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Une promesse encourageante et stimulante


            Au début d'une nouvelle année de « la patience de notre Seigneur » (2 Pier. 3 : 15), il est précieux de pouvoir nous encourager et nous exhorter les uns les autres en rappelant à nos cœurs les promesses qu'Il nous a faites, notamment celle de son retour : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s'il en était autrement, je vous l'aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m'en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14 : 2-3). Ces paroles sont si simples, si claires que le plus jeune enfant dans la foi peut les comprendre, s'emparer de la promesse et en jouir. Le retour du Seigneur est une certitude. Ce qu'Il a dit lui-même : « Je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi » ne peut laisser place au moindre doute, à la moindre ambiguïté. Nous pouvons donc l'attendre, comme nous y sommes exhortés, avec une pleine confiance. Pour nous y encourager, Il se plaît à nous dire : « Oui, je viens bientôt » (Apoc. 22 : 20).
            Cependant, le Seigneur n'a pas fait connaître à ses disciples de quelle manière son retour aurait lieu, quel serait le déroulement des événements qui se produiront à ce moment-là. Les détails concernant sa venue pour l'enlèvement des saints devaient être révélés, plus tard, à l'apôtre Paul ; ils constituent dans leur ensemble l'une des quatre vérités fondamentales qui lui ont été confiées : la justice de Dieu - la table et la cène du Seigneur - le mystère de l'Assemblée, corps de Christ - l'enlèvement des saints à la venue du Seigneur. Paul présente ce dernier sujet plus particulièrement dans deux passages de ses épîtres.
    

1 Thes. 4 : 13-18 

            Les Thessaloniciens étaient préoccupés parce qu'ils croyaient que ceux qui étaient délogés, n'étant plus là lorsque le Seigneur reviendra, éprouveraient une perte. D'une part, ils attendaient réellement le Seigneur, vivant la vérité qui leur avait été enseignée (1 Thes. 1 : 9-10) et, d'autre part, ils ne pensaient pas tellement à eux-mêmes mais à ceux que le Seigneur avait repris à Lui : il n'y avait chez eux aucun égoïsme mais un amour vrai pour leurs frères et sœurs en Christ. Ils pensaient avec tristesse à ceux des leurs qui étaient délogés parce qu'ils étaient « dans l'ignorance à l'égard de ceux qui dorment » ; l'apôtre, ne voulant pas qu'ils soient « affligés comme les autres qui n'ont pas d'espérance », cherche donc, en leur faisant part de ce qu'il pouvait leur dire « par la parole du Seigneur », d'abord à les instruire, ensuite à les consoler.
            C'est pourquoi le dernier paragraphe du chapitre 4 de la première épître qu'il leur adresse commence par ces mots : « Or nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance… » et se termine par ceux-ci : « Consolez-vous donc l'un l'autre par ces paroles » (v. 13, 18).
            Une telle instruction, une telle consolation ne sont-elles pas précieuses à nos cœurs, comme elles l’ont sans aucun doute été au cœur des Thessaloniciens ?


1 Cor. 15 : 51-58

            De faux docteurs affirmaient aux croyants de Corinthe « qu'il n'y a pas de résurrection de morts » (1 Cor. 15 : 12). Aussi l'apôtre, écrivant à cette assemblée, démontre la folie de cet enseignement et établit avec force la doctrine de la résurrection. Il  présente la résurrection de Christ « prémices de ceux qui sont endormis » et celle de « ceux qui sont du Christ, à sa venue », embrassant même toute la période de temps entre la résurrection de Christ et l'état d'éternité (v. 20-28).
            Ce chapitre, que nous pourrons relire une fois encore avec profit et bénédiction, développe tout un ensemble de vérités capitales concernant la résurrection. Le dernier paragraphe donne quelques détails sur la manière dont les événements se dérouleront lorsque la première résurrection, celle « d'entre les morts », aura lieu. A ce moment-là, les croyants vivants « serons tous changés : en un instant, en un clin d'œil, à la dernière trompette (car la trompette sonnera), les morts seront ressuscités incorruptibles, et nous, nous serons changés » (v. 51-52).
            Mais ici, l'apôtre ne termine pas, comme il l'a fait en écrivant aux Thessaloniciens, par une parole de consolation - quelque consolante que soit pour nous la lecture de ces versets - car les circonstances n'étaient pas les mêmes à Corinthe : la fausse doctrine qui y était présentée, niant la résurrection, ne pouvait qu'inciter les Corinthiens au relâchement dans leur service et leur combat, à une vie n'ayant pour objet que la recherche de ce qui pouvait satisfaire les désirs charnels - ce qui était déjà le cas pour quelques-uns parmi eux (v. 29-34).
            Perdre de vue pratiquement - bien que connues peut-être doctrinalement - les vérités concernant la venue du Seigneur, et son apparition à laquelle se lie le tribunal de Christ, peut nous conduire à de semblables défaillances; gardons-nous de mésestimer ce grave danger ! Aussi, le développement de son enseignement relatif à la première résurrection conduit l'apôtre, en terminant, à adresser aux Corinthiens cette pressante exhortation : « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l'œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n'est pas vain dans le Seigneur » (v. 58).


            Nous avons besoin, n'est-il pas vrai, des deux paroles de l'apôtre, de celle qu'il adresse aux Thessaloniciens et de celle qu'il dit aux Corinthiens - la pensée que le Seigneur vient est encourageante, réconfortante, c'est une douce consolation pour nos cœurs - ce doit être aussi un stimulant pour nous amener à demeurer « fermes, inébranlables », gardant « le bon dépôt » qui nous a été confié (voir 2 Tim. 1 : 14), rejetant toutes les fausses doctrines répandues, de nos jours plus que jamais, au sein de la chrétienté, et « abondant toujours dans l'œuvre du Seigneur ».
            L'œuvre que nous pouvons mener à bien n'est pas la nôtre, gardons-nous de le penser ; c'est, ce doit être celle du Seigneur. Elle doit être accomplie dans des conditions telles qu’autant que possible l'instrument disparaisse, afin que l'on ne voie que le Seigneur lui-même dans ce qu'Il a opéré. Le travail ainsi accompli - si obscur qu'il nous paraisse, puisque tout doit être fait de telle manière que l'ouvrier soit le plus caché possible - « n'est pas vain dans le Seigneur ». Laissons au Seigneur le soin d’apprécier, ce n'est pas notre affaire, et attendons avec patience le jour où il voudra, par pure grâce, donner la récompense au serviteur fidèle : « Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de chose, je t'établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître » (Matt. 25 : 21, 23). Puissions-nous être de ceux qui servent fidèlement le Seigneur en L'attendant du ciel !

                                               D’après Paul Fuzier – « Messager évangélique » 1972 p. 3-7


          Oh ! quand verrons-nous resplendir
          Ce jour où doit paraître
          Celui qui du ciel va venir,
          Jésus Christ, notre Maître ?
          Sainte journée,
          Terme de nos travaux !
          Foi couronnée,
          Délicieux repos !
          Chrétiens, encore un peu de temps,
          Et le Seigneur de gloire
          Viendra donner aux combattants
          L'éternelle victoire.