et plus extraordinaires doivent encore s'abattre sur cette terre, et que les Juifs, qui ont tourné le dos au Christ de Dieu, ainsi que les docteurs de la chrétienté, qui font déjà la même chose, seront contraints, au Jour du Seigneur qui approche, de boire la coupe de la colère de Dieu, comme ces Amoréens autrefois. Et, quand ce grand jour sera venu, qui pourra subsister ?

                        La victoire de Gabaon et la prise des villes des ennemis

            Un aperçu de ce grand jour de la victoire nous a donc été donné, tandis que dès le verset 16 sont relatés quelques incidents de la conquête du pays par Israël. La citation du livre de Jashar (le livre du Juste) se termine au verset 15 et rapporte deux grands faits qui sont tous les deux mentionnés de nouveau à la fin du chapitre. Le premier de ces faits importants est celui-ci : « L'Eternel combattait pour Israël » (v. 14), ce qui explique le succès du peuple. Le second est le suivant : « Et Josué, et tout Israël avec lui, retourna au camp, à Guilgal » (v. 15), ce qui nous éclaire sur l'état moral des fils d'Israël à ce moment-là et nous montre que l'Eternel, dans toute sa puissance, pouvait être avec eux.
            Jetons maintenant un rapide coup d’œil au récit de quelques incidents qui eurent lieu pendant la conquête. Le pouvoir des cinq rois fut soudainement et totalement anéanti. « Ne les crains pas, car je les ai livrés en ta main ; pas un d'entre eux ne tiendra devant toi » (v. 8), avait dit l'Eternel à Josué qui arriva sur eux tout à coup. Soutenu par l'Eternel et par la puissance de sa force, Israël attaque l'ennemi. « Et l'Eternel les mit en déroute devant Israël » (v. 10). La foi en Dieu donne aux siens une énergie à toute épreuve, et les victoires de la foi découlent du fait qu'ils accomplissent les plans de Dieu.
            Les rois coalisés ne voyaient que l'épée des fils d'Israël, mais ces derniers maniaient l'épée sur l'ordre de l'Eternel. Dieu a une œuvre à accomplir. Il fait part de ses desseins aux siens qui, s'ils agissent avec foi, obéissent simplement à sa parole. Dieu mène en avant ses serviteurs dans le chemin de l'obéissance. Il les encourage par ses promesses et les rend capables de croire en sa fidèle Parole en face de n'importe quel obstacle apparemment insurmontable, puis, en réponse à leur foi et à leur obéissance, il leur accorde une victoire totale. Aussi peuvent-ils bien dire : « Toutes nos œuvres, tu les as opérées pour nous » (Es. 26 : 12). Lorsque Josué ordonna au soleil de s'arrêter dans sa course, il accomplissait le dessein de Dieu dont le pouvoir est absolu, et aux commandements duquel le soleil aussi bien que la lune obéissent. Les idolâtres avaient beau appeler à leur aide ces deux astres aussi bien que Baal et Ashtaroth, le Dieu Très-haut montrait à son peuple que c'était à Lui qu'étaient soumises les puissances célestes.
            Les cinq rois s'enfuirent et se cachèrent dans une caverne où Josué les retint prisonniers, tandis que le jugement de l'Eternel s'abattait sur leurs armées. La victoire sur les multitudes de Canaan ne devait pas être remportée à moitié seulement. Le succès ne devrait toujours être qu'une occasion de fournir un nouvel effort. Dans leur énergie pour l'Eternel, les fils d'Israël poursuivirent et massacrèrent leurs ennemis jusqu'au dernier. C'est là l'esprit du vrai combat chrétien : l'avantage que l'on vient de gagner devient un point de départ en vue d'une nouvelle victoire. Chaque succès, considéré à la lumière de la vérité, n'est qu'un motif de plus pour aller vers de nouvelles conquêtes.
            Lorsque le peuple sain et sauf fut retourné en paix à Makkéda - leur camp temporaire -, Josué ordonna qu'on fasse sortir les cinq rois de la caverne, et que les capitaines des hommes de guerre qui avaient marché avec lui mettent leurs pieds sur les cous de ces rois, exprimant ainsi, de la manière la plus claire, l’assujettissement de la puissance de Canaan à l'armée de l'Eternel. Ces rois, ces chefs, ces dominateurs durent s'incliner devant Israël, et tandis que Josué, par cet acte symbolique, immortalisait cette victoire dans l'esprit des fils d’Israël, il leur répétait cette exhortation majeure qui avait été le ressort de leur énergie : « Ne craignez point, et ne soyez pas effrayés ; fortifiez-vous, et soyez fermes ; car l'Eternel fera ainsi à tous vos ennemis contre lesquels vous combattez » (v. 25). Il y a là une leçon très importante pour le soldat de Christ qui ne trouve dans ses victoires que la confirmation des promesses infaillibles que son Dieu lui a faites juste avant le combat, ainsi que l'anticipation de la victoire finale sur Satan qui est proche, car « le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds » (Rom. 16 : 20).
            Dès que les rois eurent été capturés et mis à mort, les villes tombèrent rapidement les unes après les autres, car l'Eternel les livra entre les mains d'Israël qui prit ainsi possession de tout le pays du midi, de la montagne, du pays plat et des sources. « Et Josué prit en une seule fois tous ces rois et leur pays ; car l'Eternel, le Dieu d'Israël, combattait pour Israël » (v. 42). Ce fut une très grande conquête, « en une seule fois ». Méditer sur ces choses ne peut que ranimer la foi et le zèle des soldats de Christ, et par-là même les inciter à obéir au Seigneur.

                        Une leçon importante pour le combat chrétien

            Il y a une leçon très instructive à tirer de la seconde victoire d'Hébron (Jos. 10 : 23, 36). Le roi d'Hébron était un des cinq qui avaient été mis à mort à Makkéda, mais un nouveau roi avait pris sa place dans la ville. Ce siège du gouvernement, ainsi que « toutes ses villes » et « toute âme qui s'y trouvait », avaient été détruits. Dans leur conquête éclair, les fils d'Israël n'avaient pas eu le temps de fouiller toutes les cachettes des fugitifs. Ceux-ci revinrent donc et relevèrent les murailles de la vieille ville d'Hébron, d'où la nécessité d'en refaire la conquête. Il en est de même dans le combat chrétien où la victoire doit être complète. Il ne suffit pas de mettre en fuite et de disperser l'Ennemi, son lieu fort doit être aussi complètement détruit. On ne vient pas facilement à bout des ennemis spirituels, même après avoir déjoué leurs plans ou leur avoir infligé une défaite. Il faut chercher soigneusement où l'Ennemi se terre, sinon il recouvre ses forces et repart en guerre avec une vigueur décuplée. L'inactivité et le repos sont illicites dans un tel combat. L'énergie spirituelle et la vigilance doivent être de tous les instants, sinon il faudra sans cesse livrer de nouvelles batailles.
            Une fois la campagne terminée, Josué et tout Israël retournèrent au camp, à Guilgal. Guilgal doit toujours être notre camp. Il n'y en a point d'autre. C'est là que nous devons revenir après nos victoires. Makkéda peut être utile comme témoignage de la destruction de la puissance de l'ennemi, mais Guilgal est un témoignage du jugement du « moi », et du pouvoir de la Croix de Christ sur ce que nous sommes.

 

Victoire finale  (Jos. 11 et 12)

            « Et je vis la Bête, et les rois de la terre, et leurs armées assemblées pour livrer combat à celui qui montait sur le cheval, et à son armée » (Apoc. 19 : 19).

                        La conquête du Nord du pays

            Lorsque la campagne du pays du midi fut achevée, et que la coalition des rois sous le commandement de leur « Seigneur de Justice » eut été démantelée, les rois du Nord déployèrent leurs troupes contre Israël sous la conduite de Jabin, roi de Hatsor. Ils vinrent en très grand nombre et campèrent aux eaux de Mérom. Sur l'ordre de l'Eternel, Israël arriva contre eux à l'improviste, détruisit leurs chevaux, brûla au feu leurs chars, et les frappa jusqu'à ne pas leur laisser un réchappé. Or de tels équipages étaient précisément ce en quoi les peuples cananéens mettaient leur confiance, et c'est pour cette raison qu’ils devaient être détruits, afin qu'Israël ne se fiât point à leur force et n'abandonnât point sa confiance en l'Eternel. La manière d'agir de Dieu a toujours été celle-ci : accomplir des miracles en délivrance pour les siens avec des armes de guerre qui ne cessent de proclamer : « Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit, dit l'Eternel des armées » (Zach. 4 : 6), comme en témoignent la fronde de David (1 Sam. 17), la mâchoire d'âne de Samson (Jug. 15), et les cruches, les torches et les trompettes de Gédéon (Jug. 7).
            La victoire aux eaux de Mérom (« lieu élevé ») entraîna la chute de Hatsor, la forteresse, car « en ce temps-là Josué rebroussa chemin » et il brûla Hatsor dont il tua aussi le roi. Cette ville puissante avait été la capitale de ces royaumes. C'est de là que Jabin « le sage » ou « l'intelligent », titre officiel des rois de Hatsor (voir Jug. 4 : 2), avait exercé le pouvoir, mais ce siège du gouvernement était maintenant complètement anéanti. Ce fait d'avoir rebroussé chemin et brûlé Hatsor est un acte significatif de la part de Josué. Il abaissait ainsi non seulement le chef mais le commun du peuple de cet ennemi qui lui faisait face.
            A ce moment-là, nous voyons que la montagne d’Israël avait été conquise, et qu'Israël jetait des jalons dans toutes les directions : collines, vallées et pays plat. Il était pratiquement maître de tout le pays, dans ses aspects les plus divers. Et pourtant, est-il ajouté, « Josué fit longtemps la guerre à tous ces rois », car dans les victoires que Dieu accorde aux siens, Il leur apprend généralement l'endurance dans l'épreuve qui produit ainsi en eux la patience. Ces guerres durèrent près de sept années (14 : 7, 10), durée qui n'est pas sans signification particulière, comme nous l'avons déjà fait remarquer.
            Les habitants du pays furent aveuglés, et leurs cœurs endurcis, sous l'effet du jugement : « ce fut de par l'Eternel … sans qu'il y eût pour eux de merci ; car c'était afin de les détruire, comme l'Eternel l'avait commandé à Moïse » (11 : 20). En effet, comme nous l'avons déjà souligné, le jour de grâce était passé pour eux, et il en sera ainsi dans les temps à venir, lorsque l'intelligence et la force – Jabin et Hatsor – de l'apostasie moderne se dresseront contre Christ. Car la parole prophétique infaillible a été prononcée, comme elle le fut par Moïse touchant les Cananéens : « Dieu leur envoie une énergie d'erreur pour qu'ils croient au mensonge, afin que soient jugés tous ceux qui n'ont pas cru la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice » (2 Thes. 2 : 11-12), et ils « subiront le châtiment d'une perdition éternelle loin de la face du Seigneur et loin de la gloire de sa force, quand il viendra... » (2 Thes. 1 : 9-10).

                       Le jugement des Anakaim

            Une remarque utile du point de vue du combat chrétien est ajoutée ici : « Et Josué vint en ce temps-là et retrancha les Anakim de la montagne ... » (11 : 21). On se rappelle comment la terreur inspirée par ces géants avait empêché Israël de les déposséder à Eshcol. Désormais, ces terribles ennemis, retranchés dans leurs forteresses et dans leurs villes, étaient détruits en même temps que leurs places fortes ! Quand des soldats de Dieu saisissent la force divine, les géants tombent devant eux. Il est bon que nous soyons toujours « à nos propres yeux » comme des sauterelles, plus petits que l'homme le plus humble ; que nous nous considérions comme n’étant rien, car quand nous sommes faibles, alors nous sommes forts. Mais il convient aussi que nous mesurions toujours la puissance de l'ennemi vis-à-vis de celle du Tout-Puissant, et que nous allions au combat non seulement pour le Seigneur, mais rien qu'avec Sa force. S'il en est ainsi, alors « en ce temps-là » les géants tomberont.
            La destruction de ces géants, qui étaient la terreur d'Israël fut le prélude au chant de victoire final : « Et Josué prit tout le pays, selon tout ce que l'Eternel avait dit à Moïse ; et Josué le donna en héritage à Israël, selon leurs distributions, selon leurs tribus. Et le pays se reposa de la guerre » (11 : 23).

                        L’énumération des victoires après le combat

           Cette déclaration d'après laquelle tout le pays avait été pris par Josué, « selon tout ce que l'Eternel avait dit à Moïse », est suivie de l'énumération des rois qui avaient été frappés, et des territoires conquis par Israël. Il est fait mention des conquêtes réalisées des deux côtés du Jourdain : « de l'autre côté du Jourdain, vers le soleil levant », les fils d'Israël possédèrent le pays, et « en deçà du Jourdain, vers l'occident », le pays fut donné en possession aux tribus d'Israël.
            Le pouvoir de l'ennemi ayant été anéanti, le pays se reposa de la guerre, mais la prise de possession de l'héritage dépendait de l'énergie qui serait déployée par la suite. Selon l'assurance qui en avait été donnée lors du passage du Jourdain, le Dieu vivant avait dépossédé les nations ; les villes dont les murailles s'élevaient jusqu'aux cieux, ainsi que les géants redoutés, tous étaient tombés ; et les habitants des montagnes, des vallées et du pays plat, avaient été vaincus. Désormais, il appartenait à Israël d'obéir à l'Eternel, afin que s'accomplît sa promesse de chasser progressivement de devant eux ces nations idolâtres et moribondes.

 

D’après H. F. Witherby