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QUARANTE JOURS (7)

 
 

La rédemption et la gloire

 
            « J'ai composé le premier récit, Théophile, sur tout ce que Jésus commença de faire et d'enseigner, jusqu'au jour où il fut élevé au ciel, après avoir donné, par l'Esprit Saint, des ordres aux apôtres qu'il avait choisis ; à qui aussi, après avoir souffert, il se présenta lui-même, vivant, avec beaucoup de preuves certaines : pendant quarante jours, il se montra à eux et leur parla de ce qui concerne le royaume de Dieu. Alors qu’il se trouvait avec eux, il leur commanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d'attendre la promesse du Père, promesse - dit-il - que vous avez entendue de moi : car Jean a baptisé avec de l'eau ; mais vous, vous serez baptisés de l'Esprit Saint dans peu de jours.
            Etant donc assemblés, ils l'interrogèrent : Seigneur, est-ce en ce temps-ci que tu rétablis le royaume pour Israël ? Il leur dit : Ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les saisons que le Père a réservés à sa propre autorité ; mais vous recevrez de la puissance, le Saint Esprit venant sur vous ; et vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'au bout de la terre. Après avoir dit ces paroles, il fut élevé de la terre, tandis qu’ils regardaient : une nuée le reçut et le déroba à leurs yeux.

            Comme ils fixaient leurs regards vers le ciel, tandis qu'il s'en allait, voici, deux hommes en vêtements blancs se tenaient là, à côté d'eux : Hommes galiléens, dirent-ils, pourquoi restez-vous ici, regardant vers le ciel ? Ce Jésus, qui a été élevé d'avec vous au ciel, viendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller au ciel » (Act. 1 : 1-11).
 
            Nous abordons maintenant la dernière de ces remarquables périodes de quarante jours, qui termine d'une manière admirable ce que l'Ecriture nous présente sur ce sujet.
            Le passage ci-dessus commence avec un Sauveur ressuscité au milieu de ses disciples, et se termine sur un ciel ouvert : un Homme qui a accompli la rédemption, passe de la terre à la gloire de Dieu. L'intervalle entre la résurrection de Christ et son ascension fut de quarante jours. Au début de son ministère, il y eut la période de quarante jours de son combat et de sa victoire, dans la tentation au désert ; à la fin, il y eut ces autres quarante jours caractérisés par la rédemption accomplie et la gloire. Il y a donc une certaine analogie entre les deux.

            Dans la première période le Seigneur descendit, après son conflit avec le tentateur, en tant que Juif (Deut. 8 ; Matt. 4) vers Israël, son titre étant établi par son obéissance, et en tant que second Homme devant Dieu, ses bénédictions comme Messie étant assurées par sa parfaite réponse à la dépendance décrite à son sujet dans le Psaume 91, et bien plus encore.

            Dans les seconds « quarante jours », Il monta au ciel après avoir fait l'expiation, et porté la malédiction de la Loi, pour commencer un nouveau service dans la gloire.

            Le Seigneur, comme son serviteur Moïse, a eu ses « sept jours » précédant les quarante jours, comprenant son entrée à Jérusalem, sa passion et sa mort expiatoire, son sépulcre et sa résurrection. Il n'a fallu que trois jours pour établir le fait de sa mort, mais quarante furent nécessaires pour établir le fait de sa résurrection. « Jésus » avait été révélé et proclamé sur la terre. Le grand sujet à annoncer serait fait désormais des deux thèmes inséparables : « Jésus » et la « résurrection ». Sa personne et sa victoire sur la mort allaient répondre à tous les besoins de l'homme, et manifester la puissance et la gloire de Dieu. Dieu était intervenu lorsque la puissance de l'Ennemi avait atteint sa limite. Il avait opéré une chose nouvelle contre laquelle les portes de l’hadès ne pouvaient prévaloir (Matt. 16 : 18). Christ était mort et était ressuscité : Il était sorti du tombeau pour entrer dans cette nouvelle sphère où Satan ne pouvait pas pénétrer et où l’homme ne  pouvait pas apporter la souillure. Vainqueur de la mort, Son œuvre de puissance était accomplie ; il ne restait plus qu'à entrer dans les résultats de cette œuvre en haut, et à prouver sa puissance en tous ceux qui se courbent devant Son nom et Sa grande victoire.

            La résurrection n'est que peu enseignée dans les Ecritures de l'Ancien Testament. Néanmoins, même s'il en est peu parlé et si elle n'est que vaguement un objet d'espérance, elle est . Mais quand ce puissant triomphe de Dieu paraît sur la scène et que le Fils de Dieu est « démontré Fils de Dieu, en puissance, selon l’Esprit de sainteté, par la résurrection des morts » - soit celle de ceux qu'Il avait ramenés à la vie humaine, soit la sienne propre (Rom. 1 : 4), la résurrection devient le propos constant de son Esprit par les témoins choisis pour cela ; et le Nouveau Testament est illuminé des gloires de cette résurrection. Si Satan avait eu dans le pharisien, plein de sa superstition et de sa tradition qui annulent la Parole de Dieu, un instrument tout prêt pour s'opposer à Lui dans sa vie et dans ses voies sur la terre, il devait avoir aussi, quand Jésus fut ressuscité, dans le sadducéen incrédule et libre-penseur, un instrument pour s'opposer à Sa résurrection, qui était le triomphe de Dieu sur tout ce qui avait été la ruine de l'homme.

            Mais ce n'était plus seulement la résurrection de Jésus, celle de son peuple et de ceux qui étaient morts dans leurs péchés - tant « les justes que les injustes » (Act. 24 : 15) - qui allait être le sujet de la prédication quand le Seigneur fut monté en haut, c'était une résurrection non « des morts », mais « d'entre les morts » ; une résurrection dont Jésus était les
« prémices » une résurrection qui, prenant quelques-uns, laisserait en arrière la masse des hommes qui étaient morts dans leurs péchés. Rien d'étonnant à ce que les disciples, quand ils en entendirent parler pour la première fois, se demandent entre eux « ce que c'était que ressusciter d'entre les morts » (Marc 9 : 9-10) ?
            La résurrection était la preuve divine de l'accomplissement de la mission et de l’œuvre du Fils de Dieu ; le fondement sur lequel tout devait maintenant reposer. « Si Christ n'a pas été ressuscité, votre foi est vaine », dit l'apôtre, « vous êtes encore dans vos péchés » (1 Cor. 15 : 17). Et il dit aussi : « Et même nous apparaissons comme de faux témoins de Dieu, car nous avons rendu témoignage à l'égard de Dieu qu'il a ressuscité Christ ; et il ne l'a pas ressuscité, si réellement les morts ne ressuscitent pas » (v. 15). Satan, dans les derniers jours, cherche à nier ce grand fait, et il trouve de nouveaux instruments qui disent que « la résurrection a déjà eu lieu, et renversent la foi de certains » (2 Tim. 2 : 18).

            Ces « quarante jours » ont apporté les preuves les plus incontestables du fait immense et merveilleux que le Seigneur était ressuscité. Sans la résurrection tout le témoignage était, nous pouvons le dire, sans valeur ; avec elle tout devenait clair et découlait comme une conséquence. Les disciples eux-mêmes étaient lents à croire ; il leur sembla que c'étaient des « contes, et ils ne les crurent pas ». Mais Jésus, avec grâce et tendresse, les force pour ainsi dire, à croire. Convaincus dans leurs cœurs, ils purent être des témoins clairs et vivants de cette chose nouvelle. Il leur apparut de diverses manières et à divers moments, pendant ces « quarante jours ». Il ne chercha pas à les convaincre par des miracles ; il ne nous en est rapporté qu'un pendant ces jours-là (Jean 21) - de fait tout n'était-il pas miracle dans la présence de Jésus ici-bas ? Mais les gages qu'Il avait donnés pendant sa vie, Il les a réalisés dans la résurrection. Ce que Christ serviteur avait promis, Christ ressuscité l'a accompli. « Ce sont ici les paroles que je vous disais quand j'étais encore avec vous », disait-Il quand Il voulait affermir leurs cœurs, et : « c'est moi-même : touchez-moi et voyez ». Il mangea aussi devant eux, leur donnant ainsi l'assurance que Lui qui avait été leur compagnon humain, quoique divin, était toujours le même. Et pourtant pas le même, car depuis qu'Il les avait quittés, et qu'eux l'avaient abandonné au moment périlleux, Il avait fait la paix avec Dieu, et la preuve qu'Il l'avait faite était la présence au milieu d'eux d'un Sauveur ressuscité.
 
            Considérons quelques-unes de ces précieuses apparitions du Seigneur à ses disciples après sa résurrection, et d'abord celle qui nous émeut le plus et qui apporte la bénédiction la plus précieuse à nos âmes, savoir celle que Jean nous raconte au chapitre 20 de son évangile quand Jésus apparaît à Marie de Magdala. Ressuscité, Il répond à tous les états dans lesquels l'âme peut se trouver. Y a-t-il un cœur ignorant mais dévoué ? Jésus ressuscité s'approche de lui avec toute sa sympathie, et en même temps Il l'instruit. Plus tard Il restaurera celui qui l'a renié au moment où il avait l'occasion d’être un témoin fidèle. Et s'il y a des ignorants dont les cœurs sont sous la puissance de l'incrédulité et de fausses espérances, Il vient les corriger, les instruire, se révéler à eux à nouveau, et les remplir de joie, prouvant ainsi à chacun et à tous quelle est sa fidélité.
            On voit cela chez Marie. Son exemple nous montre que le Seigneur ne nous touche pas tant par l'intelligence (tout en l'employant) que par la conscience et les affections. Combien de fois a-t-on mal appliqué le verset 21 de Jean 14, en Lui faisant dire que tous ceux qui Lui appartiennent ont ses commandements, que ceux qui L'aiment les gardent et manifestent ainsi leurs affections ! Mais non, ne nous y trompons pas : Tous les siens, hélas ! n'ont pas ses commandements. Ils vivent trop loin de Lui ; leurs affections ne sont pas vivifiées par l'amour de Jésus. Bien-aimés, est-ce que cela ne réveille pas nos cœurs ? Il dit : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime » (Jean 14 : 21). L'amour pour Lui est produit d'abord et c'est alors que « celui qui l'aime » reçoit ses commandements. C'est ce qui a lieu chez Marie. Son ignorance est évidente : mais son affection est celle d'un cœur vrai qui avait tout perdu, pensait-elle, quand Christ était mort. Le monde, pour elle, était devenu Son tombeau, et l'ombre de la mort voilait la scène. Des anges pouvaient lui parler, elle ne leur prêtait pas attention. D'autres pouvaient s'en retourner chez eux ; elle n'avait plus de chez elle. La nuit et le jour étaient tout un pour elle. Il n'y avait pas d'aurore pour son âme, la lumière de sa vie avait été éteinte. Ce cœur aimait Christ avec une affection profonde quoique ignorante ; il avait été jadis la demeure de sept démons, maintenant il était le sanctuaire d'un Sauveur crucifié. C'est à de telles âmes qu'Il veut se révéler, Lui le Ressuscité : Il veut ôter le chagrin, sécher les armes et faire de Marie une bénédiction pour d'autres, tout en la bénissant elle-même. Il lui confia son message, qu'elle reçut la première dans son âme et qu'elle apporta à d'autres ce matin même, et depuis lors jusqu'à aujourd'hui. Le message le plus précieux qui jamais passa par des lèvres mortelles, passa d'abord par celles de Marie ! « Va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20 : 17). Les espérances qui semblaient ensevelies pour toujours dans son tombeau, revivent ! Les purs rayons de la résurrection inondent son âme enseignée par sa profonde affection. Dans cette nouvelle sphère, tous les siens vont se tenir sur ce même terrain de la résurrection avec Lui-même. Son Père est leur Père, son Dieu leur Dieu.
 
            Voyez encore ces deux pauvres disciples, ignorants, qui marchaient sur la route de Jérusalem à Emmaüs (Luc 24), et qui étaient tristes. Ils raisonnaient ensemble, ils avaient bien des choses à apprendre, mais leurs cœurs étaient tristes. Le Seigneur ressuscité va les consoler et les instruire ; Il va détourner leurs regards d'eux-mêmes et de leurs espérances terrestres et les fixer sur Lui - sur Ses souffrances - sur Sa gloire. Il n'était plus à ce moment qu'un « voyageur qui se détourne pour passer la nuit », bien qu'Il restât l'« attente d’Israël, celui qui le sauve au temps de la détresse ». Jusqu'alors ils avaient pensé à eux-mêmes, pas à Lui ni à sa gloire ; et c'est pourquoi la bénédiction était retenue. Ils avaient établi sur Lui leurs espérances terrestres, et voilà qu'Il n'était plus : tout leur était brutalement enlevé, et ils restaient désolés : « nous espérions qu'il était celui qui doit délivrer Israël » (v. 21).
            Mais Celui qui avait donné les Ecritures, et qui en était le sujet même, était là, marchant à leurs côtés sur la route. Il était là et faisait brûler leurs cœurs au-dedans d'eux : Il était là pour créer de nouvelles espérances, pour produire une nouvelle énergie, pour déployer Sa gloire et pour accorder l'Ecriture avec Christ Lui-même : « O gens sans intelligence et lents de cœur à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ endure ces souffrances et qu'il entre dans sa gloire ? Et commençant par Moïse et par tous les Prophètes, il leur expliquait, dans toutes les Ecritures, les choses qui le concernent » (v. 25-27).

            Il avait donné un message à Marie, Il en donne un pour Pierre, en le mentionnant spécialement parmi tous les disciples. Le Sauveur ressuscité s'approche ensuite et restaure son cher disciple ; il s'occupe de tous et de chacun au moment et de la manière convenables. Et quelles preuves Il donne : Lui-même est là ! Jésus, le Seigneur, était ressuscité !

            Quand cette résurrection est connue, « avec plusieurs preuves assurées », sa mission commence envers ses disciples, comme Ressuscité, par encore comme Celui qui est monté au ciel. En Actes 1 : 6, à la fin de ces « quarante jours », les disciples Lui demandent si c'était en ce temps-ci qu'Il allait rétablir le royaume pour Israël. Il leur répond que ce n'était pas à eux à connaître les temps et les saisons : ces temps étaient pour la terre et pour Israël, non pas pour le ciel et les saints célestes. Le Père les avait réservés à sa propre autorité ; eux allaient recevoir la puissance du Saint Esprit « dans peu de jours », et ils seraient ses témoins - témoins d'un Christ ressuscité des morts.

            Il nous faut bien noter la force de Sa réponse. Lorsque dans les jours de son incarnation Il présentait le royaume à Israël, et envoyait les douze pour l'annoncer, Il disait en leur exposant sa mission en Matthieu 10 : « N’allez pas sur le chemin des nations, et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ; mais allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël » (v. 5-6). Telle était la teneur de la mission dans ces jours-là ; strictement limitée aux brebis perdues d’Israël. Mais Il s'était heurté à un refus ; le jour d'Israël était passé, Sion avait refusé son Roi.

            Les barrières sont rompues, la croix d'un malfaiteur est la réponse d'Israël à Celui qui venait en grâce. Il crient : « Nous n'avons pas d'autre roi que César ». Un nouveau décret en remplace un ancien qui s'appliquait à un autre temps ; on peut dire que le Seigneur remplace par une autre sa mission d'autrefois : Son cœur est libre maintenant d'aller au-delà du cercle étroit d'Israël. Il avait été « serviteur de la circoncision, pour la vérité de Dieu, pour la confirmation des promesses faites aux pères » ; désormais Il inaugurait quelque chose de nouveau par quoi les nations glorifiaient Dieu pour sa miséricorde ; et pourtant Il ne retirait pas sa miséricorde de dessus eux, car ils étaient maintenant sur le terrain de « pécheurs ».

            Le voici maintenant au milieu de ses disciples sur la montagne des Oliviers, à l'endroit où Il allait prendre congé d'eux pour la dernière fois sur la terre. Le moment approchait où Il allait être élevé de la terre ; alors Il leur adresse ces mots qui répètent sa première mission mais en l'étendant, sur cette nouvelle base d'un Sauveur ressuscité : « Vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'au bout de la terre » (Act. 1 : 8).

            Cette mission commencée par Lui-même, étend ses vagues de grâce toujours renouvelées sur un monde de pécheurs, comme les rides produites par une pierre lancée dans l'eau paisible d'un étang se propagent jusqu'à ses bords.

            Jérusalem avait été la scène de sa mort et de sa honte ; c'est là qu'ils devaient commencer, là où la foi était morte et n'avait plus qu'une forme sans vie.

            Samarie était en dehors de cet endroit jadis saint, avec sa religion corrompue depuis des siècles : mi-païenne, mi-juive dans ses formes, ses cérémonies et son Garizim. Mais que ce fût envers Jérusalem avec sa foi morte, ou envers Samarie avec sa foi corrompue, ou envers les bouts de la terre où il n'y avait pas de foi du tout, un Sauveur ressuscité allait leur être prêché et répondre à tout. Nous voyons les disciples se mettre en route dans les Actes des Apôtres, les trois cercles concentriques se développant devant nos yeux, peu à peu, tout le long de ce livre. Et il vaut la peine de noter qu'ils divisent le livre d'une manière remarquable : Jérusalem est le centre du témoignage depuis le jour de la Pentecôte (Actes 2) jusqu'au moment où elle refuse définitivement « les grâces assurées de David », quand Etienne remet son esprit au Seigneur. Puis vient Samarie avec Philippe, Pierre et Jean. Et enfin la scène s'élargit jusqu'au bout de la terre avec le grand apôtre des nations et ceux qui l'accompagnaient (voir Act. 2 : 7- 8 ; 9 : 28). Dieu Lui-même était révélé, sa grâce proclamée, c'est pourquoi Il ne pouvait plus désormais confiner ses voies « au plus petit de tous les peuples », comme au jour où Il mettait l'homme à l'épreuve. La croix avait brisé « le mur mitoyen de clôture » sur la terre ; elle avait ouvert le chemin de Dieu vers l'homme, et de l'homme vers Dieu, au travers d'un voile déchiré depuis le haut jusqu'en bas ; ses voies allaient tout embrasser. Tous avaient péché et n'atteignaient pas à la gloire de Dieu, et Sa gloire était désormais la mesure de la grâce de son salut. Quel message envers un monde de pécheurs ! Aucun n'était exclu : ses paroles d'adieu le déclarent. Son cœur n'avait pas changé, il était seulement révélé plus pleinement, plus profondément, en présence de toute la révolte du cœur de l'homme ; et il reste tourné vers l'homme jusqu'au jour où : « ce Jésus » reviendra pour « juger le monde en justice ». Il les bénit, et dans cette attitude, ses mains levées, Il entre dans Sa gloire ; et eux retournent à Jérusalem, « louant et bénissant Dieu » (Luc 24 : 53).
 
             Nous voici au terme de notre méditation sur ces « quarante jours ». Dieu veuille dans sa grâce appliquer quelques précieuses leçons au cœur de son peuple bien-aimé, par les choses que nous avons passées en revue ; et conduire nos âmes à une communion plus entière et plus profonde avec Lui ; avec Lui dont parle toute l'Ecriture, en nous séparant d'une manière plus nette pour Lui dans les jours de faiblesse que sont les nôtres, et préparant nos âmes par cette éducation qu'Il sait si bien nous dispenser à attendre du ciel « son Fils… Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient » (1 Thes. 1 : 10).
 
 
                                                                               D’après F.G Patterson – « Messager évangélique » (1957)