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QUARANTE JOURS (4)

 
 

Faiblesse humaine et puissance divine

 
1 Rois 19
 

            Ce chapitre nous raconte un épisode de l'histoire d'un des plus remarquables serviteurs de Dieu. La scène où il se passe - cette chaîne de montagnes dont Horeb fait partie - a été le théâtre de faits particulièrement marquants de l'histoire d'Israël.
            C'est là que Moïse s'est détourné pour considérer le spectacle extraordinaire du buisson de feu : là aussi qu'Israël a bu l'eau du rocher, à Réphidim ; là qu'il a mis en déroute Amalek et ses armées, à la pointe de l'épée ; c'est là encore que Moïse a reçu la loi de l'Eternel ; et maintenant nous y trouvons le grand prophète fuyant la colère d'une femme...
            Elie était un homme remarquable, appelé à jouer un rôle de premier plan dans l'histoire du peuple. Il a été avec Christ sur la montagne de la transfiguration. Moïse et Elie sont apparus là, eux qui, comme Lui, à des moments différents et dans des conditions différentes, avaient été soutenus sans nourriture pendant quarante jours. Mais eux avaient été séparés de la nature et des ressources de la nature, pour être avec le Seigneur ; Lui, pour être tenté par le diable. Et ils « parlaient de sa mort qu'il allait accomplir à Jérusalem » (Luc 9 : 31). Ils parlent de choses qu'ils n'avaient pas connues au cours de leur vie terrestre ; Moïse enterré par l'Eternel des siècles auparavant ; Elie enlevé au ciel sans passer par la mort : tous deux dans l'intervalle qui les sépare de la transfiguration, n'ayant pas perdu l’intelligence de ce qui se passait sur la terre ni des intérêts de Christ. Ce que Moïse sur le Pisga, et Elie à Horeb ou sur les rives du Jourdain ne connaissaient pas, dont ils n'avaient jamais entendu parler, ils s'en entretiennent familièrement avec leur Maître, sur la montagne de la transfiguration : sa mort qu'Il allait accomplir à Jérusalem. ‒ Où était Jérusalem au temps de Moïse ? Aux mains des Cananéens ; peut-être même son nom n'existait-il pas encore, c'était la Jébus des Jébusiens. Dieu avait-Il jamais déclaré à un homme qu'Il donnerait son Fils ? ou qu'Il mourrait ? Non, et pourtant tout cela leur était familier tandis qu'ils parlaient avec Lui !

            Le chapitre qui est devant nous nous montre une triste scène : ce remarquable serviteur de Dieu s'enfuyant à la parole d'une femme. C'était en Israël un temps de ruine et d'apostasie. Le serviteur de Salomon avait arraché le royaume des mains du fils de ce grand roi, mais Dieu avait conservé deux tribus à la maison de David, selon la promesse qu'Il avait faite à celui-ci. Et maintenant, sous le septième roi d'Israël, Achab, quand la ruine et l'apostasie sont complètes, le prophète de jugement est suscité ; Elie le Thishbite paraît sur la scène.
            Qu'est-ce donc qui le faisait grand ? Ses actes qui l'avaient rendu célèbre aux yeux des hommes ? Non : nous trouvons la réponse à ces questions dans le Nouveau Testament, dans le commentaire divin de ces événements. Dieu nous ramène à la source ; Il passe sous silence, sans commentaires, toutes ces actions qui élevaient le prophète aux yeux du monde. Il dit : « Elie était un homme ayant les mêmes penchants que nous : il pria avec instance qu'il ne pleuve pas, et il ne tomba pas de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois ; il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit » (Jac. 5 : 17-18).

            Voilà la source de cette communion intime avec Dieu ; non pas de grandes actions extérieures dans le service, mais les exercices secrets d'un cœur dépendant de Dieu, soucieux de son honneur, et ressentant profondément le péché d’Israël, exercices qui se traduisaient par d'instantes prières. Voilà, chers lecteurs, ce qui le faisait grand aux yeux de Dieu.
            Voyons un peu ce qu'était ce service. Nous ne trouvons rien dans le chapitre 17 du premier livre des Rois, de ces exercices intimes du cœur. C'est l'histoire des soins de Dieu envers son serviteur qu'Il formait en secret pour son grand travail en Israël. « Et Elie, le Thishbite, d'entre les habitants de Galaad, dit à Achab : L'Eternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens, est vivant, qu'il n'y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole » (1 Rois 17 : 1). Combien il est vrai que les exercices profonds du cœur devant Dieu produisent un calme parfait devant les hommes ! Quelle puissance est exprimée dans ces simples mots - non la puissance de l'homme, mais celle de Dieu. Une vraie intelligence de la pensée de Dieu et de sa puissance avait si bien absorbé les pensées du prophète que lui-même et toute la sagesse humaine, en était complètement oubliés. Les sources intérieures de sa vie étaient en communion avec l'Eternel le Dieu d'Israël ; et cela lui permettait, dans ce terrible temps d'apostasie, de se lever et de parler comme il l’a fait.

            Israël adorait Baal. Achab, le fils d'Omri, avait fait le mal aux yeux de l'Eternel plus qu'aucun de ceux qui l'avaient précédé. Il avait fait une ashère et avait dressé un autel à Baal, dans la maison de Baal qu'il avait bâtie à Samarie. C'est de son temps que Jéricho, la ville maudite, a été rebâtie ; tout était complète apostasie. Et en présence de tout ce mal, Elie ose se présenter pour l'Eternel et prononcer ces paroles devant Achab. Puis il se retire, pour recevoir de nouvelles leçons pour sa propre âme. Le torrent du Kerith lui fournit l'eau pendant quelque temps, et les corbeaux lui apportent la nourriture matin et soir. Puis le torrent sèche et Dieu envoie Elie vers la veuve de Sarepta. Pendant toute une année il est entretenu là : la cruche de la veuve ne manqua pas, le pot de farine ne s'épuisa pas jusqu'à ce que, le temps du jugement s'étant passé, Dieu envoie de la pluie sur la terre.
            Elie est ainsi formé en secret et c'est ainsi qu'il avance lentement mais sûrement à l'école de Dieu, jusqu'au moment où de plus grandes choses doivent être manifestées en Israël. Nous les trouvons au chapitre 18 où l'apostasie du peuple est mise à nu.

            Représentons-nous un moment cette scène d'une grandeur si solennelle. D'un côté les prophètes de Baal - quatre cent cinquante hommes ; de l'autre un homme tout seul, debout pour le vrai Dieu d'Israël. Elie attend jusqu'à ce que les incantations des prophètes de Baal aient prouvé l'incapacité d'obtenir une réponse de leur dieu. Satan abandonne ses sectateurs après les avoir trompés, faisant d'eux un sujet de raillerie. Puis le prophète de Dieu élève la voix : « Combien de temps hésiterez-vous entre les deux côtés ? Si l'Eternel est Dieu, suivez-le ; et si c'est Baal, suivez-le » (1 Rois 18 : 21). Il avait proposé que le dieu qui répondrait par le feu, prouverait par ce fait qu'il était le vrai Dieu. Les prophètes de Baal avaient crié à haute voix et s'étaient fait des incisions avec des épées et des piques jusqu'à faire couler le sang, mais leur dieu n'avait pas répondu. Elie à son tour prie en pleine dépendance de l'Eternel, et à l'heure où l'on offre le gâteau, la réponse vient. L'Eternel envoie le feu du ciel qui consume l'holocauste ; « et tout le peuple le vit ; et ils tombèrent sur leurs faces et dirent : l'Eternel, c'est lui qui est Dieu ! L'Eternel, c'est lui qui est Dieu ! » (v. 39). Une fois de plus Israël confesse l'Eternel ; la puissance de Baal est détruite, pour le moment au moins. Un jugement destructeur est exécuté sur ses adorateurs ; et cela au terme de trois années de jugement. Mais nous voyons Elie de nouveau à genoux devant Dieu ; il monte sur le Carmel pour prier, tandis qu'Achab monte pour manger et boire. Elie se courbe jusqu'à terre, sa face entre ses genoux et prie. La réponse vient encore, tout d'abord comme un petit nuage comme la main d'un homme ; mais bien vite après, la pluie bienfaisante tombe donnant une nouvelle preuve de la bonté de Dieu.
            C'était là un grand ministère public : « faire retourner... les désobéissants à la pensée des justes » (Luc 1 : 17). Et pourtant avec tout cela il restait bien des choses à corriger dans le cœur d'Elie. Son ministère public de puissance l'avait détourné, semble- t-il, de la communion intime avec Dieu, et il suffit d'une menace de l'impie Jézabel pour qu'il s'enfuie loin de son travail qui l'avait exalté aux yeux des hommes.

            C'est ce qu'il nous faut constamment constater dans notre propre histoire. Un homme que son ministère public a mis en avant est par là même exposé à tomber. Il nous faut y faire bien attention et veiller ; apprendre aussi que si nous servons extérieurement devant les hommes, nous devons garder notre vie intérieure de communion avec Dieu, sinon il n'y aura que faillite et honte.
            Eh bien, au moment même où il était particulièrement important qu'Elie reste à son poste, dans cette confiance en Dieu qui jadis avait fait sa force au milieu de la marée montante du mal, il fuit misérablement son devoir. Il murmure contre Dieu : « C'est assez ! maintenant, Eternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères » (1 Rois 19 : 4). Son orgueil est blessé, il ne veut même plus voir ses semblables, car il laisse son serviteur à Beër-Sheba. Dans l'amertume de son âme, il se couche sous un genêt, et réclame la mort pour lui-même. Remarquez cela, il la demande pour lui, pas pour d'autres, parce qu'il ne peut pas être ce qu'il aurait voulu être, ni maintenir son « importance » aux yeux des hommes ;  le « moi » avait la première place, même dans l'esprit de ce serviteur si dévoué.

            Elie ! Dieu peut se passer de toi, mais toi tu ne peux pas te passer de Dieu ! Et Dieu doit te l'apprendre, comme Il veut que nous l'apprenions, nous aussi.
            Remarquez ces mots : « Je ne suis pas meilleur que mes pères ». Pouvez-vous croire un homme qui parle ainsi ? Le fait est qu'il s'estime beaucoup plus haut que les autres, et s’estime méconnu. Au fond de son cœur, il trouve que Dieu ne l'apprécie pas assez, bien qu'il ne formule pas une telle pensée.

            Elie est épuisé par l'effort qu'il a fait en s'enfuyant ; il s'endort sous le genêt. Et que voyons-nous ? Un Dieu plein de grâce qui veille sur son serviteur endormi, qui prépare de la nourriture pour son corps fatigué, qui apporte une cruche d'eau pour étancher sa soif, qui envoie un ange lui dire : « Lève-toi, mange » (v. 5). Une seconde fois, l'ange de l'Eternel le réveille et lui dit, avec beaucoup de douceur : « Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi » (v. 7). Une seule journée de chemin passée hors de la dépendance de Dieu, avait déjà été trop longue pour lui !
            Y avait-il jamais eu un moment où il ait moins mérité ces tendres soins ? Et c'était Dieu Lui-même qui prenait soin de lui, non par le moyen de corbeaux ou de la cruche de la veuve, mais personnellement ! Cela est très touchant : avons-nous les uns ou les autres, fait une telle expérience ? Avez-vous éprouvé qu'en des moments où nous n'aurions mérité que d'être mis de côté - ce que les hommes ou même nos frères auraient fait -, les soins de Dieu, son aide tant pour l'âme que pour le corps, étaient plus évidents que jamais ? Béni soit Dieu qui seul est digne de louange !

            Mais Dieu avait le bien de son âme en vue, et Il allait le convaincre de son péché, de sa faiblesse humaine, de sa fragilité. Cependant, avant pourtant de le faire, Il allait le convaincre de son amour inaltérable.
            Dieu n'abandonne jamais personne. Prenez un homme qui a « réussi », comme on dit ; il s'attirera le respect du monde ; on courra après lui ! Mais à la première défaillance, même relativement faible, ses amis l'abandonneront ; ils chercheront même et trouveront contre lui mille choses dont on n'aurait jamais fait mention auparavant. Dieu ne fait pas ainsi. Il reprendra, châtiera, exercera ses serviteurs, les emploiera aussi ; mais jamais Il ne les abandonne ! Et même Il les emploiera tôt ou tard à faire les choses mêmes qu'ils avaient essayé de faire avec leur propre force, et où ils avaient échoué. Mais tout d'abord il faut qu'ils apprennent que la force vient de Dieu, et que c'est seulement dans leur faiblesse qu'elle peut agir.

            Voilà donc Elie dans la solitude du désert, l'âme remplie d'amertume. Il s'était couché et avait souhaité la mort pour mettre fin à sa misère. En se réveillant, avec sa peine, il trouve un Dieu de grâce et d'amour qui cherche à briser son cœur par la parfaite bonté. Mais ce cœur n'est pas encore atteint ! A l'instar de bien d'autres il accepte cette sollicitude de Dieu comme toute naturelle. Et en effet, combien murmurent à la moindre contrariété, sans compter les innombrables grâces de chaque jour, de chaque heure ! Hélas ! Il y a aussi ceux qui reçoivent tant de bénédictions qu'ils s'écartent de Dieu à la suite de l'abondance même de ces grâces. Les bénédictions sont toujours un obstacle si elles ne conduisent pas le cœur à Celui qui bénit. C'est bien plus souvent une peine qu'une bénédiction qui amène ce résultat ! La peine amollit l'âme, qui alors se tourne vers Dieu.
            La deuxième fois Elie se leva et il « mangea et but ; et il alla, avec la force de ces aliments, quarante jours et quarante nuits, jusqu'à Horeb, la montagne de Dieu » (v. 8). L’œil de Dieu avait été sur lui pendant son voyage dans le désert, quarante jours ; son œil est là encore dans la caverne d'Horeb. Il veut briser cet esprit orgueilleux et vif, et détruire ce moi qui était un tel obstacle pour son serviteur. Il va s'occuper de lui ; c'est pourquoi Il le soutient pendant ces « quarante jours et ces quarante nuits » par la nourriture qu'Il fournit Lui-même, pour l'amener au but même qu'Il s'est proposé, à sa « fin » à Lui qui est « plein de compassion et miséricordieux » (Jac. 5 : 11).

            Elie avait perdu confiance en Dieu à propos de son peuple. La parole de l'Eternel l'atteint dans la caverne : « Que fais-tu ici, Elie ? » (v. 9). Il y a deux choses dans cette question, d'abord un reproche, ensuite un rappel à ses devoirs qu'il avait abandonnés. Elie répond, et l'Esprit de Dieu appelle sa réponse : sa « requête contre Israël » (Rom. 11: 2) : « J'ai été très jaloux pour l'Eternel, le Dieu des armées ». Cela est bien frappant. Au début de sa carrière, dans toute la fraîcheur de la foi et de la proximité de Dieu, il pouvait dire à Achab : « l'Eternel, le Dieu d'Israël, devant qui je me tiens ». Mais tout cela est oublié ; « l'Eternel, le Dieu des armées » remplace dans sa pensée et dans son âme l'Eternel Dieu d'Israël. C'est très instructif. « J'ai (toujours cet égoïste moi) été très jaloux pour l'Eternel, le Dieu des armées ; car les fils d'Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels et ils ont tué tes prophètes par l'épée, et je suis resté, moi seul, et ils cherchent ma vie pour me l'ôter » (1 Rois 19 : 10).
            Il reçoit l'ordre de sortir et de se tenir sur la montagne devant l'Eternel ; et les manifestations de la puissance, avec lesquelles Elie était si familier, passent devant lui : le grand vent impétueux, puis le tremblement de terre, puis le feu ; mais l'Eternel ne se trouvait dans aucun. Ces manifestations n'étaient pas Dieu Lui-même. Il fallait que le prophète soit amené dans Sa présence ; sa conscience et Dieu devaient se trouver l'un vis-à-vis de l'autre.

            Enfin il entend une voix douce, subtile ; son âme est touchée ; Dieu et sa conscience sont maintenant face à face, et Elie enveloppe son visage dans son manteau. Et là à l'entrée de la caverne, le visage caché dans son vêtement, il entend la voix une nouvelle fois : « Que fais-tu ici, Elie ? » (v. 13). Cette question doit recevoir sa réponse avant que se complète la leçon que son âme doit apprendre. Elie répond en effet avec les mêmes paroles que la première fois. Il ne faisait que se justifier aux dépens des autres.
            Et maintenant l'Eternel, sans s'occuper de cet esprit de propre justification, mais le renvoyant à son travail, répond : « Va, retourne » (15). Il devait oindre Hazaël, et Jéhu et Elisée le fils de Shaphath d'Abel-Mehola. Puis il ajoute ces mots si précieux, qui contiennent cependant un reproche, mais si instructifs : « Mais je me suis réservé en Israël sept mille hommes, tous les genoux qui n'ont pas fléchi devant Baal, et toutes les bouches qui ne l'ont pas baisé » (v. 18).

            Que tout cela est digne de Dieu ! D'abord en l'envoyant faire un nouveau travail en Israël, puis en lui révélant ce que son cœur n'avait jamais découvert, les véritables justes de ces jours-là qui s'étaient gardés du mal pendant que tous les autres étaient entraînés - oui, ceux que Dieu réclamait comme siens, sans qu'ils se distinguent extérieurement, mais qui étaient caractérisés par le « non » qu'ils opposaient au mal dans ces jours solennels. Ils étaient ceux que Dieu estimait, alors qu'Elie ne les connaissait même pas.
            Qu'il est précieux de penser qu'en un jour de déclin, Dieu reconnaît et estime l'abstention de ceux qui, sans être ses témoins publics comme Elie, mais dans la séparation d'âme et de cœur pour Lui, n'avaient pas fait ce que d'autres avaient fait contre son nom ! Ne peut-on pas dire qu'ils avaient gardé sa parole, et n'avaient pas renié son nom (Apoc. 3 : 8) ? Dieu pouvait dire d'eux : « Je connais leurs œuvres », bien que les autres ne les connaissent pas.

            Elie n'avait jamais découvert ces âmes fidèles ; trop occupé de lui-même et de ses grandes actions, son cœur et son esprit s'étaient éloignés de l'Eternel jusqu'à ce moment. Maintenant le moi est atteint, et sans un mot de réprimande Elie est renvoyé à son travail, et il apprend que Dieu avait son résidu, ceux qui avaient aimé son nom, et ne l'avaient pas renié dans un jour d'apostasie totale et de ruine : jusqu'à ce moment Elie n'en avait jamais entendu parler.
            Le voici brisé ; il apprend ce qu'est la faiblesse humaine, et ce que peut accomplir la puissance divine agissant dans la faiblesse de l'homme. Il se soumet sans hésitation, jusqu'au jour où il est enlevé au ciel dans un char de feu. Du ciel il est revenu pour être vu de Pierre, de Jacques et de Jean avec son Seigneur et Moïse Son serviteur, sur la sainte montagne.

            Puissions-nous apprendre un peu ce qu'est notre propre faiblesse et la puissance de Dieu, en repassant, comme nous venons de le faire, l'histoire de cet homme remarquable et de ses quarante jours de voyage de Beër-Sheba à Horeb, la montagne de Dieu.

 

                                                                                             D’après F.G Patterson – « Messager évangélique » (1957)