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Mais, moi…


  Josué (Jos. 24 : 14-15)
  Asaph (Ps. 73 : 28)
  Michée (Mich. 7 : 7)
 Habakuk (Hab. 3 : 18-19)
 

Josué (Jos. 24 : 14-15)

            « Et maintenant, craignez l’Eternel, et servez-le en intégrité et en vérité ; et ôtez les dieux que vos pères ont servis de l'autre côté du fleuve et en Egypte, et servez l’Eternel. Et s'il est mauvais à vos yeux de servir l’Éternel, choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir, soit les dieux que vos pères qui étaient de l'autre côté du fleuve ont servis, soit les dieux de l'Amoréen, dans le pays duquel vous habitez. Mais moi et ma maison, nous servirons l’Eternel ».

            Déjà dans sa jeunesse, Josué était fidèle : tout en servant Moïse, il aimait rester dans la tente d'assignation, recherchant la proximité de l’Eternel (Ex. 33 : 11). Josué et Caleb avaient été des témoins fidèles ; l’un et l’autre avaient cru la parole de Dieu qui avait promis au peuple qu'il le ferait entrer dans le pays de Canaan (Nom. 14 : 8-9). Les dix autres espions qui avaient vu, comme eux, les richesses de « ce bon pays », et en avaient rapporté les fruits, avaient « décrié le pays », par crainte des géants qui y habitaient : ils avaient fait « fondre le cœur du peuple », et désiré retourner en Egypte (Nom. 13 : 32-34 ; Jos. 14 : 8). Ceux-là ne sont pas entrés dans le pays promis, car Dieu les a fait tomber dans le désert (Héb. 10 : 5). Seuls, Josué et Caleb y sont entrés ; Dieu a récompensé leur fidélité.
            Dans ce dernier chapitre de son livre, Josué s’adresse aux hommes d’Israël rassemblés à Sichem et se tenant « devant Dieu » (v. 1). Il leur dit de se purifier des dieux étrangers et d'incliner leurs cœurs vers le Dieu d’Israël (v. 23) ; c’est un conseil particulièrement important pour le peuple de Dieu. « Et le peuple dit à Josué : Nous servirons l’Eternel, notre Dieu, et nous écouterons sa voix » (v. 24).
            Dans les versets 14 à 15, Josué a mis le peuple choisi de Dieu devant un choix à faire : servir les dieux étrangers ou servir l’Eternel... Les choses sont toujours les mêmes de nos jours. Sans doute n'y a-t-il plus d'idoles, à l'image de celles du temps de Josué. Mais, il peut y avoir, dans nos cœurs, des choses du monde accaparant le meilleur de notre vie active ; ces choses sont assimilables à des idoles personnelles. Le peuple avait passé le Jourdain et était séparé de l’Egypte – le monde, pour nous, duquel Dieu nous a retirés. Cependant, nous avons souvent des cœurs partagés : nous voudrions être attachés à la fois au Seigneur et au monde ! Par notre position en Christ, nous sommes bien « dans le pays » spirituellement ; mais en même temps, dans nos cœurs, nous gardons des liens avec le monde.
            La parole de Josué au peuple de Dieu s'adresse aussi à nous : « Servez l’Eternel ». En ce qui nous concerne, « ôter les dieux étrangers », les choses du monde, demande  une énergie spirituelle constante. C'est l'énergie de la foi qui s'oppose à l'énergie de la chair.
            Le peuple n'avait pas chassé du pays la totalité des Amoréens qui y habitaient auparavant (Jug. 1 : 27-36). Ceux-ci n'avaient pas passé le Jourdain, comme Israël. Ils étaient un danger pour le peuple, à cause de leurs faux dieux. De même, pour nous, le monde religieux, non converti, peut nous entraîner à faire des choses du monde que Dieu réprouve. Le choix que le peuple avait à faire est aussi le nôtre.
            Le verset 15 montre que c'est un choix de cœur personnel : « Moi et ma maison... ». Josué connaissait bien les membres de sa famille : il savait que sa femme et ses enfants avaient fait le même choix que lui. Dieu voit-il la même attitude de chacun des membres de nos familles ? Un jeune homme ou une jeune fille doivent s'enquérir sérieusement pour s’assurer que leur futur conjoint a fait un tel choix ; ils auront ainsi une même disposition, et seront deux pour servir le Seigneur, d'un même cœur. C'est alors le bonheur pour eux. Sinon, le mariage peut devenir un chemin de chagrin. Dans un couple, l'un étant chrétien et l'autre non, l'incrédule entraînera vite le croyant à son niveau, et non le contraire. C'est donc toute la famille qui, dans un couple chrétien, doit pouvoir dire : « Moi et maison, nous servirons l’Eternel ». La vie d'un tel couple est entièrement pour la joie du Seigneur ; même les enfants peuvent dire : Nous voulons Le servir. Que Dieu nous en donne l'énergie, à nous les parents, et à nos enfants.
            Pour servir le Seigneur, il nous faut le suivre, le connaître, le voir par la foi, comme Il est. Le Seigneur avait choisi les disciples pour qu'ils soient « avec Lui », et qu'ils cherchent à l'imiter. Suivre le Seigneur, signifie rester près de Lui, en lisant assidûment la Parole afin de connaître les vérités du christianisme, dans les épîtres, et de toute l’Ecriture, en général. Mais il faut revenir aussi souvent aux Evangiles, afin de mieux apprécier toute la grandeur du Seigneur, et être toujours plus attirés vers Lui. Et en étant occupés de Lui, nous apprendrons à mieux jouir de la beauté de ses actes et de ses paroles. Ce n'est pas seulement en étant convertis. La conversion est le premier pas dans le bon sens ; mais la vie chrétienne se déroule en suivant le Seigneur.
            Puis, il y a la prière, les actions de grâces, la louange qui doivent accompagner la lecture de la Parole, et enfin, l'adoration. Avons-nous ressenti parfois, en lisant la Parole, le besoin de nous agenouiller et de Le louer, en ayant goûté, dans la dépendance du Seigneur, quelque chose de ses compassions ?
            Pour Le servir, il faut être prêt à lui obéir. Alors, Il nous donnera une tâche pour Lui. Cependant, il faut lui demander la sagesse de discerner quel service Il veut nous confier et nous assurer que nous avons bien compris ce qu'Il attend de nous. Cela ne peut se faire que dans une communion profonde avec Lui.
            Le premier mobile du cœur, pour servir Dieu, c'est l'amour pour Lui - non dans une obéissance servile, par contrainte ou dans la peur, mais par pur amour. C'est très beau d’avoir l'assurance que nous lui procurons de la joie, étant en accord avec Lui ! Même si nous n'y pensons pas, le Seigneur saura nous bénir richement.
            Nous L’aimons, nous voulons le servir ? Qu'Il nous donne l'énergie de la foi, dans le dépouillement des choses du monde qui plaisent à la chair, pour être fidèles dans le service qu'Il voudra bien nous confier pour sa gloire.

 
Asaph (Ps. 73 : 28)

            « Mais, pour moi, m'approcher de Dieu est mon bien ; j'ai mis ma confiance dans le Seigneur, l’Eternel, pour raconter tous tes faits ».

            Dans ce psaume, Asaph était troublé par la prospérité apparente des méchants, sur la terre. Mais, au verset 17, la lumière se fait dans son cœur. Il s'écrie alors : « Jusqu'à ce que je fusse entré dans les sanctuaires de Dieu... ; j'ai compris leur fin ». Il réalise que Dieu l'a gardé de broncher dans son chemin.
            Ainsi, plein de l'assurance de la foi, il déclare : « Mais, pour moi, m'approcher de Dieu est mon bien ; j'ai mis ma confiance dans le Seigneur, l’Eternel, pour raconter tous tes faits » (v. 28). C'est dans la compréhension du cœur que, soulagés de nos craintes, nous pourrons prendre la bonne décision de nous approcher plus près du Seigneur.
            Regarder à la prospérité terrestre des iniques risque de nous détourner de la confiance que nous devons placer en notre Seigneur seul, être heureux en Lui, et « raconter tous tes faits »
. Asaph, après avoir compris les voies divines, n’est plus occupé de lui-même, pour se plaindre. Mais il parle, désormais de Dieu pour raconter ce qu'Il fait. S'il nous arrive de parler de certains faits de notre propre vie, que ce soit pour raconter ce que Dieu a fait pour nous bénir, et que nous nous approchions de Lui en mettant notre confiance en Lui seul. Prenons garde au sentiment naturel de « suffisance » qui nous affecte volontiers. Soyons humbles devant le Seigneur et devant tous.

 
 
Michée (Mich. 7 : 7)

            « Mais moi, je regarderai vers l’Eternel, je m'attendrai au Dieu de mon salut ; mon Dieu m'écoutera ».

            Au début du chapitre, Michée, voyant l'état misérable du peuple de Dieu, s'écrie dans sa profonde affliction : « Malheur à moi ! car je suis comme quand on fait la cueillette des fruits d'été, comme les grappillages lors de la vendange : pas une grappe de raison à manger ! Aucun fruit précoce que mon âme désirait ! L'homme pieux a disparu du pays, et il n'y a pas de gens droits parmi les hommes ; tous ils se placent aux embûches pour verser le sang ; ils font la chasse chacun à son frère avec un filet » (v. 1-2).
            Nous sommes, nous-mêmes, affligés en considérant l'état de la chrétienté, de toutes ses infidélités qui déshonorent le Seigneur et nous humilient ! Il est pourtant nécessaire de les considérer en face afin de nous en garder, en imitant l’attitude de Michée : « Mais moi, je regarderai vers l’Eternel, je m'attendrai au Dieu de mon salut ; mon Dieu m'écoutera » (v. 7). « Mais moi... » dénote que cette réaction est entièrement personnelle, au regard de cette situation misérable dans laquelle le peuple était tombé ! Comme lui, attendons-nous au Seigneur qui agira selon sa sagesse divine. Notre rôle, c'est de tout Lui confier, dans notre humiliation et notre impuissance, et attendre de voir de quelle manière, Lui, il va agir.
            Plus que cela encore, nous attendons sa venue, nos yeux fixés sur Lui : Il va venir, et nos cœurs peuvent s'en réjouir. Ainsi, lorsque nous attendons un être aimé venant de loin, et absent depuis longtemps, nous guettons son arrivée, tournant nos regards vers l'endroit où il doit apparaître. Et quelle joie, lorsque nos yeux le voient enfin venir !
            « Le Dieu de mon salut » est Celui qui m'a sauvé de la mort éternelle, et qui sera aussi le sauveur de mon corps. Mais c’est Lui également qui me sauve dans toutes les situations de ma vie et me protège des dangers.
            « Mon Dieu m'écoutera ». Dieu écoute la voix de ses bien-aimés qui appellent : « Viens, Seigneur Jésus » ! Il répondra, et le Seigneur viendra certainement. Quelle joie, alors, et pour Lui et pour nous ! « Moi, je regarderai vers l’Eternel ». C'est une décision de cœur pour l'attendre, jour après jour.

 
 
Habakuk (Hab. 3 : 18-19)

            « Mais moi, je me réjouirai en l’Eternel, je m'égayerai dans le Dieu de mon salut. L’Eternel, le Seigneur, est ma force ; il rendra mes pieds pareils à ceux des biches, et il me fera marcher sur mes lieux élevés ».

            Ce chapitre est un psaume (v. 1). Le prophète se lamente sur l'état misérable du peuple (v. 17). Mais, il se tourne résolument vers Dieu : « Mais moi, je me réjouirai en l’Eternel, je m'égayerai dans le Dieu de mon salut. L’Eternel, le Seigneur, est ma force ; il rendra mes pieds pareils à ceux des biches, et il me fera marcher sur mes lieux élevés » (v. 18-19). Certes, quand tout semble perdu, qu'il n'y a pas de bénédiction, pas de joie, l'âme peut se sentir desséchée. Mais même dans de telles situations, si nous nous tournons vers Dieu pour avoir le secours qui vient de Lui, nous retrouverons la joie de la communion avec notre Seigneur ; nous pourrons la réaliser au milieu des épreuves les plus affligeantes que nous pouvons connaître dans l'assemblée. Comme Habakuk nous marcherons sur nos « lieux élevés ». Les biches ont le pied léger, et n'ont aucune peine pour bondir par-dessus les obstacles. Spirituellement, c'est ce que nous pouvons réaliser, dans ces jours de déclin pour l'Assemblée du Seigneur.
            Bientôt, Jésus viendra nous enlever de la terre, pour nous introduire, pas seulement au troisième ciel où se trouve le trône de Dieu, mais, au-dessus de tous les cieux, dans la maison du Père, dans la présence du Père, du Fils, et du Saint Esprit qui nous y amènera. Là, dans le séjour de l'amour du Père pour le Fils, et du Fils pour le Père, nous verrons Dieu dans la face de Christ. Alors, « je m'égayerai dans le Dieu de mon salut », d'une joie ineffable et éternelle.

 

                                               R. Br - d’après les notes prises lors d’une méditation (10-04-2012)